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| | Le Modem survivra t-il aux municipales ? | |
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juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Jeu 13 Mar 2008 - 10:52 | |
| j'en ai bien une , elle est de Chirac: Sarkozy, il faut lui marcher dessus du pied gauche, ça porte bonheur donc on peut en déduire que Sarkozy c'est la M...e |
|  | | Dakota démocrate indéfectible
 Age : 54 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 1135
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Jeu 13 Mar 2008 - 10:53 | |
| | élégant..... |
|  | | yann 35 démocrate inspiré

 Age : 31 Inscrit le : 18 Mai 2007 Messages : 1844 Localisation : Saint-Erblon (35)
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Jeu 13 Mar 2008 - 11:06 | |
| Chirac avait dit aussi "Sarkozy président, c'est comme faire un barbecue en plein milieu de la forêt de l'Esterel." _________________ Consultation des adhérents en ligne : http://democratie-directe-modem.net
Dernière édition par yann 35 le Jeu 13 Mar 2008 - 11:36, édité 1 fois |
|  | | Dakota démocrate indéfectible
 Age : 54 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 1135
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Jeu 13 Mar 2008 - 11:32 | |
| Esterel, Yann. (c'est mon coin....) La pierre est rose avec des reflets d'orange, très belle, vue de la Mer. |
|  | | yann 35 démocrate inspiré

 Age : 31 Inscrit le : 18 Mai 2007 Messages : 1844 Localisation : Saint-Erblon (35)
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Jeu 13 Mar 2008 - 11:36 | |
| L'Esterel est dans le 59 ?  _________________ Consultation des adhérents en ligne : http://democratie-directe-modem.net |
|  | | Dakota démocrate indéfectible
 Age : 54 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 1135
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Jeu 13 Mar 2008 - 11:40 | |
| non, j'ai mon mas familial par là bas et avant j'avais un yacht et mon plaisir était de naviguer par là bas (des Issambres à Cannes) Mais depuis j'ai fait quelques mauvaises affaires. |
|  | | laurentlebihan
Inscrit le : 28 Juin 2007 Messages : 49 Localisation : vannes
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Jeu 13 Mar 2008 - 12:42 | |
| Esterel , Massif des maures, les sangliers viennent manger dans nos mains Superbe ! Pas tres loin de la residance d'un ancien centriste F Leotard... |
|  | | Jean-Luc disciple de Platon

 Age : 57 Inscrit le : 15 Juin 2007 Messages : 6074 Localisation : Pays de Flandre
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Jeu 13 Mar 2008 - 13:20 | |
| Sarkozy, c'est comme la confiture : moins il a d'idées, plus il les étale. _________________ Adhérent n° 763 Des livres ? http://www.eons.fr, orange depuis 2004 http://www.mouvement-democrate-nord.fr, le MoDem des Ch'tis |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Jeu 13 Mar 2008 - 18:12 | |
| Le rappel à l’ordre de Sarkozy Nathalie Schuck | Le Parisien | 13.03.2008 | 07h00 CE N’ETAIT PAS un vrai coup de gueule, mais une sévère mise au point. Lors du Conseil des ministres hier, Nicolas Sarkozy a clairement désavoué la main tendue au MoDem par Patrick Devedjian et Jean-Pierre Raffarin, au lendemain du premier tour des municipales. Lundi matin, le secrétaire général et le vice-président de l’UMP s’étaient dits prêts à engager une « négociation globale » au niveau national avec le parti de François Bayrou, en échange d’un soutien à Pau. Cela alors même que l’Elysée avait estimé dimanche soir que ce dernier avait « raté son pari ». « Ce n’est pas la peine de perdre son temps à négocier avec le MoDem parce que sa stratégie est complètement illisible pour les Français. Il est un coup à droite, un coup à gauche. Il faut laisser chacun faire ses alliances en fonction de ses intérêts locaux », a sèchement tranché, hier, le chef de l’Etat devant ses ministres, réunis dans le salon Murat à l’Elysée. L’heure est à la « bipolarisation », martèle-t-il. En clair, il ne reste aujourd’hui, à ses yeux, que deux forces majeures : l’UMP et le PS. Et de citer l’exemple des socialistes et de la droite libérale en Espagne, des travaillistes et des conservateurs en Grande-Bretagne.
Remaniement dès mardi ?
« Serein », « très dégagé » et « prenant de la hauteur » selon des participants, Sarkozy a ensuite « félicité » les treize ministres élus dès le premier tour, et répété qu’il ne fallait pas voir dans le résultat de dimanche un « vote sanction », à quatre jours d’un second tour qui s’annonce compliqué pour la droite. Là encore, l’analyse tranche avec celle de Devedjian, qui s’inquiète d’un second tour « difficile ». Il n’y a pas qu’à l’Elysée que l’appel du pied au MoDem a provoqué du tangage, à l’UMP aussi : certains déplorent une stratégie « à la petite semaine ». « On fait trop de place au MoDem », regrette un cadre du parti. Qui ajoute : « Il ne faudrait pas que Bayrou gagne à Pau, on aurait l’air malin… » Proche de Sarkozy, Patrick Balkany a épinglé hier les « manques » de l’UMP et l’absence « de mobilisation » pour les élections. « Dans un grand parti comme ça, personne n’est immuable », a lâché l’élu de Levallois, visant Patrick Devedjian. Le secrétaire général de l’UMP est loin de faire l’unanimité et sa gestion du parti est critiquée. « On sent qu’il n’a plus envie », regrette un ministre. Aussi les spéculations vont bon train sur son éventuel remplacement, bien que certains doutent que Sarkozy veuille faire le ménage au parti avant 2009. Les noms de Brice Hortefeux qui ne ferme pas catégoriquement la porte , Roger Karoutchi, Christian Estrosi ou Yves Jégo sont cités. Devedjian, lui, ne cache pas son ambition d’entrer au gouvernement, alors qu’un léger remaniement pourrait intervenir dès mardi. « On ne récompense pas le dirigeant d’un parti qui a perdu en le nommant au gouvernement », balaie sèchement un cadre de l’UMP. |
|  | | yann 35 démocrate inspiré

 Age : 31 Inscrit le : 18 Mai 2007 Messages : 1844 Localisation : Saint-Erblon (35)
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Ven 14 Mar 2008 - 17:44 | |
| Faut quand même pas oublier que seul 17,9% de l'ensemble des français ont choisi Sarkozy au 1er tour de la présidentielle et 29,7% au 2ème tour, ce qui veut dire que 70% des français n'ont pas choisi de subir la politique du nabot. _________________ Consultation des adhérents en ligne : http://democratie-directe-modem.net |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Ven 14 Mar 2008 - 19:13 | |
| CHAT LEMONDE.FR | 14.03.08 | 17h02 •
Fredd91 : Quelles surprises dimanche soir seraient en mesure d'ébranler sérieusement le pouvoir ?
Dominique Reynié : Le résultat de dimanche soir est en partie inscrit dans le premier tour : on peut penser que ce sera plutôt une confirmation du premier tour en faveur de la gauche. Mais dans l'interprétation des résultats, il y aura évidemment des signaux particulièrement importants : si Marseille ou Toulouse seulement passe à gauche, c'est un très mauvais coup pour le pouvoir. Si les deux passent à gauche, c'est un coup plus dur encore. Et si une des deux villes passe à gauche, c'est plus dur si c'est Marseille que si c'est Toulouse seulement.
jerem184 : A quoi peut-on s'attendre dimanche au niveau de l'abstention ?
C'est une question difficile. Que peut-on avoir comme critères ? Dans le passé, on a eu des cas de seconds tours plus abstentionnistes que le premier. C'était très net en 1988, en 1992, en 1994, 1998, 2001. Mais à part ces années-là, les seconds tours sont plus participatifs que les premiers. Donc les deux cas de figure existent. La question n'est pas tellement le niveau de la participation, mais la composition. Si la participation est plus forte parce que les électeurs de gauche se mobilisent encore plus ou parce que les électeurs ont le sentiment qu'ils peuvent, avec le second tour, envoyer un message de mécontentement au pouvoir, il peut y avoir dans ce cas-là une hausse de la participation qui se traduirait par une défaite plus grande pour la droite. Mais si les électeurs de droite qui sont restés chez eux dimanche dernier ont le sentiment que leur camp a eu suffisamment peur, que le pouvoir a compris et que maintenant il faut se mobiliser pour éviter la victoire de la gauche, alors la hausse de la participation, au contraire, dans ce cas, atténuerait la victoire de la gauche.
L'AVENIR DU MODEM
yugs : L'élection à Pau est cruciale pour François Bayrou. Pensez-vous qu'une défaite l'obligerait à quitter la direction du MoDem?
Non, je ne crois pas. Je crois que la défaite à Pau de François Bayrou serait un coup très dur pour lui. C'est quelqu'un qui est à reculons. En avril 2007, il se battait pour être président de la République. En juin 2007, il se battait pour constituer un groupe parlementaire et il n'a eu que trois ou quatre députés. Et en mars 2008, il se bat pour être maire de Pau. C'est un mouvement suffisamment préoccupant pour lui. La défaite à Pau ne le mettrait pas en difficulté au sein du MoDem. En revanche, cela peut accentuer les difficultés du MoDem dans le système politique français. Cela peut contribuer à disperser ce qu'il reste de ce nouveau parti, déjà quand même très diminué par les listes qui se sont constituées aux municipales de toutes les manières possibles.
Gidde : Quel avenir pour François Bayrou avec moins de 4 % au niveau national au 1er tour et probablement très peu d'élus in fine ?
La grande difficulté pour François Bayrou c'est, d'une part, qu'il a construit depuis 2002 sa stratégie sur le rejet par les Français du clivage gauche-droite, et ce clivage aujourd'hui s'exprime avec force, malgré tout, les deux partis qui ne s'en tirent pas trop mal, c'est l'UMP et le PS. On a quand même le sentiment que le MoDem est écrabouillé entre ses deux puissants voisins. C'est une première erreur d'avoir essayé de supplanter en même temps droite et gauche. Deuxième erreur qu'on peut voir aujourd'hui : il a refusé d'inscrire le centre à droite ou à gauche, or on voit bien aujourd'hui, par la quasi-disparition du Front national, que la droite a besoin du centre pour rester majoritaire. Le centre est plus que jamais indispensable à la droite. Donc aujourd'hui, l'intérêt du centre, c'est d'être à droite, conformément d'ailleurs à sa tradition.
sylvain : La stratégie du MoDem pour le second tour est à géométrie variable. L'impression est que ce parti s'allie généralement avec le bord qui semble avoir les meilleures chances de gagner. Cette stratégie vous semble-t-elle viable à long terme ? Pour d'autres scrutins ? Ou ce parti va--t-il perdre sa crédibilité en étant si souvent versatile ?
Le MoDem a pris un gros risque en termes d'image et de crédibilité. Ce qu'on a vu entre les deux tours, c'est que le MoDem n'est pas capable de gagner s'il n'est pas allié soit avec la droite, soit avec la gauche. On a vu que le MoDem était un parti dépendant. Il dépend des autres pour gagner. C'est une espèce d'aveu, de mise en visibilité de la faiblesse du MoDem. Et la deuxième chose qu'on a pu voir à cette occasion est que le MoDem s'alliait non pas avec la droite ni avec la gauche, mais avec la droite ou la gauche selon des considérations tactiques locales, sans aucun principe général, sans aucune règle, sans aucune discipline, comme dans un marché électoral. Ce qui à la fois montre que sur le plan de la doctrine, le MoDem est totalement démuni, et que sur le plan de l'image, il ne parvient pas à rénover la vie politique comme il avait promis de le faire. C'est pour cela que le MoDem avait été créé. Donc en effet, il y a un risque de perte de crédit.
mdp896 : Le MoDem aurait donc intérêt à se ranger définitivement à droite ?
Aujourd'hui, si le MoDem se range à droite, ce sera énigmatique, surprenant. François Bayrou s'est présenté comme le premier résistant à Nicolas Sarkozy, il ne peut pas se déjuger. Les deux voies possibles pour François Bayrou aujourd'hui, c'est d'essayer de faire vivre son parti de cette manière-là, comme on l'a vu entre les deux tours, tantôt avec la droite, tantôt avec la gauche, ou bien de rejoindre la gauche dans une alliance pour 2012. Mais ce ne sera pas facile si l'on voit qu'il y a une certaine progression de l'extrême gauche, qui va obliger le PS à en tenir compte. Et si le PS peut s'allier avec le MoDem, voire localement avec Lutte ouvrière, il est sans doute plus difficile pour lui de s'allier avec le MoDem et en même temps LO.
duong : Combien d'électeurs du Modem détermineront-ils leur vote en fonction des alliances signées par "leur" candidat ? Ne se fonderont-ils pas plutôt sur leur propre appréciation de la qualité respective des candidats restants ?
Mon hypothèse, c'est que plus il y a marchandage, plus on a le sentiment que les accords sont passés en fonction de motifs purement tactiques, moins les électeurs concernés se sentent obligés de respecter les consignes de vote. Le spectacle du marché électoral fabrique de l'indépendance électorale. |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Ven 14 Mar 2008 - 20:03 | |
| Le Nouvel Observateur 14/03 ALGALARRONDO, HERVE Dimanche prochain, les grands maires centristes se compteront sur les deux doigts d'une seule main. Pour Bayrou, c'est pourtant le signe d'une stratégie gagnante Le MoDem s'installe dans le paysage politique français. Comme la répété François Bayrou tout au long de sa campagne, les élections municipales étaient a priori les élections les plus difficiles pour sa jeune formation, en déficit d'élus implantés depuis la fuite de ses députés vers le Nouveau Centre. Et pourtant, avec ses Marie-Louise, le MoDem réalise un score très honorable: plus de 10%, en moyenne, dans les 350 villes de plus de 10 000 habitants où la formation centriste présentait une liste autonome. «Dans le climat de bipolarisation qu'ont cherché à installer l'UMP et le PS, c'est supercorrect», commentait lundi matin Marielle de Sarnez, vice-présidente du MoDem et candidate à Paris. «On est en position d'arbitre dans beaucoup de grandes villes, assurait ce même lundi matin François Bayrou. Naturellement, on est plus fort là où on avait des candidats installés et moins fort là où nos candidats n'étaient pas connus.» Le score du MoDem aux élections municipales est loin de la performance de son leader à la présidentielle: 18,5%. Mais il est supérieur à son résultat des élections législatives: 7,6%. Entre ces deux extrêmes, la formation centriste, pratiquement réduite à sa tête au duo François Bayrou-Marielle de Sarnez, s'affirme comme la troisième force politique de l'Hexagone, loin devant les Verts ou le Front national. A l'exception de Biarritz, à coup sûr, de Saint-Brieuc, probablement, et peut-être de Pau, la formation centriste ne comptera plus dimanche prochain de maires de grande ville. A cet égard, le déficit est spectaculaire par rapport à l'UDF, dont le MoDem est issu, et qui était un parti de notables. Mais la formation de Bayrou est en passe de devenir un faiseur de majorité: «Sans nous, Juppé n'aurait pas été élu au premier tour à Bordeaux, pas plus que François Rebsamen (PS) à Dijon. On les a boostés», veut croire Marielle de Sarnez... De prime abord, la stratégie centriste est peu lisible: comment justifier de s'allier ici avec la droite, là avec la gauche? Dans les deux camps, on pousse Bayrou à la clarification. Cette démarche alambiquée n'empêche pas le MoDem de tailler sa route. «Les appareils grognent, mais notre message passe auprès des électeurs», souligne Marielle de Sarnez. Dimanche soir, François Bayrou a refusé toute négociation nationale avec quiconque. C'est au cas par cas que le MoDem prétend nouer des alliances. Lundi, Marielle de Sarnez s'amusait de constater que la gauche se raidissait face à elle à Paris pendant que la droite faisait des clins d'oeil à Bayrou à Pau. Inlassablement le président du MoDem poursuit le même objectif: être en mesure, en 2012, de devancer le candidat socialiste au premier tour de l'élection présidentielle pour affronter le candidat de la droite au second tour. C'était déjà son objectif en 2007. Il a échoué d'assez peu face à Ségolène Royal. Il est convaincu d'y parvenir la prochaine fois face à la même Ségolène, ou face à Bertrand Delanoë ou tout autre candidat que se choisirait le PS. A cette fin, il entend donner des gages à la gauche, en se démarquant par exemple de Sarkozy plus durement que les ténors socialistes. Mais il veut continuer de s'adresser à la droite «gaulliste»: c'est le sens de son soutien à Alain Juppé à Bordeaux dès le premier tour. Face à un PS qu'il juge sectaire et ringard, il souhaite être en 2012 le candidat d'une «alliance des réformateurs» qui irait de la droite républicaine aux sociaux-démocrates qui s'assument. En attendant, Bayrou reste plus que jamais le héraut du centre. La droite rêve de construire une formation centriste à sa dévotion, autour du Nouveau Centre d'Hervé Morin, du Parti radical de Jean-Louis Borloo, ou des centristes de l'UMP comme Pierre Méhaignerie. Les municipales viennent rappeler que le centre se confond assez largement avec le MoDem: «90% des électeurs du centre se reconnaissent en moi», assure François Bayrou. Dans ces conditions, il veut croire qu'une éventuelle défaite à Pau ne constituerait qu'un incident de parcours: c'est après un mauvais score aux régionales, en 2004, qu'il a percé à l'élection présidentielle, en 2007. |
|  | | laurentlebihan
Inscrit le : 28 Juin 2007 Messages : 49 Localisation : vannes
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Ven 14 Mar 2008 - 20:56 | |
| | Methode coué?? |
|  | | Dakota démocrate indéfectible
 Age : 54 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 1135
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Ven 14 Mar 2008 - 21:08 | |
| Mais, Laurent, c'est point un MODEM qui dit ça (encore que à titre personnel, on sait pas)
c'est un journaliste d'un grand journal plutôt impartial. |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Le Modem survivra t-il aux municipales ? Sam 15 Mar 2008 - 10:54 | |
| Vox populi Les yeux plus gros que le centre ? Mathieu Lindon Libération QUOTIDIEN : samedi 15 mars 2008 Au secours, le centre arrive : la façon dont est traité le Modem ces jours-ci est suspecte. On lui reproche de nouer des alliances à la fois à droite et à gauche, mais ça a au moins le mérite de la clarté, puisque François Bayrou a toujours expliqué que c’était justement ça qu’il voulait faire. Surtout, on comprend mal le moment choisi pour fomenter cette critique. A Dijon, le Modem s’est allié avant le premier tour avec le socialiste François Rebsamen ; à Bordeaux, avec l’UMP Alain Juppé (lesquels ont tous deux gagné dès dimanche dernier). Dans ces conditions, si ces accords multiples gênaient le PS ou la droite ou les journalistes, il n’était pas nécessaire d’attendre cette semaine pour les remarquer. Vérité en deçà du premier tour, mensonge au-delà ? En outre, de la part des socialistes, qui se sont étripés entre partisans du oui et du non pour le référendum sur la Constitution européenne avant de décider de s’abstenir sur le traité simplifié, ce mépris des positions multiples a de quoi surprendre. Et c’est difficile pour l’UMP de prétendre qu’il s’agit d’élections locales pour exiger ensuite une espèce d’accord national avec le Modem. François Bayrou n’est pas tant partisan du ni droite ni gauche que du gauche et droite (il devrait pouvoir s’entendre avec Ségolène Royal et le PS). La balle est au centre, engage qui veut.
On parle parfois de bons candidats du premier tour, qui réunissent leur camp, et de bons candidats du second tour, qui rassemblent au-delà. François Bayrou et le Modem sont d’excellents candidats de l’entre-deux-tours. L’entre-deux est d’ailleurs leur marque. Ils sont le jambon dans le sandwich, c’est la bonne place. Il n’y en a pas beaucoup mais c’est ce qui donne le goût. On les critique pour être à géométrie variable, mais, un centre indépendant, il faudrait que les géomètres fixes nous expliquent. Bientôt, on reprochera à François Bayrou d’organiser une tournante à travers la France, un coup à droite, un coup à gauche. Quand le centre était à droite, personne ne s’offusquait ; maintenant qu’il prétend être au centre, indignation générale - car le Modem est vraiment l’ennemi, dans chaque camp, à voir comment les médias l’ont traité cette semaine. On dirait qu’il est devenu l’extrême centre et qu’il faut le combattre au nom de la lutte contre tous les extrémismes. C’est extraordinaire ces gens qui n’ont pas la reconnaissance du centre et font la fine bouche. De Charles Millon aux communistes de Georges Marchais, les grands partis démocratiques français ont connu des alliances plus problématiques que celles avec le Modem. Même si François Bayrou n’est pas en odeur de sainteté, il dégage moins de relents que certains amis, naguère.
En vérité, on voit bien que François Bayrou veut être élu président de la République en 2012, et on estime qu’il a les yeux plus gros que le centre. Pour le coup, on comprend que les électeurs se sentent floués : à quoi ça sert d’être à gauche ou à droite si ça se joue au centre, si c’est une poignée de farfelus indécis qui décident ? Le centre ne croît guère mais il se multiplie. Il n’existe qu’en cessant d’être ce qu’il est, en virant à droite ou à gauche. On trouve en lui quelque chose de suisse, une neutralité ou un engagement à géométrie variable, même si les coffres du Modem sont sûrement moins bien garnis que ceux des banques helvètes, d’autant qu’il tâche à merveille de faire office de Croix-Rouge électorale. |
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