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| | [mesure Sarko] la réforme des universités | |
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Libéral66

 Inscrit le : 03 Déc 2007 Messages : 3 Localisation : Perpignan
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Lun 3 Déc 2007 - 13:04 | |
| | Je voudrais vous faire part de ma révolte. Etant moi même étudiant à la fac de Perpignan, j'ai subi un blocage de 3 semaines mettant en péril mon semestre et par conséquent mon année à la moindre reprise de ce blocage. De plus je trouve anormal que des étudiants ne connaissant pas réellement le monde qui nous entoure, le monde du travail, la politique et pour la plupart n'ayant pas lu la loi LRU puissent décider de bloquer toute une fac en sachant que la majorité silencieuse est contre ce blocage. Les étudiants se permettent de prendre un droit qu'ils n'ont pas: celui de faire grève (en plus de bloquer) et se prennent à croire que lors des AG ils votent Pour ou Contre la loi. Mais ou est-on? Ne serait-ce pas plutôt aux professeurs et à toutes les personnes qualifiées d'émettre un jugement sur cette loi qui eux connaissent l'université alors qu'un simple étudiant va y passer 2-3 ans, voir au mieux 8 ans sans forcément s'intéresser à son fonctionnement. |
|  | | nitou86 sympathisant démocrate

 Age : 44 Inscrit le : 17 Oct 2007 Messages : 386 Localisation : poitou-charentes
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Mar 4 Déc 2007 - 22:38 | |
| | Etant donné que j'enseigne en lycée, je ne sais pas quelle est la marge de manoeuvre des profs de fac quant à émettre un jugement sur cette loi de réforme. En tout cas chez nous, il est clair que nous n'avons pas le droit de nous prononcer en présence des élèves. C'est la raison pour laquelle j'ai toujours refusé de manifester avec les élèves, car les médias locaux (et a fortiori nationaux) ne se seraient pas privés de dire que les enseignants poussaient les jeunes à la contestation. Un prof de fac peut-il rester en retrait ? Difficile, vu le contexte, mais délicat de se mouiller quand même, me semble-t-il ... |
|  | | evelyne44 sympathisant démocrate

 Age : 45 Inscrit le : 13 Mai 2007 Messages : 287 Localisation : Grenoble
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Mar 4 Déc 2007 - 22:52 | |
| Un enseignant de n'importe quel niveau ne peut en aucun cas donner un avis politique (pour ou contre quoi que ce soit). Sur le LRU, les avis sont très partagés dans le monde universitaire. Il y a un colloque Jeudi à Lyon pour ceux que ça intéresse. Je pense qu'on pourra avoir des éclairages intéressants sur la question (l'ENS et Esprit, ce sont quand même des gens sérieux !) Il faudra aller voir sur le site de l'ENS les compte-rendus du débat. Débat sur l'autonomie des Universités. Les enjeux de la gouvernance universitaire. organisé par l'école normale surpérieure Lettres et Sciences Humaines et la revue Esprit. Jeudi 6 décembre ENS Lyon pour s'inscrire : contact@ens-lsh.fr |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9645 Localisation : Blois
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Mar 11 Déc 2007 - 8:58 | |
| Analyse critique et prospective de la LRU à laquelle s’est livré le Collectif des personnels de l’Université de Caen/Basse-Normandie
http://www.sudeducation.org/IMG/pdf/Analyse.pdf |
|  | | Fabiolo
Inscrit le : 10 Déc 2007 Messages : 25 Localisation : Sud-ouest
| |  | | Miaou sympathisant démocrate

 Age : 50 Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 235 Localisation : Yvelines
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Mer 26 Déc 2007 - 22:47 | |
| Pour compléter, plusieurs articles reprennent une analyse de la réforme des Universités,en se référant au modèle américain. Bref, la loi LRU aurait tout faux, même vis à vis du modèle de référence:
Rue89: Université: la loi LRU critiquée au nom du modèle américain "Autrement dit, à la lumière de l’expérience américaine, dont se réclament les partisans de la LRU, cette dernière appelle deux critiques:
- Elle est votée et promulguée dans le contexte de l’annonce d’une politique de sous-financement des sciences humaines et sociales,...
- Elle demeure beaucoup trop timide en matière d’autonomie pour permettre de faire vivre à l’université des dispositifs pluridisciplinaires..."
Texte reprenant une analyse parue dans Libération (Rebonds): La loi Pécresse et le modèle américain, par Anne E. Berger "Aux Etats-Unis, l’abondante dotation privée des secteurs scientifiques et technologiques permet aux universités de maintenir un niveau décent de soutien à l’éducation et à la recherche dans le domaine des humanités et des sciences humaines, grâce aux «bénéfices» dégagés du côté des sciences et des technologies. Encore faut-il juger nécessaire le maintien d’un enseignement et d’une recherche en sciences humaines et humanités ; et donc vouloir et pouvoir redistribuer les richesses reçues ou accumulées au sein de l’université, afin que tous les domaines de savoir en tirent des bénéfices. C’est bien le cas dans le monde anglo-saxon. Est-ce le cas en France ? Non."...
Le Monde: Oubliez Harvard, par Pierre Gervais "La première caractéristique de l'université américaine est la séparation stricte entre l'évaluation scientifique (confiée aux seuls chercheurs dans le cadre d'organes scientifiques indépendants), le pilotage stratégique et financier (assuré par des conseils d'administration, les boards of trustees, dans lesquels le secteur privé a une influence variable, mais pas toujours prépondérante), et la gestion administrative et humaine des établissements, relevant de présidents et d'administrateurs étroitement subordonnés aux différentes instances de contrôle externe mentionnées. Dans tout cela, l'Etat n'intervient aucunement." |
|  | | gillou démocrate acharné

 Age : 41 Inscrit le : 09 Déc 2007 Messages : 548 Localisation : paris 18
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Lun 19 Mai 2008 - 10:15 | |
| Les enseignants déterminés, Darcos aussi
Créé le 18/05/08 - Dernière mise à jour le 19/05/08 à 7h29 Europe 1 : Après la journée de mobilisation dans toute la fonction publique jeudi, entre 20.000 et 45.000 enseignants sont à nouveau descendus dimanche dans la rue pour protester contre les suppressions de postes prévues à la rentrée prochaine. Gérard Aschieri, le secrétaire général de la FSU, a demandé au gouvernement de renouer le dialogue. Dans ce dossier, le président du MoDem, François Bayrou, a accusé Nicolas Sarkozy de jouer la stratégie "du bras de fer". Le ministre de l'Education nationale, Xavier Darcos, lui, a exclu dimanche sur Europe 1 tout retrait des projets de réforme du gouvernement. Et ce "quelle que soit la dimension des manifestations".
[b]Notre choix à nous, c'est la réussite pour tous" : après la journée nationale de mobilisation dans la fonction publique jeudi, marquée par une forte mobilisation dans l’Education nationale, plusieurs milliers d’enseignants, 20.000 selon la police, 45.000 selon une source syndicale, sont à nouveau descendus dans les rues de Paris. Rejoints dans cette nouvelle manifestation par des parents d’élèves de la FCPE et quelques lycéens. Ils répondaient dimanche à un appel de la FSU, la fédération majoritaire dans l’éducation, contre les milliers de suppressions de postes annoncées à la rentrée prochaine. Un dossier sur lequel le gouvernement a marqué sa fermeté.[/b]
Pas question de retirer les projets de réforme du gouvernement, pour Xavier Darcos, le ministre de l'Education. Et ce "quelle que soit la dimension des manifestations". "Je suis à l'écoute des enseignants, des professeurs, peut-être plus des professeurs que des syndicats", a-t-il ajouté. Le ministre a annoncé que les syndicats recevraient lundi de sa part une "lettre les invitant à venir (le) voir" pour discuter des réformes à venir. "Discuter, débattre c'est chercher des accords mais ce n'est pas de la cogestion", ni "du recul", a-t-il prévenu. Un "petit geste", sans être toutefois "à la hauteur de la mobilisation", a estimé le secrétaire général de la FSU. Tout en ajoutant avoir eu "le sentiment d'un petit changement de ton" du ministre, avec un "propos moins agressif", Gérard Aschieri a souligné que "beaucoup de problèmes subsistaient". "On ne réclame pas de la cogestion", mais "de la concertation, c'est tout", a-t-il poursuivi, en soulignant que cette concertation que les syndicats appellent de leurs voeux, ils ne l'avaient "pas encore eue". Une intersyndicale doit se réunir lundi pour discuter des suites de la mobilisation.
Sur le plan politique, "la manière dont on fait de ce sujet un sujet de plus d'affrontement entre les parents et les enseignants ne paraît pas aller dans le bon sens", a réagi pour sa part l'ancien ministre de l'Education François Bayrou. "Tout ce qui antagonise les parents et les enseignants me parait être une mauvaise affaire pour l'école et le pays", a ajouté le chef de file du MoDem, qui a accusé le président de la République de mener une "stratégie de faire monter la tension et du bras de fer |
|  | | gillou démocrate acharné

 Age : 41 Inscrit le : 09 Déc 2007 Messages : 548 Localisation : paris 18
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Lun 19 Mai 2008 - 16:23 | |
| La tentative de reconquête des enseignants par la droite: un échec cinglant
19 mai 2008Par claude lelièvre
Sarkozy, Fillon et l’UMP avaient multiplié les signes d’ouverture en direction des enseignants au moment des élections présidentielles. Mais la dure réalité les rattrape : les enseignants se sont très fortement et profondément mobilisés contre leur politique effective.
Les dirigeants de l’UMP, Sarkozy en tête, avaient observé que la domination traditionnelle de la gauche ( et en particulier du parti socialiste ) dans le monde enseignant s’effritait, et que la droite pouvait songer à une reconquête ( ou du moins à un rééquilibrage ) à l’instar de ce qui s’est passé depuis longtemps dans la plupart des autres pays européens.
Les intentions de vote des enseignants selon le sondage réalisé par la SOFRES en mars 2002 les avaient déjà alertés quant à la possibilité d’une recomposition ( 29% ‘’seulement’’ pour Lionel Jospin , mais 23% pour Jacques Chirac, 16 % pour Jean-Pierre Chevènement et 14% pour Noël Mamère, 3% pour François Bayrou ). Celles de février 2007 les confortent sensiblement dans leur analyse : 31% pour Ségolène Royal, 19% pour Nicolas Sarkozy, 27 % pour François Bayrou.
Nicolas Sarkozy et François Fillon prennent alors le contrepied de la politique du ministre de l’Education nationale Gilles de Robien qui consistait à tenter de s’appuyer sur certaines angoisses ou préjugés de bon nombre de parents d’élèves, quitte à heurter de front ( voire à blesser dans leur dignité professionnelle ) la plupart des enseignants (remise en cause des décharges de service légitimes acquises au cours du temps et glorification unilatérale des méthodes syllabiques, entre autres ).
Nicolas Sarkozy et François Fillon se prononcent ouvertement contre ces dispositions et cette politique. L’UMP met en bonne place dans son programme la ‘’liberté pédagogique’’ des enseignants. Le candidat Nicolas Sarkozy en fait des tonnes sur le sujet ( cf mes billets des 3 et 17 avril sur "la " liberté pédagogique " ). Il multiplie les hommages à la " professionnalité’’ des enseignants et les annonces sur la nécessité de " revaloriser " leur condition.
On connaît la suite. Les décisions sans ménagements de nombreuses suppressions de postes. Les " nouveaux programmes du primaire " qui font fi, en réalité, du principe de " liberté pédagogique " proclamé. On remarquera d’ailleurs – parce que ce n’est pas sans signification et sans importance pour l’avenir - que les professeurs du secondaire ( presque exclusivement touchés par les suppressions de postes ) se sont moins mobilisés le 15 mai que les enseignants du primaire ( particulièrement préoccupés par les attaques contre leur dignité professionnelle et la nature même des " nouveaux programmes du primaire " ) : 33% contre 46% selon le ministère ; 55% contre 68% selon les syndicats.
Devant cette forte mobilisation des enseignants, changement de cap de Nicolas Sarkozy le soir même : il tente désormais lui aussi de s’appuyer sur les parents d’élèves contre les professeurs ( dans un affrontement assez classique lorsque la droite est au pouvoir et en difficulté dans le domaine scolaire, mais qui ne saurait faciliter un rééquilibrage à droite des positions politiques du monde enseignant ).
La gauche ( et singulièrement le parti socialiste ) aurait cependant tort de se réjouir trop vite ( si tant est que l’on puisse se réjouir en cette triste affaire ) car les intentions de votes ‘’multipolaires’’ persistantes ( 16% pour Jean-Pierre Chevènement et 14% pour Noël Mamère en 2002 et 27% pour François Bayrou en 2007 ) montrent que le trouble est persistant. |
|  | | belnonm sympathisant démocrate

 Age : 27 Inscrit le : 11 Juin 2008 Messages : 78 Localisation : chartrettes
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Ven 20 Juin 2008 - 15:18 | |
| Salut, je viens de lire les 7 pages de discussions... très intéressant, vraiment... vous oubliez juste une chose... il n'y a pas que l'université après le bac
J'ai lu sur ce topic que la LRU favoriserai des études secondaires à plusieurs vitesses... c'est déjà le cas et ça date pas d'hier. Je m'explique, il existe les grandes écoles (de commerces ou d'ingénieur) dont les frais d'environ 10000€/an. Croyez-moi ou pas, mais BEAUCOUP de monde voudrait y entrer... pourquoi? la réponse est évidente, un diplôme reconnu et que l'on peut vendre sans souci quand on va voir un employeur.
J'ai lu que la LRU allait casser la recherche... je suis pas sûr de moi mais la recherche ne se fait pas exclusivement en université, ensuite la recherche fondamentale c'est bien, on a besoin mais faut pas non-plus négliger la recherche appliquée! On pourrait peut-être imaginé trouver un équilibre entre les deux, non?
J'ai aussi vu que la LRU pourrait laisser place à des dérives, la gouvernance d'une université, c'est qui? c'est pas le CAC 40, faut aussi arrêter les fantasmes et les peurs irrationnelles...
La LRU n'est pas parfaite, loin de là et elle ne règle pas les vrais problèmes de la fac, en même temps, pour arriver à des universités dignes de ce nom, faudra bien 3 ou 4 réformes (la gouvernance en faisant partie bien évidemment, celle proposée n'est pas parfaite mais elle n'est pas non plus abominable) Il faudra aussi parler des diplômes, de la manière d'enseigner, de la recherche de façon très précise (notamment quel projet a droit quelles dotations) et je suis au regret de dire qu'il faudra aussi penser à la sélection et frais.
Je suis passé par la fac, milieu très particulier. Ce que j'en retiens, une sélection non avouée mais pourtant pratiquée et parfois de façon scandaleuse (sérieux j'avais un prof qui venait bourré, un qui faisait des avances à peine camouflé à des élèves (quand il avait pas carrément les mains balladeuses), etc.) ,c'est aussi un milieu que j'ai trouvé malsain, complètement opaque, avec des enseignements à des années lumières des besoins des étudiants, franchement parler les ondes-particules en première année de fac, ça sert à quoi?
Le plaisir d'apprendre peut très bien s'exercer de façon personnelle en allant à des expos, des conventions, sur internet, etc. Les contribuables participent assez à ces loisirs. Je ne vois pas pourquoi des ouvriers et les travailleurs qui n'ont pas eu la chance de pouvoir des études poussées devraient payée la vie douce d'enfants qui ne savent pas ce qui veulent.
Pour conclure ce marathon (désolé), la LRU n'est parfaite mais le problème n'est pas là, ce n'est qu'une étape, je dirai presque une diversion pour couvrir les vrais problèmes et sur ceux-là il faudra être présent! La LRU n'est que secondaire et n'affecte en rien la réalité du terrain et des étudiants.
Une réforme que j'appelle de mes voeux (la réforme des bac+2 qui n'existent pas au niveau européen, on pourrai harmoniser mais pour ça, il faudra rendre de la valeur au bac, pas gagner!)
ouf c'était long, désolé et encore j'ai pas tout dit _________________ Le pire des maux est celui de l'ignorance! |
|  | | vincent15 démocrate indéfectible

 Age : 21 Inscrit le : 03 Juil 2007 Messages : 1006 Localisation : Cantal
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Ven 20 Juin 2008 - 16:23 | |
| La sélection existe bel et bien à l'université
ce n'est pas par hasard que tous les ans il y a le même nombre de recus dans certaines filières. Certes tout ceux qui ont la moyenne peuvent passer, mais il savent très bien donner la moyenne à un nombre défini d'étudiants _________________ Selon que vous serez puissant ou misérable, Les jugements de cour vous rendront blanc ou noir
Jean de LA FONTAINE (1621-1695) |
|  | | belnonm sympathisant démocrate

 Age : 27 Inscrit le : 11 Juin 2008 Messages : 78 Localisation : chartrettes
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Ven 20 Juin 2008 - 16:34 | |
| on est d'accord alors autant la rendre officielle et encadrée. On réalisera des économies certaines pour l'Etat et pour les étudiants, j'ai passé 2 ans en fac pour rien, j'étais boursier mais j'ai quand même du débourser pas de mal pour étudier. Finalement, je suis devenu apprenti par dépit et je m'en réjouis aujourd'hui! _________________ Le pire des maux est celui de l'ignorance! |
|  | | Miaou sympathisant démocrate

 Age : 50 Inscrit le : 12 Juil 2007 Messages : 235 Localisation : Yvelines
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Ven 20 Juin 2008 - 16:59 | |
| | Citation: | | J'ai lu sur ce topic que la LRU favoriserai des études secondaires à plusieurs vitesses... c'est déjà le cas et ça date pas d'hier. Je m'explique, il existe les grandes écoles (de commerces ou d'ingénieur) dont les frais d'environ 10000€/an. |
Quelqu'un qui est dans une école d'ingénieurs peut n'avoir que des frais minimes à payer (niveau fac). Le plus cher, c'est le logement, si on intègre une école "gratuite" sans résidence intégrée.
Je fais de la pub pour la filière ingénieur, car elle n'est pas si difficile et si chère que beaucoup le croient. Le point noir, c'est la prépa , mais c'est contournable (50% des élèves ne'ont pas fait prépa, si mes informations sont bonnes).
Reste que pour ceux qui souhaitent, en "sciences dures", faire de la recherche ou de l'enseignement, surtout théorique, l'université reste sans doute la voie la plus adaptée.
Je reviens de quelques semaines en Grande-Bretagne, et dans la presse, il est question d'introduire une sélection à l'entrée à l'Université (déjà pratiquée par Cambridge). Donc, a priori, ce n'est pas encore le cas, même si certains discours porteraient à le croire.
Le taux d'échec en premier cycle universitaire est très important en France. Mais, sans envisager de sélection, pourquoi ne pas envisager une session de "remise à niveau" pour ceux qui n'ont pas suivi au lycée la filière correspondant aux études universitaires choisies (j'ai en tête l'exemple d'un jeune titulaire d'un bac STI en Génie Mécanique qui a souhaité suivre un cursus histoire-géographie). Cela éviterait la "prédétermination" des études en fonction du parcours scolaire, en permettant à chacun de refaire une remise à niveau et de changer d'orientation. |
|  | | belnonm sympathisant démocrate

 Age : 27 Inscrit le : 11 Juin 2008 Messages : 78 Localisation : chartrettes
| Sujet: Re: [mesure Sarko] la réforme des universités Ven 20 Juin 2008 - 19:10 | |
| Il est vrai que toutes les écoles d'ingénieur ne sont pas onéreuse (dans mes 10000€, on pouvait inclure aussi fournitures, le transport, la nourriture, il est vrai par contre que j'avais pas pensé au logement étudiant, vaste sujet). Je vais aller plus loin, je suis diplômé d'une école d'ingénieur via l'apprentissage, autrement dit c'est la boite qui paye mes études et en plus mon salaire!
Côté recherche, il est vrai que pour la recherche fondamentale, c'est l'université c'est le mieux mais c'est le pire pour la recherche appliquée. L'université d'aujourd'hui n'est pas adaptée, sauf quand il s'agit de former des profs, des théoriciens et des chercheurs en fondamentale... pour tout le reste, c'est complètement nul. Je parle ici du côté sciences, je ne me prononcerai pas sur les langues ou l'histoire-géo. Concernant la médecine et les sciences sociales (psycho, socio, etc.), je ne suis pas sûr en entendant certains témoignages que l'unversité actuelle soit adaptée.
le problème des réorientations est un problème particulier et assez technique. Il y a eu par le passé des méchanismes plus ou moins efficace pour permettrela réorientation. Mais je pense que c'est une conséquence de la mauvaise orientation pendant le lycée voire fin de collège. En France, l'orientation des jeunes pour ce que j'ai pu en voir personnellement via mon expérience propre, celles de mes amis et de ma famillle, cette orientation est soit inexistante, soit une vaste fumisterie!! Car une fois, j'ai accompagné ma plus jeune soeur (10 ans de moins que moi) à une "journée d'orientation", j'ai été profondément choqué et heurté par les propos... "peu flatteur" (je pense à d'autres mots mais...) de nombreux intervenants concernant les CAP, BEP, Bac PRO, Bac techno et surtout vis-à-vis de l'apprentissage et de l'alternance! C'était une honte, on s'étonne après que certains métiers sont dévalorisés ou ont des images peu flatteuses. Bon, je crois que j'ai pas besoin de détailler leurs propos? _________________ Le pire des maux est celui de l'ignorance! |
|  | | | [mesure Sarko] la réforme des universités | |
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