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| | Selon le FMI, il faut se préparer au pire | |
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Alain BERTIER modérateur
 Age : 69 Inscrit le : 07 Déc 2007 Messages : 2605 Localisation : DREUX
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 20 Juin 2008 - 8:20 | |
| Encore une manifestation de la réalité du dynamisme économique US : http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/7464298.stm 400 inculpations et 60 arrestations. _________________ La seule chose nécessaire au triomphe du mal c'est que les braves gens ne fassent rien. The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. Bertrand Russell http://legaulois.blogspot.com/ |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 27 Juin 2008 - 11:09 | |
| Subprimes, pétrole, immobilier : le triple choc qui secoue les places boursières LEMONDE.FR | 27.06.08 | 10h12 • Les marchés financiers, dont beaucoup d'experts soulignaient la capacité de résistance à la crise bancaire et économique, ont lourdement chuté, jeudi 26 juin. A Paris, Londres et Francfort, les indices ont cédé près de 2,5 %, finissant à des niveaux inférieurs à leur plancher du mois de mars, atteint juste après l'annonce de la quasi-faillite de la banque d'affaires américaine Bear Stearns. Depuis le début de la crise, à l'été 2007, la baisse du CAC 40 atteint maintenant près de 30 %.
La déconfiture européenne a accompagné celle des Bourses américaines. Jeudi, le Dow Jones et le Nasdaq ont perdu plus de 3 %. La dégradation s'est aussi prolongée en Asie. Vendredi, le Nikkei japonais a cédé 2,01 % tandis que sur les marchés chinois la place de Shanghaï a reculé de 5,29 %.
"J'ai 40 ans, j'ai vécu plusieurs crises, le choc pétrolier des années 1980, l'éclatement de la bulle Internet post-2001, je n'ai jamais vu ça ! Les marchés baissent sans cesse, plus personne ne veut acheter", s'inquiète Steven Grasso, courtier au parquet de New York.
La nervosité est extrême. "Nous ne sommes pas loin d'un potentiel krach", estime Alexandre Capez, trader à Londres chez Lehman Brothers. "Il n'y a plus de logique, plus de raison, tout devient un jeu de psychologie, il suffit d'un souffle" pour que tout craque, s'inquiète-t-il.
Pour les analystes, la sanction du marché est étonnante. "Les valorisations des actions sont à des niveaux inédits depuis vingt à trente ans", calcule Vincent Treulet, responsable de la stratégie actions chez Natixis.
En Bourse, le secteur bancaire en particulier est devenu "toxique", poursuit-il. Les investisseurs redoutent que leurs pertes liées aux subprimes, ces crédits immobiliers à risque, ne s'aggravent encore dramatiquement. Leurs inquiétudes semblent fondées. Jeudi, la direction du groupe belgo-néerlandais Fortis a annoncé un "plan de solvabilité" pour récolter 8 milliards d'euros. Son titre s'est effondré de 18,9 % provoquant la débâcle de tout le secteur.
Quelques jours plus tôt, la banque britannique Barclays a annoncé une levée de fonds de 6 milliards d'euros. Quant à la plus grande banque américaine, Citigroup, elle a averti qu'elle serait contrainte de passer de nouvelles dépréciations "substantielles" au deuxième trimestre.
RISQUE DE CONTAGION
Pis, le secteur financier n'est plus le seul sujet de préoccupation. Les investisseurs redoutent la contagion de la crise au secteur industriel. Les rumeurs délétères s'accumulent sur les secteurs les plus fragiles en particulier l'automobile. Jeudi, elles visaient le groupe automobile Chrysler suspecté d'avoir recours au "chapter 11", la loi américaine de protection des faillites.
"Ça craque de partout", ajoute M. Treulet. A la crise financière et immobilière s'ajoute l'impact inflationniste d'un troisième choc pétrolier. Le cours du pétrole, installé depuis plusieurs mois au-dessus de 130 dollars, a franchi jeudi à New York un nouveau record historique à plus de 140 dollars le baril. Les prix pourraient même atteindre 150 à 170 dollars "au cours de l'été" a averti Chakib Khelil, président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), interrogé sur la chaîne France 24.
Désormais, la grande crainte est celle d'une stagflation, c'est-à-dire la conjonction d'une croissance molle et d'une inflation incontrôlable liée à la flambée de l'or noir et des autres matières premières. Mercredi, la Réserve fédérale américaine (Fed) a d'ailleurs souligné ce risque. Prise en étau entre une croissance chancelante et des pressions inflationnistes inquiétantes, l'autorité monétaire a décidé de maintenir le niveau des taux d'intérêt aux Etats-Unis à 2 %, en restant évasive sur l'attitude à adopter dans l'avenir.
De fait, la lutte contre la stagflation est, pour une banque centrale, très délicate à mener. Baisser ses taux pour soutenir la croissance, c'est prendre le risque d'attiser la flambée des prix. Les relever pour contrer les tensions inflationnistes, c'est au contraire prendre le risque de casser la consommation et l'investissement.
La Banque centrale européenne (BCE), de son côté, a choisi de privilégier la lutte contre l'inflation et devrait durcir sa politique monétaire dès le début du mois de juillet.
Une perspective qui affaiblit encore le dollar. "Cela rappelle ce qui s'est passé en 1987", indique Anton Brender, directeur des études économiques chez Dexia. En 1987, l'effondrement du billet vert et un désaccord entre autorités monétaires avaient contribué à un krach boursier historique.
Une répétition de 1987 est-elle possible? "On pense un jour que c'est la crise de 1929, et le lendemain que c'est fini", philosophe M. Brender. Pour l'économiste, une chose est néanmoins certaine : "Rien n'est réglé."
http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/06/27/subprimes-petrole-immobilier-le-triple-choc-qui-secoue-les-places-boursieres_1063490_3234.html?xtor=RSS-3208 |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Sam 28 Juin 2008 - 12:50 | |
| Mis à Jour le : 28 juin 2008 00:47 Le choix de Ben, par Ambrose Evans-Pritchard 28 juin 2008Après la Royal Bank of Scotland, c’est au tour de la Barclays de publier un avis de gros temps et de conseiller le repli aux abris tant qu’il en est encore temps. En sauvant le système bancaire, la Fed a accepté de laisser déraper le dollar. Mais le retour de boomerang a dépassé toutes les prévisions et a provoqué la fuite vers les valeurs refuges, dont le pétrole et les matières premières - déjà sous tension - enclenchant un mécanisme inflationniste qui du même coup provoque la peur et justifie rationnellement celle-ci. Aujourd’hui la Fed est prise au piège de forces mondiales qui la dépassent. Si elle choisit la neutralité en ne relevant pas les taux comme l’attendent des marchés horrifiés par la crainte des anticipations de l’inflation - qui signeraient l’arrêt de mort de la rente - l’économie américaine sera crucifiée par l’abandon des capitaux cherchant la sécurité et par l’inflation importée de la zone dollar. Mais si elle les relève, l’activité déjà anémiée par l’éclatement de la bulle et la thrombose du crédit pourrait caler, au risque de la déflation qui la guette au coin du bois. L’impossible choix de Ben, analysé par Evans-Pritchard.
Par Ambrose Evans-Pritchard, The Telegraph, 27 juin 2008
Barclays Capital a conseillé à ses clients de fermer les écoutilles en prévision d’une tempête financière mondiale, les avertissant que la Réserve fédérale américaine avait laissé sortir de sa bouteille le mauvais génie de l’inflation et laissé sa crédibilité chuter « au-dessous de zéro ».
« Nous sommes dans une mauvaise passe », déclare Tim Bond, le responsable du secteur boursier de la banque. « Il y a à l’heure actuelle un choc inflationniste. Cela va s’avérer très négatif pour les actifs financiers. Nous allons nous mettre en position défensive. Les investisseurs s’en sortiront bien s’ils parviennent à préserver leur patrimoine. »
Barclays Capital vient de publier ses Perspectives Mondiales, toujours très lues, où la banque estime que l’inflation aux USA devrait atteindre 5,5% en août et que la Fed devra relever ses taux d’intérêt à six reprises d’ici la fin de l’an prochain, afin de prévenir une spirale inflationniste des prix et des salaires. Si elle hésite, les marchés obligataires devraient passer à l’action. « C’est le premier test pour les banques centrales depuis 30 ans et elles l’ont traité à la légère. Elles ont zéro crédibilité, et celle de la Fed est négative - en admettant que cela soit possible. Elle a perdu toute crédibilité », juge M. Bond.
Ce sombre verdict sur la Fed pilotée par Ben Bernanke a été confirmé par les marchés hier alors que le dollar a baissait par rapport à l’euro après la publication ce mercredi du communiqué de la Fed à la tonalité conciliante.
Les courtiers ont estimé que la Fed paraissait s’éloigner du relèvement de ses taux qui était attendu. Avec pour effet la montée du baril de pétrole à 138 dollars, confirmant ainsi sa fonction d’ « anti-dollar » et sonnant comme un reproche adressé par les marchés à la politique monétaire trop accommodante de Washington.
La décision de la Fed va se répercuter dans les 45 pays dont la devise est liée au dollar dans le monde entier, entraînant la flambée des prix des matières premières. L’inflation mondiale est passée de 3,2% à 5% durant la dernière année.
M. Bond juge que le monde émergent est maintenant sur le point de traverser une grave crise. « L’inflation est hors de contrôle en Asie. Le Vietnam a déjà explosé. La réponse des politiques c’est de s’en prendre au messager, comme ce fut le cas dans les pays développés à la fin des années 1960 et 1970 », note-t-il.
la suite ici http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2104 |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Sam 28 Juin 2008 - 16:08 | |
| Inflation et stagnation, l'équation insoluble des banques centrales LE MONDE | 28.06.08 | 14h45 •
Cela allait mieux, cela va moins bien. Beaucoup moins bien. "Le plus gros de la crise financière est passé", répétaient depuis plusieurs semaines les dirigeants économiques internationaux. Les opérateurs des marchés avaient fini par se laisser convaincre. Peut-être à tort.
Les banques annoncent de nouvelles et massives dépréciations d'actifs. On aimerait croire sur parole le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, quand il explique, comme il l'a fait dans nos colonnes, qu'il ne faut pas craindre une deuxième vague dans la crise des subprimes et que les pertes nouvelles des banques résultent "du fonctionnement normal du cycle économique". Mais on a du mal.
MORAL DES MÉNAGES EN BERNE
D'abord, il n'est pas tout à fait exclu que "le fonctionnement normal du cycle économique" ne tourne pas purement et simplement à la catastrophe. On peut déjà observer, par exemple, les dégâts que provoque, sur l'industrie automobile, le double choc de la restriction du crédit et de la flambée des prix du pétrole. Jusqu'où l'économie réelle sera-t-elle contaminée par la crise financière et énergétique ? En retour, comment la santé des banques et la stabilité financière seront-elles affectées par la détérioration de l'environnement économique ? Ne risque-t-on pas d'entrer dans un cercle vicieux, où les difficultés économiques entraîneraient des dégâts financiers... et réciproquement ?
Il n'est pas sûr que le talent - certes immense - des banquiers centraux suffise à éviter le pire, tant l'équation devient complexe à résoudre. Avec, d'un côté, les signes inquiétants de freinage de l'économie, de l'autre, l'aggravation des tensions inflationnistes. Sur le premier point, la preuve la plus nette de la détérioration a été donnée cette semaine par la baisse mondiale du moral des ménages. Celui des Américains s'est dégradé encore plus qu'attendu en juin pour tomber à son plus bas niveau depuis 1980, selon l'enquête mensuelle Reuters-université du Michigan, publiée vendredi 27 juin. Il est revenu à 56,4, contre 59,8 en mai.
Celui des Français n'est pas meilleur. L'indicateur résumé de l'opinion des ménages, mesuré par l'Insee, a reculé de 4 points en données corrigées des variations saisonnières en juin, à - 46, un point bas sans précédent depuis que la série a commencé en janvier 1987.
Du côté des prix, rien ne s'arrange. Au contraire. L'inflation en Allemagne a grimpé à 3,3 % en juin, en glissement annuel, contre 3 % en mai, selon des données provisoires publiées vendredi. Il s'agit du taux le plus élevé depuis décembre 1993. La flambée du prix des hydrocarbures est la principale responsable : selon les régions, le prix du fioul domestique a augmenté en juin, sur un an, de 57,3 % à 69,3 %.
En théorie, ces deux dérapages - décélération de la croissance, accélération des prix - demanderaient, c'est bien le problème, des réponses monétaires diamétralement opposées. Le ralentissement économique exigerait une baisse des taux, la flambée des prix nécessiterait leur relèvement.
La Réserve fédérale américaine (Fed) a choisi, mercredi, de ne pas choisir. Elle a laissé ses taux inchangés, durci en même temps son discours vis-à-vis de l'inflation tout en exprimant ses craintes sur la croissance.
La Banque centrale européenne (BCE), de son côté, donne l'impression d'avoir clairement tranché. Elle devrait relever d'un quart de point ses taux lors de sa réunion du jeudi 3 juillet. Mais ses dirigeants prennent soin de répéter que ce geste ne signifie pas qu'on est entrés pour autant dans un cycle de resserrement monétaire.
Elle espère que son action sera suffisamment efficace, sur le plan psychologique, pour ne pas avoir à répéter l'opération. Que le fait de taper du poing sur la table suffira à déjouer les anticipations inflationnistes des agents économiques. Alors qu'elle prétend lutter à mort contre l'inflation, on sent la BCE obsédée par le risque d'effondrement économique et financier. |
|  | | Alain BERTIER modérateur
 Age : 69 Inscrit le : 07 Déc 2007 Messages : 2605 Localisation : DREUX
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Sam 28 Juin 2008 - 17:03 | |
| | Citation: |
Alors qu'elle prétend lutter à mort contre l'inflation, on sent la BCE obsédée par le risque d'effondrement économique et financier.
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Assez plaisant de lire cela, alors que l’on n’a cessé de l’accuser qu’elle ne pensait qu’à lutter contre l’inflation quand il aurait fallu se soucier de la croissance. _________________ La seule chose nécessaire au triomphe du mal c'est que les braves gens ne fassent rien. The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. Bertrand Russell http://legaulois.blogspot.com/ |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Mar 1 Juil 2008 - 18:57 | |
| La Tribune.fr - 01/07/08 à 18:01 - 395 mots
avertissement Le FMI évoque le risque d'éclatement d'autres crises financières Quelque 80 pays pauvres ou à revenus intermédiaires pourraient être frappés par des crises. Les prix élevés du pétrole et de l'alimentation sont pointés du doigt. "Certains pays sont sur le point de basculer", a souligné Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), dans un communiqué publié ce mardi. L'institution de Washington met en garde contre le risque d'éclatement de crises financières un peu partout dans le monde, dû aux prix élevés du pétrole et de l'alimentation. Ces prix pourraient avoir un retentissement négatif "sur la balance des paiements de nombreux pays. L'inflation est en hausse, ce qui touchent les pauvres, et les équilibres budgétaires sont menacés", ajoute le FMI.
Le risque de crise semble d'autant plus grand que "l'augmentation des prix alimentaires devrait prendre plus longtemps que d'habitude pour se résorber, vu de nouvelles augmentations de la production de biocarburants à attendre, la poursuite d'une croissance forte dans les économies émergentes et en développement, et l'impact sur les coûts des niveaux élevés du prix du pétrole", précise le Fonds, dans sa première tentative d'évaluation de l'impact macroéconomique des prix élevés du pétrole et de l'alimentaire.
Le Fonds, dont la mission première est de prévenir l'émergence de crises de balance des paiements, a noté en particulier que la flambée du pétrole avait un "impact élevé" sur 81 pays pauvres ou à revenus intermédiaires.
Le FMI a souligné que 33 pays importateurs nets de nourriture avaient vu leur facture augmenter de 0,5% de leur produit intérieur brut (PIB) annuel depuis janvier 2007. Sur la même période, les effets du pétrole cher ont amputé les ressources de 59 pays pauvres importateurs de brut de 35,8 milliards de dollars (2,2% de leur PIB).
Pour l'institution, une "approche multilatérale" s'impose si l'on veut empêcher que les pays les plus pauvres s'enfoncent dans la crise, vu le côté durable de la hausse des prix du pétrole et de l'alimentation. Dominique Strauss-Kahn a indiqué qu'il espérait des "décisions fortes" sur cette question au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du Groupe des huit pays les plus industrialisés (G , qui se tient du 7 au 9 juillet dans le nord du Japon. |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Mer 2 Juil 2008 - 9:38 | |
| La banque Fortis prévoit une chute des marchés financiers aux Etats-Unis mardi 1er juillet
Le bancassureur belgo-néerlandais Fortis s’attend à ce que les marchés financiers américains s’écroulent totalement dans les prochains jours ou semaines. Ce qui explique les mesures d’urgence prises la semaine dernière par Fortis, explique lundi son président Maurice Lippens dans un entretien accordé lundi au quotidien néerlandais De Telegraaf.
"Aux Etats-Unis, ça va plus mal que ce qu’on imagine", affirme M. Lippens. Fortis prévoit des faillites parmi les 6.000 banques peu assurées. Mais le bancassureur vise également des entreprises comme Citigroup et General Motors.
Les craintes de Maurice Lippens se fondent sur des discussions avec des banquiers. "Il y a deux mois, nous ne savions pas que ça allait si mal aux Etats-Unis. Et ça va encore empirer", dit M. Lippens.
Sources 7/7 |
|  | | Alain BERTIER modérateur
 Age : 69 Inscrit le : 07 Déc 2007 Messages : 2605 Localisation : DREUX
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Mer 2 Juil 2008 - 10:01 | |
| La prochaine faillite de GM n'est pas franchement une nouvelle ... pour ceux qui lisent la presse. Apparemment, chez Fortie ils viennent juste de commencer ...  _________________ La seule chose nécessaire au triomphe du mal c'est que les braves gens ne fassent rien. The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. Bertrand Russell http://legaulois.blogspot.com/ |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Jeu 3 Juil 2008 - 11:44 | |
| Mis à Jour le : 3 juillet 2008 10:06 La descente aux enfers, par Paul Jorion 3 juillet 2008La spirale baissière de la finance a été un temps interrompue par l’opération de sauvetage de Bear Sterns organisée par la Fed. Mais l’éclaircie a été de courte durée. Aujoud’hui c’est l’économie réelle qui décroche peu à peu sur tous les fronts, de l’immobilier aux constructeurs automobiles, et les mouvements de panique ne sont pas à exclure.
par Paul Jorion, 3 juillet 2008
Ce texte est un « article presslib’ » (*)
Jetez un coup d’œil à ce graphique emprunté au Wall Street Journal de ce matin : ce genre de profil ne dure pas parce que quelque chose se passe alors qui y met fin et c’est pourquoi il faut le capturer dans l’instant. La légende dit « Défauts de paiement dans le secteur de la construction ». Les condos sont des appartements en copropriété, les single family sont des maisons individuelles, le reste se comprend aisément.
Les banques régionales et de taille moyenne s’étaient petit à petit retrouvées exclues du marché du prêt hypothécaire américain : le « mortgage », et s’étaient spécialisées dans le prêt à la construction. Elles sont aujourd’hui aux abois : elles accordent des sursis à leurs emprunteurs sans qu’il s’agisse là de générosité de leur part : elles se contentent de retarder le moment de vérité où elles devront enregistrer les pertes. Inutile de préciser qu’au vu des courbes, la fin est proche.
la suite ici http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2110 |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Sam 5 Juil 2008 - 18:39 | |
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Mis à Jour le : 5 juillet 2008 16:51 USA : l’économie de la bulle, par Doug Noland
5 juillet 2008
L’économie américaine était tirée par le crédit facile, l’inflation de la valeur actifs et la consommation - à auteur de 70% du PIB - dopée par les bulles successives de la nouvelle technologie puis de l’immobilier. La fin de ce cycle volatilise le patrimoine des ménages, tarit les revenus du secteur financier et assèche un secteur de la consommation surdimensionné. Structurellement déficitaires, les USA ont inondé la planète de dollars alimentant une masse de capitaux spéculatifs qui rompent désormais l’alliance passée avec la devise US et la finance structurée de Wall Street et alimentent la fièvre inflationniste. La conjonction des ces deux mouvements prend l’économie US en tenaille, et l’apparente richesse d’hier change soudain d’aspect pour se transformer en une montagne de créances douteuses aux garanties incertaines.
Par Doug Noland, Prudent Bear, 4 juillet 2008
Cette semaine, l’annonce faite par Starbucks qui prévoit de fermer 600 magasins et de licencier 12000 employés est emblématique de la grande restructuration qui nous attend dans l’économie américaine de la bulle, qui est profondément déséquilibrée. Dans l’économie réelle, les entreprises qui s’étaient précédemment largement enrichies grâce aux bénéfices importants réalisés durant le boom induit par l’inflation des actifs et du crédit voient aujourd’hui se dégrader rapidement leurs bénéfices et leur trésorerie. Durant le boom, Starbucks avait investi agressivement dans le capital fixe, tout en augmentant le nombre de ses salariés, ses offres de produits et ses dépenses dans l’immobilier. L’argent coulait à flots, les revenus étaient facilement gagnés, et la croissance était facile.
Pour l’économie globale, l’énorme expansion des crédits hypothécaires (et des autres types de crédit) s’est déversée sous forme de pouvoir d’achat, dirigée en particulier vers les « services ». Ce pouvoir d’achat a été « multiplié » par les emprunts additionnels effectués par les entreprises telles Starbucks et autres, ainsi que par ceux des promoteurs immobiliers, qui ont construit et loués des espaces commerciaux à des dizaines de milliers de cafés, détaillants, restaurants, hôtels, casinos, salons esthétiques, clubs de santé et autres. Avec pour résultat un boom historique des emprunts et des « investissements » dans la construction d’un énorme parc immobilier destiné à la consommation et aux services. Maintenant que la bulle de crédit a éclaté, la viabilité économique de larges pans de ce secteur économique est remise en question.
la suite ici http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2117 |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 7 Juil 2008 - 16:05 | |
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Mis à Jour le : 7 juillet 2008 15:22 Patrick Artus : Le pire est à venir
7 juillet 2008
L’économiste Patrick Artus publie dans l’Expansion une tribune en forme de réquisitoire contre la mondialisation.
Contre Info, 7 juillet 2008
Les années de la « mondialisation heureuse » marquées par une forte croissance et une faible inflation sont derrière nous juge-t-il. La crise immobilière née aux USA a révélé en plein jour les « tendances insoutenables » de la mondialisation, au nombre de trois :
Le partage des tâches entre pays développés et économies émergentes se traduit par une délocalisation des activités industrielles et de services « intermédiaires », avec pour résultat une « bipolarisation » des marchés de l’emploi. D’un côté, des compétences à forte valeur ajoutée, de l’autre des emplois de service déqualifiés, ce qui conduit à « une disparition de la classe moyenne », observe-t-il.
Le modèle de croissance occidental, gourmand en énergie et matières premières et fortement émetteur de CO2, ne saurait être étendu à l’ensemble de la planète.
La globalisation a submergé le monde de liquidités, qui croissent à un rythme de près de 20% par an depuis 2002. Comme le notait récemment Doug Noland, le recours massif des USA au crédit a amplifié les déséquilibres du commerce extérieur US, qui ont été refinancé par les réserves accumulées en Asie et au Moyen Orient. Pour Artus comme pour Noland, c’est la croissance « monstrueuse » des liquidités mondiales qui explique le surendettement et les bulles dans la valorisation des actifs.
L’éclatement de la bulle du crédit US a renforcé ces turbulences. Désormais, les capitaux spéculatifs qui ont abandonné le secteur du crédit US alimentent les tendances inflationnistes.
Comment en sortir, s’interroge Artus ? Il faudrait, préconise-t-il, remplacer les institutions internationales nées dans l’après guerre par de nouvelles organisations ayant en charge la régulation des « biens publics mondiaux » que sont l’environnement, la monnaie, les matières premières et les règes sociales.
Perspective peu vraisemblable, à laquelle les états préfèreront sans doute les solutions individuelles, ou régionales. Dans ce cas, « le pire est à venir », conclut-il.
Contre Info avec l’Expansion |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Jeu 10 Juil 2008 - 13:11 | |
| Royaume-Uni : la récession menace
De notre correspondant à Londres, Cyrille Vanlerberghe le Figaro 10/07/2008 | Mise à jour : 09:11 | .
CRISE. La bulle immobilière a éclaté et les prix sont en baisse de 4,4 %. Après les économistes, c'est au tour de la chambre de commerce britannique d'évoquer un «sérieux risque de récession». En Grande-Bretagne, les signes de la crise ne sont pas toujours là où on les attend. Exemple : les ventes de cravates ont connu, le mois dernier, leur plus forte croissance depuis cinq ans. L'explication ? Avec des risques de licenciements en hausse, les salariés font des efforts pour paraître plus présentables.
Les indicateurs économiques plus classiques sont également mauvais. La production industrielle britannique a fortement chuté le mois dernier, à la grande surprise des économistes. Ils attendaient 0,1 % de baisse alors que les chiffres sont de -0,8 % sur le seul mois de mai. Et cela malgré une dépréciation de la livre sterling par rapport à l'euro, qui aurait dû favoriser les exportations vers l'Europe. D'ailleurs, le déficit commercial pour les biens et les services en mai a été stable à 4,2 milliards de livres (5,2 milliards d'euros).
En début de semaine, la chambre de commerce britannique (BCC) a publié un rapport inquiétant sur les PME et PMI. Sur les trois derniers mois, l'indice d'activité de ces dernières est tombé à son plus bas niveau depuis 1992. «Nous faisons désormais face à un sérieux risque de récession, a déclaré David Kern, l'économiste en chef de la BCC. Les perspectives sont sombres, et la correction risque d'être plus longue et plus grave que prévu.»
Baisse du pouvoir d'achat
Le groupe d'analyse CEBR (Center for Economics and Business Research) est plus optimiste. Il estime que la récession, définie par deux trimestres successifs de baisse du PIB, devrait être évitée. Mais il prédit que l'économie britannique traversera «au moins deux ans de croissance ralentie», avec une hausse du PIB limitée à 1,3 % en 2009, contre 3 % l'année passée. La Banque d'Angleterre ne pourra malheureusement pas venir en aide à l'activité dans les prochains mois car elle est contrainte par le besoin d'entraver une inflation déjà très élevée.
la suite ici http://www.lefigaro.fr/economie/2008/07/10/04001-20080710ARTFIG00264-royaume-uni-la-recession-menace-.php |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Ven 11 Juil 2008 - 18:08 | |
| | AOF le 11/07/2008 17h08 | | Les valeurs du jour à Wall Street - Fannie Mae et Freddie Mac s'écroulent |
(AOF) - Fannie Mae et Freddie Mac, les deux sociétés américaines spécialisées dans le refinancement hypothécaire, connaissent un véritable effondrement à l'ouverture de Wall Street, avec des pertes respectives de 40,91% à 5,36 dollars et 43,37% à 3,47 dollars. La rumeur d'une mise sous tutelle gouvernementale, dévoilée aujourd'hui par le «New York Times», prend de l'ampleur, tandis que les marchés observent la situation avec toujours plus d'anxiété.
suite ici
autre info sur le même sujet
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|  | | capitole sympathisant démocrate
 Age : 39 Inscrit le : 07 Juin 2008 Messages : 119 Localisation : paris
| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Mar 15 Juil 2008 - 13:31 | |
| | juju41 a écrit: |
| AOF le 11/07/2008 17h08 | | Les valeurs du jour à Wall Street - Fannie Mae et Freddie Mac s'écroulent |
(AOF) - Fannie Mae et Freddie Mac, les deux sociétés américaines spécialisées dans le refinancement hypothécaire, connaissent un véritable effondrement à l'ouverture de Wall Street, avec des pertes respectives de 40,91% à 5,36 dollars et 43,37% à 3,47 dollars. La rumeur d'une mise sous tutelle gouvernementale, dévoilée aujourd'hui par le «New York Times», prend de l'ampleur, tandis que les marchés observent la situation avec toujours plus d'anxiété.
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Oui mais le contribuable américain est là pour les renflouer. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes libéral.
Même le FT applaudit le sauvetage par le Trésor US, c'est dire.  |
|  | | juju41 disciple de Platon

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| Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Mer 16 Juil 2008 - 11:43 | |
| Banques américaines : les investisseurs commencent à rechigner à remettre au pot WASHINGTON (AFP) - 16/07/2008 06h49
Les banques américaines, qui vont annoncer des pertes importantes au titre du deuxième trimestre, pourraient être amenées à faire encore appel au marché pour se renflouer, mais les investisseurs pourraient, cette fois, rechigner à remettre au pot.
Le tonneau des Danaïdes de la finance américaine a déjà englouti plus de 130 milliards de dollars de capitaux nouveaux depuis le début de la crise du "subprime", sans donner des signes de stabilisation. Bien au contraire.
En annonçant, le 9 juillet, prévoir une lourde perte comprise entre 2,6 et 2,8 milliards de dollars, la quatrième banque américaine par les actifs, Wachovia, a donné le ton d'une saison des résultats qui s'annonce calamiteuse.
Les analystes anticipent, pour nombre de grandes banques, de nouvelles dépréciations d'actifs et des provisions massives pour créances douteuses.
Outre Wachovia, Merrill Lynch, Citigroup et Washington Mutual sont attendus dans le rouge, de même que beaucoup de banques régionales. Une éventualité qui pourrait contraindre plusieurs d'entre elles à faire appel au marché.
"Nous pensons qu'une nouvelle réduction du dividende ainsi qu'une levée de capitaux sont probables", ont ainsi annoncé les analystes de Baird dans une note au sujet de Wachovia, qui a pourtant déjà levé 11,5 milliards de dollars.
Mais après un an d'appels au marché à répétition, les conditions d'une recapitalisation ne sont plus les mêmes.
L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings s'est récemment dite "inquiète d'une possible saturation de l'appétit des investisseurs pour une exposition aux institutions financières", dans une étude sur la banque d'affaires Lehman Brothers. Dès lors, "de nouvelles augmentations de capital pourraient rencontrer des résistances significatives de la part du marché".
Pour récompense de leur apport, les investisseurs ont vu, dans la presque totalité des cas, le cours des banques plonger pour atteindre, parfois, leurs plus bas niveaux historiques. Les investisseurs qui ont apporté le mois dernier 7 milliards de dollars à la banque Washington Mutual ont ainsi vu la capitalisation boursière de cette dernière tomber à 3,8 milliards.
Ces parcours boursiers calamiteux pourraient constituer un facteur dissuasif pour les candidats éventuels à de nouvelles levées de fonds.
"Plus le cours des actions baisse, plus il est difficile de lever des fonds", a estimé récemment Mohammed El-Erian, le co-directeur de Pacific Investment Management (Pimco), plus grand investisseur obligataire au monde, sur la chaîne CNBC.
M. El-Erian faisait également référence au fait qu'une augmentation de capital avec un cours faible est très dilutive, diminuant ainsi de manière importante la valeur des titres détenus par les actionnaires existants. Elle est ainsi susceptible de rencontrer des résistances.
L'impossibilité pour un ou plusieurs établissements de se renflouer pourrait alors avoir des conséquences dramatiques.
"La plupart du temps, les faillites ne sont pas liées à la qualité des crédits, mais au fait que les banques n'ont pas réussi à se recapitaliser", indique Brad Vander Ploeg, analyste chez Raymond James.
Si le système tout entier n'est pas menacé, M. Vander Ploeg estime qu'"il y aura des faillites d'établissements renommés", incapables d'attirer des fonds pour consolider leurs bilans.
Au total, "il pourrait y avoir jusqu'à 200 faillites" parmi les banques américaines, selon l'analyste, qui rappelle le nombre important des banques aux Etats-Unis, d'environ 7.500, ce qui tendrait à relativiser quelque peu l'importance de ces défaillances. |
|  | | | Selon le FMI, il faut se préparer au pire | |
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