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| | Selon le FMI, il faut se préparer au pire | |
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yann 35 démocrate inspiré

 Age : 31 Inscrit le : 18 Mai 2007 Messages : 1844 Localisation : Saint-Erblon (35)
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 4 Avr 2008 - 14:47 | |
| Donc si les finances américaines vont mal, le dollar restera faible et donc nous sommes à l'abri, c'est ça ? _________________ Consultation des adhérents en ligne : http://democratie-directe-modem.net |
|  | | Europium modérateur

 Age : 41 Inscrit le : 12 Oct 2007 Messages : 1364 Localisation : france
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 4 Avr 2008 - 14:51 | |
| le dollar va s'affaiblir encore plus et par conséquent l'euro va devenir beaucoup trop fort ce qui sera nuisible à terme pour nos commerces extérieurs....
on ne sera a l'abri, l'onde de choc arrivera tôt ou tard et sa force ? _________________ "Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous."
Coluche |
|  | | yann 35 démocrate inspiré

 Age : 31 Inscrit le : 18 Mai 2007 Messages : 1844 Localisation : Saint-Erblon (35)
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 4 Avr 2008 - 15:46 | |
| Parce qu'on exporte encore des choses ?  _________________ Consultation des adhérents en ligne : http://democratie-directe-modem.net |
|  | | Europium modérateur

 Age : 41 Inscrit le : 12 Oct 2007 Messages : 1364 Localisation : france
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 4 Avr 2008 - 16:04 | |
| "nos commerces extérieurs" c'est à dire ceux de l'europe.... _________________ "Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous."
Coluche |
|  | | Alain BERTIER modérateur
 Age : 69 Inscrit le : 07 Déc 2007 Messages : 2614 Localisation : DREUX
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 4 Avr 2008 - 16:32 | |
| La question des taux change pour nos exportations est une difficulté, pas un risque. _________________ La seule chose nécessaire au triomphe du mal c'est que les braves gens ne fassent rien. The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. Bertrand Russell http://legaulois.blogspot.com/ |
|  | | hirmente sympathisant démocrate

 Age : 60 Inscrit le : 13 Mai 2007 Messages : 265 Localisation : Genève
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 4 Avr 2008 - 17:04 | |
| Il est clair que notre production est plus sensible à l'évolution du taux de l'euro que celle de l'Allemagne, qui produit plus de machines que nous, et moins d'objets de luxe, mais où, surtout, les PME sont bien plus impliquées directement dans l'export que les françaises. _________________ [b]On n'y respecte rien, chacun y parle haut, Et c'est tout justement la cour du roi Sarko, (d'après)MOL. Tart. I, 1. |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 4 Avr 2008 - 17:57 | |
| 20 minutes 4/04 USA: la détérioration du marché du travail rend la récession quasi-certaine
Le marché du travail s'est fortement dégradé en mars aux Etats-Unis sous le coup de la crise immobilière et financière, avec 80.000 suppressions d'emplois et un bond du chômage à 5,1% qui rendent quasi certain pour les économistes le scénario d'une récession.
C'est une double déception pour les analystes qui tablaient sur 50.000 suppressions d'emplois, après 76.000 en février, et un taux de chômage à 5%, contre 4,8% le mois précédent.
"Certains se demandaient si nous étions en récession, mais maintenant le doute n'est plus possible. Nous sommes clairement en récession", a estimé Robert Macintoch, chef économiste d'Eaton Vance.
Le niveau de suppressions d'emplois de mars est le plus élevé enregistré depuis mars 2003, au début de la guerre en Irak, et le chômage est au plus haut depuis septembre 2005, après le passage du cyclone Katrina, a indiqué vendredi le département du Travail.
Mars marque aussi le troisième mois consécutif de suppressions d'emplois. Au total, l'économie américaine a perdu 232.000 emplois au cours du trimestre écoulé.
"Ce rapport suggère que la croissance sera négative au premier trimestre, avec une contraction de 0,5% du produit intérieur brut", a pour sa part estimé Drew Matus, économiste de Lehman Brothers.
Le scénario d'une récession est de plus en plus largement admis aux Etats-Unis, où le président de la banque centrale (Fed) Ben Bernanke a pour la première fois reconnu mercredi que c'était du domaine du "possible".
Les Américains eux-mêmes se montrent de plus en plus pessimistes, deux sur trois estimant que l'économie est déjà en récession, selon un sondage New York Times/CBS publié vendredi.
En effet, tant que la crise ne frappait que l'immobilier ou la finance, l'économie dans son ensemble pouvait garder la tête hors de l'eau. Mais il apparaît clairement à la lecture du rapport sur l'emploi que la crise fait tache d'huile.
Le secteur de la construction a perdu 51.000 emplois en mars et l'industrie 48.000, en grande partie dans le secteur automobile. Les services aux entreprises ont licencié 35.000 personnes et le commerce de détail 12.000, en réaction à la baisse de la consommation des ménages.
La fonction publique en revanche a embauché 18.000 personnes, le secteur des loisirs 18.000 également, et le secteur de l'éducation/santé a continué d'afficher sa bonne forme avec 42.000 embauches nettes.
"L'un des aspects les plus frappants est que le chômage semble se propager au delà de la construction et de l'industrie. Un certain nombre de secteurs ont commencé à se détériorer et cela suggère que nous n'en avons sans doute pas fini avec les licenciements", souligne M. Matus.
Selon lui, l'économie va perdre des emplois pendant "un an au moins" et le chômage va grimper "bien au delà de 6%" de la population active.
Face à ces perspectives moroses, la banque centrale va sans doute vouloir assouplir encore le loyer de l'argent.
"La réaction de la Fed sera de rester sur un mode de baisse des taux", estime Stephen Gallagher (Société Générale), qui table sur une baisse d'un quart à un demi-point lors de la prochaine réunion de la banque centrale, les 29 et 30 avril. Le taux directeur est pour le moment fixé à 2,25%.
Mais il n'est pas sûr que la Fed aille beaucoup plus loin.
Les analystes soulignent que les baisses de taux agissent avec un fort décalage dans le temps, et qu'elles devraient donc porter leurs fruits à partir du troisième trimestre -- soit au moment même où le plan de relance budgétaire devrait commencer à faire effet.
"La Fed va sans doute abaisser ses taux d'un demi-point et ensuite rester à 1,75%", estime M. Macintosh. |
|  | | Europium modérateur

 Age : 41 Inscrit le : 12 Oct 2007 Messages : 1364 Localisation : france
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Mar 8 Avr 2008 - 16:03 | |
| Le FMI chiffre à 945 milliards de dollars le coût de la crise financière
Le Fonds monétaire international (FMI) a fustigé mardi Wall Street, dans des termes inhabituellement sévères et précis, pour sa responsabilité dans la genèse d'une crise qui pourrait coûter jusqu'à 945 milliards de dollars au système financier international.
Dans son rapport semestriel, le service du Fonds chargé de la surveillance des marchés a chiffré à 565 milliards de dollars les pertes des banques et autres institutions financières dues à la crise du crédit hypothécaire à risque ("subprime"), une estimation qui monte à 945 milliards de dollars si on y ajoute d'autres catégories de prêts connexes.
"La crise a dépassé les confins du marché américain du +subprime+, pour toucher concrètement les principaux marchés de l'immobilier d'entreprise et résidentiel, le crédit à la consommation et le crédit aux entreprises", a expliqué le FMI, à quelques jours de son assemblée de printemps.
C'est la première fois que l'institution financière internationale livre officiellement une estimation chiffrée des pertes financières globale dues à la crise du crédit, née aux Etats-Unis.
Mi-février, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, avait fait toutefois état d'estimations du FMI les évaluant à 400 milliards de dollars. C'est ce chiffre qui ressort aujourd'hui actualisé à 565 milliards de dollars, a-t-on appris de source proche de l'institution.
Le montant de 945 milliards de dollars inclut "d'autres catégories de prêts et de titres initiés ou émis aux Etats-Unis et se rapportant à l'immobilier commercial et au crédit à la consommation et aux entreprises".
Ce rapport, particulièrement critique à l'égard de Wall Street, sonne comme une réponse aux soupçons d'impartialité dont l'institution a été l'objet.
Lors de sa dernière assemblée, en octobre, plusieurs pays émergents avaient reproché au Fonds, dominé par les pays riches, de n'avoir pas su anticiper la crise, parce que née aux Etats-Unis, et d'en traiter les effets avec complaisance.
"Le Fonds n'a pas eu grand chose à dire de constructif sur cette crise et a été très prudent dans ses recommandations et justifie cette prudence en arguant du caractère inédit des problèmes", avait notamment jugé le ministre des Finances brésilien Guido Mantega.
Mi-décembre, le nouveau directeur général de l'institution, Dominique Strauss-Kahn, avait annoncé une reprise en main du dossier: "les événements survenus récemment sur le marché du crédit des pays développés ont montré que la stabilité financière nationale et internationale ne devait pas être considérée comme acquise", expliquait alors le FMI dans un nouveau programme de travail, dont l'échéance correspond précisément à l'assemblée de printemps.
Revenu à son rôle de gendarme, le Fonds juge que, dans cette affaire, "l'ensemble des intervenant n'ont réussi à apprécier ni l'ampleur de l'effet de levier auquel ont eu recours de nombreuses institutions (...) ni les risques de dénouement désordonné qui en découlent".
Le rapport dénonce en rafale "prise de risque excessive" et "manque de rigueur" au sein d'"institutions faiblement capitalisées" et va jusqu'à recommander une réforme du mode de rémunération des cadres impliqués dans la gestion des produits à risques.
(source page orange) _________________ "Ça fait beaucoup marrer les gens de voir qu'on peut se moquer de la politique, alors que dans l'ensemble, c'est surtout la politique qui se moque de nous."
Coluche |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Mar 29 Avr 2008 - 8:51 | |
| Du choc des matières premières à la stagflation Béatrice Mathieu - 28/04/2008 14:37 - L'Expansion.com
Les pays développés ont jusqu'à présent bien résisté à la flambée des prix du pétrole, des minerais et des produits agricoles. Mais ces hausses vont désormais contaminer leurs économies.
Choc énergétique, choc alimentaire, choc sur les métaux. L’emballement des cours des matières premières est loin d’être terminé. Depuis 2000, les cours du pétrole ont grimpé de 342%. Sur la même période, ceux du blé, du sucre, du riz et du cacao ont crû respectivement de 236%, 120%, 234% et 182%. Les cours de la plupart des métaux atteignent, eux aussi, des niveaux inégalés. Malgré le ralentissement de la croissance mondiale et l’entrée en récession de la première économie du monde, les Etats-Unis, ces bulles vont continuer d’enfler. Jusqu’à présent, les économies développées ont plutôt bien résisté à ces chocs successifs. Ce devrait être moins le cas dans les mois qui viennent et les dégâts paraissent inévitables.
Pendant longtemps, le hausse des prix des matières premières ne s’est pas diffusée dans nos économies en raison des pressions déflationnistes venues de l’arrivée sur les marchés mondiaux des produits à très bas coûts fabriqués dans les pays émergents. Reste que ces derniers subissent, eux aussi, le renchérissement des produits de base et ils doivent faire face de surcroît à une augmentation rapide des couts de main d’œuvre. En Chine, par exemple, les salaires des ouvriers et des cadres progressent de près de 10% chaque année. La hausse des coûts du travail, associée à celle des matières premières et des coûts de transports va contribuer à diminuer les pressions déflationnistes venues du monde émergent.
Par ailleurs, le lien entre inflation et salaires qui s’était largement distendu au cours des dernières décennies est en train de se retisser Dans la plupart des pays industrialisés, le vieillissement démographique fait baisser le chômage et des pénuries de main d’œuvre voient le jour. Du coup, les revendications sur le pouvoir d’achat et les augmentations de salaires se multiplient, poussant les entreprises occidentales à lâcher du lest. Revers de la médaille : une dégradation de la profitabilité des entreprises avec, comme principale conséquence, un retournement de l’investissement. Dérapage de l’inflation, des salaires, ralentissement de l’investissement et de la croissance. Un remake de la stagflation des années 70 est en train de se dessiner.
http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/du-choc-des-matieres-premieres-a-la-stagflation_151820.html |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 2 Mai 2008 - 8:46 | |
| marianne2 2/05
Bientôt la revanche de l'écologie sur l'économie
Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain.
Le Premier ministre est à Washington. On peut supposer qu'il va parler de crise financière. Il n'y a pas de meilleur endroit pour parler de la crise financière mondiale puisqu'elle est née aux Etats-Unis. Et la monnaie des Etats-Unis pose un grave problème aux entrepreneurs français, obligés de délocaliser en zone dollar ou dans des pays à faible coût de travail. C'est la guerre menée par les Américains en Irak qui pèse lourd sur les finances mondiales. La guerre d'Irak n'est pas financée comme la guerre du VietNam. Elle n'est pas financée par l'impôt (au contraire, Bush diminue l'impôt des riches) mais par l'emprunt. L'économiste Joseph Stiglitz, Prix Nobel, estime qu'elle coûte plus de 100 milliards de dollars par an. Les Etats-Unis, de plus en plus endettés, n'ont donc aucun intérêt à ce que la valeur du dollar augmente.
La croissance chinoise pourrait se muer en décroissance La crise financière est un gros trou noir qui s'ajoute au trou noir de la guerre. C'est de l'ordre du millier de milliards de dollars encore une fois, pour les plus pessimistes ; les plus optimistes pariant sur la moitié. Pour combattre cette crise la réserve américaine abaisse ses taux d'intérêt, elle vient d'annoncer un nouvel effort en faveur du crédit, une baisse des taux directeurs, et une nouvelle injection de liquidités dans l'économie : 152 milliards de dollars. L'Etat américain s'endette, encore, et dès lors le dollar diminue. La crise de défiance vis-à-vis du dollar vient s'ajouter à la crise des subprimes. Les entrepreneurs et les financiers n'aiment guère que la première économie du monde marque des signes de faiblesse. Ça ajoute à leur morosité ! D'autant qu'à ces deux crises s'ajoute celle des matières premières... Hausse vertigineuse des cours des céréales et des matières premières, hausse du prix du pétrole et des métaux, encore une nouvelle pression à la récession. Les agrocarburants sont montrés du doigt. Le ministre Jean-Louis Boorlo a clairement annoncé que le temps des agrocarburants était achevé, tout au moins pour les agrocarburants de la première génération qui se substituent à la nourriture... Reste la crise majeure dont on ne parle pas : celle des écosystèmes, menacés comme jamais. On parle de la croissance chinoise, on ferait mieux de parler de la décroissance chinoise : 90% des villes chinoises manquent d'eau, 60% des cours d'eau chinois sont pollués de façon dramatique. Or il se peut que l'écologie se venge : jusqu'ici c'est l'économie qui tue l'écologie, mais que se passera-t-il lorsque la crise écologique, la crise de l'eau par exemple, entraînera une crise économique majeure ?
La phrase du jour : « Bien sûr notre situation est tout à fait lamentable, mais, rassurez-vous, le pire est encore à venir » Nietzsche, « Considérations Inactuelles ».
Retrouvez « L'autre économie » de Bernard Maris, en direct sur France Inter, du lundi au vendredi à 6h49.
http://www.marianne2.fr/Bientot-la-revanche-de-l-ecologie-sur-l-economie_a86729.html |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Jeu 15 Mai 2008 - 17:37 | |
| contreinfo Mis à Jour le : 15 mai 2008 17:14 Evans-Pritchard : la crise atteint l’économie réelle
15 mai 2008
La finance a évité le pire grâce aux perfusions massives de liquidités des banques centrales et à la baisse drastique des taux de la Fed. Mais le deuxième round de la crise s’annonce plus douloureux. Cette fois-ci, c’est l’économie réelle qui commence à souffrir, des ménages aux entreprises.
Par Ambrose Evans-Pritchard, The Telegraph, 13 mai 2008
La cascade de faillites a commencé. Six entreprises américaines importantes ont fait défaut sur leurs obligations au cours des dernières semaines, contre 17 pour l’ensemble de l’année dernière.
Je ne croyais pas à la possibilité d’un rebond instantané de l’économie, et n’ai pas pour habitude de me laisse impressionner par de sombres prévisions. Mais la dernière étude publiée par Standard & Poor’s : « l’éclatement après le boom », m’a épouvantée.
La liste des entreprises en difficulté est assez variée, mais pour le moment la plupart sont des victimes de la crise immobilière : Linens’ N Things, ( 650 millions de dollars), Kimball Hill ( 703 m), Home Interiors ( 310 m), French Lick Resorts ( 142 m), Recycled Paper Greetings ( 187 m), Tropicana et Divertissement ( 2,49 milliards).
Comme le montre la dernière enquête sur le crédit de la Fed, les prêteurs ont fermé les guichets. Une fois passé le délai habituel, le poison se propage des banques au monde réel.
Diane Vazza, responsable du secteur crédit de S&P, indique que le nombre de défaillance d’entreprises est deux fois supérieur à celui observé lors des ralentissements économiques précédents. « Les entreprises entrent dans cette période de récession avec une situation beaucoup plus toxique. Leur marge d’erreur est très faible, elles sont sur le fil du rasoir », observe-t-elle.
Les deux tiers ont une notation qui les place dans la catégorie des investissements « spéculatifs » alors que ce n’était le cas que pour 50% d’entres elles à l’époque de l’éclatement de la bulle Internet, et 40% au début des années 1990. La raison de cette situation tient à leurs niveaux d’endettement qui « ont considérablement augmenté durant les 18 derniers mois du boom du crédit. De nombreuses transactions ont été financées qui n’aurait pas dû l’être », juge-t-elle
Les emprunts émis par quelques 174 entreprises américaines se négocient à un « niveaux de détresse ». Les primes de risques sur leurs obligations ont explosé au-dessus de 1000 points de base. Et ce chiffre ne prend pas en compte le désastre dans les petites entreprises.
La ville de Vallejo en Californie (117000 habitants) vient de prendre une décision sans précédent en se déclarant en faillite, en raison de la baisse de ses revenus fiscaux induite par une chute de 26% des prix de l’immobilier. D’autres pourraient suivre.
« C’est la pointe de l’iceberg : tout le monde va faire la queue pour les déclarations de faillite en Californie, » déclare John Moorlach, un fonctionnaire du Comté d’Orange.
Les consommateurs américains jonglent avec leur carte de crédit pour différer le jour où ils devront solder les comptes. L’enquête de la Fed indique que les en-cours de crédit assoicés aux cartes bancaires ont bondi de 6.7% au premier trimestre pour atteindre 957 milliards, soit 6000 dollars par adulte américain, en dépit de taux proche de l’usure, près de 20%.
« Mon sentiment c’est que de nombreux Américains continuent à laisser courir leurs crédits de carte bancaire car ils ont assez peu l’intention de le régler le tout," estime Peter Schiff, chez Euro Pacifique Capital.
Fort heureusement, le blitz monétaire de la Fed a permis d’éviter une dépression. Les prêts en urgence accordés aux banques en invoquant la clause des « circonstances inhabituelles et exceptionnelles » de son règlement,. - l’arme absolue de l’article 13 (3), inutilisé depuis les années 1930 - a permis de sauver le système bancaire.
Il n’y aura pas non plus d’ « Apocalypse des taux variables ». Les réductions drastiques des taux auxquelles la Fed a procédé - passant de 5.25% en Septembre à 2% aujourd’hui - ont permis d’éviter cette catastrophe [1]
On frémit en imaginant ce qui aurait pu se passer si la tendance dure de la Fed (Plosser, Hoenig, Fisher) l’avait emporté, comme cela avait été le cas dans les années 1930 - et comme c’est le cas dans la zone euro, où l’Allemand Axel Weber règne en maître, sans que personne n’ose prendre la tête d’une mutinerie.
Malgré cette opération de sauvetage, les prix de l’immobilier US sont susceptibles de chuter de 25% par rapport à leurs maximums, indiquent Lehman Brothers et Goldman Sachs. Nous n’en sommes à peine qu’à la moitié mais ce sont déjà 10 à 12 millions de foyers qui sont dans le rouge, avec un emprunt supérieur à la valeur de leur bien.
Les « bears » [2] de la Société Générale sont entrés dans une phase d’hibernation Sibérienne, et lancent une alerte d’ « Age Glaciaire ». Ils ont réduit leur exposition sur le marché des actions au minimum, à 30% ; pour la première fois dans l’histoire de la banque.
La part des placements « super-sécurisés » en obligations d’État a été portée à un maximum de 50%. Ils font le pari que va se produire une redoutable déflation à la « japonaise ». La banque s’attend à voir le cours des actions chuter de 50% à 75%.
« Rien, nulle part, ne sera épargné. Nous sommes à la limite d’un effondrement des actions qui va déchiqueter les portefeuilles, » juge Albert Edward, analyste stratégique à la SG .
« Nous voyons une récession mondiale se développer. Les liquidités vont s’assécher et crever les deux bulles des marchés émergents et des matières premières. Les nouveaux espoirs que « le pire pourrait être passé » sont vraiment stupéfiants. Les bénéfices sont en voie de désintégration », avertit-il.
La remontée des cours à laquelle on assiste pourrait durer jusqu’en juin. Mais n’y comptez pas trop. Les bourses mondiales ne sont déjà plus à la hausse - en un mouvement parallèle à celui du pétrole - dopées par le sauvetage des liquidités permis par les réductions des taux aux États-Unis, Royaume-Uni, et au Canada.
Le brut a cessé d’être l’ami des actions quand il atteint environ 110 dollars le baril. En frôlant les 126 dollars la semaine dernière il s’est transformé en une menace pure et simple. Le plan de sauvetage de Bush - 800 dollars de crédit d’impôt par ménage - a été réduit à rien par la dernière flambée des cours. Un foyer américain moyen dépense aujourd’hui plus de 8% de ses revenus pour l’énergie et le carburant.
L’OPEP joue avec le feu en refusant de produire plus de pétrole pour compenser les attaques rebelles au Nigeria. Dans cette situation, la baisse de production de 350 000 barils par jour en avril est un acte d’hostilité.
Mais pourquoi les États du Moyen-Orient devraient_ils aider l’Amérique alors même que la Maison Blanche continue de remplir les réserves stratégiques de pétrole des États-Unis pour préparer la guerre avec l’Iran ? Bush lui aussi joue avec le feu.
La flambée des cours du pétrole produira elle-même sa fin. La Chine atteint déjà ses limites. Avec une inflation à 8,5%, elle risque l’apparition de troubles sociaux. En outre, elle a répété les erreurs commises par le Japon dans les années 1980, en construisant de trop nombreuses usines produisant de trop nombreux articles à faible marge destinés à l’exportation vers un marché en train de s’effondrer.
Sun Mingchun, chez Lehman Brothers, estime que la situation de la Chine va se retourner au deuxième semestre de cette année. « Avec autant de surcapacité potentielle, un ralentissement débutant par les exportations pourrait déclencher une réaction en chaîne qui, dans le pire des cas, pourrait menacer la stabilité de [son] système économique et financier », observe-t-il.
La Grande-Bretagne, l’Europe, le Japon et la Chine ralentiront avant que l’Amérique ne redémarre. Le grand effondrement mondial de 2008-2009 est en cours et ce sera un éclatement de bulle parfaitement synchrone.
Sur le web :
Financial Times : Bankruptcies and defaults gather pace
The number of companies defaulting on their junk-rated debt and filing for bankruptcy in North America is running at its fastest pace in five years amid the slowing economy and contraction in credit markets.
So far this year, 28 “entities” have defaulted, according to Standard & Poor’s. The defaulted debt of the one Canadian and 27 US companies totals $18.4bn and exceeds the 17 defaults in the US for all of last year.
Publication originale The Telegraph, traduction Contre Info |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 16 Mai 2008 - 12:19 | |
| The Associated Press - document.write(TRBshowDate('16/05/2008 11:02:26')) 16/05/08 à 11:02:26 - 361 mots Economie/Social
ONU: l'économie mondiale proche d'un retournement sévère; 1,8% de croissance prévu en 2008
L'économie mondiale "vacille au bord" d'un retournement sévère et ne croîtra que de 1,8% en 2008, ont déclaré les Nations unies à l'occasion de leurs projections économiques révisées de milieu d'année, alors qu'ellles prédisaient 3,4% en début d'année. Ce chiffre est en baisse par rapport aux 3,8% de croissance mondiale enregistrés en 2007 et cette morosité devrait s'étendre à 2009, où il est prédit un modeste 2,1%, selon un rapport de l'ONU publié jeudi. Le document, une actualisation de milieu d'année du rapport "Situation et perspectives de l'économie mondiale 2008", attribue la responsabilité de ce retournement à la dégradation des secteurs immobiliers et financiers aux Etats-Unis pendant le premier trimestre, laquelle devrait "continuer et être un facteur de ralentissement majeur pour l'économie mondiale encore en 2009". Les pays en développement ne vont toutefois pas souffrir autant, remarque l'ONU, leur croissance devant atteindre les 5% cette année et 4,8% l'année prochaine - en deçà malgré tout du solide 7,3% enregistré en 2007. Les experts de l'ONU estiment que l'aggravation de la crise du crédit dans les principales économies internationales, provoquée par l'effondrement des prix de l'immobilier aux Etats-Unis, alliée à la baisse du cours du dollar et à la hausse des cours du pétrole et des matières premières "constituent, tous, des risques considérables pour la croissance économique" à la fois dans les pays développés et en développement. Si le rapport mise donc sur 1,8% de croissance mondiale en 2008, le chiffre final dépendra largement des développements rencontrés aux Etats-Unis. La croissance économique mondiale pourrait ainsi tomber à 0,8% si la crise des crédits hypothécaires américains (subprimes) atteint plus durement les autres pays. En revanche, elle pourrait remonter à 2,8% cette année et 2,9% l'année suivante si les mesures monétaires et fiscales prises par le gouvernement américain parviennent à relancer la consommation et à restaurer la confiance des investisseurs et des banques, indique le rapport. AP |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Jeu 22 Mai 2008 - 7:52 | |
| -contreinfo-------------------------------------------------------------------------------
Mis à Jour le : 21 mai 2008 21:26 Les USA seront-ils le prochain colosse à s’effondrer ? 21 mai 2008Les craquements de l’économie américaine sont-ils passagers ou au contraire révélateurs de maux plus profonds ? Les empires, même à leurs apogée, ont toujours connu des augures de sombres lendemains croyant déceler les signes d’une agonie au coeur de l’opulence. Kevin Philipps s’interroge sur le futur du colosse américain à la lumière des antécédents historiques et pointe les similitudes entre la situation actuelle des USA et celle précédant l’échec des puissances déchues.
Par Kevin Phillips, Washington Post, 18 mai 2008
En août dernier, lorsque la panique naissait au sujet les prêts hypothécaires, Alan Greenspan, s’était voulu rassurant pour une opinion publique troublée. L’ancien président de la banque centrale américaine avait alors déclaré que cette crise ressemblait fortement aux brefs soubresauts financiers de la crise de la dette Russe de 1998 ou du krach boursier aux États-Unis de 1987. Rien d’inquiétant, donc.
Pourtant, dans les soubassements de l’économie on pouvait déjà percevoir les craquements, les tremblements provoqués par la collision de plaques tectoniques. Neuf mois plus tard, les analogies de Greenspan qui se voulaient apaisantes ne parviennent plus à convaincre. L’économie américaine est confrontée à des niveaux d’endettement sans précédent, une flambée du prix des produits de base et une chute de l’immobilier, sans même mentionner la faiblesse du dollar. En dépit de la récente stabilisation de la situation économique, certains économistes craignent que le monde ne doive faire face prochainement à la plus grande crise financière depuis les années 1930.
Cette analogie est pourtant loin d’être parfaite. La probabilité que nous vivions un enchaînement d’évènements semblable à celui de la Grande Dépression est très faible. Le marché boursier avait alors perdu 80%, le taux chômage atteignait 25%, et les Grandes Plaines s’étaient transformées en une région aride et poussiéreuse, forçant des centaines de milliers de d’ouvriers agricoles à fuir en Californie. Mais les Américains devraient pourtant craindre que les troubles actuels ne soient annonciateurs de bouleversements mondiaux à l’image de ceux qui ont renversé les grandes puissances économiques précédentes, à commencer par la Grande-Bretagne.
Plus de 80% des Américains déclarent aujourd’hui que le pays est sur une mauvaise voie, mais ils sont encore nombreux - si ce n’est la plupart - a continuer de croire que les enseignements de l’histoire des autres nations ne sont pas pertinents, que le cas des États-Unis est unique, et qu’ils sont choisis par Dieu. Il en a été de même pour toutes les anciennes grandes puissances économiques : Rome, l’Espagne, les Pays-Bas (dans le domaine maritime durant leur période glorieuse du 17ème siècle, lorsque New York s’appelait New Amsterdam) et pour la Grande Bretagne au 19e siècle. La force initiale de ces empires s’est aussi avérée être plus tard leur faiblesse, ce qui n’est pas sans rappeler la situation que vivent les États-Unis depuis les années 1980.
Il existe une littérature considérable qui traite de ces précédents, de leurs illusions de puissance et de leur déclin. Ces textes nous disent que l’Espagne impériale, l’empire maritime des Pays-Bas, et la puissance industrielle de la Grande Bretagne avaient en commun bon nombre de vulnérabilités durant leur ascension puis leur chute : ils avaient en partage le sentiment de n’être plus sur la bonne voie, une religion intolérante et missionnaire, un empire devenu trop vaste pour leurs forces militaires, une monoculture économique, un essor de la finance (provoquant la délocalisation de l’industrie) et enfin une dette excessive. Il en va de même aujourd’hui aux États-Unis.
Avant de poursuivre ce parallèle avec les États-Unis d’aujourd’hui, il convient de répondre aux sceptiques qui ne manqueront pas de nous rappeler que chacune de ces nations avait ses propres prophètes de malheur, dont les avertissements, s’ils se sont avérés justifiés sur le long terme, n’en avaient pas moins été lancés de façon prématurée. En Grande-Bretagne, par exemple, ces augures s’étaient inquiétés dès les années 1860 de voir le pays prendre le chemin des Pays-Bas, et ces appréhensions sont réapparues dans les années 1890, lors de l’émergence de concurrents industriels tels que l’Allemagne et les États-Unis. Dans les années 1940, ces prévisions ont fini par se réaliser, mais de fait les critiques des années 1860 et 1890 étaient venues bien trop tôt.
De telles craintes, prématurées, ont aussi vu le jour aux États-Unis. Les décennies suivant l’élection de 1968 ont été marquées par l’apparition d’appréhensions. A l’époque, l’hégémonie mondiale gagnée par les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale était considérée comme menacée. La première de ces périodes de remise en cause, en 1968-72, constatait le mélange délétère des effets du commerce mondial, des crises monétaires et de la faillite de la politique étrangère américaine en Asie du Sud-Est. Parurent alors des ouvrages portant des titres tels que « Retreat From Empire ? » et « The End of American Era ». Ce malaise s’est encore renforcé par la suite après l’affaire du Watergate et la chute de Saigon. La troisième phase a pris place à la fin des années 1980, lorsque la résurgence du Japon semblait remettre en cause la prééminence américaine dans le secteur industriel, voire même celui de la finance. En 1991, le candidat à l’investiture Démocrate pour la présidentielle Paul Tsongas croyait pouvoir déclarer « la guerre froide est terminée.... l’Allemagne et le Japon ont gagné. » Ce n’était pas tout à fait le cas.
Aujourd’hui en 2008, nous pouvons à notre tour faire état d’une décennie de tous les dangers, marquée par la folie Internet des années 1997-2000 qui s’est transformée en une bulle puis en krach boursier, le 11 septembre 2001, les attaques terroristes, la démesure impériale de l’administration Bush et l’invasion de l’Irak en 2003. Vinrent ensuite l’abandon par l’OPEP de la fourchette maintenant le prix du pétrole à 22 - 28 dollars, le coût du baril dépassant les 100 dollars en cinq ans ; l’effondrement global du statut des États-Unis pour cause de la guerre en Irak, l’implosion du marché américain de l’immobilier et de la bulle du crédit, et une baisse du dollar face à l’euro de près de 50% depuis 2002. Nul doute q’une crise financière mondiale ne soit dans l’air.
On ne peut écarter la perspective dérangeante qu’une nouvelle crise mondiale imminente pourrait transformer le demi-siècle allant des années 1970 aux années 2020 en un équivalent pour les États-Unis de ce que la période précédent 1950 avait été pour la Grande-Bretagne. Il pourrait bien s’agir du « Big One », marquant la dernière phase de l’ascension des USA. L’histoire récente, faite de quatre décennies de soubresauts préalables trouverait alors son sens dans cette infortunée conclusion.
Le parallèle le plus marquant entre notre situation et les échecs des anciennes puissances est celui de la dangereuse dépendance des États-Unis à l’égard de son secteur financier, devenu le moteur de la croissance. Au 18ème siècle, les Hollandais avaient cru qu’ils pourraient compenser le déclin de l’industrie et du commerce par de grands programmes de prêts aux nations étrangères et aux souverains. Mais la série d’incidents et de faillites survenus aux Pays-Bas durant les années 1760 et 1770 a paralysé l’économie. Dans la Grande-Bretagne du début des années 1900, un ministre s’inquiétait que l’on ne puisse prospérer en « amassant des titres d’investissement », affirmant que « la banque n’est pas le créateur de notre prospérité, mais le résultat de celle-ci. » À la fin des années 1940, l’endettement né lors des deux guerres mondiales lui a donné raison, et le leadership économique mondial de la Grande Bretagne appartient désormais au passé.
Aux États-Unis, la part du PIB du secteur des services financiers a dépassé celle de l’industrie au milieu des années 1990. Mais l’enthousiasme pour le marché semble avoir bloqué tout débat quant à cette évolution inquiétante. Dans les années 1970, l’industrie représentait 25% du PIB et les services financiers à peine 12%, mais en 2003-06, le secteur de la finance pesait 20-21%, et l’industrie en était réduite à 12%.
Le problème tient au fait que les quatre ou cinq points de PIB gagné par le secteur de la finance durant les années 1990 et 2000 sont dus à des pratiques contestables : le boom de prêts immobiliers exotiques, la titrisation pour le moins téméraire des prêts, ainsi que d’autres innovations qu’il eut été préférable de laisser aux casinos. Cette industrie du crédit devenue folle a fourni le lubrifiant de la croissance. Entre 1987 et 2007, la dette totale aux États-Unis est passée de 11 000 milliards à 48 000 milliards, et c’est la dette du secteur financier qui a mené la danse.
Washington a regardé avec bienveillance le secteur financier durant les années 1980 et 1990, lui procurant sans fin flux de liquidité et renflouements. De façon inexcusable, les acteurs tels que Greenspan, Robert Rubin, ancien secrétaire au Trésor et l’actuel secrétaire Henry Paulson ont refusé de réglementer l’industrie. Tous semblaient faire bon accueil aux bulles d’actifs ; Ils imaginaient sans doute que la finance allait être le nouveau secteur dominant de l’activité économique, tout comme l’industrie avait remplacé l’agriculture à la fin du 19ème siècle. Mais qui pourrait croire sérieusement que la prochaine grande puissance économique - Chine, Inde, Brésil - ait un PIB dominé par la finance ?
Par la grâce d’un secteur financier surdimensionné les États-Unis de 2008 sont devenus le premier débiteur au monde, connaissent - et de loin - le plus grand déficit de la balance des paiements et sont devenus le principal importateur, à grands frais, de produits manufacturés et de pétrole. Si le monde subit prochainement la plus grande crise financière depuis les années 1930, les dommages potentiels sont incalculables. La perte du leadership économique mondial qu’ont connu la Grande-Bretagne et les Pays-Bas semble être la menace qui pointe à notre propre horizon.
Kevin Phillips a publié récemment « Money : Reckless Finance, Failed Politics, and the Global Crisis of American Capitalism. »
-------------------------------------------------------------------------------- Publication originale Washington Post, traduction Contre Info |
|  | | Alain BERTIER modérateur
 Age : 69 Inscrit le : 07 Déc 2007 Messages : 2614 Localisation : DREUX
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Jeu 22 Mai 2008 - 8:26 | |
| Voilà qui va ramener les théoriciens anglo-saxons de la libre concurrence et de la mondialisation, tous les deux sans frein, à un peu de modestie, en attendant la révision déchirante. Cela devrait aussi aider la commission européenne à couper les ailes des abus manifestes de détournements de la subsidiarité, en particulier dans le domaine des services qui vont se révéler être la cause de l'effondrement américain (si on en croit l'article ci-dessus). _________________ La seule chose nécessaire au triomphe du mal c'est que les braves gens ne fassent rien. The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. Bertrand Russell http://legaulois.blogspot.com/ |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9885 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 9 Juin 2008 - 10:07 | |
| «Sans correction, le système risque de péter» Débat. La globalisation a-t-elle accouché du chaos ? L’économiste Patrick Artus répond : Recueilli par CHRISTOPHE ALIX libération QUOTIDIEN : lundi 9 juin 2008 L’économiste Patrick Artus vient de publier, avec la journaliste Marie-Paule Virard, Globalisation, le pire est à venir (La Découverte), diagnostic aussi sombre que lucide sur les désordres de la globalisation.
A vous lire, la globalisation aurait accouché d’un cauchemar dont il sera difficile de sortir. Etait-elle finalement une erreur ?
En soi, la globalisation est positive car les échanges favorisent la croissance. Elle a fait entrer dans le circuit économique un milliard d’individus qui en étaient exclus en leur donnant du travail et en apportant de nouveaux débouchés. En créant plus de concurrence, elle a fait baisser les prix et maintenu les taux d’intérêt bas. Cette machine à inonder le monde de liquidités a permis de s’endetter à peu de frais et a globalement réussi, jusqu’au début des années 2000, à apporter plus de bien-être dans les pays riches comme chez les plus pauvres. Jusqu’au tournant actuel.
Votre bilan est sombre…
La globalisation a initié et alimenté des tendances insoutenables sur le long terme. En organisant un gigantesque transfert d’activités des pays avancés vers les pays émergents, elle a fait exploser les inégalités, généré des désordres financiers monstres et fait flamber les matières premières. Sans correction, le système risque de péter. Les conséquences seront alors dramatiques pour les perdants, chaque jour plus nombreux, de cette machine inégalitaire qui prend du revenu aux uns pour le redistribuer aux autres.
Comment est-on passé d’un enchaînement vertueux au chaos ?
Il n’y a rien de choquant à faire fabriquer les biens là où les salaires sont les plus bas. Sauf que l’accroissement de la richesse a provoqué un retour en force de l’inflation et un boom des matières premières. L’économiste libéral américain Paul Krugman qui, en 1996, écrivait La mondialisation n’est pas coupable l’a bien montré : les pays riches n’ont pas su prévenir les effets de la globalisation sur l’emploi. Car les emplois qui se créent en 2008 ne sont plus les mêmes que ceux qui sont détruits. Cette transition inédite pour l’Occident a polarisé le marché du travail aux deux bouts : le haut de gamme et le bas de gamme ; les nouvelles technologies et l’aéronautique d’un côté, les services à la personne et le temps partiel de l’autre. Tout ce qui était entre les deux disparaît.
(...) lire la suite ici http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/330660.FR.php |
|  | | | Selon le FMI, il faut se préparer au pire | |
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