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| | Réflexions sur le traitement du déficit des CPAM | |
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juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9645 Localisation : Blois
| Sujet: Réflexions sur le traitement du déficit des CPAM Jeu 6 Sep 2007 - 10:06 | |
| mercredi 5 septembre 2007 Réflexions sur le traitement du déficit des Caisses d’Assurance Maladie Dans le cadre de ce qu’on appelle couramment « le trou » (le gouffre) de la Sécurité sociale, plusieurs pistes seraient à étudier :
1/ Regroupement, uniformisation et régionalisation des diverses caisses d’assurance maladie sous forme de régimes locaux type « Alsace-Moselle ». Ce dans un esprit égalitaire mais aussi de meilleure transparence. Les Alsaciens et les Mosellans sont très attachés à leur régime local, à telle enseigne que celui-ci, remontant à la base aux caisses de secours mutuels d’avant 1870 et aux lois allemandes d’assurance maladie de 1884, a perduré à la satisfaction des ayants droit (environ 2,5 millions de personnes) et a été pérennisé par la loi du 31/12/1991 et son décret d'application du 31/03/1995. (Voir ci-après le dossier sur le régime local d'Alsace-Moselle)
2/ Toutefois, même un régime ayant fait ses preuves ne peut perdurer dans le temps sans mesures drastiques d’économie et de rigueur, faute de quoi, de toute façon, le déséquilibre sera inexorable impliquant l’effondrement et la faillite du système avec à terme une protection à l’Anglaise, voire à l’Américaine !
o Le principe mutualiste de base doit être respecté à la lettre : pour bénéficier du système, il faut y avoir participer et ce pendant une durée minimum. Sans sectarisme, il est choquant de voir des étrangers (Anglais entre autres) qui choisissent de s’installer en France, qui achètent des biens au plus haut du marché, dont on ne vérifie pas, bien entendu, les avoirs dans leur pays d’origine et qui n’ont jamais cotisé…bénéficier du RMI et donc de la CMU et plus tard d’une retraite etc. Il n’est pas normal non plus que notre pays fasse des efforts coûteux au niveau de la recherche, des structures et des formations médicales et ce dans toutes les spécialités, alors que dans des pays voisins par volonté d’économie à la fois financière et de moyens, des pans entiers sont abandonnés. Je n’en veux pour exemples que l’indigence de la médecine anglaise, où les délais d’attente extrêmement longs amène de plus en plus de ressortissants britanniques à se faire soigner en France ; de même, leurs pays d’origine n’ayant que peu ou pas de formation dans ces disciplines, les Italiens apprécient nos chirurgiens orthopédiques et Espagnols et les Grecs viennent pour des greffes d’organes…et je n’évoque même pas les nouveaux états membres de l’Europe ou le tiers monde. Je ne parle que de pays européens en capacité d’offrir une médecine identique à la notre… mais qui ne veulent pas s’en donner les moyens. Refuser de dispenser nos soins gratuitement sous le prétexte d’une fausse réciprocité ne relèverait pas d’un manque de charité, mais de réalisme et de volonté politique.
o Dans le même esprit il paraît anormal que le seul fait d’émigrer en France, y compris de façon illégale ouvre quasiment droit à tous les minimums sociaux. Cette pratique participe au contraire à encourager l’immigration clandestine.
o Un poste aussi pourrait aussi être générateur d’économies : celui des Arrêts de Travail. D’expérience je sais que lorsqu’un arrêt de travail est justifié, 50% des patients le refusent… et que 50% des arrêts demandés par les patients sont injustifiés ! Dans le système actuel, le médecin généraliste est souvent « otage » du patient demandeur. A partir d’un certain nombre (10 environs) de jours cumulés d’arrêt de travail (afin d’éviter les arrêts fréquents et de courte durée, bien ciblés par les DRH !!!), ceux-ci devraient être accordés et contrôlés par des médecins fonctionnaires (et médecins du travail éventuellement) n’ayant aucune relation directe et financière avec les patients, en fonction d’un système de grille par exemple.
o Il faut aussi réfléchir sur les économies du maintien à domicile des personnes âgées et des handicapés et/ou enfin de vie.
§ Pour les personnes âgées et dépendantes trois possibilités : · La maison de retraite médicalisée Les maisons de retraite médicalisées sont coûteuses et donc d’un accès malheureusement limité. · L’accueil en famille L’accueil en famille est lourd, d’autant qu’avec l’augmentation de la longévité, les enfants « accueillants » sont eux même de plus en plus âgés, et les familles ont besoin de souffler, cela implique donc des hospitalisations ponctuelles, justifiées socialement mais non médicalement. Les prix de journée d’hospitalisation ont un coût important qui dans ce cas est une dépense justifiée.
· Ce que l’on appelle pudiquement le « long séjour » c’est à dire l’Hospice L’accueil en « long séjour » ne peut jamais se faire directement. On passe généralement par un séjour de quelques semaines dans un service de médecine dans l’attente d’une place en « moyen séjour », puis à nouveau par plusieurs semaines de « moyen séjour » avant d’avoir une place définitive en « long séjour ». Tout cela se traduit par des journées d’hospitalisation qui ont un coût non négligeable.
§ Pour les grands handicapés majeurs c’est l’indigence totale en matière de structures et ce plus particulièrement pour les handicapés mentaux. Ces patients sont par ailleurs très difficilement assumables en famille. Pratiquement, si le handicap n’est pas trop lourd et si la famille le peut, certains peuvent être placés en maison de retraite ou en foyer logement, malheureusement pour la grande majorité c’est l’hôpital psychiatrique faute de mieux. Mais l’hôpital même psychiatrique est très coûteux. Pour les grands handicapés moteurs
Dans ces eux cas, l’étude de possibilité de maintien à domicile est à étudier sérieusement. Il est évident que des auxiliaires de vie en nombre suffisant bien formés et spécialisés aux différents besoins outre l’avantage de créer de dont l’état va s’aggraver faute de soins rapidesnouveaux emplois et de laisser leur dignité aux publics concernés, seraient infiniment moins coûteux que les circuits hospitaliers qui devraient être réservés aux pathologies évolutives.
§ De même l’accompagnement de patients en soins palliatifs pourrait relever du même type d’organisation dans la grande majorité des cas et à l’économie de moyens, on laisserait à ces patients dignité et entourage proche habituel.
o L’organisation rationnelle des gardes de WE, jours fériés, congés… permettrait d’éviter l’utilisation, injustifiée dans la majorité des cas, des Urgences, SAMU, 15 etc. Faute d’un système de garde efficace on fait appel à ces structures lourdes et donc très coûteuses, par ailleurs le SAMU appelé ou les Urgences engorgées par des affections bénignes risquent d’impliquer l’aggravation d’un blessé ou d’un vrai malade en attente de soins. Le surcoût pour la société est double le premier patient parce qu’il ne relevait pas des structures utilisées et le second parce que son état s’étant aggravé, les soins seront d’autant plus longs et plus coûteux. Il y a de nombreux médecins en invalidité ou pré retraités suite à une invalidité à qui l’état de santé ne permettait pas d’assurer des semaines souvent de 6 jours et de 60 heures, mais qui par ailleurs pourraient travailler 2 jours par semaine (une garde de WE) et ce, même régulièrement au sein d’un cabinet.
o Il conviendrait aussi de réfléchir sur le conditionnement des médicaments….
http://f-rodet-descomps.blogspot.com/2007/09/rflexions-sur-le-traitement-du-dficit.html |
|  | | Paladur démocrate acharné

 Age : 28 Inscrit le : 25 Juin 2007 Messages : 540 Localisation : Carrière-sous-Poissy 78
| Sujet: Re: Réflexions sur le traitement du déficit des CPAM Jeu 6 Sep 2007 - 11:39 | |
| | Pour la dernière piste, je suis totalement d'accord... Le médecin puis le pharmacien devrait pouvoir donner le nombre exact de cachet nécessaire pour le traitement donné. |
|  | | JeePeeHell
Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 39
| Sujet: Re: Réflexions sur le traitement du déficit des CPAM Jeu 28 Fév 2008 - 21:11 | |
| Pour ce qui est du problème de l' engorgement des urgences, les départements où a été trouvé une solution acceptable (les Côtes d' Armor par ex.)ont été l' occasion de s' apperçevoir que SI une bonne partie desdites urgences est "filtrée" quand les gens ont l' idée d' appeler le 15 ( ou un N° équivalent) pour soit avoir un conseil (assez souvent suffisant) soit se déplacer à la maison médicale de garde la plus proche. En revanche une part non négligeable des patients -primo arrivent aux urgences de leur propre chef, et donc "shuntent" toute possibilité de tri téléphonique. - Et en bonne partie LE JOUR, alors que les cabinets médicaux sont ouverts.
Donc il reste un problème de tri A LA PORTE MËME des S. A Urgences. Nombre de gens s' imaginent - à tort bien sûr mais ils sont des "patients ordinaires" donc ils n' ont pas la culture nécéssaire pour faire la différence- qu' un hopital, avec le "plateau technique" sera toujours mieux "au cas où". D' utant que les médias sont très doués pour dramatiser les cas de méningite et faire penser aux pauvres mère (qui rentrent du travail souvent à des heures "tangeantes" pour les horaires des cabinets médicaux qui ont déjà de longues journées) que leur petit a , non pas une simple fièvre bénigne de l' enfance mais une maladie plus redoutable. Dans ce domaine (comme dans beaucoup d' autres) il faudrait trouver moyen d' éduquer le public. |
|  | | hloben démocrate inspiré

 Age : 34 Inscrit le : 10 Jan 2008 Messages : 1738 Localisation : LILLE, Zouzou II l'Espérantroll
| Sujet: Re: Réflexions sur le traitement du déficit des CPAM Jeu 28 Fév 2008 - 21:17 | |
| j'appelais un médecin de garde tard le soir pour avoir une ordonnance de ventoline.... (crise d'asthme commençant, inhalateur oublié (pardon!!!) , médicament indisponible sans ordonnance) il m'a dit de me rendre à l'hopital... ça m'a fait un peu sourire
un autre exemple plus dramatique lors d'une période d'épidémie de bronchiolite, on communiquait à tout va pour informer les parents de ne pas se rendre dans un hopital et de contacter leur médecin de ville des parents n'ont pas vu l'urgence de la situation avec un bébé très jeune... et les conséquences ont été dramatiques
... ce n'est pas si facile l'éducation... _________________ "Même une petite goutte, en frappant constamment, traverse la montagne de granit." "Eĉ guto malgranda, konstante frapante, traboras la monton granitan." [Lejzer Ludwig Zamenhof]
Attention : Les légendes nordiques avertissent « quand troll vexé, troll devenir encore plus chiant ». |
|  | | JeePeeHell
Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 39
| Sujet: Re: Réflexions sur le traitement du déficit des CPAM Jeu 28 Fév 2008 - 21:18 | |
| "Le médecin puis le pharmacien devrait pouvoir donner le nombre exact de cachet nécessaire pour le traitement donné."
Cà c' est du bout de chandelle coupé en 4 Le problème est moins le demi-flacon d' antibio qui reste quele fait qu' encore trop des médicaments de cette classe ( et d' autres) sont surprescrits.
De plus on se heure à un problème de sécurisation des conditionnements: Les blisters sont fait pour ralentir l' extraction de comprimés "en série". Et certains conditionnements sont calculés pour que , même en avalant la boite entière, on atteigne pas les doses mortelles (oui, vous allez me dire que on peut en avaler deux, mais l' esprit humain est ainsi fait qu' on s' arrête le plus souvent à une boite...) L' experience a été faite par nos voisins Brittaniques qui ont vu le nombre d' intoxications graves par paracétamol (= efferalgan®, doliprane® etc) baisser quand ils sont passé des conditionnements " en vrac" pour cette molécule à des boitages limités à 8 gr. (16 x 500mg ou 8 x 1g) comme nous. |
|  | | hloben démocrate inspiré

 Age : 34 Inscrit le : 10 Jan 2008 Messages : 1738 Localisation : LILLE, Zouzou II l'Espérantroll
| Sujet: Re: Réflexions sur le traitement du déficit des CPAM Jeu 28 Fév 2008 - 21:22 | |
| .. avec la franchise médicale sur les boîtes de médicaments, moi, ça me fait bien raler cette histoire de conditionnement réduit !!!
un rhume ... qui se transmet à 1 ou 2 mb de la famille et zou ! plus de paracétamol... du coup, soit le dernier mb de la famille agonise soit on rachète à la pharmacie, sans remboursement
et les gens qui ont du temps devant eux se rendent de nouveau chez le médecin pour avoir une nouvelle ordonnance (ce qui fait qu'au lieu de rembourser une boîte supplémentaire, on rembourse une boîte + une visite chez un généraliste !) _________________ "Même une petite goutte, en frappant constamment, traverse la montagne de granit." "Eĉ guto malgranda, konstante frapante, traboras la monton granitan." [Lejzer Ludwig Zamenhof]
Attention : Les légendes nordiques avertissent « quand troll vexé, troll devenir encore plus chiant ». |
|  | | khany sympathisant démocrate

Inscrit le : 13 Mai 2007 Messages : 230
| Sujet: Re: Réflexions sur le traitement du déficit des CPAM Jeu 28 Fév 2008 - 21:28 | |
| pour les handicapés moteurs, le maintien à domicile passe aussi par l'adaptation des logements. Les largeurs de couloirs "standards" ne sont pas adaptées au passage des fauteuils. Beaucoup d'immeuble ont des rez de chaussée en demi palier etc .... développer l'aide à domicile est nécessaire ... mais pas suffisant, dans ce domaine, il faut repenser TOUT.  |
|  | | JeePeeHell
Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 39
| Sujet: Re: Réflexions sur le traitement du déficit des CPAM Ven 29 Fév 2008 - 19:24 | |
| les exemples donnés par hloben (Ventoline d' un soir, bronchiolite etc) illustrent la complexité du problème. ( c' est d' ailleurs pour cela qu' on ne peut régler ces problèmes à coups de "yaka"). Toutes les parties concernées sont un peu responsables de lasitutation. Et LES médecins, LES patients en fait çà n' existe pas; Il y a UN médecin (et même un médecin à un moment de la journée, en forme ou au contraire crevé, amoureux de son métier ou du tiroir caisse etc) et UN patient, très raisonnable à froid mais parfois en apparence irresponsable "à chaud" et des journalistes qui sont eux mêmes parfois des patients... impatients, ou influençables. Et puis des motivations contradictoires: par ex. ici sécurité des conditionnements versus "avoir de la marge d' emploi" . (pour ce qui est du gag dû aux franchises, de toute façon le principe de franchises appliqué à un truc comme la consommation médicale est une insanité totale- cf ce qu' en dit Christian LEHMAN- pensée par des gens qui n' ont, visiblement, pas mis le nez dans la réalité des soins, tels ces fiers généraux de 14 qui décidaientdu confort de seul salon parisien qu' il fallait envoyer des vagues d' assault de "pioupiou" en pantalon rouge garance face aux mitrailleuses allemandes) |
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