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Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités

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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Ven 8 Fév 2008 - 11:48

Dakota, si ton message répond au mien, je te ferai remarquer que je n'ai réagi qu'à un seul point de tout l'interview...
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juju41
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Mar 12 Fév 2008 - 9:53

les échos 12/02


Régime minceur pour les retraites complémentaires





Les jeunes salariés ont du souci à se faire pour leurs vieux jours. Alors que les conditions pour prendre sa retraite de base à taux plein durcissent à vue d'oeil, la part complémentaire n'est plus à l'abri non plus. Depuis 2003, révélait hier Les Echos, la décision d'indexer sa valeur sur l'inflation, plutôt que sur les salaires, a conduit à une baisse de 6 % de cette épargne. En clair, chaque euro cotisé rapporte de moins en moins. « Cela ne handicape guère les salariés partant en retraite aujourd'hui, mais cela signifie que les rendements offerts aux jeunes actifs seront bien moindres », souligne le journal. Au 1er avril, le point Arrco/Agirc ne devrait progresser que de 1,13 %, à moins que les syndicats n'obtiennent mieux auprès du patronat.
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juju41
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Mar 4 Mar 2008 - 19:16

Revalorisation du minimum vieillesse: 200 euros versés fin mars?
(Reuters)
La mesure, annoncée par Nicolas Sarkozy en février, devrait intervenir à la fin du mois, selon la présidente de la Caisse nationale d’assurance vieillesse.
AFP
LIBERATION.FR : mardi 4 mars 2008

C'est la présidente de la Caisse nationale d’assurance vieillesse (Cnav), Danièle Karniewicz, qui l'annonce aujourd'hui: le versement de 200 euros aux bénéficiaires du minimum vieillesse, annoncé en février par le chef de l’Etat, devrait intervenir fin mars.
Le minimum vieillesse, versé aux quelque 604.000 personnes de plus de 65 ans les plus défavorisées, s’élève à 628,10 euros au maximum pour une personne seule et à 1.126 euros pour les couples.

Le conseil d’administration de la Cnav doit se réunir mercredi pour donner un avis consultatif sur un projet de décret du gouvernement prévoyant ce versement de 200 euros, a indiqué Danièle Karniewicz, confirmant une information de la Tribune. «Ce serait a priori versé fin mars, mais j’ai demandé des précisions au gouvernement parce que le texte n’est pas assez précis sur les modalités de versement et le financement», a-t-elle précisé.

La Cnav souhaite notamment savoir s’il s’agit d’un «à-valoir» sur la revalorisation promise du minimum vieillesse, comme l’avait dit Nicolas Sarkozy le 6 février, ou s’il s’agit d’une «prime», terme qu’il avait également utilisé. Dans le premier cas, la Cnav pourrait avoir à récupérer une partie de la somme auprès des retraités pour qui l’avance s’avèrerait supérieure à la revalorisation décidée. Le minimum vieillesse est en effet un revenu garanti: ses bénéficiaires perçoivent la différence entre son montant et leurs ressources et tous ne perçoivent donc pas la même somme. «Il s’agirait plutôt d’une somme de 200 euros qui serait versée et qui ne serait pas à rembourser par les personnes», a indiqué Danièle Karniewicz, qui attend toutefois une confirmation du gouvernement sur ce point.

La Cnav a également demandé des garanties sur le financement de la mesure. Car si le gouvernement a déjà indiqué qu’il puiserait dans l’excédent du Fonds de solidarité vieillesse pour la financer, ce sont les caisses de retraites qui en effectueront le versement. Nicolas Sarkozy avait annoncé en février le versement de ces 200 euros. «Ce sera en quelque sorte un à-valoir sur la revalorisation de ces petites retraites», avait-il indiqué. Le Premier ministre François Fillon avait rappelé le même jour l’engagement de campagne d’augmenter le minimum vieillesse de 25% durant le quinquennat, estimant que «5% par an» serait une bonne option.
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Jeu 27 Mar 2008 - 13:27

Retraite : la concertation commence aujourd'hui
les echos[ 27/03/08 - 09H49 ]

Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, entame aujourd'hui la concertation sur la deuxième étape de la réforme des retraites. Les syndicats contestent le passage à 41 ans de cotisation. Le Medef insiste sur le relèvement de l'âge légal de départ.
Les partenaires sociaux reçus aujourd'hui, chacun à leur tour, par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, et par André Santini, secrétaire d'Etat chargé de la Fonction publique, ne seront sans doute guère plus avancés en quittant la Rue de Grenelle. L'ouverture de la concertation sur la deuxième étape de la réforme des retraites prévue par la loi Fillon de 2003 va en effet surtout consister, selon le gouvernement, à prendre bonne note des revendications des syndicats (CGT, CFDT, FO, CGC, CFTC) et du patronat (Medef, CGPME, UPA), et de leurs propositions pour les financer. Les syndicats, y compris la CFDT, s'opposent au passage de 40 à 41 ans de la durée de cotisation d'ici à 2012, plaident pour une amélioration du taux de remplacement qui ne cesse de se dégrader et pour un accroissement des recettes. Le Medef juge incontournable le relèvement rapide de l'âge légal de la retraite, de 60 à 62 ou 63 ans.



Peu de propositions d'économies


Le gouvernement, de son côté, n'a pas encore tranché plusieurs points clefs, d'où un certain sentiment de flottement, alimenté par le Premier ministre, François Fillon, qui a évoqué, mardi, la possibilité de ne pas consacrer un projet de loi à cette réforme (la loi de 2003 intègre, sauf décision contraire, le calendrier du passage à 41 ans). Xavier Bertrand reste, lui, bien décidé à présenter au Parlement d'ici à l'été un projet de loi dont les grandes orientations seraient présentées aux partenaires sociaux lors d'une nouvelle journée de bilatérales, courant avril.



Parmi les sujets en débat au sein de l'exécutif figure d'abord l'objectif à atteindre : François Fillon avait indiqué à l'automne que le retour à l'équilibre des retraites du privé devait être visé pour 2012, alors qu'un déficit d'environ 10 milliards d'euros est prévu, même en incluant l'augmentation de la durée de cotisation. Le gouvernement, qui ne veut pas augmenter les prélèvements obligatoires, mise avant tout sur des transferts de recettes. Il table sur une hausse progressive de la cotisation vieillesse d'environ 1 point à l'horizon 2012, soit un gain de 4 à 5 milliards d'euros, qui serait contrebalancée par une diminution simultanée des allocations chômage. Mais le Medef y est fermement opposé. Autres réserves potentielles : le Fonds de solidarité vieillesse et les allocations familiales. Le FSV, même en supportant la hausse de 25 % du minimum vieillesse (un peu plus de 1 milliard en 2012), pourrait financer davantage les retraites des chômeurs au vu de ses excédents prévisionnels. La branche famille pourrait mieux prendre en charge certains avantages familiaux.



Tout cela résorberait une bonne part du déficit, mais ne suffirait pas. D'autant que les gains de cotisations éventuels liés au développement de l'emploi des seniors ne peuvent être envisagés qu'à long terme. Et côté économies, les propositions ne sont pas légion. L'augmentation de 54 % à 60 % du taux des pensions de réversion des veufs et veuves, promise par Nicolas Sarkozy, pourrait se faire à moindre coût en n'abaissant pas en dessous de 50 ans la limite d'âge pour en bénéficier, alors que la loi de 2003 prévoyait de supprimer toute condition d'âge en 2011.

" Equité intergénérationnelle "


Mais les réelles économies ne pourraient venir que d'un relèvement de l'âge légal de la retraite. Une éventualité écartée par François Fillon, alors que certains, au sein de l'exécutif, plaident pour une telle rupture en échange d'une garantie apportée aux salariés sur le taux de remplacement. Le gouvernement aborde aussi avec prudence le volet fonction publique : " En 2003, il s'agissait de garantir l'équité entre régimes, cette fois, l'accent sera mis sur l'équité intergénérationnelle ", souligne un proche du dossier. La règle du calcul des retraites sur les six derniers mois de salaire ne sera pas remise en cause. Le gouvernement va insister sur l'emploi des seniors, l'Etat employeur étant encore plus en retard que le privé. Cela devrait passer par la suppression des mises à la retraite d'office à 55 ans pour les infirmières, les policiers ou les pompiers (" Les Echos " du 25 janvier) et, plus globalement, un effort d'aménagement des fins de carrière.
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juju41
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Sam 29 Mar 2008 - 16:44

Retraites : Fillon a tout faux
Par Hervé Nathan, rédacteur en chef à Marianne.

Alors que les syndicats manifestent contre le passage aux 41 annuités, force est de constater que la réforme Fillon de 2003 a manqué à tous ses engagements...


«Fillon, c'est foutu, ta réforme est à la rue !». Il n'est pas dans les habitudes de l'auteur de suggérer des slogans de manifestants, mais l'occasion fait le larron. Alors qu'à l'appel de la CGT, de la FSU et de Solidaires, les cortèges, ce samedi, vont exiger un système plus juste des retraites, il faut attirer l'attention sur une conjonction rare en politique : le Premier ministre en poste est en effet l'auteur de la précédente réforme, adoptée par le Parlement en juillet 2003. Il n'en est d'ailleurs pas peu fier (1). On se demande pourquoi car on est en droit de lui demander ce qu'il en a fait, et si ce n'est lui, ses amis de la majorité.

L'impossibilité d'une réforme "juste"
La loi de 2003 reposait en effet sur l'équation suivante :
1- L'équilibre des comptes de l'assurance-vieillesse devait être assurée d'abord par la remontée du taux d'emploi des seniors. Cinq années plus tard, ce chantier est totalement au point mort : le taux d'emplois des 55-64 ans est de 38,5%, le plus bas d'Europe. Il n'a quasiment pas bougé depuis le vote de la loi. Pour une raison simple : les gouvernements Raffarin n'ont absolument rien fait pour que pousser les entreprises à conserver leurs salariés âgés, et surtout à en embaucher. Seul Dominique de Villepin a créé un « CDD senior », destiné à faciliter l'embauche ceux qui seraient au chômage. Mais le nombre de CDD effectivement conclu est si limité que les porte parole du gouvernement avouent ne même pas le connaître ! Mieux encore, en 2006, l'UMP a voté au Parlement (contre l'avis du gouvernement), un amendement « UIMM » (tiens, tiens !), destiné à permettre aux entreprises de pousser dehors leurs salariés entre la 60è et la 65è année ! De son côté, le Medef refuse désormais de « basculer » les cotisations chômage (le chômage baisse, l'Unedic est en excédent) vers l'assurance-chômage, ce qui rapporterait à terme 5 milliards d'euros, soit la moitié du déficit prévisible des retraites, alors que le principe en est acquis depuis 5 ans!
Résultat : l'idée qu'en travaillant plus et plus longtemps, on assure les retraites par répartition est ridiculisée. Qui demandera à Fillon d'expliquer un tel comportement ?

2- L'équité de la réforme, entre ouvriers et cadres (sept années d'espérance de vie en plus) a été assurée (en partie) par les départs « avancés » des salariés ayant commencé à travailler très jeune. Ce dispositif était transitoire, un autre devant lui succéder, issu d'une négociation sur les métiers pénibles. La négociation, ouverte il y a trois ans, est en train d'échouer, car le patronat n'en veut pas. Elle aurait même dû, selon la loi de 2003 se terminer au 31 décembre 2007. Jamais les gouvernements, Raffarin, Villepin, ou Fillon n'ont mis le Medef, la CGPME et l'UPA devant leurs responsabilités, ni tenté de faire pression, ou encore proposé de reprendre le dossier.
Résultat : l'idée d'une réforme « juste » est aujourd'hui totalement déconsidérée ! Qui demandera à François Fillon, et à la majorité, de répondre d'une telle légèreté ?

Vers une réforme sans débat
Le pire est peut-être à venir : Aujourd'hui le gouvernement se donne deux mois pour conclure une négociation où l'on ne voit pas trop ce qu'il y a à négocier. Et l'idée chemine à Matignon et à l'Elysée qu'il n'y aurait pas besoin d'une nouvelle loi sur les retraites. Cela permettrait de faire passer sans débat la durée de cotisation de 40 années à 41 années (c'était prévu dès 2003, sauf «événement économique nouveau»). Et cela éviterait à François Fillon de s'expliquer sur une faillite aussi manifeste de l'action publique.

(1) La réforme de 2003 avait eu comme principal effet d'allonger la durée de cotisation des fonctionnaires de 37,5 années à 40 années, comme pour le secteur privé. En cela Fillon,alors ministre des affaires sociales, donc des salariés et retraités du privé, avait volé la vedette à son collègue Jean-Paul Delevoye, ministre de la fonction publique et en première ligne.



Samedi 29 Mars 2008 - 00:06
Hervé Nathan
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Dim 30 Mar 2008 - 22:01

Petite question, y a t'il une position officiel du MoDem quant à l'allongement du temps de cotisation ?
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Dim 30 Mar 2008 - 22:18

Oui, il s'agit plutôt d'acquérir des points, plutôt que de côtiser durant une durée déterminée. C'est quand même curieux de voir que le chômage diminue, la natalité est l'une des plus hautes d'Europe et que pourtant, on allonge encore la durée de cotisation...théorique, ce qui, dans la réalité, comme les seniors ne travaillent pas plus longtemps, cela revient en fait à diminuer les retraites (puisque plus vous partez tôt à la retraite, contraint ou volontaire, moins vous toucherez à partir de 60 ans.) Ainsi donc, augmenter la durée de cotisation ne revient pas à faire travailler les gens plus longtemps, mais à leur verser moins, puisque la décôte (différence entre durée de cotisation réelle et 41 ans théorique) sera plus importante.
Bref, les vieux seront un peu plus pauvres...et j'avais proposé, naïvement, que nous touchions tous la même chose à la retraite, quelque soit ce que nous avions pu verser durant notre vie...
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Lun 31 Mar 2008 - 12:52

Retraite : la loi sera axée sur l'emploi des seniors
les echos[ 31/03/08 - 09H56 ]


Xavier Bertrand (Travail) et Laurent Wauquiez (Emploi) sont à la recherche de mesures concrètes pour développer l'emploi des 55-64 ans. Les entreprises faisant des efforts de formation en fin de carrière seront encouragées.
" On ne peut plus se contenter de grands discours, il faut des mesures concrètes et des résultats. " Cette ritournelle sur le développement de l'emploi des seniors a été martelée aussi bien par le ministre du Travail, Xavier Bertrand, hier, au Grand Jury RTL-LCI-" Le Figaro ", que par la quasi-totalité des leaders syndicaux reçus jeudi dernier pour lancer la concertation sur la réforme des retraites. La situation de la France est peu glorieuse : le taux d'emploi des 55-64 ans était de 38,1 % en 2006, contre 43,6 % en moyenne dans l'Union européenne, et cet écart croît depuis 2003. Pour parvenir à l'objectif fixé au niveau communautaire de 50 % en 2010, il faudrait une hausse du nombre de seniors en emploi de l'ordre de 1 million de personnes en France !



Le gouvernement est décidé à réagir. Xavier Bertrand explique même désormais que le projet de loi sur les retraites devrait être axé sur l'emploi des seniors et intervenir avant l'été " si nous voulons changer les comportements ". Les mesures concernant spécifiquement les retraites seraient quant à elles essentiellement réglementaires.



Concept de " bonus-malus "
Alors que, samedi, les manifestations contre la réforme, organisées par les seules CGT, FSU et Solidaires ont réuni à Paris entre 4.600 (police) et 15.000 personnes (syndicats), l'exécutif, avec cette stratégie, espère focaliser un peu plus l'attention de l'opinion sur l'emploi et un peu moins sur le passage de la durée de cotisation à 41 ans.



Les syndicats refusent un tel allongement. Ils se réunissent aujourd'hui, en l'absence de la CFDT qui n'entend pas se voir imposer une logique de mot d'ordre intersyndical. Il reste au gouvernement à concrétiser les mesures " précises " promises sur l'emploi des seniors. Le concept de " bonus-malus " pour les entreprises avancé dès l'automne dernier par Xavier Bertrand relève ainsi du casse-tête. La piste d'une diminution des charges sociales pour les seniors a d'abord été étudiée, mais présente beaucoup d'inconvénients. Seules les cotisations chômage pourraient être modulées (il paraît difficile de supprimer les cotisations retraite), un choix qui relève des partenaires sociaux. Surtout, l'impact sur le coût du travail ne serait pas suffisant pour modifier les comportements des employeurs. En revanche, l'effet d'aubaine (et donc le coût) pour les seniors déjà en situation d'emploi serait considérable.



Vendredi, dans une interview aux " Echos ", le secrétaire d'Etat à l'Emploi, Laurent Wauquiez, a évoqué " un système de label " pour les entreprises respectant une série plus large de critères : taux d'emploi des seniors, formation, réduction de la pénibilité, etc. Xavier Bertrand estime aussi que les entreprises " faisant des plans de formation pour les plus de 45 ans doivent être encouragées ". Il veut généraliser le tutorat de jeunes par des seniors n'étant plus alors qu'à mi-temps sur leur poste d'origine. Et favoriser les " temps partiels de fin d'activité, avec un complément de rémunération ou de retraite " pour améliorer le pouvoir d'achat. Ces deux " pistes intéressantes " s'intègreraient dans le bonus. Côté malus, Xavier Bertrand envisage d'aller au-delà de la surtaxation des " préretraites maison " et des indemnités de mise à la retraite: " Les entreprises qui refusent d'embaucher des seniors ou de les garder seront taxées plus lourdement qu'hier et aujourd'hui ". Il a par ailleurs annoncé qu'à l'avenir les pensions seraient versées " au tout début du mois et non plus le 9 ou le 10 ".
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Mar 1 Avr 2008 - 13:57

Les conditions de départ octroyées aux militaires pèsent sur les finances publiques
les échos[ 01/04/08 ]


Les militaires peuvent bénéficier d'une pension de retraite au bout de quinze ans de service. La Cour des comptes et la commission des Finances du Sénat pointent le caractère « avantageux » de ce système.


Le débat sur les retraites des 345.000 militaires en activité monte du côté des parlementaires. Mardi dernier, la commission des Finances du Sénat, s'appuyant sur un rapport de la Cour des comptes, a pointé le caractère « avantageux » du dispositif en vigueur, notamment en comparaison avec les systèmes anglais, allemand et américain. La France se caractérise par des départs précoces à la retraite.

Les militaires non officiers - 87 % du flux des retraités - peuvent bénéficier d'une pension, à jouissance immédiate, au bout de quinze ans de service (vingt-cinq ans pour les officiers). Dès lors, ils partent, en moyenne, à 46 ans (51 ans pour les officiers), avant même d'atteindre les limites d'âge au-delà desquelles ils doivent quitter l'armée. Pour la Cour des comptes, s'ils peuvent s'offrir ce luxe, « c'est largement parce que leur retraite est élevée. » En brut mensuel, elle s'élève, pour ceux partis en 2003, à 1.527 euros en moyenne, avec un taux de remplacement (en net perçu) de 70 %. Ce taux, « élevé pour des carrières courtes », est le fruit des bonifications « significatives » accordées au long des carrières : bonus d'un cinquième du temps d'activité réelle après quinze ans de services et bonifications en cas d'opérations à l'étranger ou de services dans l'aérien ou la marine.

Ce système pèse d'autant plus sur les finances publiques que la France ne compte plus que 0,8 militaire actif pour un militaire pensionné (0,7 prévu en 2010). Jean Arthuis, président de la commission des Finances, souligne que la « contribution employeur » de l'Etat au compte d'affectation spéciale « pensions » est ainsi passée, entre 2006 et 2008, de 50 % à 55,7 % (personnels civils) et de 100 % à 103,5 % (militaires), ce qui constitue « un enjeu essentiel pour les finances de l'Etat ».

De son côté, le ministère de la Fonction publique rappelle que la masse salariale, hors pensions, du ministère de la Défense avoisine 10,5 milliards d'euros, pour des pensions militaires d'environ 8,5 milliards, ce qui révèle un « possible problème d'allocation ».

Le seuil des quinze ans
Un euphémisme qui amène Jean Arthuis à s'interroger sur « la possibilité d'accroître la rémunération des militaires et de réduire leurs pensions ». Une autre piste pourrait être de diminuer les effectifs en incitant plus de militaires à se reconvertir.

La Cour des comptes, elle, préconise de restreindre le champ des bonifications et de favoriser les carrières courtes. La règle des quinze ans constitue un seuil à l'impact financier très important : s'il a une carrière de quinze ans plus un jour, un caporal chef bénéficiera d'une retraite annuelle, à jouissance immédiate, de 7.213 euros. Mais s'il effectue une carrière de quinze ans moins un jour, il basculera dans le régime de droit commun, et percevra une retraite annuelle, à 60 ans, de 3.680 euros.

Une telle approche, rétorque le ministère de la Défense, réduirait dangereusement l'attractivité de l'armée.
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Ven 4 Avr 2008 - 11:31

Le gouvernement veut transférer des cotisations chômage vers les retraites
04/04/2008 10:56 - L'Expansion.com


Assurer l’équilibre des régimes de retraites est un casse-tête. Le régime de l’assurance chômage, en revanche, est désormais excédentaire. En 2007, il a accumulé 3,5 milliards d’euros de trésorerie. En 2008, un nouvel excédent est prévu à 4,6 milliards d’euros. Quant à la dette accumulée par le régime, elle pourrait être épongée en 2009.

Le gouvernement va donc « baisser les cotisations chômage et augmenter à due concurrence les cotisations retraites », a annoncé Xavier Bertrand, dans un entretien à La Croix, vendredi.

Le ministre du travail applique ainsi le principe du transfert appelé par la réforme des retraites de 2003.

Mais les partenaires sociaux sont divisés sur la question. Si la CFDT y est favorable, la CGT et FO y sont hostiles car elles préféreraient voir augmenter l’indemnisation des chômeurs. Le Medef y est également opposé, car il estime que ce transfert ne peut que retarder une réforme des retraites qu'il souhaite assortie d’un recul de l’âge de départ.
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Alain BERTIER
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Ven 4 Avr 2008 - 11:51

Il faut d'abord terminer d'éponger les dettes du régime.
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La seule chose nécessaire au triomphe du mal c'est que les braves gens ne fassent rien.
The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt.
Bertrand Russell
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Mer 16 Avr 2008 - 20:32

tout sur la retraite si ça vous interesse

http://www.lantredekag.fr/index.php/?2008/04/16/571-nos-retraites
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juju41
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Jeu 24 Avr 2008 - 11:33

RETRAITES.
« Un scandale qui a coûté plus de 3 milliards d'euros » Propos recueillis par Jannick Alimi
jeudi 24 avril 2008 | Le Parisien


Un million de fonctionnaires, clients de la Préfon, du Cref et de la Complémentaire des hospitaliers sont victimes de la mauvaise gestion de ces régimes. Dans un livre courageux, Guillaume Prache lève le voile sur ces dérives.

ILS SONT considérés comme un des « privilèges » des fonctionnaires : ces régimes de retraites complémentaires facultatifs sont en effet assortis d'un avantage fiscal considérable, la déduction des primes versées par les souscripteurs de l'assiette de leurs revenus. Au fil des ans, certains de ces régimes se sont révélés calamiteux, prenant au piège plus d'un million de victimes, avec des rentes qui ne sont plus garanties, une revalorisation nulle... La combativité de quelques associations a eu raison de l'omerta qui a entouré ces dérives.


Guillaume Prache, auteur des « Scandales de l'épargne-retraite », magistrat à la Cour des comptes en disponibilité, vice-président de la Faider (Fédération des associations indépendantes de défense des épargnant) et membre de la commission Epargnants de l'AMF (Autorité des marchés financiers), lève le voile sur ces pratiques explosives.

A la lecture de votre livre, on découvre que les fonctionnaires, déjà touchés par la réforme du régime général, sont également victimes de la mauvaise gestion de leurs régimes complémentaires...

Guillaume Prache. Une mauvaise gestion qui relève du scandale. Plus de 1 million de fonctionnaires, la plupart de niveau modeste, des instituteurs, des postiers, du personnel judiciaire ou hospitalier sont victimes de plusieurs fonds de retraite parmi lesquels le Cref, aujourd'hui appelé le Corem, la Complémentaire des hospitaliers et, dans une moindre mesure, la Préfon. Leur manque à gagner, s'il ne peut être chiffré précisément, dépasse, quoi qu'il en soit, 3 milliards d'euros. On leur avait pourtant promis une rente garantie à vie, revalorisée régulièrement avec une « carotte fiscale » offerte par l'Etat. Or, depuis quelques années, les adhérents du Corem et les hospitaliers découvrent que leur rente n'était garantie que pendant environ cinq années et, pour ceux de la Préfon, que leurs droits sont peu ou pas revalorisés. En clair, qu'ils perdent chaque année du pouvoir d'achat.

« Une carence de contrôle de l'Etat »

Comment en est-on arrivé là ?

Le Cref et les régimes des hospitaliers n'avaient pas prévu les fonds dont ils auraient besoin pour servir les rentes promises à leurs adhérents. Le Cref a même fonctionné en toute illégalité sans que les pouvoirs publics s'en émeuvent. Le régime n'était en effet pas assez provisionné depuis au moins 1988 et le trou s'élevait en 1999, date d'un rapport de l'Igas, l'Inspection générale des affaires sociales, à 1,6 milliard d'euros. En 2001, les rentes ont dû être réduites de 17 % et pas ou très peu revalorisées depuis. En plus, plus de 80 000 adhérents ont été poussés à la démission et perdu de ce fait au moins la moitié de la valeur de leur épargne. Pire, ils ont été taxés sur les sommes qu'ils avaient récupérées. Certains ont déposé plainte et devraient enfin obtenir satisfaction, le gouvernement venant d'accepter de leur rembourser l'impôt perçu.(...)

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http://www.leparisien.fr/home/info/economie/articles/UN-SCANDALE-QUI-A-COUTE-PLUS-DE-3-MILLIARDS-D-EUROS_298458541
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toutoune
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Dim 27 Avr 2008 - 23:04

Retraites : 41 ans de cotisation en 2012


L.D. (lefigaro.fr) avec AFP
27/04/2008 | Mise à jour : 22:56 |

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Le ministre du travail Xavier Bertrand confirme l'augmentation de la durée de cotisation, et annonce des incitations à l'emploi des seniors ainsi qu'une hausse des pensions au 1er septembre, dans un document transmis dimanche aux partenaires sociaux.


Comme prévu par la loi Fillon de 2003, la durée de cotisation des retraites augmentera de 40 ans actuellement à 41 ans d'ici à 2012. Un augmentation confirmée dimanche par le ministre du Travail Xavier Bertrand dans un document qui synthétise les intentions du gouvernement en matière de réforme des retraites. Le gouvernement annonce également des incitations à l'emploi des seniors et une hausse des pensions au 1er septembre.
Ce document sera au centre de discussions du ministre du Travail avec les syndicats et le patronat lundi. Dans ce texte, le ministre confirme qu'aucun élément nouveau n'est intervenu selon lui depuis la loi Fillon de 2003 et qu'en conséquence la durée de cotisation exigée pour une retraite à taux plein augmentera.
Le minimum vieillesse revalorisé



Les pensions de retraite, qui ont augmenté de 1,1% au 1er janvier, bénéficieront d'une nouvelle hausse au 1er septembre, d'un montant non encore fixé. La pension de réversion pour les veufs et veuves, actuellement égale à 54% de la retraite du conjoint disparu, passera à 56% début 2009, 58% début 2010 et 60% début 2011. Le gouvernement confirme aussi que le minimum vieillesse sera revalorisé de 5% par an d'ici 2012.
Par ailleurs, le gouvernement incitera financièrement les entreprises à employer plus de seniors en infligeant à compter de 2010 une cotisation supplémentaire aux entreprises n'ayant pas conclu d'accord sur ce thème avec les syndicats.
Dans l'immédiat, les conditions permettant de cumuler un emploi et une retraite seront assouplies, et la surcote dont bénéficient les salariés continuant à travailler alors qu'ils ont atteint la durée de cotisation requise sera améliorée. L'indemnité de départ à la retraite sera majorée si la durée de cotisation minimale est dépassée.
L'âge à partir duquel un chômeur est dispensé de recherche d'emploi, actuellement de 57 ans et demi sera progressivement relevé au fur et à mesure des résultats obtenus en matière d'emploi des seniors.
Sans donner de précision chiffrée, le document indique que les excédents financiers de l'Unedic (assurance-chômage) doivent permettre de compenser une augmentation des cotisations retraite.
Un point d'étape sur les retraites et l'emploi des seniors sera dressé entre le gouvernement et les partenaires sociaux en 2010.
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Charles DE GAULLE
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Lun 28 Avr 2008 - 7:11

Une taxe supplémentaire pour favoriser l'emploi des seniors est une erreur.
Il faut simplement un allégement des charges, notament pour les bas salaires, pour inciter les entrepreises à les employer .
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Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités

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