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Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe

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hloben
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MessageSujet: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Mar 3 Juin 2008 - 22:34

«Toute vérité franchit trois étapes. D’abord, elle est ridiculisée. Ensuite, elle subit une forte opposition. Puis, elle est considérée comme ayant toujours été une évidence.» - Arthur Schopenhauer, philosophe

CONSTAT SITUATION ACTUELLE - LA TOUR DE BABEL

Le choix des langues de travail de l'UE est un enjeu de pouvoir favorisant les anciennes grandes puissances coloniales par rapport aux pays plus petits. Pire, contrairement à ce qu'on entend parfois, nous n'allons pas vers un trilinguisme, mais vers un bilinguisme (langue maternelle + anglais). Ceci parce qu'il faut des milliers d'heures d'apprentissage et de pratique pour pouvoir converser dans une langue étrangère : le trilinguisme à à ce stade une utopie.

Actuellement, l’engouement pour l’anglais que les parents d’élèves mettent presque systématiquement en première langue n’est pas le signe d’une particulière affinité pour la culture anglaise. Ces parents imaginent une société où la langue anglaise sera partout pratiquée et veulent donc donner cet outil à leurs enfants. Mais ce faisant, ils contribuent à rendre réelle cette prédominance de l'anglais par le simple fait qu’ils y croient

Or les Européens ne sont pas égaux face à l'anglais. Les Germains (allemands, néerlandais, scandinaves...) sont avantagés par rapport aux Latins : ils retrouvent dans la langue anglaise beaucoup de similarités. Les Latins pour leur part y retrouvent la moitié de leur vocabulaire et sont donc avantagés par rapport aux Slaves et aux Baltes. L’adoption de l’anglais comme moyen de communication internationale crée une hiérarchie entre les peuples : elle n’est pas démocratique.

Les pays anglophones en retirent d'ailleurs un bien plus important rayonnement culturel, une préférence à l'embauche pour leurs ressortissants dans les organisations européennes et internationales et surtout des avantages économiques très importants. Ils profitent de l'immense marché de la formation, ceci aux frais des les pays non anglophones qui acceptent de faire de l'anglais «la langue internationale».

A ceux là, il en coûte des milliards pour apprendre l'anglais à leurs jeunes. Mais quand ces derniers ont atteint l’âge adulte, cet investissement s’avère si peu efficace que les Etats doivent engloutir de nouveaux milliards en coût de formation pour adultes, de traduction, d'interprétariat.

A ceci s'ajoute l'investissement gigantesque en temps d'étude. Si vous avez un niveau correct en anglais, vous avez consacré plusieurs milliers d'heures à son étude, des milliers d'heures que les natifs ont pu utiliser soit pour l’étude du chinois ou de l’arabe, soit pour approfondir leur discipline d'origine. Un spécialiste japonais disait qu’avec le temps qu’il avait consacré à l’anglais, il aurait pu passer un doctorat supplémentaire !

PRESENTATION DE L'ESPERANTO

l'Esperanto est une langue construite mise au point par le Dr Zammenhof à la fin du XiX siècle afin de faciliter la communication entre les peuples.

Cette langue est bien plus simple et bien plus rapide à apprendre que n'importe quelle langue nationale (4 à 8 fois plus selon diverses sources). La grande différence entre l’espéranto et une langue natinale est le fait qu'elle n'est pas l'aboutissement d'une évolution hasardeuse au cours des siècles, mais qu'elle a été pensée dès le départ avec le seul objectif de permettre la communication entre les individus et entre les peuples avec le minimum d’effort.

Sa grammaire se base sur 16 règles sans exception. La terminaison d’un mot indique sa nature (o pour les noms, a pour les adjectifs, e pour les adverbes, i pour l’infinitif des verbes, etc.) Une série limitée de préfixes et de suffixes permet de moduler le sens des mots à partir d’une racine slave, germanique ou latine. Ceci facilite l'acquisition du vocabulaire.

L'esperanto n'est pas pauvre, il peut éviter bien des périphrases. Son vocabulaire peut rentrer dans un tableau à double entrée.

(Hum... faites CRTL et jouer avec la molette de la souris pour lire... )



PAROLHELPFOTLEGKIS
Iparoli
Parler
helpi
aider
foti
photographier
legi
lire
kisi
embrasser
Oparolo
Parole
helpo
aide
foto
photographie
lego
lecture
kiso
baiser
Aparola
Oral
helpa
qui aide, de renfort, de secours, auxiliaire
fota
photographique
lega
relatif à la lecture
kisa
qui concerne le baiser
Eparole
Oralement
helpe
de manière secourable
fote
photographiquement
lege
à la lecture
kise
avec un baiser
EMAparolema
Bavard
helpema
serviable
fotema
enclin à photographier
legema
grand amateur de lecture
kisema
qui embrasse pour un oui ou pour un non
ANTOparolanto
Orateur
helpanto
aide
fotanto
photographe (amateur)
leganto
lecteur
kisanto
embrasseur
ISTOparolisto
Speaker
helpisto
(un) auxiliaire
fotisto
photographe professionnel
legisto
lecteur professionnel (par ex. chez un éditeur)
kisisto
embrasseur professionnel (si cela existait, ou par ironie)
INDAparolinda
qui mérite d’être parlée (langue) priparolinda
dont il vaut la peine de parler ( pri = au sujet de)
helpinda
qui mérite d’être aidé
fotinda
qui ferait l’objet d’une belle photo
leginda
à lire
kisinda
qu’on a envie d’embrasser, qui vaut la peine d’être embrassé


REPROCHES FAITS A L'ESPERANTO

On reproche parfois à l'Esperanto son manque de "bagage culturel". En fait, on dit souvent que l'Esperanto est neutre culturellement puisqu'il n'appartient à aucun pays ou ethnie (c'est d'ailleur cela qui fait sa force en tant que langue internationale). Ceci dit, son créateur l'a mise au point en suivant ses valeurs pacifistes et humanistes. L'Esperanto se crée petit à petit sa propre histoire, c'est celle portée par ses locuteurs qui forment une sorte de "diaspora" (3 millions selon wikipédia)

On reproche également parfois à l'Esperanto d'être "trop européen" pour être considéré comme une langue internationale.

Or, les découvertes de Lejzer ZAMENHOF sont le fruit de la comparaison systématique des langues qu'il pratiquait. Dès sa petite enfance, Lejzer, qui vivait dans un milieu polyglotte, comprit qu'une langue n'est pas à confondre avec son vocabulaire. Une langue est une manière de manipuler le vocabulaire, un système grammatical. Pour chaque structure grammaticale, Lejzer ZAMENHOF a fait l'inventaire des formules possibles, les intégrant toutes dans son projet de langue internationale.

Lejzer ZAMENHOF analysa le fonctionnement des langues agglutinantes telles que le finnois, l'estonien, le hongrois et le turc, et des langues isolantes telles que le mongol et le chinois. On sait qu'il effectua ses observations de linguistique comparée lors de ses études de médecine à Moscou, ceci grâce aux contacts directs qu'il avait avec des étudiants venus de toutes les régions linguistiques du vaste empire russe.

La mise au point du système grammatical de l'espéranto s'est déroulée de manière inverse à celle de la recherche lexicale. C'est pour cette raison que grammaticalement et sémantiquement l'espéranto est une langue plus asiatique qu'occidentale, plus sémitique que slave, plus slave que germanique, et finalement plus germanique que latine, tandis que lexicalement elle est plus latine que germanique, plus germanique que slave, plus slave que sémitique, et plus occidentale qu'asiatique.

Ceux qui viennent à l'Esperanto se sentent rapidement à l'aise dans leur langue d'élection, car ils trouvent toujours en elle un terrain favorable consistant en un minimum suffisant de ressemblances avec leur propre idiome.

Les Latins chérissent les parentés lexicales, les Germains sont à l'aise dans la manipulation des affixes qui précisent le sens des mots, les Slaves trouvent l'essentiel de leur sémantique et de leurs attitudes stylistiques, les Sémites jouissent des similitudes du système verbal et du groupement du lexique en famille de mots. Ceux qui parlent une langue agglutinante telle que le turc ou le japonais, ou isolante telle que le chinois ou le vietnamien, apprécient les analogies dans le mécanisme de la formation des mots.

L'ESPERANTO : UN DEFI POUR L AVENIR

Si l’Esperanto devenait une des langues officielles de l'Union européenne, il ferait concurrence à l’anglais et aux autres langues européennes en quelques décennies. (l'effet domino pourrait se poursuivre sur les autres continents)

Si l’Esperanto devenait la première langue étrangère dans toutes les écoles de tous les pays de l'Union européenne, les enfants européens, pourraient, indépendamment de leur langue maternelle, parler, correspondre et se comprendre après un ou deux ans. Ils disposeraient ensuite pour apprendre la troisième langue, de toutes les heures actuellement consacrées la deuxième.

Si l’Espéranto devenait une langue intermédiaire (langue de relais) pour les interprétations et traductions, le travail au sein de l'Union européenne serait considérablement simplifié et des économies seraient faites. Il n’y aurait plus besoin d’interprètes pour chaque couple de langues. Les interprètes traduisant entre l’espéranto et leur propre langue devraient suffire.

L'Esperanto serait une solution plus démocratique car, à ce jour, de nombreux représentants ne maîtrisent pas assez bien l’anglais pour pouvoir ou oser débattre avec celui dont l’anglais est la langue maternelle. Ils préfèrent se taire. Plus démocratique également, car l’homme de la rue pourrait suivre ce qui se passe dans l’administration de l'Union européenne et de ce fait le sentiment d’aliénation que beaucoup ressentent aujourd’hui se réduirait.

Devons-nous pour autant nous isoler du monde anglophone? Certainement pas. Les anglophones finiront par accepter que l’anglais ne soit plus une langue internationale, tout comme nous avons accepté que notre propre langue n’était pas une langue internationale.

Sans doute peut-on penser que, dans 20 ans, la Chine aura remplacé les Etats-Unis d’Amérique en tant nation dominante. Ce n’est en tout cas pas exclu. Elles sera bientôt la langue la plus rencontrée sur Internet. Trois fois plus de personnes ont le chinois pour langue maternelle que de personnes l’anglais. Est-il pensable que la Chine publiera le résultat de ses recherches en anglais? Non, nous finirons par apprendre le chinois si nous ne nous investissons pas dans l’Esperanto.

Voulez-vous que la plupart des langues soient considérées comme des langues de seconde classe dans un monde où l’élite parlera anglais ou chinois? Voulez-vous que les futures générations passent le plus clair de leur vie scolaire à apprendre la langue de l’élite sans y réussir parfaitement?

Si vous choisissez de soutenir un monde multilinguistique et multiculturel, vous choisirez forcément de soutenir l’Esperanto. Il n’y a pas d’autre option. Choissez une langue. Demain, il sera trop tard.

Le jour où nous nous rencontrerons grâce à une langue commune verra s’accroître radicalement les chances de se voir les uns les autres comme des semblables et de se comprendre
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"Même une petite goutte, en frappant constamment, traverse la montagne de granit."
"Eĉ guto malgranda, konstante frapante, traboras la monton granitan." [Lejzer Ludwig Zamenhof]

Attention :
Les légendes nordiques avertissent « quand troll vexé, troll devenir encore plus chiant ».


Dernière édition par hloben le Mer 17 Sep 2008 - 19:10, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Jeu 5 Juin 2008 - 22:40

Beau travail , bravo queen ....
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Ven 6 Juin 2008 - 12:44

moui, c'est assez convainquant et les utopies sont nécessaires.

J'ai juste relevé ceci:
Citation:
Si l’Espéranto devenait une langue intermédiaire (langue de relais) pour les interprétations et traductions, le travail au sein de l'Union européenne serait considérablement simplifié et des économies seraient faites. Il n’y aurait plus besoin d’interprètes pour chaque couple de langues. Les interprètes traduisant entre l’espéranto et leur propre langue devraient suffire.


soit. Mais un germanophone qui veut lire un document de travail d'un Français et qui ne domine pas l'esperanto n'aura-t-il pas besoin d'une traduction ...du français à l'esperanto à l'allemand ? Je ne vois pas trop où est l'économie.
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Ven 6 Juin 2008 - 13:12

Boris a écrit:
moui, c'est assez convainquant et les utopies sont nécessaires.
Pourquoi "utopie" ?

Boris a écrit:
J'ai juste relevé ceci:
Citation:
Si l’Espéranto devenait une langue intermédiaire (langue de relais) pour les interprétations et traductions, le travail au sein de l'Union européenne serait considérablement simplifié et des économies seraient faites. Il n’y aurait plus besoin d’interprètes pour chaque couple de langues. Les interprètes traduisant entre l’espéranto et leur propre langue devraient suffire.

soit. Mais un germanophone qui veut lire un document de travail d'un Français et qui ne domine pas l'esperanto n'aura-t-il pas besoin d'une traduction ...du français à l'esperanto à l'allemand ? Je ne vois pas trop où est l'économie.
L'économie ? L'esperanto étant très, très facile à apprendre, nul n'aurait plus d'excuse de la langue pour ignorer un document. En outre, traduire un document d'une langue quelconque vers l'esperanto est faisable par un représentant de la langue d'origine. Ce qui est beaucoup moins évident vers une langue nationale (ce que je traduis du français vers l'allemand est compréhensible par un Allemand, mais c'est loin d'être correct. Inversement, je suis capable de traduire en bon français un document d'une langue que je ne maîtrise que très peu).
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hloben
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Ven 6 Juin 2008 - 13:17

l'enjeu est de déterminer la langue "pivot"
pour l'instant, même si ce n'est pas avoué officiellement, la langue "pivot" est l'anglais

l'esperanto serait un bien meilleur choix puisque plus accessible à tout le monden, avec un effort d'apprentissage équivalent pour tous quel que soit sa langue d'origine
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Boris
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Ven 6 Juin 2008 - 13:29

pardonne-moi Jean Luc, mais l'esperanto se heurte à des obstacles à mon avis infranchissables pour s'imposer (léthargie politique, faible audience, scepticisme généralisé) comme toute utopie (cf phalanstères...).

facile à apprendre ? Voire . L'apprentissage des langues est un processus très complexe et hélas nous ne sommes pas tous prédisposés si je puis dire. Et où trouver des locuteurs d'esperanto en nombre suffisant pour en assurer l'enseignement ? (tout en disposant des connaissances didactiques suffisantes à cet exercice)
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hloben
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Ven 6 Juin 2008 - 13:40

Boris a écrit:
léthargie politique, faible audience, scepticisme généralisé )


c'est précisément pour cela que j'enquiquine les gens ici
il faut faire apparaître le sujet dans le débat politique et convaincre

Boris a écrit:

facile à apprendre ? Voire .


en 2 ans d'esperanto, je parle esperanto
en 8 ans d'allemand, je ne parle pas allemand
il m'a fallu 10 ans d'anglais pour arriver à utiliser la langue à peu près efficacement
après 1 an et demi d'esperanto, j'ai reçu un ami allemand chez moi
nous avons UNIQUEMENT parlé esperanto sans jamais avoir eu besoin de passer par l'anglais.

Boris a écrit:

où trouver des locuteurs d'esperanto en nombre suffisant pour en assurer l'enseignement ?


il est infiniment plus rapide de former un prof d'esperanto qu'un prof d'anglais.
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Ven 6 Juin 2008 - 13:43

Boris a écrit:
pardonne-moi Jean Luc, mais l'esperanto se heurte à des obstacles à mon avis infranchissables pour s'imposer (léthargie politique, faible audience, scepticisme généralisé) comme toute utopie (cf phalanstères...).
Et en raisonnant ainsi, tu t'ajoutes en tant qu'obstacle.

Boris a écrit:
facile à apprendre ? Voire . L'apprentissage des langues est un processus très complexe et hélas nous ne sommes pas tous prédisposés si je puis dire. Et où trouver des locuteurs d'esperanto en nombre suffisant pour en assurer l'enseignement ? (tout en disposant des connaissances didactiques suffisantes à cet exercice)
Cette langue est tellement simple qu'on peut l'apprendre rien qu'en téléchargeant un logiciel d'apprentissage.

Par ex. http://www.kurso.com.br/bazo/index.php?fr
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Ven 6 Juin 2008 - 13:50

c'est par cette méthode que j'ai commencée Smile
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Ven 6 Juin 2008 - 19:08

lien à voir
http://bruxelles.blogs.liberation.fr/coulisses/2008/01/no-way.html
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Ven 6 Juin 2008 - 19:10

d'autres liens intéressants qui avaient déjà été postés dans le fil-fleuve et que je rappelle ici

http://www.esperanto-gacond.ch/
http://claudepiron.free.fr/
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Dim 8 Juin 2008 - 15:09

[b]hloben a écrit:
[/b]Or les Européens ne sont pas égaux face à l'anglais. Les Germains (allemands, néerlandais, scandinaves...) sont avantagés par rapport aux Latins : ils retrouvent dans la langue anglaise beaucoup de similarités. Les Latins pour leur part y retrouvent la moitié de leur vocabulaire et sont donc avantagés par rapport aux Slaves et aux Baltes. L’adoption de l’anglais comme moyen de communication internationale crée une hiérarchie entre les peuples : elle n’est pas démocratique.


Nan, pas plaisantes tu ?
Dans notre pays, l'anglais est la langue des fainéants. C'est la langue qu'on apprend pour être tranquille : pouvoir converser sans trop bosser avant.

Pour avoir étudié l'allemand, l'anglais et l'italien, je peux témoigner que les latins ne sont pas défavorisés par rapport aux germains.
Regarde la Finlande où l'on parle le finnois, langue finno-ougrienne très difficile pour nous car elle ne ressemble à rien de connu (même les mots internationaux comme Téléphone-Phone-Telefon se disent différemment en finnois. Pourtant les Finlandais ne sont pas défavorisés pour apprendre l'anglais bien au contraire : ils parlent mieux que les Français qui pourtant retrouvent dans la langue anglaise "la moitié de leur vocabulaire" comme tu le dis ! Pourquoi donc ? Simplement parce que les Finlandais sont avantagés par rapport à nous : pas par la proximité finnois-anglais mais par le fait que les enfants finlandais sont élevés entourés de la langue anglaise : ils l'apprennent à l'école, à la télévision les films américains ne sont pas doublés en finnois, à l'université les cours ont lieu en anglais, etc...

Voilà donc un argument contre l'anglais qui n'a pas de bon sens.
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Dim 8 Juin 2008 - 15:39

Il est vraisemblable que nulle part au monde on ne dépense autant d’énergie et de temps pour les langues étrangères qu’en Finlande.

Cet horaire d’une école typique vaut mieux qu’une illustration :



Lundi

allemand
Mardi

anglais
Mercredi

Français
Jeudi

arts
Vendredi

gymnastique
suédois mathématiques allemand français gymnastique
anglais histoire finnois anglais histoire
français suédois biologie finnois suédois
finnois allemand mathématiques physique allemand
physique gymnastique mathématiques biologie
physique
physique



Voilà pourquoi les finlandais sont "doués pour les langues".
Mais ceci conduit à l’abaissement du niveau dans les autres disciplines

l'anglais, une langue facile ?
combien de lycéens peuvent s'exprimer avec fluidité au bac... après ... 7 ans au moins d'anglais
à moins de prétendre que les lycéens sont tous des faignants ou les profs d'anglais tous des incapables..
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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Dim 8 Juin 2008 - 15:47

http://www.esperanto-sat.info/article1055.html

On fait croire aux non anglophones qu’il est possible de bien apprendre l’anglais. Or, ce n’est vrai que pour un certain pourcentage de personnes de langue germanique ou pour celles qui peuvent se permettre de passer 4 ou 5 ans dans une université de langue anglaise, et même après cela l’inégalité entre anglophones et non anglophones demeure.

Lors d’une recherche faite à Hanovre sur 3700 étudiants ayant entre 8 et 10 années d’anglais, seul 1% a pu être classé dans la catégorie "très bien" et 4% dans la catégorie "bien". (Ces pourcentages sont ceux de la réussite au test de langue ; ces jeunes se faisaient de grandes illusions sur leur niveau : 34% s’estimaient "très bien" et 38% "bien").

On fait croire qu’il est possible d’apprendre l’anglais par l’enseignement scolaire. La majorité des jeunes se laisse tromper sur ce point. C’est compréhensible. il est psychologiquement plus confortable de se laisser tromper que d’affronter la réalité et de prendre conscience qu’on s’est fait avoir.



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MessageSujet: Re: Synthèse - l'Esperanto, un défi pour l'Europe   Dim 8 Juin 2008 - 15:48

j'ai oublié de poster les liens qui m'ont servi dans l'élaboration de ma synthèse
si qq uns sont "passés à l'as", les auteurs voudront bien me pardonner ...

http://claudepiron.free.fr/articles.htm
http://fr.wikipedia.org/wiki/Esperanto
http://vortareto.free.fr/argumentaire/citations.htm
http://rleb07.free.fr/opinions/esperanto.html
http://www.lecourrier.ch/index.php?name=NewsPaper&file=article&sid=39894&layout=article,latruite
http://www.uea.org/dokumentoj/IKU/fr/science.html
http://www.2-2.se/fr/9.html
http://www.esperanto.qc.ca/fr/histoire
http://www.assemblee-nationale.fr/12/europe/rap-info/i0902.asp#P599_76900
http://www.esperanto-gacond.ch/comme-le-chinois.html
http://www.esperanto-sat.info/article1055.html
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