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| | Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités | |
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| Auteur | Message |
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Alex sympathisant démocrate
 Age : 34 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 127 Localisation : Nantes
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Ven 23 Nov 2007 - 16:41 | |
| | tu m'intéresses Jean Luc |
|  | | Jean-Luc disciple de Platon

 Age : 57 Inscrit le : 15 Juin 2007 Messages : 6790 Localisation : Pays de Flandre
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Ven 23 Nov 2007 - 17:10 | |
| Je pense avoir tout pris en compte : - retraite à la carte - évolution de l'espérance de vie - pénibilité (pouvant ou non être compensée directement par le salaire) - reprise d'un emploi (plein ou partiel) avec ou sans maintien de la retraite - réversion... _________________ Adhérent n° 763 Des livres ? http://www.eons.fr, orange depuis 2004 http://www.mouvement-democrate-nord.fr, le MoDem des Ch'tis |
|  | | Alex sympathisant démocrate
 Age : 34 Inscrit le : 11 Mai 2007 Messages : 127 Localisation : Nantes
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Ven 23 Nov 2007 - 17:41 | |
| - passage du privé au public ou l'inverse - l'annuité batie sur le salaire brut et non sur le temps réel etc. |
|  | | Jean-Luc disciple de Platon

 Age : 57 Inscrit le : 15 Juin 2007 Messages : 6790 Localisation : Pays de Flandre
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Ven 23 Nov 2007 - 17:51 | |
| | Alex a écrit: | | - passage du privé au public ou l'inverse | Dans un système cohérent, aucune incidence sur les droits acquis.
| Alex a écrit: | - l'annuité batie sur le salaire brut et non sur le temps réel etc. | La notion d'annuité est obsolète. Seul le montant des points acquis compte. _________________ Adhérent n° 763 Des livres ? http://www.eons.fr, orange depuis 2004 http://www.mouvement-democrate-nord.fr, le MoDem des Ch'tis |
|  | | Jean-Luc disciple de Platon

 Age : 57 Inscrit le : 15 Juin 2007 Messages : 6790 Localisation : Pays de Flandre
 | |  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11129 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Mar 4 Déc 2007 - 10:17 | |
| Régimes spéciaux : réunion à la SNCF, sur fond de mobilisation Challenges.fr | 04.12.2007 | 06:52 |
Les syndicats sont sortis mécontents de la deuxième réunion tripartite de négociations sur la réforme.
Une assemblée générale de cheminots (c) Reuters Une 3e réunion tripartite (Etat, direction, syndicats) de négociations est prévue, mardi 4 décembre, à la SNCF sur la réforme du régime de retraite. Les parties présentes y aborderont "le système de décote et l'indexation des pensions". Mais, les syndicats de cheminots sont sortis mécontents de la 2e réunion fin novembre. La CGT estime que "le compte n'y est pas"; FO s'attendait "à autre chose" et considère que l'entreprise "ne respecte pas ses engagements"; la CFE-CGC trouve que "les réponses ne sont aucunement à la hauteur des enjeux du dossier"; enfin, la CFDT affirme que "le déblocage de la grille salariale ne sera même pas respecté". Même la Fgaac, qui n'avait pas fait grève en novembre, considère que les avancées sont relativement "petites". "Si cela continue comme ça je me demande si ça ne va pas éclater bien avant le 20 décembre", a lancé un représentant de la CFDT.
De fait, 6 syndicats ont appelé à des rassemblements sans grève le 4.
Suspendre les clauses de départ à la retraite d'office
La direction de la SNCF s'est, elle engagée à faire parvenir aux organisations syndicales un texte précisant ses propositions à l'issue de la réunion, lors de laquelle elle avait "proposé de suspendre dès le 1er janvier 2008 les clauses (couperets) de départ à la retraite d'office" à 50 ans pour les roulants et à 55 ans pour les autres agents. Ce qui devrait permettre aux agents SNCF de poursuivre leur activité au-delà de ces âges. "Les organisations syndicales ont fait part à la direction des risques induits par les suppressions de ces clauses, notamment pour les jeunes qui seraient gênés pour leur déroulement de carrière", avait réagi Bruno Duchemin, de la Fgaac, selon qui "actuellement l'entreprise embauche moins" que le nombre de départs en retraite.
Dernière réunion le 18
De son côté, Sud-Rail continue de réclamer le retrait de la réforme. Le syndicat veut "revenir sur l'allongement à 40 ans (de cotisation pour avoir droit à une retraite complète), sur la désindexation, la décote et sur le double statut qui serait entraîné par la modification des bonifications". La dernière réunion est prévue le 18 décembre. |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11129 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Jeu 6 Déc 2007 - 11:09 | |
| Appel à la grève confirmé dans l'énergie jeudi Challenges.fr | 05.12.2007 | 16:49 | Réagir à l'article (1 réaction)
CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC jugent "insuffisantes" les propositions des directions du secteur en matière de rémunération.
Les cinq fédérations syndicales de l'énergie ont confirmé mardi soir leur appel à une journée de grève et de manifestations jeudi, après l'échec d'une nouvelle réunion avec les directions d'entreprises concernées dans la journée. Une nouvelle réunion intersyndicale est prévue mercredi 5 décembre. Et les organisations patronales, l'Union française d'électricité (UFE) et l'Union nationale des employeurs des industries gazières (Unémig), retrouveront de nouveau les syndicats vendredi. Or CGT, CFDT, FO, CFTC et CGC de l'énergie jugent "insuffisantes" les propositions faites par les directions de leur secteur, notamment "en matière de grilles de rémunération". Ils exigent donc "des employeurs qu'ils apportent des réponses plus conséquentes et plus en rapport avec les résultats financiers des entreprises". Le patronat a notamment proposé une "revalorisation du salaire national de base de 4,65%", une "revalorisation de la grille des salaires de 0,6% en moyenne", un "versement en janvier 2008 d'une prime exceptionnelle de 660 euros", et une "amélioration du salaire minimum d'embauche des jeunes ouvriers et employés". Lire aussi
Préavis de grève pour tout décembre
Pour accompagner l'allongement des parcours professionnels, la délégation patronale a aussi proposé "une augmentation des indemnités de fin de carrière, en les portant à 5 mois de salaire pour une carrière de 40 ans", "un rééchelonnement de la progression salariale en fonction de l'ancienneté", et des "améliorations du dispositif de protection sociale". Les syndicats, qui représentent notamment les agents d'EDF et de GDF, laissent le soin aux salariés localement de déterminer les actions à mener jeudi. Ils ont également demandé un rendez-vous jeudi matin avec le ministère du Travail. Le porte-parole de la Fédération nationale des mines et de l'énergie-CGT (FNME-CGT) majoritaire, Maurice Marion, a par ailleurs indiqué avoir déposé un préavis de grève "couvrant tout le mois de décembre pour permettre des actions durant toute la phase de négociations".
20% de grévistes en novembre, 50% en octobre
Fin novembre, les syndicats avaient déjà menacé d'une "journée d'action" si le patronat ne faisait pas de nouvelles propositions sur la question des salaires. Les négociations, dans le cadre de la réforme des régimes spéciaux de retraite, ont commencé le 16 novembre dernier. Le 14 novembre, la grève dans le secteur de l'énergie contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, et en soutien aux fonctionnaires, a mobilisé 20,5% des salariés à GDF, et 18,8% à EDF. La première grève contre les régimes spéciaux de retraite, le 18 octobre, avait mobilisé 52% des salariés à EDF, et 53,3% à GDF. |
|  | | Aptien démocrate indispensable

 Age : 54 Inscrit le : 09 Aoû 2007 Messages : 2715 Localisation : NPDC
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Sam 8 Déc 2007 - 9:53 | |
| Attention à l'information tronquée, pour ne pas dire la désinformation: On nous propose 4,65% d'augentation de salaire, mais une prime qui faisait environ 2,8% disparait. C'est à dire qu'il n'y a rien ou presque pour compenser, alors que cela avait été promis, la perte de notre régime spécial. A rapprocher de l'attitude de Sarkozy d'il y a un mois "je les ai bien eus - en substance-". |
|  | | liberspirita sympathisant démocrate

 Age : 40 Inscrit le : 28 Oct 2007 Messages : 397 Localisation : Jura (39)
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Sam 8 Déc 2007 - 15:31 | |
| | Jean-Luc a écrit: | | Alex a écrit: | | - passage du privé au public ou l'inverse | Dans un système cohérent, aucune incidence sur les droits acquis.
| Alex a écrit: | - l'annuité batie sur le salaire brut et non sur le temps réel etc. | La notion d'annuité est obsolète. Seul le montant des points acquis compte. |
Il faudra tout de même trouver un système de conversion en points des temps de "devoir national" (armée), ou de "devoir familial" (maternité) |
|  | | ptitou29 sympathisant démocrate

 Inscrit le : 15 Mai 2007 Messages : 322 Localisation : BRETAGNE
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Sam 8 Déc 2007 - 16:23 | |
| | Aptien a écrit: | Attention à l'information tronquée (...)
| Citation: | | A rapprocher de l'attitude de Sarkozy d'il y a un mois "je les ai bien eus - en substance-". |
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+1 car je suis persuadé que l'enjeu était bien davantage pour le Président de faire passer l'idée qu'il était l'homme de l'unité : Les Français sont égaux devant la retraite !!! Un concept aux coûts financiers importants en raison des actions, gréves, négociations etc !!!!!! le jeu politique vaut la chandelle populaire !!!!! même si au passage on place en patûre la dignité des personnels fonctionnaires ou assimilés !!!!! Au nom des privilèges !!!!! Comme si chacun de nous avait rêvé de travailler à la SNCF ou la RATP ou l'EDF en rêve d'enfant !!!! Si vraiment c'était un secteur de grands privilèges cela se saurait !!!!! Des privilèges restent !!!! des régimes spéciaux sont toujours actifs !!! Et que penser de ceux que l'on invente à l'heure actuelle pour compenser notamment les conséquences de la carte judiciaire , je pense à ces quelques avocats qui pourront prétendre à une retraite anticipée !!!!! kenavo ! _________________ Zen démocrattitude !!!!!! |
|  | | Jean-Luc disciple de Platon

 Age : 57 Inscrit le : 15 Juin 2007 Messages : 6790 Localisation : Pays de Flandre
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Dim 9 Déc 2007 - 12:15 | |
| | liberspirita a écrit: | | Jean-Luc a écrit: | | Alex a écrit: | | - passage du privé au public ou l'inverse | Dans un système cohérent, aucune incidence sur les droits acquis.
| Alex a écrit: | - l'annuité batie sur le salaire brut et non sur le temps réel etc. | La notion d'annuité est obsolète. Seul le montant des points acquis compte. |
Il faudra tout de même trouver un système de conversion en points des temps de "devoir national" (armée), ou de "devoir familial" (maternité) | absolument.  _________________ Adhérent n° 763 Des livres ? http://www.eons.fr, orange depuis 2004 http://www.mouvement-democrate-nord.fr, le MoDem des Ch'tis |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11129 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Mer 6 Fév 2008 - 12:55 | |
| Social Pénibilité au travail : l'éreintante négociation Marc Landré - 01/02/2008 - L'Expansion
1 sur 2 Après trois ans de discussions, les partenaires sociaux restent divisés sur les départs anticipés à la retraite pour les salariés exerçant des métiers usants.
« Il existe des régimes spéciaux de retraite qui ne correspondent pas à des métiers pénibles et des métiers pénibles qui ne correspondent pas à un régime spécial de retraite. Je vais changer cette situation indigne. » Cet engagement devant les Français, Nicolas Sarkozy l'a pris le 11 septembre 2007. Dans la ligne de mire du président de la République, les cheminots et les agents d'EDF, dont les métiers se sont « embourgeoisés » au fil des décennies, et qui ne justifient plus de traitement de faveur par rapport aux ouvriers agricoles ou aux éboueurs, aux conditions de travail plus dures, et pourtant assujettis au droit commun. Quatre mois plus tard, le chef de l'Etat a tenu la moitié de sa promesse : les régimes spéciaux n'ont plus grand-chose de spécial depuis que les décrets faisant passer à quarante ans la durée de cotisations de leurs bénéficiaires ont été publiés à la mi-janvier. Seuls les marins-pêcheurs et les mineurs échappent à l'harmonisation, en raison d'une espérance de vie (76,5 et 78 ans) et d'une période de retraite (vingt ans) très basses comparées aux autres. Notamment à celles des cheminots : 82 ans d'âge moyen au décès, après plus d'un quart de siècle de retraite !
Une définition à réinventer La pénibilité du travail, qui était purement physique au xixe siècle, s'est élargie. Elle est aujourd'hui également psychologique, liée aux rythmes de travail, aux horaires décalés et à une pression importante. Le secteur des services, avec des métiers en développement comme téléconseiller en centre d'appels ou caissière de supermarché, est de plus en plus touché. Nicolas Sarkozy doit désormais tenir la seconde partie de sa promesse : reconnaître officiellement la spécificité de tous ceux qui exercent un métier pénible et leur ouvrir droit à une cessation anticipée d'activité. Du genre de celle dont bénéficient automatiquement 7 % des fonctionnaires d'Etat (policiers, militaires, surveillants de prison, pompiers...) et 60 % des agents hospitaliers (infirmières, aides-soignants...). Le chef de l'Etat ne souhaite pas perdre de temps. Xavier Bertrand, son ministre du Travail, le répète depuis des mois : « La pénibilité du travail sera au cœur du rendez-vous sur les retraites », prévu tout de suite après les élections municipales. Subtile manière de rappeler syndicats de salariés et patronat à leurs responsabilités. Personne n'ignore, en effet, que la pénibilité sera un des principaux leviers de la négociation pour faire avaler la pilule du relèvement de l'âge du départ à la retraite, que tout le monde sait inexorable. Mais personne non plus n'est aujourd'hui d'accord sur la définition de la « pénibilité ». Ce n'est pourtant pas faute d'y réfléchir.
Les syndicats de salariés et de patrons ont en effet entamé dès février 2005 une négociation sur ce thème, programmée dans la réforme des retraites de 2003 - à la suite d'un amendement déposé par un jeune député alors inconnu, un certain Xavier Bertrand - et dont les conclusions étaient attendues il y a deux ans déjà. Pendant ce temps, le travail a continué à détruire 9 000 vies par an, selon l'estimation syndicale (contestée par le patronat) du nombre de décès annuels dus à un accident du travail, souvent lié à l'exercice d'un métier « pénible », ou à une maladie professionnelle. « L'homme ne doit pas perdre sa vie à la gagner », résume François Chérèque, secrétaire général de la CFDT. Le constat de départ fait pourtant l'unanimité : certains métiers amenuisent l'espérance de vie de ceux qui les exercent ou engendrent des séquelles irréversibles affectant la qualité de la vie à la retraite. Du fait de la difficulté de leurs métiers, les anciens ouvriers ont deux fois plus de risques que les ex-cadres de décéder entre 65 et 80 ans. Leur espérance de vie à 60 ans est inférieure de cinq ans à celle de leur hiérarchie, de sept ans pour les anciens salariés du bâtiment ou des travaux publics. Dans tous les cas, ils sont perdants : non seulement ils sont statistiquement assurés de mourir plus jeunes que les autres mais, quand ils vivent aussi longtemps, c'est en moins bonne santé...
Il n'empêche : les partenaires sociaux n'ont pas réussi, en trois ans et treize séances de négociations, à trouver un consensus sur une définition. Leurs deux dernières rencontres, programmées pour fin mars, seront celles de la dernière chance. Pour les experts, les choses sont pourtant claires. Il existe trois types de pénibilité au travail : physique, psychologique et celle liée à l'environnement. La première touche les personnes amenées à rester longtemps debout, à effectuer de longs déplacements à pied, à soulever des charges lourdes ou encore à adopter des postures fatigantes. Les manutentionnaires, les ouvriers du bâtiment ou les déménageurs sont parmi les principaux concernés, du fait de l'apparition rapide de troubles musculo- squelettiques, très handicapants, qui représentent à eux seuls trois maladies professionnelles déclarées sur quatre.
La deuxième pénibilité est liée aux rythmes de travail ou aux horaires alternés, dont on connaît de mieux en mieux l'impact sur la santé : prise de poids et trouble du sommeil à court terme ; ulcère ou crise cardiaque à moyen terme ; morbidité précoce et plus élevée à long terme. Principaux touchés ? Les ouvriers qui travaillent en trois-huit, les caissières qui manipulent à une cadence folle plusieurs tonnes de produits par jour, ou les téléconseillers qui disposent parfois de quelques secondes seulement pour souffler entre deux appels...
Les chiffres clés d'un problème qui se généralise - 54 % : C'est le pourcentage d'ouvriers non qualifiés qui cumulent au moins quatre types de pénibilité physique (être longtemps debout, faire de longs déplacements, porter de lourdes charges, rester dans des postures fatigantes...). - 10 fois :Les ouvriers ont 10 fois plus d'accidents du travail que les cadres et risquent 2,5 fois plus de décéder entre 35 et 64 ans. - 11 % :C'est le pourcentage d'ouvriers travaillant à la chaîneen 2005, une proportion repartie à la hausse en vingt ans. 6 sur 10 : C'est le taux de salariés de plus de 55 ans qui sont ou qui ont été exposés à une pénibilité physique pendant au moins vingt ans. 3,3 millions : C'est le nombre de personnes travaillant de nuit, dont la moitié entre minuit et 5 heures. 1 sur 2 : C'est le ratio de départs anticipés en retraite dans la fonction publique en 2006 grâce aux avantages accordés pour « service actif ». 208 : C'est le nombre d'accidents du travail mortels en 2006 dans le secteur du bâtiment, soit près de un par jour ouvrable. |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11129 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Ven 8 Fév 2008 - 11:01 | |
| La Tribune.fr - 08/02/08 à 6:42 - 2654 mots
Exclusif Laurence Parisot: "Pour favoriser l'emploi des seniors, il faut repousser l'âge légal de la retraite" La Tribune publie une interview exclusive de Laurence Parisot, président du Medef, à l'occasion de l'ouverture de la Convention annuelle de l'organisation patronale à Bruxelles, ainsi que "Cartes sur Table", le document de référence du Medef sur l'économie française et les réformes. "Mettez un tigre dans l'offre France"! Après "Besoin d'Air", le livre-programme du Medef, c'est le nouveau slogan par lequel Laurence Parisot appelle, dans l'édition 2008 de "Cartes sur Table", qui sera distribué aujourd'hui lors de la convention annuelle de l'organisation patronale, à "structurer, fortifier, dynamiser, réinventer le potentiel économique de la France". En 90 pages, c'est la contribution du Medef aux réflexions pour relancer la croissance en France.
Dans son entretien avec les journalistes de La Tribune, Laurence Parisot estime que "Nicolas Sarkozy a mis la France en mouvement". Pour favoriser l'emploi des seniors, "il faut repousser l'âge légal de la retraite", demande-t-elle. Elle s'oppose au transfert des cotisations Unedic vers les cotisations retraites et revient sur toutes les réformes en cours.
Quel jugement portez-vous sur les huit premiers mois du mandat de Nicolas Sarkozy ?
Le fait majeur est que le président de la République et son gouvernement sont dans l'action. Nous nous étions endormis, ces dernières années, nous ne vivions plus au même rythme que le reste du monde. Nicolas Sarkozy a mis la France en mouvement puisque, dans de nombreux domaines, des transformations sont en cours pour nous moderniser et nous adapter. Mais si nous allons dans la bonne direction, il faut toutefois veiller à ne pas se priver de donner à chacune des mesures toute son amplitude. Je donne un exemple : la fusion entre les ANPE et les Assedic. Nous l'avons soutenue car c'est une excellente chose pour améliorer le marché du travail en France. Mais nous regrettons que dans la loi, il soit prévu que 10 % au moins des recettes de l'Unedic seront affectées aux frais de fonctionnement du nouvel ensemble. Pourquoi avoir fixé dès la loi un plancher de frais de fonctionnement alors que nous savons qu'un des défis que va devoir relever cette nouvelle entité est justement d'avoir un coût de fonctionnement moindre que le coût actuel des deux entités existantes ? Si nous sommes dans la bonne direction, ne nous arrêtons pas à 90 % du chemin, mais allons à 100 % pour favoriser l'impact significatif et rapide de la mesure engagée.
Les revendications salariales montent dans les entreprises. Quelle est votre réponse ?
Le problème du pouvoir d'achat est une vraie question, très angoissante pour beaucoup de familles françaises. Dans les années soixante, une famille française pouvait espérer en une génération voir son niveau de vie doubler alors qu'aujourd'hui, il faut au moins trois générations. Plusieurs facteurs expliquent cette situation. Le principal vient de la mise en place des 35 heures. Aujourd'hui, que se passe-t-il ? La rémunération moyenne des Français augmente, mais plus vite que la production, comme cela ne se voit dans aucun autre pays en Europe. Nous ne créons donc pas les richesses suffisantes pour soutenir cette augmentation des rémunérations. Deuxième constat spectaculaire : ces dernières années, et notamment depuis 2002, l'augmentation de la rémunération brute a été plus forte que l'augmentation de la rémunération nette. Si les Français voient leur pouvoir d'achat n'augmenter que très faiblement, voire stagner, c'est d'abord parce que les prélèvements obligatoires ont augmenté très significativement. Il faut prendre les choses à l'envers et d'abord créer plus de richesses, augmenter la production, avoir une croissance plus soutenue, et faire baisser significativement et durablement le chômage. Si l'on pense résoudre le problème du pouvoir d'achat en commençant directement par les salaires, on va fragiliser encore plus notre système de production.
Nicolas Sarkozy veut réserver les allègements de charges aux entreprises faisant des efforts sur la politique salariale. Soutenez-vous cette mesure ?
Dans certaines limites. Que les allégements de charges soient conditionnés à l'ouverture de négociations dans les branches ou dans les entreprises. Oui, cela me semble normal. Qu'en revanche elles soient conditionnées à la conclusion d'accords de branches ou d'entreprises, non. Je rappelle en effet que ces allègements de charges ne sont pas des aides, mais des indemnisations, et que chaque entreprise les a reçues pour compenser les pertes liées aux 35 heures.
Le chef de l'Etat souhaite la fin des 35 heures mais affirme que cette durée légale sera maintenue. Quelle est votre position ?
Je me réjouis qu'il souhaite la fin des 35 heures. Il est évident qu'il faut introduire de la souplesse dans le système, tout en respectant les positions des uns et des autres. La meilleure façon d'y parvenir à mes yeux, serait que la durée du travail soit déterminée par accord entre patronat et syndicat, soit au niveau de l'entreprise, soit au niveau de la branche. Je serais favorable à ce que nous ouvrions une négociation avec les organisations syndicales au niveau interprofessionnel pour déterminer les modalités possibles de cette approche pragmatique au cas par cas.
Le président de la République a souhaité que ce soit évoqué en même temps que la réforme de la représentativité. Qu'en pensez-vous ?
Tous ces sujets sont compliqués, et je pense qu'il vaut mieux traiter en premier la question de la représentativité. Je serais favorable à ce qu'ensuite, nous entamions une phase de délibération sociale sur la durée du travail. La méthode de la délibération sociale a fait ses preuves dans la réforme du marché du travail. Pourquoi ne pas l'utiliser de nouveau sur cette question très délicate et sensible qu'est la durée du travail ?
Donc, vous ne souhaitez pas que le gouvernement légifère sur la durée du travail pour l'instant ?
D'une manière générale, j'estime que, sur les questions économiques et sociales, plus nous pouvons avancer par discussions, voire par négociations et accords entre partenaires sociaux, et mieux cela vaut. Le gouvernement a sur cette question déjà levé des blocages, en favorisant les heures supplémentaires et le rachat des jours de RTT. Si nous voulons aller plus loin et aboutir à ce qu'il n'y ait plus une durée du travail uniforme, unique, tous secteurs confondus, il faut se donner le temps de la délibération.
Pourquoi, sur la représentativité, ne souhaitez-vous pas ouvrir le chantier de la représentativité patronale ?
Les deux questions ne sont pas symétriques. Le chantier de la représentativité syndicale a été ouvert parce que les organisations syndicales elles-mêmes l'ont demandé. Nous avons décidé ensemble, syndicats et patronat, d'ouvrir une négociation sur ce thème et ce, avant même que le gouvernement ne nous l'ait demandé. La question de la représentativité des organisations patronales ne se pose pas du tout dans les mêmes termes. Pourquoi ? Parce que le point de départ de la relation sociale est l'entreprise, et que dans l'entreprise, il peut y avoir une concurrence, et une pluralité de représentations syndicales, mais pas une concurrence, ni une pluralité de représentations patronales. Par ailleurs, l'appartenance aux organisations patronales n'est pas régi par des alternatives exclusives comme dans le monde des organisations syndicales. Ainsi, une très petite entreprise peut être à la fois adhérente de l'UPA par sa branche, et adhérente d'un MEDEF territorial par son engagement. Certaines fédérations professionnelles sont à la fois adhérentes à la CGPME et au MEDEF. Cela dit, nous sommes profondément démocrates avec les débats qu'il faut et quand il faut.
Pour financer la réforme des retraites, le gouvernement envisage d'effectuer un transfert des cotisations chômage vers les cotisations retraite. Etes-vous favorable à cette idée ?
J'y suis totalement opposée. Je vois tout l'intérêt qu'il y aurait à faire autrement, à montrer et à démontrer qu'un régime social peut être durablement équilibré. C'est cette position que je vais défendre, d'autant plus que nous savons que, nous ne résoudrions pas le vrai problème des retraites, quand bien même s'effectuerait un transfert des cotisations Unedic vers les cotisations retraite.
Cela éviterait de créer un prélèvement nouveau.
Là est le fond du problème : nous sommes au maximum de ce que notre pays peut accepter en termes de prélèvements obligatoires tant sur les entreprises que sur les salariés. Il faut donc trouver d'autres voies. La seule solution est de créer plus de richesses. Mais, on se l'interdit si l'on continue à raisonner comme ces dernières années.
Seriez-vous favorable à un transfert des cotisations sur la TVA sociale ?
Il ne faut pas écarter cette piste, mais je pense que nous nous enfermons dans une impasse si nous posons la question uniquement en termes de transfert. Il faut avoir un raisonnement dynamique, et non statique, et se demander ce qu'il faut faire pour créer beaucoup plus de richesses en France. Car c'est en créant beaucoup plus de richesses qu'on pourra augmenter les salaires et combler les déficits sociaux. La deuxième piste à explorer est la réduction des dépenses. Je préférerais que l'on travaille prioritairement sur ces deux pistes-là, quitte à se donner une feuille de route sur cinq ans pour booster la croissance par une politique de l'offre, qui stimule la production et nous permettra d'engranger des recettes supplémentaires.
Pour favoriser l'emploi des seniors, le gouvernement envisage d'instaurer un bonus-malus. Qu'en pensez-vous ?
Ne recommençons pas les erreurs du passé ! Le bonus-malus ressemble à ce qu'on appelait la contribution Delalande dont on a mesuré les effets pervers dans le passé. Avec ce dispositif, plus personne ne voulait embaucher des personnes âgées de plus de 45 ans car en cas de rupture, l'entreprise payait un malus. Pour encourager le maintien des seniors en activité, les directions des ressources humaines doivent engager une réflexion et faire évoluer les fonctions occupées par les salariés d'un certain âge. Ensuite, faisons le benchmark des situations européennes. Les pays ayant les plus forts taux d'activité des seniors sont ceux où l'âge de la retraite est le plus élevé ! Quand vous savez que la ligne d'horizon est tout près, la motivation faiblit. Donc, si nous voulons augmenter le taux d'activité de ceux qui sont aujourd'hui âgés de plus de 55 ans, la meilleure façon est de repousser l'âge légal de départ à la retraite.
Au-delà de 65 ans alors ?
Dans un premier temps, je souhaiterais qu'on cesse de considérer que cet âge légal de 60 ans est un symbole intouchable. Ce serait bien déjà de reconnaître qu'on peut partir progressivement à 62 ou 63 ans.
Etes-vous satisfaite de l'accord sur la modernisation du marché du travail ?
C'est un accord majeur parce qu'il établit une égalité entre l'employé et l'employeur. En cela, il est une véritable innovation dans la conception des relations sociales en France. Les quatre syndicats et même dans une certaine mesure la CGT et nous-mêmes, le patronat, avons adopté une attitude radicalement nouvelle dans cette négociation, celle du compromis à l'allemande. Nous renonçons à une part de nos demandes parce que nous considérons qu'y renoncer nous permet d'obtenir quelque chose de plus intéressant collectivement.
Etes-vous favorable à toutes les propositions du rapport Attali ?
Je crois qu'il faut continuer à réfléchir sur la question de l'immigration. Au Medef, nous sommes très favorables à la libre circulation des travailleurs au sein de l'Union européenne, en incluant les nouveaux entrants. Au-delà, il nous faut regarder ce qui s'est passé dans notre pays depuis vingt ou trente ans. Nous voyons bien que nous n'avons pas réussi pleinement l'intégration de plusieurs générations d'immigrants et que nous avons encore beaucoup de progrès à faire. Tant que nous n'avons pas résolu cette question délicate de l'intégration, il faut être prudent.
Que pensez-vous de l'affaire Société Générale ?
Sur l'affaire elle-même, je ne me prononcerai pas. Mais je suis très surprise des généralisations faites à partir de là pour désigner un bouc émissaire, le capitalisme financier. Je voudrais expliquer aux Français qu'il n'y a pas plusieurs capitalismes séparés, mais qu'il y a à l'intérieur du capitalisme une mosaïque de pratiques interdépendantes. Le capitalisme entrepreneurial ne peut pas fonctionner sans au moins un peu de capitalisme financier. De plus, à l'heure où le problème majeur est la survie de la planète, où les entreprises vont avoir un rôle décisif à jouer, où elles doivent innover, trouver de nouvelles technologies, créer et multiplier les énergies renouvelables, elles auront besoin d'investir massivement pour éviter la grande catastrophe, et elles auront besoin pour cela du capitalisme financier.
La crise ouverte par l'affaire de l'UIMM a-t-elle des répercussions sur la gouvernance du Medef ?
Ce qui s'est passé concernait une fédération professionnelle, et à aucun moment, je n'ai pensé qu'il y avait une crise qui nous concernait, nous. D'autant plus qu'au MEDEF, nous nous caractérisons par deux choses. Premièrement, notre gouvernance est démocratique. Je vous rappelle que j'ai été élue et je crois que dans peu d'institutions comparables existe un processus de sélection du représentant principal par des voix de façon aussi démocratique. Deuxième caractéristique, notre transparence financière est totale. Nous avons pu montrer, dès les premiers soubresauts de l'affaire UIMM, que nos comptes étaient publics, accessibles et très facilement décryptables. Il ne fait cependant aucun doute que cette affaire doit inciter toutes les associations représentant les entrepreneurs à adopter un comportement digne du monde d'aujourd'hui, c'est à dire ouvert, transparent, respectueux de tous nos interlocuteurs. Le patronat doit avoir un esprit face-book, participatif, communiquer, se raconter, accepter d'être en relation directe avec tout le monde, bref tout le contraire d'autrefois quand la règle était "pour vivre bien, vivons cachés". |
|  | | Jean-Luc disciple de Platon

 Age : 57 Inscrit le : 15 Juin 2007 Messages : 6790 Localisation : Pays de Flandre
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Ven 8 Fév 2008 - 11:12 | |
| | juju41 a écrit: | | Dans un premier temps, je souhaiterais qu'on cesse de considérer que cet âge légal de 60 ans est un symbole intouchable. Ce serait bien déjà de reconnaître qu'on peut partir progressivement à 62 ou 63 ans. | Mâme Parisot, vous semblez ignorer qu'on ne peut prendre sa retraite à 60 ans que si on a travaillé sans interruption depuis l'âge de 20 ans... ou alors accepter une retraite sérieusement réduite. Parce que ce n'est qu'en partant à 65 ans ou après qu'on est assuré de bénéficier de sa retraite à taux plein.
Ce genre de réflexion Mâme Parisot, ça s'appelle « enfoncer une porte ouverte ». _________________ Adhérent n° 763 Des livres ? http://www.eons.fr, orange depuis 2004 http://www.mouvement-democrate-nord.fr, le MoDem des Ch'tis |
|  | | Dakota démocrate indéfectible
 Age : 54 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 1135
 | Sujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités Ven 8 Fév 2008 - 11:17 | |
| Si, au fond, cela ne change pas grand chose autant accepter la proposition de Madame Parisot.
Accepter tout est une bonne solution.
Cela supprime les palabres inutiles.
Et rend inutile le poste de Madame Parisot, qui devenue seniora à son tour pourra toujours chercher un boulot de garçonne de café pour terminer sa carrière. |
|  | | | Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités | |
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