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| | Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire | |
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| Auteur | Message |
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Europium démocrate indéfectible

 Age : 41 Inscrit le : 12 Oct 2007 Messages : 1364 Localisation : france
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Dim 20 Avr 2008 - 10:17 | |
| sortir d'une nucléaire est une hérésie, car pour l'instant il n'existe aucune alternative crédible pour fournir de l'énergie à grande échelle à un prix raisonnable malheureusement.
même les allemands commence à se demander s'il ne faut pas qu'ils reviennent en partie au nucléaire.....
maintenant il y a l'hydrogène qui pourra peut-être un jour être une solution alternative rentable quand sa production à partir de l'eau aura de meilleurs rendements et que son problème de stockage sera résolu. la recherche avance en ce sens... _________________ "Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous."
Coluche |
|  | | vincent15 modérateur

 Age : 21 Inscrit le : 03 Juil 2007 Messages : 1090 Localisation : Poitiers
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Dim 20 Avr 2008 - 10:28 | |
| ben il faut le produire avec de l'électricité l'hydrogène non? _________________ La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.
ARTICLE PREMIER de la CONSTITUTION |
|  | | Europium démocrate indéfectible

 Age : 41 Inscrit le : 12 Oct 2007 Messages : 1364 Localisation : france
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Dim 20 Avr 2008 - 10:35 | |
| "Historiquement, le basculement d’une source d’énergie dominante à une autre, du bois vers le charbon puis le pétrole, le gaz et enfin l’hydrogène, se fait d’un combustible plus riche en carbone vers un combustible plus riche en hydrogène. Le produit de combustion est de plus en plus l’eau (écologiquement neutre) au détriment du gaz carbonique (dioxyde de carbone, origine prouvée d’un effet de serre). Depuis le début de la révolution industrielle, la tendance est à la hausse du rapport hydrogène sur carbone, c’est ce que Jérémy Rifkin appelle la "décarbonisation". Mais cette révolution énergétique que nous sommes en train de vivre ne se limite pas à la diversification et à la décentralisation de la production d’énergie, elle touche également à la transformation, au stockage et à la distribution de cette énergie. Pourtant, cette mutation énergétique historique ne peut se réduire à ces dimensions technologiques, économiques et écologiques et suppose une réorganisation globale de nos économies et de nos sociétés, défi politique par excellence ! C’est là tout l’enjeu du passage à l’économie de l’hydrogène. Dans ce projet visionnaire que n’aurait pas renié Jules Verne, énergies renouvelables, hydrogène et électricité forment un triptyque interdépendant et interactif : les énergies renouvelables sont combinées et exploitées de manière optimale et évolutive pour produire de manière décentralisée et souple de l’électricité et de l’hydrogène.
L’hydrogène devient alors le vecteur énergétique majeur que l’on peut, selon les besoins, stocker, utiliser directement ou transformer en électricité. Hydrogène et électricité se coproduisent mutuellement et forment un nouveau binôme énergétique quasi-inépuisable d’une puissance, d’une souplesse et d’une propreté incomparables. Mais il faut à nouveau souligner avec force que l’abandon des énergies fossiles, la diversification des sources et des formes d’énergie et les innovations technologiques ne suffiront pas à résoudre la question énergétique au niveau planétaire et devront s’accompagner d’un effort considérable et persistant de réorganisation économique et sociale pour économiser et réduire "à la source" notre consommation d’énergie. C’est pourquoi cette question capitale de l’énergie doit être pensée et intégrée dans le cadre plus large du développement durable : le nouveau paysage énergétique qui émergera en 2050 sera cadré par trois contraintes incontournables et extrêmement puissantes : la contrainte environnementale, la contrainte sociale et la contrainte économique."
http://www.tregouet.org/edito.php3?id_article=206 _________________ "Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous."
Coluche |
|  | | Jean-Luc disciple de Platon

 Age : 57 Inscrit le : 15 Juin 2007 Messages : 6763 Localisation : Pays de Flandre
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Dim 20 Avr 2008 - 10:45 | |
| | vincent15 a écrit: | | ben il faut le produire avec de l'électricité l'hydrogène non? | Pas nécessairement. Mais il faut en effet considérer l'hydrogène plus comme un moyen de stockage que comme une source. _________________ Adhérent n° 763 Des livres ? http://www.eons.fr, orange depuis 2004 http://www.mouvement-democrate-nord.fr, le MoDem des Ch'tis |
|  | | vincent15 modérateur

 Age : 21 Inscrit le : 03 Juil 2007 Messages : 1090 Localisation : Poitiers
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Dim 20 Avr 2008 - 10:50 | |
| oui mais les autres méthodes sont génératrices de CO2 si je ne m'abuse _________________ La France est une République indivisible, laïque, démocratique et sociale.
ARTICLE PREMIER de la CONSTITUTION |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11079 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Dim 20 Avr 2008 - 10:55 | |
| naturavox Développement des renouvelables grâce au stockage de l’énergie
Un des gros intérêts des énergies fossiles, c’est leur relative facilité d’utilisation Quand on regarde les énergies qui pourraient les remplacer, il y a le nucléaire (fission ou fusion avec le projet ITER) mais qui s’adapte mal aux variations d’un réseau électrique et l’éolien, le solaire et les usines marée-motrices dont la production dépend de facteurs naturels. En fait, pour que ces énergies de substitution soient viables, il faudrait régler le problème du stockage de l’énergie afin qu’elles puissent être compatibles avec le réseau électrique où, à chaque instant, la production d’électricité doit être égale à la consommation. Cette dernière varie beaucoup au cours d’une journée ainsi que selon la saison (ex : en hiver, les gens allument leur chauffage en rentrant chez eux à 18 heures ... pas en été)
http://www.rte-france.com/htm/fr/vie/courbes.jsp
Je n’ai pas l’impression que les gens s’en rendent compte mais l’énergie électrique ne pouvait pas être stockée jusqu’à présent. Les batteries ayant un rendement peu intéressant, il en aurait fallu une quantité hallucinante pour pouvoir être utilisée sur un réseau électrique national de cette importance. Il y a donc une contrainte forte sur les moyens de produire l’électricité pour que ça fonctionne : on utilise les usines hydroélectriques ainsi que les usines thermiques (charbon et pétrole chers, plombant notre balance commerciale et POLLUANTS ) ... celles-ci pouvant produire le surplus d’énergie demandé sur le réseau à certaines heures de la journée. J’ajouterais que la production électrique des centrales nucléaire peut être modulée grâce à des plaques de plomb pouvant ’bouger’ entre la matière fiscible et limiter la réaction en chaine mais ça n’est pas très réactif et on ne fait pas dans la dentelle.
C’est tout le problème d’un réseau électrique et l’IMPORTANCE DU STOCKAGE DE L’ENERGIE.
L’hydrogène, tout comme le pétrole, n’est en fait que de l’énergie stockée sous forme chimique. Produire de l’hydrogène, ce n’est pas produire de l’énergie MAIS c’est néanmoins la condition indispensable pour que les énergies renouvelables puissent être développées de façon massive et pérenne. Cela prendra du temps et le nucléaire est nécessaire à moyen terme ... et même si on conserve le nucléaire, c’est une technologie qui s’exporterait facilement !
http://neel.cnrs.fr/spip.php ?article1280 "Le stockage sous forme d’un hydrure métallique réversible, dont l’hydrogène est extrait par chauffage ou réduction de la pression, constitue au contraire une solution particulièrement sûre "
Petite explication scientifique : - l’hydrogène étant le plus petit atome, il se faufile un peu partout, si en plus il est dans un environnement à haute pression, comme si on le poussait sur les parois ...eh bien .. il les traverse ! - l’avantage des nanocristaux de magnésium est double : 1) la réactivité du magnésium avec l’hydrogène 2) la taille de ces cristaux de l’ordre milliardième de mètre ce qui augmente la surface de contact avec l’hydrogène de façon gigantesque (et donc la réactivité). En fait il y a un parallèle simple avec nos poumons et notre intestin, ces derniers prennent peu de place dans notre corps mais ils comportent tellement de minuscules replis qu’un poumon adulte ’déplié’ à une surface de 25 à 100 mètres carrés.
Pour ceux qui sont plus visuels : http://tpe.fractals.free.fr/3BII.html
C’est à basse pression, il n’y a plus de fuitescontrairement à l’ancienne technologie (on ne ’pousse’ plus les atomes d’hydrogène sur les parois )
"Le premier réservoir à base d’hydrure de magnésium nanostructuré vient d’être développé. (...) Ce premier réservoir permet d’absorber 170 litres d’hydrogène, avec une densité volumique comparable à l’hydrogène liquide."
Pas de problème de compacité donc !
" Des réservoirs de plus grande capacité, optimisés en termes d’échanges thermiques, de flux gazeux et de densité gravimétrique, sont en cours de conception dans le cadre du projet Européen NessHy."
Les centrales thermiques utilisant les énergies fossiles pourraient sans aucun problème être remplacées par de l’éolien, du solaire ou des usines marée-motrice si elles étaient couplées aux réservoirs d’hydrogène décrits dans la publication du CNRS ... tout en ayant un réseau électrique qui fonctionne. Le problème de réseau électrique qui s’est déroulé en Allemagne il y a quelques mois (avec la polémique portant sur la responsabilité des éoliennes ) n’aurait plus lieu d’être si cette technologie était adoptée !
http://tf1.lci.fr/infos/economie/consommation/0,,3350479,00-mega-panne-.html
Au passage, pour ceux qui avanceraient l’argument de construire plus de barrages, je tiens juste à rappeler que le réseau fluvial français de barrages est saturé, on ne peut plus en construire ! Tant que j’y suis, EDF a déjà fort à faire en essayant de colmater les nombreuses fissures (inquiétantes) de certains de ses barrages vétustes.
http://www.lefigaro.fr/france/20070222.WWW000000412_la_moitie_des_barrages_d_edf_serait_vetuste.html
Je me demande quand même si l’Etat et des entreprises comme EDF, GDF, Total ou les constructeurs automobiles investissent assez dans la recherche pour développer une véritable économie de l’hydrogène ....
Ce stockage à basse pression de l’hydrogène, j’en avais entendu parler dans le documentaire " l’énergie de la mer" réalisé par Johannes Bünger et Carl-A. Fechner et diffusée sur Arte science le 21 Mai 2007.
http://telleestmatele.over-blog.net/article-6657341.html
C’est donc là qu’on voit le professeur Yasuyuki Ikegami (institut pour l’énergie marine, université de Saga, Japon) utiliser une technologie similaire à celle décrite dans l’article pour le stockage de l’hydrogène. Il y a également plein d’autres solutions très intéressantes et je vous invite donc à voir ce reportage si c’est possible et si le sujet vous intéresse.
En cherchant des infos sur Mr Pierre Beuzit, Centralien, ancien directeur de la recherche chez Renault et co-auteur du livre "hydrogène, l’avenir de la voiture", je suis tombé sur le site de sa boite spécialisée dans la recherche sur l’hydrogène ... et sur cet article très intéressant.
http://www.alphea.com/upload/b3a6d_stock_energ.pdf
En fait, je cherchais à comprendre ce que Mr Laurent Meillaud trouvait à redire au stockage de l’hydrogène à basse pression grâce aux nanocristaux de magnésium (et bien qu’il ait admis par mail "Pour le moment, ce sont les uniques modes disponibles sur les voitures qui roulent. Le stockage solide arrivera plus tard") J’ai donc lu l’article du CEA, la principale critique envers les hydrures de magnésium est la cinétique d’absorption/désorption très lente .... tout en disant que le problème était en grande partie réglée en utilisant des nanocristaux ... comme quoi !
De plus, l’article du CNRS déjà cité décrit même un procédé meilleur grâce à des sortes de catalyseurs ainsi que des échangeurs thermiques.
S’il reste encore des problèmes à régler pour cette technologie, ça reste néanmoins une piste plus que prometteuse .... je persiste et je signe donc !
http://www.trip-hops-blog.blogspot.com/
http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=3496 |
|  | | Prouesse démocrate indéfectible

 Age : 24 Inscrit le : 29 Fév 2008 Messages : 1092 Localisation : La Madeleine 59
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Dim 20 Avr 2008 - 12:20 | |
| | vincent15 a écrit: | | voitures mais pourquoi pas voiliers, il faudrais différencier les deux : les voitlibs et les voillib |
En fait c'est autolib' si je ne m'abuse  Mais j'aurais bien aimé bolib' (bolide, bobo).
(Désolé de revenir à 10 posts en arrière ) _________________
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|  | | modorange démocrate acharné

 Age : 19 Inscrit le : 26 Jan 2008 Messages : 734 Localisation : Alençon
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Dim 20 Avr 2008 - 14:45 | |
| | juju41 a écrit: | | ça se voit que tu ne t'es jamais trimballé avec un bébé en poussette plus un autre qui marche à peine..., bonjour les pb dans les bus, métros et autres...à moins d'avoir 10 bras, autant rester chez soi... c'est bien une refléxion de macho ça!!! d'ailluers, ceux qui ont construit les parkings sousterrain, lesmetro, ont oublié souvent qu'il ya avait des escaliers , et pas d'ascenseurs, ça commence à s'arranger mais c'est l'enfer la ville avec des gosses en bas age... |
J'avoue je n'y avais pas pensé. Néanmoins c'est pas la "vignette" que je suggère qui est responsable de ça. Et avec les recettes dégagées on pourrait faire des aménagements, genre des taxis électriques pour certaines personnes. _________________ http://totacrecal.free.fr/index.html |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11079 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Lun 21 Avr 2008 - 11:30 | |
| contreinfo Face aux défis énergétiques, le constat d’impuissance de l’Union Européenne 20 avril 2008« La construction européenne (...) a conduit à limiter strictement les interventions des Etats membres dans les secteurs qu’ils jugent « stratégiques », sans parvenir pour l’heure à dégager une définition claire des « intérêts stratégiques européens » en matière économique. » L’économisme d’inspiration néolibérale qui sert de credo aux institutions européennes et l’indispensable culture du consensus requise à Bruxelles, ont relégué le politique à la portion congrue. Adepte suiviste du dogme selon lequel le marché allait apporter des solutions à tout, contrainte par nature à rechercher le plus petit commun dénominateur - tout en en faisant croître celui-ci sans cesse de 15 à 25 puis 27, l’Europe s’est imprudemment privée de la possibilité de conduire une politique volontariste pilotée par les pouvoirs publics, au moment même où celle-ci devient plus urgente que jamais sur les fronts de l’énergie et du réchauffement climatique. Nécessité faisant loi, ces faiblesses structurelles commencent à être perçues. Mais dans le monde de concurrence énergétique acharnée qui se dessine sous nos yeux, il est déjà bien tard. En contrepoint au texte de Michael Klare, nous reprenons ici les pages traitant des problèmes énergétiques extraites du récent rapport « l’Europe et la mondialisation », préparé par Laurent Cohen-Tanugi, à la demande du gouvernement.
L’Europe dans la mondialisation, Laurent Cohen-Tanugi, avril 2008 (extraits)
La géopolitisation de la mondialisation Si la mondialisation demeure portée par des dynamiques d’ouverture économique (accès à l’économie de marché et libéralisation des échanges), voire politiques (progrès vers la démocratie), elle se caractérise également par deux phénomènes marquants, à savoir l’émergence de nouvelles grandes puissances économiques et politiques non européennes et non occidentales, ainsi que le développement d’une série de tensions identitaires et géopolitiques. C’est notamment parce qu’elles se situent au point de rencontre de ces deux problématiques économique et politique que les questions énergétiques ont d’ores et déjà accédé au premier rang des préoccupations internationales au cours de la période récente.
La localisation de la majeure partie des ressources énergétiques sur un arc de crise géopolitique (Golfe persique, Asie centrale, Afrique du Nord, Caucase, Afrique musulmane...) favorise les stratégies de puissance des pays producteurs, qui l’utilisent comme arme politique (Russie, Golfe, Iran, Venezuela, etc.), et le déploiement d’une intense « diplomatie énergétique » de la part des pays consommateurs (Chine, Etats-Unis...) pesant sur les cours mondiaux.
Cette dramatisation des enjeux énergétiques constitue un signe avant-coureur de la politisation croissante des stratégies économiques au niveau mondial et confère à la mondialisation une dimension géopolitique aujourd’hui beaucoup plus marquée qu’en l’an 2000. Porteurs d’une histoire nationale prestigieuse et structurés par une forte tradition étatiste, les grands pays émergents utilisent leur essor économique dans le cadre de stratégies de reconquête de puissance : c’est notamment le cas de la Russie de Vladimir Poutine ou, de manière plus discrète, de la diplomatie économique chinoise en Afrique et en Asie centrale, ou encore de l’acquisition programmée d’actifs industriels occidentaux majeurs par des entreprises et des fonds souverains de pays émergents.
On peut dès lors se demander si l’Union européenne est aujourd’hui suffisamment armée pour faire face à cette nouvelle donne, dès lors qu’elle ne dispose pas des mêmes instruments que les nations-continents qui sont à la fois ses partenaires et ses concurrents :
la construction européenne a en grande partie été fondée sur la volonté d’encadrer l’usage potentiellement destructeur des souverainetés nationales, tant sur le plan politique qu’économique ; elle a conduit à limiter strictement les interventions des Etats membres dans les secteurs qu’ils jugent « stratégiques », sans parvenir pour l’heure à dégager une définition claire des « intérêts stratégiques européens » en matière économique (l’adoption en 2003 d’une « Stratégie européenne de sécurité » n’a pas eu de suites visibles sur le plan économique) ;
la construction européenne a en grande partie reposé sur la production de règles de droit communes plutôt que sur l’institution d’acteurs capables de produire des choix politiques adaptés à l’évolution du contexte ; l’Union européenne ne dispose aujourd’hui que de quelques outils d’action « intégrés » (politique de concurrence, politique commerciale, politique monétaire) dont l’usage est confié à des organes dont les statuts et missions sont définis par les Etats membres ;
sur le plan institutionnel, la construction européenne a enfin conduit à la mise en place d’une « souveraineté partagée » entre Etats membres d’une part, entre institutions de l’Union européenne d’autre part, dont l’exercice est beaucoup plus complexe et plus lent que celui en usage dans les pays fortement centralisés (et parfois autoritaires) ;
sur le plan diplomatique, enfin, l’Europe projettes ses valeurs de paix, de droit, son credo multilatéral sur un monde marqué par le retour des intérêts de puissance et de la realpolitik.
Cette géopolitisation de la mondialisation peut cependant ouvrir des opportunités nouvelles pour l’Europe. Nombre de pays émergents relèvent en effet d’une proximité géographique et historique qui fait potentiellement de l’Europe un partenaire stratégique privilégié : Russie et Républiques caucasiennes, pays de l’arc méditerranéen en Afrique et au Moyen Orient.
Le basculement de l’économie mondiale vers l’Asie risque, certes, d’altérer la prééminence de l’économie transatlantique au profit d’un duopole américano-asiatique. Mais le recul relatif de la puissance américaine sur les terrains diplomatique et économique offre à l’Europe l’occasion de devenir un troisième pôle crédible et stabilisateur dans la géopolitique mondiale, si elle s’en donne les moyens.
Ces évolutions constituent en tout état de cause un enjeu de grande ampleur pour l’Union européenne à l’horizon 2010 et au-delà.
Les défis énergétiques et climatiques L’accession déjà signalée des questions énergétiques au premier rang des préoccupations internationales constitue un autre défi, dont l’Union européenne a déjà en partie pris la mesure en annonçant le lancement d’une « politique intégrée énergie-climat » lors du Conseil européen de mars 2007. Il lui revient désormais de donner corps à cette politique, dans un contexte international marqué par une incertitude croissante quant à la sécurité, à la pérennité et au coût des approvisionnements énergétiques, sur fond de réchauffement climatique. Le taux de dépendance énergétique de l’Union européenne s’élève à 56,2%, même si au sein de chaque Etat membre, il varie de -58,8 % pour le Danemark à 105,5% pour Chypre.
La forte hausse du cours des matières premières sur la période 2000-2007 indique tout d’abord que la mondialisation n’est pas seulement un choc d’offre déflationniste pour l’Union européenne, mais qu’elle peut aussi être un choc de demande inflationniste. L’enjeu de l’accès aux matières premières devient d’autant plus stratégique pour les pays de l’Union européenne, qui dépendent aujourd’hui à 55% d’approvisionnements extérieurs et devraient en dépendre à 80% en 2030 : cela renforce la nécessité d’adopter des positions conjointes (y compris avec les Etats-Unis) plutôt que de négocier en ordre dispersé avec les pays producteurs. (Pages 48 et sq.)
Sur la politique énergétique française La politique énergétique nationale a été dominée, par le passé, par les hydrocarbures.
A chaque période de doute sur la sécurité l’approvisionnement et d’envolée des prix, des politiques volontaristes étaient mises en place. La détermination à les poursuivre s’estompait lorsque les risques et les prix baissaient.
Le prix du pétrole va-t-il durablement s’établir au-dessus de 100 $ le baril ? Y a-t-il des risques de voir les réserves pétrolières se tarir à moyen terme, et la production atteindre le peak oil ? Les intérêts de puissance géostratégiques mettent-ils en danger la sécurité de nos approvisionnements ? Ces questions sont importantes. Mais elles sont désormais secondaires [1] :
à l’avenir, la politique énergétique de la France ne sera plus dominée par les hydrocarbures mais par la lutte contre le réchauffement climatique. Même si la question de l’accès à un pétrole peu cher se réglait positivement, il faudrait en réduire très fortement l’utilisation afin de limiter l’émission de gaz à effet de serre.
Cette politique énergétique nouvelle est à bâtir. Ses objectifs sont fixés. Pour 2020, conformément aux conclusions du Conseil européen de mars 2007 : économiser 20 % de la consommation énergétique par rapport aux projections de 2020 ; atteindre une proportion de 20 % d’énergies renouvelables dans la consommation énergétique totale ; atteindre une proportion de 10 % de biocarburants dans la consommation totale d’essence et de gazole pour le transport. Et pour 2050, selon la loi de programme du 13 juillet 2005 fixant les orientations de la politique énergétique : le « facteur 4 » européen, c’est-à-dire la division par quatre des émissions européennes de gaz à effet de serre.
lire la suite ici
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1934
Le rapport sur « L’Europe dans la mondialisation », préparé par Laurent Cohen-Tanugi, a été remis le 15 avril 2008 à Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi, en présence du directeur de cabinet de Xavier Bertrand.
Ce rapport a été réalisé à la demande de Christine Lagarde, Ministre de l’Economie, de l’Industrie et de l’Emploi et de Xavier Bertrand, Ministre du Travail, des Relations Sociales, de la Famille et de la Solidarité en novembre 2007 afin de faire le point sur la mise en œuvre de la stratégie de la Lisbonne et d’initier une réflexion sur les grands enjeux liés de la construction européenne dans le contexte de la mondialisation alors que la France s’apprête à présider l’Union Européenne.
-publication originale du rapport http://www.minefe.gouv.fr/directions_services/sircom/europe_international/mondialisation/rap_europe_mondialisation080415.pdf-------------------------------------------------------------------------------
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|  | | Korigan démocrate acharné

 Age : 41 Inscrit le : 01 Oct 2007 Messages : 737 Localisation : gironde
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Ven 23 Mai 2008 - 15:04 | |
| À propos de la TREC La Trans-Mediterranean Renewable Energy Cooperation (TREC) est une initiative du Club de Rome, de la Fondation Hambourgeoise pour la Protection du Climat et du National Energy Research Center de Jordanie (NERC) dans le domaine des énergies renouvelables. Depuis sa fondation en septembre 2003, TREC a développé le concept « DESERTEC » dont le but est l’utilisation des déserts pour fournir l’énergie et l’eau en EUrope, au Moyen-Orient (Middle East), et en Afrique du Nord (North Africa) (EU-MENA) en préservant le climat. Aujourd’hui, TREC est en train de faire de ce concept une réalité en coopération avec des représentants du monde politique, industriel et financier. Le noyau dur de TREC est composé d’un réseau international de scientifiques, de politiciens et d’autres experts dans le domaine des énergies renouvelables et de leur développement. Les membres de TREC (environ 50 personnes, y compris Son Altesse Royale le Prince Hassan bin Talal de Jordanie) sont en contact régulier avec des gouvernements et des investisseurs privés, afin de faire connaître les bénéfices qui pourraient être retirés par l’utilisation combinée de l’énergie solaire et éolienne. Pour cela, TREC développe des concepts et fait des propositions de projets concrets dans ce domaine. Deux rapports du DLR La TREC a été fondée dans le but de fournir rapidement et à bon marché de « l’énergie propre » pour l’Europe et les pays de la « ceinture solaire » par une coopération entre les pays de l’EU-MENA. L’énergie, venant des déserts, complémentaire aux sources d’énergies renouvelables européennes pourra accélérer le processus de réduction des émissions de CO2 et accroître également la sécurité de l’approvisionnement énergétique européen. En même temps, elle créera des emplois, des sources de revenu, de l’eau potable par dessalement de l’eau de mer et permettra ainsi d’améliorer les infrastructures dans les pays du MENA. TREC a participé à la réalisation de deux études qui ont permis d’évaluer le potentiel des énergies renouvelables dans le MENA, les besoins attendus pour 2050 en eau et en énergie de ces pays, et la faisabilité d’une connection par un réseau électrique entre l’EU et le MENA (EU-MENA connection). Ces deux études ont été financées par le Ministère Fédéral Allemand de l’Environnement, de la Protection de la Nature et de la Sureté Nucléaire (BMU) et elles ont été réalisées par le Centre Aéronautique et Spatial Allemand (DLR). Les rapports de ces études ‘MED-CSP’ et ‘TRANS-CSP’ ont été achevés en 2005 et en 2006. Un rapport ‘AQUA-CSP’ concernant les besoins et le potentiel du
dessalement solaire de l’eau de mer en MENA a été [size=9] terminé fin 2007.
lien . http://www.trec-eumena.org/
[/size] _________________ "An douar a zo re gozh, evit ober goap anezhan " la Terre est trop vieille pour que lon se moque d elle proverbe breton
Dernière édition par Korigan le Sam 24 Mai 2008 - 16:49, édité 1 fois |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11079 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Sam 24 Mai 2008 - 16:35 | |
| nouvelobs 24/05 PETROLE
"C’est notre modèle de civilisation qu’il va falloir changer"
Le marché pétrolier était devenu "complètement fou". La déclaration ne vient pas de n’importe qui mais du secrétaire général de l’OPEP, Abdallah el-Badri. Car cette fois, le baril est nettement au-dessus des prix corrigés de l’inflation atteint en 1981, lors du second choc pétrolier. Or pour l’homme de l’OPEP cette responsabilité incombe aux spéculateurs et à la récession économique aux Etats-Unis, alors qu’aux Etats-Unis on imputerait volontiers la crise économique au pétrole. Certes, d’autres facteurs accentuent cette flambée des cours, dans laquelle l’Organisation des pays exportateurs de pétrole, en refusant d'augmenter son offre, n’est pas innocente. Mais si l’on va au-delà des responsabilités des uns et des autres, finalement secondaires, il vaut mieux changer de focale et se poser la seule question qui vaille : Comment allons-nous envisager notre avenir énergétique sans ces énergies fossiles ? Car jusqu’à maintenant le pétrole est partout, de la construction d'un pneu (27 litres) à celle d'un ordinateur (612 litres). C’est tout notre modèle de civilisation qu’il va falloir changer, surtout si on y ajoute les problèmes liés à l’environnement et au réchauffement climatique. C'est ni plus ni moins qu'un modèle économique tout entier qu'il va falloir redessiner. Même s’il n'y aura pas une date magique où tout va changer, il va falloir se dépêcher. Car avec le renchérissement des énergies, de nouveaux conflits éclateront avec de nouveaux drames humains. Sans parler de la pénurie d’eau qui explique bien des conflits actuels. Si l'armée israélienne occupe le Golan, ce n'est pas tant pour surveiller la Syrie que pour garder un plateau aquifère indispensable à son approvisionnement. La réduction de la part du pétrole semble inéluctable. La diversification des sources énergétiques s'oriente aussi vers l'hydraulique, le nucléaire, le solaire, l'éolien ou l'électricité thermique. Les compagnies pétrolières commencent d'ailleurs à prendre en compte cette évolution. Total affiche par exemple sa volonté de se diversifier dans le gaz et les énergies renouvelables. L'éolien et le solaire pourraient même devenir rentables si le prix du pétrole continuait à augmenter. Reste une question, celle du nucléaire qui semble la seule source d'énergie fiable, capable d’assurer un relais conséquent au pétrole, et ce sans contribuer à l'effet de serre. Une question que devront se poser les écologistes, tragiquement absents alors que leurs thèmes de prédilection n’ont jamais été si présents dans le débat public. Par Jean-Marcel Bouguereau |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11079 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Sam 24 Mai 2008 - 17:04 | |
| L'Administration américaine n'a pas encore intégré que les consommations de pétrole seraient plus faibles en 2030
Par Raymond Bonnaterre | Toutes les études américaines, qu'elles proviennent de l'Information Energy Administration (IEA), des diverses mouvances du peak-oil ou de tout autre organisme supposent que les consommations US en produits pétroliers à l'horizon 2030 vont rester autour de 21 millions de barils par jour. L'exemple le plus récent est celle de l'IEA, portant sur la mise en exploitation de l'Artic Natural Wildlife Reserve (ANWR) en Alaska qui permettrait de porter les productions US de 5,1 millions de barils/jour aujourd'hui à 6,8 millions de barils/jour en 2025 et 6,3 millions en 2030. Mais cette étude présuppose toujours des consommations globales en croissance de 20,7 millions de barils/jour en 2006 à 23 millions en 2030 (FIG.)
Il aurait été intéressant que l'IEA, par ces temps de prix fous du pétrole, publie quelques scénarios comportant des hypothèses de baisse de consommation. Elle ne doit pas en avoir encore le droit et c'est bien dommage. Alors, je propose de superposer à cette étude un scénario probable de baisse des consommations US en produits pétroliers, basé sur quelques hypothèses simples et dont l'occurrence semble hautement probable. C'est le "Scénario Vertueux":
- la consommation d'essence du parc automobile américain sera réduite de moitié à l'horizon 2030 par la réduction des masses des véhicules, la montée des versions hybrides ou 100% électriques,
- le chauffage des foyers américains n'utilisera plus le fuel en 2030,
- le trafic routier des poids lourds sera moins consommateur en carburant en raison de l'optimisation de l'aérodynamisme des poids lourds, de l'adoption de pneumatiques à faible résistance au frottement, à la récupération d'énergie au freinage et des gaz d'échappement, à l'optimisation du réseau par la réduction des bouchons à l'approche des grandes agglomérations, etc.
- le trafic aéronautique aura largement modernisé son parc d'avions, pour atteindre une consommation de 3 litres de kérosène aux 100km x passager (étude Airbus)
L'ensemble de ces actions peut permettre de faire économiser entre 5 et 6 millions de barils par jour aux USA. Ceci donne l'opportunité de réduire les consommations globales US à 18 millions de barils/jour en 2020, 16 millions en 2025 et 15 millions en 2030 (FIG.II) Bien entendu ces baisses de consommations se répercutent directement par des baisses d'importations de pétrole et/ou de produits pétroliers. Le rapport entre produits importés et produits consommés passe de 60% en 2006 à 25% en 2030 (FIG.III). La valeur absolue des importations passerait de 12,4 millions de barils/jour en 2006 à 3,7 millions de barils/jour en 2030. Ce scénario peut passer pour naïvement optimiste. C'est pourtant ce type d'actions complémentaires qui permettra d'atteindre une meilleure répartition des ressources énergétiques dans le monde sans altérer de quelque façon que ce soit les charmes de l"'american way of life" sinon en lui ôtant cette part agaçante de gaspillage. Accroissement des productions US et réduction des consommations sont à la fois complémentaires et incontournables. Le 24 Mai 2008
http://www.leblogenergie.com/2008/05/ladministrati-1.html |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11079 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Lun 26 Mai 2008 - 10:16 | |
| agoravox
Peak Oil Panic !
POP ! Peak Oil Panic dans la presse économique ! Alors que le baril de pétrole est déjà à son record historique, des institutions économiques officielles entrent à leur tour dans la danse... pour pousser les cours encore un peu plus haut ? Et pour quelles raisons ?
Les Echos de vendredi dernier nous gratifie d’une manchette en une (L’envolée des prix du pétrole rattrape Air France-KLM) introduisant un article au ton inquiétant :
"La flambée actuelle des cours de l’or noir témoigne d’une prise de conscience brutale : l’approvisionnement en brut risque d’être beaucoup plus problématique que prévu et le "pic pétrolier" apparaît comme une menace bien réelle." En pages intérieures, avec un autre titre-choc (la crainte d’une pénurie durable et généralisée commence à hanter les marchés pétroliers), le quotidien économique évoque à nouveau l’impensable :
"la théorie si contestée du "pic pétrolier" - le fameux "peak oil" [...]" et se fait le relais de la dernière trouvaille du Wall Street Journal :
"l’AIE se préparait à abaisser sensiblement ses prévisions de production mondiale. Engagée dans une vaste étude sur les 400 plus grands gisements pétroliers de la planète [...], l’Agence en aurait déjà tiré une conclusion alarmiste : l’approvisionnement en brut sera, à l’avenir, beaucoup plus problématique qu’on ne le pensait." Un tel scoop est inhabituel : l’AIE, émanation de l’OCDE, est une maison sérieuse qui n’a pas l’habitude de laisser traîner ses brouillons partout. On peut donc en déduire que cette fuite est parfaitement organisée.
On peut alors s’étonner qu’au moment où le baril s’enflamme à des vitesses qui nous surprennent, l’AIE n’hésite pas à jeter encore plus de combustible dans le foyer de la spéculation alors que son rôle, jusqu’à présent, était plutôt de jouer le rôle d’extincteur, en étouffant toute velléité d’inflation des prix sous la masse de lourds WEOs (World Energy Outlook = Panorama Energétique Mondial ; prononcer oui-ho) bourrés de chiffres à l’optimisme inébranlable.
Il y a près de trois ans, nous ne pensions pas, lors de la production de la vidéo Oilway to Hell, que le panneau ci-contre aurait un jour une réalité. Au contraire, l’objectif était de souligner la position à ce moment négatrice de l’Agence quant au plafonnement prochain de la production pétrolière.
La publication en novembre dudit rapport tomberait-elle un peu trop tard ? Trop longtemps après la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques de Pékin peut-être ? Voilà qui donne encore un peu plus de nourriture à notre thèse d’une guerre économique en cours entre la Chine et l’OCDE, notamment sur le plan des matières premières via la manipulation des marchés mondiaux.
L’Agence avait déjà commencé à envoyer quelques boulets vers la Chine lors de la publication de son WEO 2007, où elle énumérait les quantités monstrueuses de CO2 que la Chine allait émettre dans le futur - mais sans vraiment s’apesantir sur les quantités déjà émises. Il valait mieux, car selon un récent document de James Hansen, un très renommé climatologue, les Etats-Unis ont émis à eux seuls plus du quart du dioxyde de carbone liée à l’activité humaine... tandis que la Chine en a produit moins du dixième. Cette injonction à la mode du "fais ce que je dis, pas ce que je fais" avait probablement pour objectif de forcer la Chine à donner un coup de frein à son développement.
Nous attendons en tout cas avec impatience ce fameux WEO 2008 pour en analyser la qualité de l’argumentation. La méthodologie employée - consolider les prévisions de production des principaux gisements mondiaux - n’a rien de contestable en soi, mais on est très curieux de savoir où l’AIE est allé chercher les données d’entrée et comment elle les a vérifiées : il n’y a que des économistes à l’Agence, pas de géologues.
Une approche "conservative", qui consiste à ne retenir que les valeurs les plus basses en cas de désaccord entre plusieurs sources, ne peut que déboucher sur la conclusion d’un pic pétrolier imminent, puisque c’est exactement ainsi que procèdent... les peakniks.
L’autre explication, plus simple, est que la bulle pétrolière est proche de son maximum, et que même ceux qui tentaient de garder la tête froide finissent par s’échauffer à leur tour. Et puis, ça fait vendre des WEO 2008 et des exemplaires du WSJ et des Echos...
lire commentaires
ici
http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=40247
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|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11079 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Mar 27 Mai 2008 - 10:34 | |
| naturavox
L’Etat met-il en place des solutions probantes à la crise pétrolière ?
Dans un précédent billet, j’avais tenté d’expliquer la nécessité de développer une fillière hydrogène pour le stockage de l’énergie, piste intéressante pour remplacer en partie les carburants et condition indispensable pour que les énergies renouvelables soient compatibles avec le réseau électrique.[/url]
Dans ce billet, je vais m’intéresser aux [url=http://www.dailymotion.com/related/2337869/video/x164ez_biocarburants-proces-dun-huileux-a]huiles végétales et animales ainsi qu’aux mesures prises par l’Etat sur ce sujet.
Pour la loi sur les OGM, le gouvernement a argué du fait que c’était une directive européenne et que, par conséquent, ils étaient obligé de la respecter sous peine d’amende ..... Il se trouve qu’en 2008, la France n’a toujours pas appliqué la directive européenne 2003/30 CE qui autorise l’huile végétale pure comme carburant. Cette pratique est autorisée et défiscalisée en Allemagne depuis 2000... le gouvernement n’a-t-il pas peur que l’Europe amende la France ?
Suite à la crise alimentaire, je vois déjà les critiques qui pourraient être formulées à l’encontre des HVP, mais je tiens à rappeler que :
Les tourteaux issus de la production d’huiles végétales sont valorisables pour l’alimentation du bétail ... c’est quand même mieux que les farines animales qui avaient été autorisées par nos chers politiques et qui ont amené la maladie de kreutzfel-jacob !
Les jachères auraient pu être suspendues plus tôt
Des micro-algues, les diatomées ont un rendement 30 fois supérieur au colza (entreprise innovalg) .... les terrains en jachères suffiraient donc largement pour couvrir notre production d’EVP sans porter préjudice à la production alimentaire.
Il est d’ailleurs très bizarre qu’on ne trouve pas de trace de cette solution technique dans les rapports de l’état ... c’est une faute grave ou une incompétence, au choix !
http://www.dailymotion.com/related/2337869/video/x1771s_la-fin-de-lenergie-noire-33_auto
http://www.oliomobile.org/french/index.php ?option=com_content&task=view&id=99&Itemid=27
Des huiles végétales sont déjà produites de façon industrielle grâce à des algues par l’entreprise « biofuel system » en Espagne gérée par un ingénieur français Bernard Straizzo .... encore une fois, la France prend un retard technologique de par la faute de nos politiques ... et nos ingénieurs s’expatrient !
http://www.dailymotion.com/related/2337869/video/x3g45d_agrocarburant-algues-et-co2jt-tf1-0
En page 23 de son rapport, le groupe de travail du CIVPE apporte un éclairage sur les technologies permettant la fabrication de biocarburants. En 2006, selon ce comité d’expert, seules trois voies innovantes pouvaient permettre à la France de développer durablement la production de carburants alternatifs :
Les Ressources LignoCellulosiques (Paille, feuilles mortes etc...)
Les Déchets de Bois (Sciure, débris, taillis...)
Les Résidus et déchets agricoles (Lisiers, déchets ultimes de transformation...).
Le rapport 1622 présenté en 2004 faisait état des mêmes ouvertures. Alors que dans le même moment les percées bio-technologiques relatives à la production d’algues oléagineuses passaient du laboratoire au stade de la pré-industrialisation.
En l’état de l’analyse de la littérature officielle collectée à ce jour, l’option "algues marines" n’a été a ce jour citée dans aucun des rapports d’information commandés par les pouvoirs publics.
On est alors en droit de se demander quelle est l’objectivité du CIVPE (Commission Interministerielle pour les Véhicules Propres et Economes) ?
Il est intéressant d’étudier la liste des membres du groupe de travail du CIVPE : TOTAL, l’Institut Français du Pétrole, PSA et RENAULT… Toujours dans cette même liste, on remarque une délégation importante du ministère des finances et des douanes dont le commentaire phare sur l’évolution des biocarburants n’a été autre que :" La défiscalisation permet le lancement de nouvelles filières, mais elle entraîne des pertes de recettes fiscales d’autant plus coûteuses que la filière réussit...".
http://www.oliomobile.org/french/index.php ?option=com_content&task=view&id=99&Itemid=27
No comment !!!
De plus, les huiles végétales issues de la restauration sont considérées comme des déchets et doivent être recyclées. Cela a un coût pour ces entreprises et souvent, ces huiles se retrouvent dans les égouts. Une association « roule ma frite » les recycle pour les transformer en carburant ... ce qui est illégal bien que d’utilité publique : l’état est autiste !
http://www.dailymotion.com/related/1982118/video/x16hm6_pour-une-bouffee-dair-pur-36_politics
Concernant les soit-disant problèmes techniques, n’importe quel véhicule diesel fonctionne très bien avec 10 à 30 % d’HVP. De plus, une expérimentation de 16 mois a été conduite, des études de ces moteurs ont été effectuées par des scientifiques indépendants ... les résultats ont été positifs ! De plus, des kit (commercialisés en Allemagne ) existent pour tout type de véhicules gazoil qui permettent de rouler à 85% voire 100% d’huiles végétales. La commune de Villeneuve-sur-Lot utilise ce carburant pour ses camions poubelle sans aucun problème ...
http://www.dailymotion.com/related/2337869/video/x22ibo_huile-carburant-lifhvp-a-lelysee_politics
L’Etat a donc fait le choix des biodiesels qui ont un bilan carbone médiocre. Le diester coute beaucoup plus cher à produire que du gasoil, il n’est pas rentable économiquement ... et il n’a aucun intérêt écologique parce que pour en produire un litre, cela nécessite entre 0,5 et 1 litre de gasoil.
http://www.dailymotion.com/related/1965275/video/x16d9j_pour-une-bouffee-dair-pur-16_politics
La seule raison de ce choix stupide est évidement le manque à gagner de l’État (TIPP) qui ne prend même pas en compte les création d’emploi où la diminution de notre déficit extérieur dû à l’importation de pétrole (40 milliards d’euros en un an !) ... sans même parler de considérations écologiques !
Les huiles végétales pures sont des produits agricoles sans modification chimique .... mais elles sont taxées à 19,6 ..... cherchez l’erreur !! pas de lobbying pour étouffer cette filière ??
En Allemagne, il y a une défiscalisation totale jusqu’en 2010 pour que la filière s’installe et ensuite, taxe à hauteur de 17% de la TIPP.... c’est un bon compromis qui devrait servir d’exemple à nos dirigeants.
J’ajouterais qu’il n’y a pas que l’Etat qui profite du crime, les usines d’estérification sont construites par des groupes pétroliers (total pour ne pas le citer) près des ports ... pour bénéficier de la spéculation sur ce produit et pouvoir l’exporter facilement !
Pour terminer, je parlerai des huiles animales. Au moment où le métier des pêcheurs est menacé par le prix du pétrole, une solution existe pourtant (bien que Mr Barnier n’en parle pas). De l’huile animale est produite à partir de déchets d’abattoirs avec un prix entre 0,27 et 0,30 centimes d’euros .... ces huiles sont exportées vers l’Allemagne ou la Belgique (ça, c’est de la filière courte !) et profitent à ces pays plutôt qu’à nos pécheurs : encore une fois, c’est de l’incompétence flagrante de nos politiques ! Des motoristes d’un port du Finistère ont pourtant testé cette huile sur des moteurs de chalutiers. Résultat : ils fonctionnent parfaitement avec 100% d’huiles animales ... la pêche française pourrait donc être autosuffisante au niveau du carburant si nos politiques étaient moins autistes !
http://www.dailymotion.com/related/2337869/video/x1771s_la-fin-de-lenergie-noire-33_auto
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/290468.FR.php ?rss=true
Je comprends parfaitement qu’il y ait de sérieux problèmes avec la ressource amniotique et que, par conséquent, la flotte de pêche française n’ait d’autre choix que de diminuer. Mais la méthode utilisée par le gouvernement pour ce faire n’est pas à leur honneur et elle est plus que discutable !
http://www.naturavox.fr/article.php3?id_article=4113 |
|  | | Jean-Luc disciple de Platon

 Age : 57 Inscrit le : 15 Juin 2007 Messages : 6763 Localisation : Pays de Flandre
 | Sujet: Re: Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire Mar 27 Mai 2008 - 11:24 | |
| Très intéressant. Sauf une perle :
| naturavox a écrit: | | Je comprends parfaitement qu’il y ait de sérieux problèmes avec la ressource amniotique et que, par conséquent, la flotte de pêche française n’ait d’autre choix que de diminuer. | Le liquide amniotique est ce dans quoi baigne un foetus. Où vont-ils donc pêcher ?
Le mot correct était bien sûr « halieutique ». _________________ Adhérent n° 763 Des livres ? http://www.eons.fr, orange depuis 2004 http://www.mouvement-democrate-nord.fr, le MoDem des Ch'tis |
|  | | | Energies : nouvelles, renouvelables, fossiles, nucléaire | |
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