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Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités

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signora
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Lun 28 Avr 2008 - 9:46

Il serait peut être nécessaire également d'éviter qu'ils soient licenciés...
On pourrait commencer par ça !
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juju41
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Lun 28 Avr 2008 - 12:53

document officiel de la réforme des retraites, proposé aux partenaires sociaux

( pdf)
http://www.politique-stream.fr/outpage.php?s=19&id=38880
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Lun 28 Avr 2008 - 13:27

Comme toujours, on ajoute des tuyauteries à l'usine à gaz, avec plein de limites et contraintes, au lieu de simplifier en adoptant le retraite par points et à la carte...
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juju41
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Mer 30 Avr 2008 - 10:51

Réforme des retraites: Thibault dénonce "l'enterrement" de la reconnaissance de la pénibilité
AP | 29.04.2008 | 12:09
(...)

"Cela fait trois ans que nous négocions avec le patronat sans parvenir à (...) une reconnaissance des métiers pénibles. Nous avions demandé il y a un mois au gouvernement de prendre une initiative dans l'orientation concernant l'avenir des retraites: c'est un enterrement de première classe pour la reconnaissance de la pénibilité", a affirmé M. Thibault sur France Info, refusant l'argument de "l'accroissement de l'espérance de vie", même si elle est une "réalité".

Dans son projet de réforme, "le gouvernement ne traite pas de la pénibilité du travail", a-t-il martelé.

"C'est inadmissible de tenir les salariés tous à la même enseigne, sans tenir compte que certains d'entre eux ont une espérance de vie inférieure de sept années dès lors qu'ils ont travaillé à des activités (...) particulièrement pénibles durant toute leur carrière", a-t-il souligné.

(...)

"Les consultations d'hier relèvent plus de la parade que de l'esprit de négociation, que nécessite un chantier comme celui-là", a-t-il affirmé, estimant que les solutions du gouvernement sont "gravissimes (...) dès lors qu'elles vont contribuer à diminuer le niveau des retraites versées au fil des années à venir".


article intégral ici

http://tempsreel.nouvelobs.com/depeches/economie/20080429.FAP1092/reforme_des_retraites_thibault_denonce_lenterrement_de_.html
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Jeu 22 Mai 2008 - 8:00

bakchich


Retraites : Salariés, vaches à lait

Cotisation / jeudi 22 mai par Bertrand Rothé


Les salariés cotisants du régime général et les fonctionnaires sont en train de battre le pavé : un an de plus au labeur au nom des « contraintes démographiques ». Une année de plus, qui alourdit leur charge, alors qu’ils sont déjà les plus gros contributeurs de la compensation entre les caisses.


Dans le cadre des compensations entre les caisses, les fonctionnaires et les cotisants du Régime Général sont mis à contribution pour des valeurs très significatives. Ils versent, chaque année, aux autres caisses de retraite plus de 7 milliards d’euros. Ainsi, un fonctionnaire territorial ou hospitalier : un employé communal, une infirmière, ou encore une aide-soignante, va payer 32 659 euros pendant sa période de cotisation. De son côté, un fonctionnaire d’Etat : un professeur, un gendarme, etc., ne contribuera qu’à hauteur de 22 500 euros, ce qui est déjà pas mal.
Montant de la contribution en milliards d’€ Contribution annuelle par cotisant
Régime général 5,033 302 €
Caisse des fonctionnaires territoriaux et hospitaliers 1,444 799 €
Fonctionnaires d’Etat civils et militaires 1,347 548 €


des chômeurs inquiets


Ils aident des professions qui, en leur temps, n’ont pas souhaité participer à l’effort collectif

En 1946, les régimes spéciaux ont refusé de s’agréger au Régime Général pour conserver leur statut généralement beaucoup plus avantageux. Ces régimes, très souvent organisés sur une base socio-professionnelle ou d’entreprise, sont à la peine aujourd’hui. Ou, comme l’écrit de façon très politiquement correcte l’Assurance Vieillesse « tous ne sont pas à l’équilibre ». Évidemment, tout le monde, ou presque, a oublié. Et les plus informés feignent d’oublier que jusqu’à aujourd’hui, les bénéficiaires de ces régimes ont bien vécu. Leurs prestations étaient largement supérieures et leurs prélèvements bien inférieurs à ceux du commun des mortels. Leurs taux de cotisation restent bas comme dans l’agriculture. Maintenant que ça va mal, ils appellent à l’aide les fonctionnaires et salariés, au nom de la solidarité nationale.
Les professions libérales participent peu à cette solidarité



Dernier rentré dans le système de retraite par participation, les caisses des professions libérales. Qui participent peu à la compensation.

Comme ce sont les retraites de base qui participent à cette répartition, les caisses des libéraux ont instauré une retraite de base minimum. Pour ne pas flouer ses assurés, la retraite complémentaire de ces caisses est en revanche très importante. Cela évite à ces professions de participer à la solidarité nationale. Tous les libéraux ne sont pas des médecins ni des pharmaciens payés par la sécurité sociale, mais quand même !


Les bénéficiaires sont nombreux

La situation la plus controversée vient des régimes qui ne cotisent pas suffisamment par rapport à la qualité de leur prestation. C’est encore le cas de la caisse de la RATP et de la SNCF malgré les réformes

(lire ou relire sur Bakchich : Merci les cheminots, merci Sarko)
Petit clin d’œil de l’histoire, c’est aussi le cas de la caisse de retraite des députés, qui, avec leur privilège exorbitant ne doivent cotiser que 22,5 années, pour cumuler une retraite à taux pleins (voir l’article : Retraite : la caisse des députés est en « faillite »).

Pour le reste, ce sont des métiers dont l’activité décroît. Comme il n’y a pratiquement plus de mines en exploitation en France, les 13 000 actifs cotisants de ce régime sont dans l’impossibilité de financer les retraites des 373 067 bénéficiaires. C’est aussi le cas du monde agricole, à la fois celle des exploitants agricoles et des salariés agricoles. À titre d’exemple, plus de 50 % de la retraite des exploitants agricoles est financée par les salariés et fonctionnaires.

Comme d’habitude ce sont les amnésiques qui paient. La seule question est : jusqu’à quand ?
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juju41
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Jeu 22 Mai 2008 - 8:33

bakchich
Les syndicats contre la politique de la caisse vide Retraites / jeudi 22 mai par Olivier Vilain


De retour sur le devant de la scène presque chaque année, revoilà le « trou » des caisses de retraite. Et cette star de la politique ne cesse de se creuser et de mettre dans la rue des bataillons de salariés. Petit point sur son évolution, au gré des différentes et des plus récentes réformes.

La France a peur ! Le revoilà ! Qui ? Mais, le « trou » des caisses de retraite ! Il s’est creusé de 4,5 milliards d’euros en 2007. A en croire le gouvernement et le Medef, la France risque un jour de tomber dedans. Après avoir été une charge pour leurs entreprises, les retraités – toujours plus nombreux et plus âgés – coûtent encore trop chers. Empreints de ce bon sens économique, les gestionnaires du gouvernement Fillon veulent porter la durée de cotisation des salariés de 40 à 41 ans et trois trimestres.

Ce « travailler plus sans gagner plus » a pour le moment soudé les syndicats : 500 000 manifestants sont attendus ce jeudi 22 mai. « Le gouvernement refuse de discuter des ressources de l’assurance vieillesse et du bilan des réformes de 1993 et de 2003 », s’emporte Daniel Ralley, qui siège au Conseil d’Orientation des Retraites (COR), un organisme paritaire, pour le compte de la FSU. Il dénonce une politique de la caisse vide menée par le gouvernement et le patronat : les déficits sont inévitables si ceux-ci refusent d’augmenter les recettes des caisses de retraites en fonction des besoins. Mais, les déficits servent à justifier les réformes…

L’assurance retraite est-elle un gouffre ? Selon le COR, les pensions versées chaque année représentent 13 % de la richesse nationale. Le même organisme paritaire prévoit que l’augmentation attendue des dépenses de retraite, d’ici à 2040, nécessite que le pays y consacre moins de 15% de sa richesse, à cette date. Rien d’insurmontable, donc. Ce supplément de ressources pourrait provenir du relèvement du taux de cotisation et de l’élargissement de son assiette.

« Il faut aussi que la politique menée augmente à la fois le nombre d’emplois et les salaires », remarque Daniel Ralley. Encore faut-il revenir sur la décision prise il y a 25 ans par Jacques Delors, alors ministre de l’Economie, de mettre fin à l’indexation des salaires sur les prix. Un cadeau considéré par l’économiste Alain Cotta comme « le plus considérable » jamais accordé au patronat. Depuis cette date, le transfert de richesse des salariés vers les rentiers représente 10% du PIB.

Toujours plus d’inégalités
Quel bilan pour les réformes des retraites de 1993 (Simone Veil), de 2003 (François Fillon) et des retraites complémentaires arrachées par le patronat ? C’est travailler plus pour gagner moins ! L’allongement de la durée de cotisation à 40 annuités et l’introduction d’un mode de calcul de la pension moins favorable ont entraîné leur recul de 20%, à carrière égale. « La situation va encore s’aggraver car la réforme Fillon vient d’atteindre sa vitesse de croisière », prévient Antoine Math, chercheur à IRES. A carrière égale, les pensions vont à nouveau être amputées de 10% d’ici à 2020 car seul un tiers des salariés est encore en poste au moment du départ à la retraite, en raison de la mise à l’écart des salariés âgés par l’intensification du travail.

« Le vrai crève-cœur, c’est que cette réforme accroît les inégalités », observe Annie Jolivet, elle aussi de l’IRES. L’âge de départ des hommes reste stable à 61,4 ans ; tandis que celui des femmes augmente à 61,7 ans. Pour arranger le tout, leur pension est moitié moindre (garde d’enfants, temps partiel et des salaires plus faibles). Par ailleurs, une équipe de l’Inserm et de l’INED a montré que l’espérance de vie des ouvriers était non seulement amputée de six ans par rapport aux cadres, mais qu’en outre, lors de leur départ à la retraite, ils sont, eux, pour la plupart déjà atteints d’incapacités diverses. L’allongement de la durée de cotisation se traduira donc pour un certains nombre de salariés par une multiplication des arrêts maladies… et par des p’tits trous, des p’tits trous, toujours des p’tits trous…
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Lun 26 Mai 2008 - 9:26

contreinfo
Retraites, le rendez-vous manqué, par Philippe Frémeaux

25 mai 2008


« Le passage à quarante et un an aura pour principal effet de rejeter dans la pauvreté un nombre croissant de retraités qui ne pourront bénéficier d’une retraite à taux plein. » Philippe Frémeaux est directeur de rédaction d’Alternatives Economiques.

Philippe Frémeaux, Alternatives Economiques, 23 Mai 2008

La loi Fillon sur les retraites, votée en 2003, avait une grande qualité : elle instituait un rendez-vous périodique, tous les cinq ans, entre l’Etat et les partenaires sociaux afin de réviser les paramètres du système. Tout régime de retraite par répartition, parce qu’il est fondé sur la solidarité entre générations, n’est légitime que si les principes qui le fondent ne sont pas constamment remis en cause. Mais il lui faut aussi, pour conserver sa légitimité, anticiper les mutations de la démographie ou de l’emploi susceptibles de menacer sa pérennité.

Ce rendez-vous de 2008 était donc nécessaire. Mais, pour qu’il prenne son sens, encore fallait-il que la négociation soit menée de manière ouverte, sans que ses conclusions soient définies avant toute discussion. Or, dès l’an passé, le gouvernement n’a cessé d’affirmer qu’il était indispensable de porter à quarante et un ans le nombre d’années de cotisations nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Cet allongement faisait certes partie des scénarios établis en 2003. Mais l’évolution favorable de notre situation démographique le rend désormais moins incontournable.

Le gouvernement instrumentalise les déficits immédiats de la Caisse nationale d’assurance vieillesse pour justifier cette mesure. Or, ces déficits ne sont pas liés à une insuffisance de la durée de cotisations nécessaire pour bénéficier d’une retraite à taux plein. Ils résultent plutôt de la faiblesse de l’activité et de l’insuffisant développement de l’emploi qui en découle. Ils s’expliquent aussi par le succès du dispositif décidé voici cinq ans, qui a permis aux personnes ayant commencé à travailler très jeune de partir en retraite de manière anticipée.

Il tient enfin au fait que les objectifs affichés en 2003 en termes d’allongement des carrières des seniors sont loin d’avoir été atteints. Les conditions d’un tel allongement, pourtant bien identifiées à l’époque, n’ont en effet pas été établies : les négociations prévues alors sur la prise en compte de la pénibilité du travail n’ont toujours pas abouti. Or, celles-ci sont un préalable à tout allongement général des durées de cotisations, en permettant aux salariés qui ont subi des conditions de travail difficiles de partir dans des conditions plus favorables. Parallèlement, les entreprises n’ont pas fait l’effort nécessaire pour adapter les conditions et l’organisation du travail et rendre acceptable le maintien en activité de salariés vieillissants.

La progression continue de l’espérance de vie justifie certes d’ouvrir le débat sur un éventuel report de l’âge de fin d’activité via un prolongement des carrières. Imposer un passage à quarante et un ans n’aurait ainsi rien de scandaleux si cela permettait de maintenir, voire d’améliorer, le niveau des pensions tout en évitant une trop forte progression des cotisations prélevées sur les actifs. Mais ce n’est pas la situation présente. L’âge moyen de départ à la retraite demeure autour de 58 ans.

Parce que les salariés âgés n’ont souvent qu’une seule envie : partir le plus rapidement possible en retraite, quand ils ne sont pas poussés dehors par leur employeur, qui souhaite les remplacer par des jeunes parfois mieux formés et, surtout, moins coûteux. Dans un tel contexte, le passage à quarante et un an aura pour principal effet de rejeter dans la pauvreté un nombre croissant de retraités qui ne pourront bénéficier d’une retraite à taux plein.

Lire aussi : Le Dossier retraites d’Alternatives Economiques



http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2007
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Mer 28 Mai 2008 - 18:38

Pénibilité du travail: la collectivité doit aider les entreprises à payer, selon un rapport
PARIS (AFP) - 28/05/2008 16h28


Un ouvrier découpe des blocs de schiste, le 5 décembre 2007, après leur extraction dans les ardoisières d'Angers



Un rapport parlementaire présenté mercredi estime que la collectivité -et non les seules entreprises- doit financer les retraites anticipées ou les réductions de temps de travail induites par la pénibilité du travail, laquelle doit être jugée sur l'état de santé du salarié.



Le rapport piloté par le député UMP Jean-Frédéric Poisson définit la pénibilité comme "le résultat de sollicitations physiques ou psychiques qui, soit en raison de leur nature, soit en raison de la demande sociale, sont excessives en regard de la physiologie humaine et laissent, à ce titre, des traces durables, identifiables et irréversibles sur la santé et l'espérance de vie d'un travailleur".




Le ministre du Travail, Xavier Bertrand (g) et Jean-Louis Malys, secrétaire national de la CFDT, le 25 septembre 2007 à Paris




Visite médicale dans le cabinet d'un médecin le 17 janvier 2006
Cette définition, rejetée par la gauche, implique qu"on ne peut pas demander que l'entreprise paye seule les conséquences de la pénibilité", a souligné devant la presse M. Poisson, qui a présidé la mission d'information sur la pénibilité au travail, dont le rapport a été adopté mardi par la commission des Affaires sociales de l'Assemblée.



Pour illustrer ses conclusions, il cite notamment le travail de nuit. Selon lui, c'est la "demande sociale de notre pays" qui impose de travailler la nuit et les entreprises ne sont pas seules responsables.



Le rapport est rendu public alors que patronat et syndicats piétinent depuis trois ans dans une négociation sur ce thème, et que le ministre du Travail Xavier Bertrand vient de promettre que l'Etat interviendrait en l'absence d'accord, assurant que les entreprises seraient mises à contribution.



Selon M. Poisson, les partenaires sociaux doivent encore poursuivre leur négociation.



Le rapport suggère que les salariés dont la carrière aura été reconnue comme pénible se voient ouvrir "le droit à une réduction de leur temps de travail jusqu'à leur départ en retraite", sans baisse de salaire. Le financement du dispositif serait réparti "entre les entreprises et les comptes publics", selon des modalités à définir par les partenaires sociaux.



"Pour les travailleurs particulièrement usés", une retraite anticipée pourra aussi être proposée, ajoute le rapport, même si "à titre personnel", M. Poisson n'y est pas favorable.



Pour prétendre à ces compensations, le salarié devra répondre à des critères définis au préalable par les partenaires sociaux (branches et métiers concernés, durée d'exposition aux risques...), mais il devra surtout passer devant une "commission médicale", car "c'est la santé qui est prioritaire, et non le statut", a expliqué M. Poisson.



"Si la santé n'est pas altérée", il serait "injuste" d'ouvrir un droit à une cessation anticipée d'activité, a-t-il dit, reprenant une position patronale rejetée par les syndicats, qui insistent régulièrement sur le caractère latent de certaines maladies.



La gauche dénonce notamment la définition de la pénibilité et "la philosophie générale qui privilégie les facteurs personnels aux facteurs collectifs", selon le député PS Jean Mallot.



Pour Martine Billard (députée Vert), le rapport porte au final sur "l'individualisation de la santé au travail" et "non sur la pénibilité du poste de travail".



En matière de prévention, le rapport suggère notamment d'inciter les entreprises à aménager les postes de travail "par une défiscalisation totale des dépenses engagées à cette fin".



Il préconise aussi de renforcer les CHSCT (comité hygiène et sécurité) et la médecine du travail, et de doubler les moyens de l'Agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail (ANACT).
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juju41
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Sam 26 Juil 2008 - 11:47

politique.net
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Retraites : l'Etat se prépare à renflouer ses caisses sans le dire


publié le vendredi 25 juillet 2008 à 23h50






Dans une tribune publiée dans le journal Le Monde en date du 23 juillet, Christine Lagarde et Xavier Bertrand annoncent toute une série de mesures pour améliorer l'emploi des séniors. L'un des problèmes de l'augmentation de la durée de cotisation est le faible taux d'emploi des séniors (38%). Plus de la moitié des personnes de plus de 55 ans ne travaillent pas, ce qui signifie que peu de salariés cotisent suffisamment pour avoir une pension de retraite à taux plein. Conséquence : l'augmentation de la durée de cotisation (de 40 à 41 ans) est fictive. Comme de nombreux salariés ne peuvent cotiser jusqu'au bout, le montant de leurs pensions va baisser automatiquement. Le gouvernement va donc inciter les entreprises à garder les 55-64 ans, et il va aussi inciter les salariés qui ont cotisé suffisamment à cotiser davantage en leur accordant une augmentation de 5% par année de cotisation supplémentaire.


En clair, vous travaillez une année de plus, vous avez une augmentation de 5% de votre retraite. Sauf qu'un rapide calcul montre qu'un ver se cache dans le fruit. Car en travaillant une année de plus, vous augmentez automatiquement votre pension de 8% et pas de 5%. Mais alors où sont passés les 3% ? Explication d'un problème mathématique assez simple.

la suite ici
http://www.politique-stream.fr/outpage.php?s=19&id=49799
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melpat
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Sam 26 Juil 2008 - 12:47

trés bonne explication, simple et imparable, nous verrons la réponse du gouvernement.
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Sam 26 Juil 2008 - 13:27

D'où la nécessité d'en venir à la retraite à la carte par points. Pas de tricherie possible.
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Sam 26 Juil 2008 - 13:27

Et cette fameuse surcôte ne s'applique que pour les assurés ayant une pension supérieure au minimum. Toute assuré percevant une pension portée au minimum ne voit pas sa retraite majorée.
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juju41
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Lun 4 Aoû 2008 - 9:03

Retraites RATP : le Sénat fustige l'absence d'évaluation de la réforme
[ 04/08/08 ]


Un rapport de la commission des Finances dénonce le sous-financement par l'Etat des retraites de la RATP, et émet des doutes sur les économies que pourrait générer la réforme des régimes spéciaux.


Le gouvernement n'en a pas fini avec les régimes spéciaux de retraite (EDF-GDF, SNCF, RATP). La réforme, entrée en vigueur le 1er juillet, prévoit une harmonisation progressive avec le régime de la fonction publique : quarante ans de cotisations, instauration d'une décote, indexation des pensions sur les prix. Mais les agents des entreprises publiques concernées ont obtenu des compensations (nouveaux échelons salariaux, intégration de primes dans le calcul des retraites, etc.) qui font douter nombre d'experts de l'impact budgétaire de la réforme. Dans un rapport d'information de la commission des Finances du Sénat sur les retraites RATP, publié en fin de semaine dernière, Bertrand Auban, vice-président du groupe socialiste, « fait part de son étonnement, alors que la réforme est engagée, sur le fait que le gouvernement déclare «qu'il n'a jamais fixé de cadrage financier à la réforme des régimes spéciaux» ». Le rapporteur, à qui la Direction du budget affirme « ne pas pouvoir déterminer avec précision le niveau des économies », estime qu'il est « permis de s'interroger sur la portée financière de la réforme des régimes spéciaux à moyen terme ». Et notamment de se demander si la subvention d'équilibre de l'Etat sera inférieure ou non « à ce qu'elle aurait été sans la réforme ».

Inquiétudes
Dans le cas de la RATP, dont le régime est structurellement déficitaire (44.000 cotisants, 41.000 retraités), le budget de l'Etat a déjà assumé 52 % des dépenses en 2007 : 414 millions d'euros sur un total de 792 millions. Et ce coût progresse « inexorablement » - il devrait atteindre 1 milliard d'euros en 2012 -, sans que Bercy en tire les conséquences dans les crédits prévisionnels votés chaque année. Alors que le projet de loi de Finances pour 2008 prévoyait 390 millions d'euros de subvention d'équilibre, il faudra 80 millions supplémentaires, estime la caisse de retraite de la RATP.

L'inquiétude liée à la réforme incite les agents à partir le plus tôt possible (2.000 nouvelles pensions ont été versées en 2007, contre 1.500 en 2006). Autre explication : le régime de la RATP n'est toujours pas adossé à celui du régime général du privé (CNAV), ce qui occasionnerait une économie de 30 millions d'euros par an une fois la soulte versée à la CNAV. Son montant devrait être compris entre 500 et 700 millions d'euros mais, constate Bertrand Auban, « ce chiffrage, qui doit maintenant intégrer les effets de la réforme du régime, n'a toujours pas été révisé ». Et l'adossement, annoncé en 2006, n'est toujours pas réalisé.

http://www.lesechos.fr/info/france/4757875-retraites-ratp-le-senat-fustige-l-absence-d-evaluation-de-la-reforme.htm
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Lun 4 Aoû 2008 - 9:41

Santé - Très chers médicaments
Les laboratoires pharmaceutiques jouent la surenchère dans le prix des médicaments. Mais la Sécurité sociale ne peut plus suivre. Peut-on continuer à tout rembourser ? Le débat est lancé.
Anne Jeanblanc

Mille euros par jour et par patient, c’est le prix d’un médicament récemment mis sur le marché et remboursé par la Sécurité sociale, pour traiter une maladie rare. L’équivalent d’un Smic quotidien. L’an dernier, l’Assurance-maladie a déboursé plus de 100 000 euros de médicaments pour 1 800 personnes ; elle a même payé plus de 1 million d’euros pour quelques malades. Et ce montant risque d’être de plus en plus souvent atteint avec l’arrivée des nouveaux produits. Alors, afin de faire des économies, la Sécu a suggéré, avant de faire marche arrière, de ne plus rembourser qu’à 35 % les médicaments à vignette bleue actuellement pris en charge à 100 % dans le cadre des affections de longue durée (cancer, diabète, sida, etc.) et de faire régler la différence par les assurances complémentaires. Une éphémère mesure qui a suscité un tollé, mais qui montre bien l’inquiétude des responsables de la santé quant à la pérennité de notre système de protection sociale.

Des traitements au coût astronomique.

Le Soliris traite une grave maladie du sang, qui touche de 700 à 1 000 personnes en France. Administré par perfusion tous les quinze jours, il préviendrait les récidives de thrombose. Il améliore en tout cas la qualité de vie des patients et leur évite le recours à une transfusion sanguine toutes les trois semaines, pratique assez coûteuse mais surtout non dénuée de risques, a fortiori quand elle est répétée aussi souvent. Certains spécialistes estiment cette prise en charge à vie parfaitement justifiée. D’autres posent la question du choix du remboursement d’un produit non indispensable à la survie, qui augmente la susceptibilité aux infections (ses bénéficiaires sont vaccinés contre la méningite) et surtout à ce tarif : 350 000 euros par patient et par an. En d’autres termes, n’y aurait-il pas mieux à faire avec cet argent ?


la suite ici
http://www.lepoint.fr/actualites-societe/tres-chers-medicaments/920/0/257721

et cerise sur le gateau

L'exemple anglais


Quand Elaine Barber, une mère de famille de 41 ans atteinte d'un cancer du sein, s'était vu refuser en 2005 son traitement par le National Health Service (NHS), l'équivalent britannique de la Sécurité sociale, la nouvelle avait provoqué une levée de boucliers. Le NHS, qui arguait que le traitement-évalué à 28 000 euros-n'était pas rentable, était revenu sur sa décision. Mais, pour une Elaine Barber, des centaines de malades se voient refuser des traitements similaires en Grande-Bretagne.

Depuis 1999, outre-Manche, un National Institute for Health and Clinical Excellence calcule la « profitabilité » de chaque médicament en fonction de son indice Qaly (quality adjusted life year) qui va de 0 (décès) à 1 (santé parfaite). Cet « indice de qualité de vie ajustée » tient compte des bénéfices apportés par le traitement en termes de longévité et de qualité de la vie, mais comparés à son coût. En clair, un médicament qui améliore la durée de la vie mais n'allège pas les souffrances, ou, à l'opposé, qui soulage mais sans repousser la date de l'échéance finale risque donc de ne pas être administré. Des limitations que les Britanniques semblent bien accepter.

Qaly pourrait bien un jour, en France aussi, servir à justifier le refus de certaines prescriptions. Dans le cadre de la loi de financement de la Sécurité sociale pour 2008, la Haute Autorité de santé (HAS) a été chargée de réfléchir à l'intégration de paramètres médico-économiques dans l'évaluation du service médical rendu par un médicament qui détermine in fine son niveau de remboursement.

Pour l'heure, les experts français refusent des solutions aussi brutales. « La HAS s'intéresse plus au service rendu à la collectivité-ce qui inclut donc aussi les problèmes d'organisation et les aspects sociologiques et éthiques- qu'à l'impact purement financier », précise son directeur, Laurent Degos. « Contrairement à nous, les Anglais refusent de rembourser l'EPO pour le cancer du sein métastatique ou récidivant, parce que le traitement n'allonge pas la durée de la vie, et pourrait même la raccourcir de quelques jours chez certaines patientes, cite en exemple le docteur Jean-Jacques Zambrowski, médecin hospitalier et économiste de la santé. Moyennant quoi, certaines femmes sont épuisées par leur anémie. Elles arrivent tout juste à passer du lit au fauteuil, alors qu'elles pourraient vivre quasi normalement leurs derniers mois. » Un bénéfice qui est loin d'être jugé aussi net par tous ses confrères. Il n'empêche, en France, la première des EPO, l'Aranesp, se classait en 2006 au 5e rang des produits remboursés par l'Assurance-maladie. Coût : 135 millions d'euros.
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités   Lun 4 Aoû 2008 - 9:53

Il faudrait peut-être cesser d'essayer de soigner les symptômes et s'attaquer à la cause du mal : cesser de vouloir colmater le trou de la Sécu et s'en prendre aux tarifs pratiqués par les entreprises pharmaceutiques, qui ne se justifient pas vraiment par le coût des recherches et de la fabrication, vu les bénéfices colossaux dont profitent les actionnaires...
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Régimes spéciaux de retraite : tous à 40 annuités

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