Alain BERTIER modérateur
 Age : 69 Inscrit le : 07 Déc 2007 Messages : 2605 Localisation : DREUX
| Sujet: Re: Pour une stratégie d'indépendance...plus incisif ? Jeu 20 Mar 2008 - 10:00 | |
| Bayrou a succombé au succès de ses idées; il a complètement sous-estimé le problème causé par l'irruption de 40000 adhérents, aggravé par un mélange contre nature avec un parti sub-claquant. La montée en puissance du MoDem aurait dû respecter un planning plus réaliste; on peut dire que l'erreur stratégique est là. Ceci étant, la base peut se remuer bien plus, et devrait d'autant plus le faire que c'est le seul moyen de ne pas perdre l'investissement que toi et tes pareils avez fait. Mais tout cela prend du temps, comme on s'en aperçoit avec un projet modeste comme la FI, sur lequel on discute depuis six mois pour arriver ces jours-ci à l'annonce par une équipe de quelque chose. _________________ La seule chose nécessaire au triomphe du mal c'est que les braves gens ne fassent rien. The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. Bertrand Russell http://legaulois.blogspot.com/ |
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juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Pour une stratégie d'indépendance...plus incisif ? Jeu 20 Mar 2008 - 10:02 | |
| les echos 20/03
Les syndiqués du Modem [ 20/03/08 ]
Rarement un parti aura pu attirer autant de commentaires en réunissant aussi peu de voix. C'est la performance de Bayrou à l'occasion des municipales. Sur ce phénomène original, les commentaires prennent souvent la forme de jugements, plutôt défavorables. On évoque l'illisibilité de la politique, l'opportunisme des comportements, le cynisme pour les plus sévères, l'image de la girouette pour les plus enjoués. Ce qui ne fait après tout que renouer avec des traditions illustrées en leur temps par des Edgar Faure ou des François Mitterrand sous des étiquettes également improbables... Va donc cette fois pour le Modem. L'analyse pèche en revanche quand elle s'inscrit d'emblée dans le jeu établi entre les deux grands pôles reconnus. En vertu de quoi on reproche à Bayrou soit de poursuivre une chimère, soit d'être prêt à tout pour se faire une place entre les deux géants. Les deux ne sont pas incompatibles, mais la morale puérile et honnête n'a pas ici sa place. Sous la confusion apparente, il vaut mieux analyser les ressorts qui animent la logique de l'entreprise.
Puisqu'il faut aller à l'essentiel, on commencera par se débarrasser des références à un programme politique national clair et argumenté. Outre que c'est inutile pour des municipales, ce serait accessoire et même contre-productif dans la stratégie choisie. Elle commence par l'analyse d'une niche du marché politique à exploiter. Elle se trouve naturellement chez tous les lassés du bipartisme, les nostalgiques du juste milieu, quelques idéalistes non révolutionnaires, pas mal d'humanistes dégoûtés de l'électoralisme. Le talent - réel - de Bayrou est de leur proposer le sien pour les satisfaire. La technique a mieux pris encore auprès des candidats potentiels aux candidatures locales, qui sont justement légion. Comme à chaque apparition d'une nouvelle formation, s'y rejoignent les maltraités par leurs précédents partis, d'anciens recalés du suffrage universel anxieux d'une nouvelle chance ou de nouveaux venus qui espèrent brûler les étapes. Ces logiques d'un grand classicisme n'ont pas de quoi susciter de grandes surprises. Mais il y a enfin et surtout le grand pacte implicite, et pour ainsi dire fondateur, conclu entre Bayrou et ce qu'on pourrait appeler ses créatures. Sur le mode : « Je vous ai créés politiques, vous me porterez candidat (aux présidentielles) ; en m'apportant vos signatures d'élus locaux et en relayant ma future campagne dans vos régions. » Cette syndication d'intérêts bien compris explique que le leader se soit interdit de gêner ses syndiqués dans leurs tractations locales (sauf exception pour une alliance communiste, trop voyante). « Et pour quel programme ? » bougonneront les impénitents. Ce n'est pas la question. La mission d'un syndicat n'est pas en effet de faire de la politique, mais de défendre d'abord les intérêts de ses adhérents. |
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ArnaudH modérateur

 Age : 34 Inscrit le : 14 Mai 2007 Messages : 3640 Localisation : Rome, Italie
| Sujet: Re: Pour une stratégie d'indépendance...plus incisif ? Jeu 20 Mar 2008 - 10:58 | |
| Cynique mais vrai. _________________
« Lorsqu’une idée correspond à la nécessité de l’époque, elle cesse d’appartenir aux hommes qui l’ont inventée et elle est plus forte que ceux qui en ont la charge. » Jean Monnet |
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