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| | Selon le FMI, il faut se préparer au pire | |
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| Auteur | Message |
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capitole démocrate acharné
 Age : 39 Inscrit le : 07 Juin 2008 Messages : 525 Localisation : paris
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Mer 16 Juil 2008 - 12:39 | |
| Je voudrais bien savoir ce qui fait dire à ce Monsieur Vander Ploeg que le système tout entier n'est pas menacé. En fait, tout se passe comme si nous retournions en substance à une économie grégaire et non capitaliste : les valeurs refuges deviennent les commodities, le pétrole, bientôt sans doute l'eau et les céréales, etc. La monnaie fiduciaire ayant perdu toute référence même au regard de l'étalon-or, et le système bancaire étant ce qu'il est en train de devenir, la plupart des opérateurs, et des particuliers va bientôt perdre confiance en elle (les banques hésitent depuis un moment à se prêter entre elles car elles doutent de la réalité des fonds propres annoncés). Dans quelques années, le luxe abouti sera d'aller faire son pain soi-même dans les Pyrénées (j'exagère à peine). |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11095 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Jeu 14 Aoû 2008 - 13:41 | |
| Jacques Attali, "Pour l'économie, la crise est un tsunami qui approche"
LE MONDE| 08.08.08 | Propos et point de vue recueillis par Alain Faujas et Claire Gatinois
Il y a un an, éclatait la plus grave crise financière depuis 1929. Depuis, elle affecte inexorablement l'économie mondiale. L’ancien président de la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD), Jacques Attali juge que « cette crise démontre l'impossibilité de laisser la finance se réguler seule »
Un an après le déclenchement de la crise, quels enseignements en tirer ?
Cette crise a démontré qu'on ne pouvait pas laisser la finance se réguler elle-même. Le système financier a été un instrument génial pour organiser la globalisation, le transfert depuis les pays qui ont de l'épargne vers les pays où investir.
La titrisation (une innovation financière qui a permis aux banques de transférer les risques de crédit aux marchés) en a été l'un des outils. Mais à partir du moment où il n'a plus été au service de l'économie de marché mais au service de lui-même, pour réaliser des profits, le système a dérapé et il n'y avait personne pour l'en empêcher.
Aurait-on pu l'éviter ?
Si l'on avait écouté ceux qui disaient depuis deux ans que c'était de la folie de laisser se développer sans contrôle des produits tels que les CDS (Credit Default Swap), les ABS (Asset Backed Securities) et tous les instruments des subprimes, on aurait empêché les banques de se refinancer à coût nul et de transférer leur risque sur le marché. Mais, dans la mesure où les régulateurs étaient les banques elles-mêmes, il était difficile de leur demander de se tirer une balle dans le pied.
La crise va-t-elle mettre un terme à cette finance folle ?
Le plus vraisemblable est que le système financier s'en tirera en reportant sur d'autres le solde de ses erreurs. Nous sommes au moment où l'on commence à faire payer le contribuable par des nationalisations directes ou indirectes comme au Royaume-Uni à travers la nationalisation de Northern Rock, ou comme on s'apprête à le faire aux Etats-Unis, avec la nationalisation de Freddie Mac et Fannie Mae, deux géants du crédit immobilier dont les dettes sont égales à 50 % de la valeur du total des dettes américaines.
Les épargnants pourraient payer la facture via l'inflation, qui dévalorisera leurs créances et donc leur patrimoine.
Que faut-il faire pour éviter la répétition d'une telle crise ?
Il est urgent de mettre de l'ordre dans la finance. Aujourd'hui, certains pays, comme les Etats-Unis - en accordant plus de pouvoir à la Réserve fédérale (Fed) - commencent à le faire. Il s'agit de mettre en place des régulateurs nationaux publics qui ne soient pas en conflits d'intérêt avec ceux qu'ils contrôlent.
On ne peut s'arrêter là, d'autant que la réglementation américaine, qui a parfois imposé ces règles au monde entier, notamment pour les normes comptables "mark to market" qui obligent à évaluer les actifs financiers à leur valeur de marché, a fait partie de la catastrophe.
Nous sommes dans une économie globalisée et il faudra, à un moment ou un autre, trouver des accords internationaux pour passer à une réglementation mondiale et éviter la folie précédente.
Qui pourrait assurer ce rôle de régulateur mondial ?
Le Fonds monétaire international (FMI) devrait être ce régulateur. Aujourd'hui, il a perdu son rôle, car les pays endettés du Sud ou d'ailleurs, qui ont justifié sa création, ne le sont plus. Le FMI doit retrouver une fonction. C'est un sujet sur lequel une conférence internationale devrait réfléchir d'urgence.
L'action des banques centrales a-t-elle été adéquate ?
Le rôle des banques centrales, en particulier ceux de la Banque centrale européenne et de la Réserve fédérale américaine, a été remarquable en injectant des liquidités dans le système financier.
Est-ce que cela suffira ? Il y a encore devant nous une série de restructurations bancaires à mener et les banques centrales pourraient se trouver à court de munitions. On risque alors de passer du régulateur bancaire au régulateur fiscal. Et là encore, le contribuable devra payer.
Doit-on craindre une contagion de l'économie réelle ?
C'est un tsunami qui approche. Certains espèrent qu'il passera au large sans affecter l'économie réelle, mais on voit déjà, aux Etats-Unis et en Europe, que nous aurons une croissance zéro en 2009. En espérant que cela ne soit pas pire.
Toutefois, le potentiel en Occident demeure considérable grâce à la croissance démographique, au progrès technique et aux réserves de productivité.
Faut-il craindre les fonds souverains d'Asie ou du Moyen-Orient venus au secours des banques occidentales ?
Il y a deux types d'acteurs très différents. Ceux qui profitent d'une rente pétrolière et ceux qui disposent de richesses nouvelles liées à leurs capacités exportatrices, comme la Chine. Aujourd'hui, tout l'argent du monde se trouve entre les mains de ces fonds souverains. Ils sont devenus des investisseurs sophistiqués. Pour la plupart, ils sont des acteurs utiles et pratiquent un capitalisme patient. Nous sommes les cigales ; ils sont les fourmis. Même si l'on ne peut exclure que certains d'entre eux aient des ambitions politiques plus ou moins acceptables.
Sont-ils le symbole d'un rééquilibrage du Nord vers le Sud ?
Cela fait longtemps que l'on sait que le pouvoir économique est en train de basculer à l'Ouest, vers le Pacifique, en passant par le Moyen-Orient. Dans les années 1980, on pensait déjà que le Japon deviendrait une superpuissance économique. Et puis les Etats-Unis ont su se relever.
Les cartes ne sont pas définitivement distribuées : le progrès technique reste encore très largement entre les mains de la puissance américaine où se concentrent la plupart des chercheurs, de l'innovation et la puissance militaire. La bascule du pouvoir prendra encore du temps. http://inventerre.canalblog.com/archives/2008/08/09/10176579.html |
|  | | bestfriend sympathisant démocrate
Inscrit le : 21 Aoû 2007 Messages : 237 Localisation : Paris
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Jeu 14 Aoû 2008 - 16:16 | |
| Les crises ne sont pas forcément inutiles. Le système capitaliste en a connu de multiples et celle de 1929 est vraiment la plus grave, avec des conséquences humaines tragiques. Mais cela fait des années que j´entend à la moindre correction de divers excès, que cela va être comme en 29. Ai entendu cela en 1987, en 1993, en 2001 ect... et finalement on en était très loin. Il y a ici des éléments inquiétants, mais aussi beaucoup de capacité à rebondir. De toutes manière, les dangers ne viennent pas du système mais d'élements bien plus profonds : - L'explosion démographique qui soit freine de développement, soit s´en accomode en générant des problèmes écologiques ou de raréfactions de ressources. - La mondialisation dans une compétition économique exacerbée, avec des acteurs comme la Chine qui mènent une guerre économique sans précédent (refus de réévaluer le Yuan alors que les excédents s'accumulent), mais aussi l`Inde et ses milliardaires sans scrupule habitués à prospérer sur la misère des autres ect... - Des risques géopolitiques sérieux : 75% des réserves de pétrole se trouvent dans des zones à risque où chez des ennemis potentiels. Prolifération des armes nucléaire et de destruction massive (armes chimiques) pouvant tomber entre les mains de groupes terroristes. On n'est pas sorti de l'auberge, et la crise financière ne compte guère dans tout cela. |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11095 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 25 Aoû 2008 - 18:09 | |
| La Tribune.fr - 25/08/08 à 17:09 - conjoncture Le FMI abaisse à 3,9% sa prévision de croissance pour 2008 Selon un document interne au FMI, le PIB mondial n'enregistrerait cette année qu'une hausse de 3,9% contre 4,1% prévu précédemment. Le Fonds a maintenu sa prévision de croissance pour les Etats-Unis à 1,3% cette année. Mais il a revu celle de 2009 de 0,8% à 0,7%. Pour la zone euro, la prévision est révisée à la baisse pour les deux années. Elle passe de 1,7% à 1,4% pour 2008 et de 1,2% à 0,9% pour 2009.
FMI Le Fonds monétaire international (FMI) a révisé à la baisse ses prévisions pour la croissance mondiale en 2008 et 2009 dans un document rédigé en vue d'un réunion des pays émergents et industrialisés du Groupe des 20 à Rio de Janeiro le week-end prochain, annonce l'agence Reuters d'après une source au sein du G20. Le FMI prévoit ainsi une croissance mondiale de 3,9% pour cette année, contre 4,1% lors de la publication de son rapport de perspectives économiques le mois dernier.
Pour l'an prochain, le FMI prévoit désormais un PIB mondial en hausse de 3,7% contre 3,9% précédemment. L'institution financière, dans ce document, explique que le ralentissement de l'économie mondiale devrait s'accentuer au second semestre de cette année. "Les cours des matières premières resteront élevés et volatils" et "les turbulences continueront pendant l'année 2009 sur les marchés", selon la même source.
Le Fonds a maintenu sa prévision de croissance du PIB pour les Etats-Unis à 1,3% pour cette année. Mais il a revu celle de 2009 de 0,8% à 0,7%. Pour la zone euro, la prévision est révisée à la baisse pour les deux années. Elle passe de 1,7% à 1,4% pour 2008 et de 1,2% à 0,9% pour 2009.
Le PIB a de la zone euro s'est contracté de 0,2% au deuxième trimestre par rapport aux trois mois précédents. C'est la première contraction de l'activité économique
http://www.latribune.fr/info/Le-FMI-abaisse-a-3-9--sa-prevision-de-croissance-pour-2008-~-ID7DC3647E2F743666C12574B000510A71-$RSS=1 |
|  | | Jean-Luc disciple de Platon

 Age : 57 Inscrit le : 15 Juin 2007 Messages : 6772 Localisation : Pays de Flandre
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 25 Aoû 2008 - 18:19 | |
| À ce train-là, faudra bientôt le rebaptiser "Tréfonds Monétaire". _________________ Adhérent n° 763 Des livres ? http://www.eons.fr, orange depuis 2004 http://www.mouvement-democrate-nord.fr, le MoDem des Ch'tis |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11095 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Sam 30 Aoû 2008 - 18:21 | |
| La Grande-Bretagne fait face aux pires conditions économiques depuis 60 ans LONDRES (AFP) - 30/08/2008 13h37
Le ministre britannique des Finances a averti que son pays et le reste du monde étaient confrontés à ce qui semble "certainement le pire" déclin économique depuis 60 ans et que celui-ci serait "plus profond et plus long" que prévu.
Le chancelier de l'Echiquier, Alistair Darling, a également admis, dans une interview parue samedi dans le quotidien The Guardian, n'avoir aucune idée de la profondeur réelle de la crise du crédit.
"Notre travail est réduit à néant. Les douze prochains mois seront les douze mois les plus difficiles qu'a rencontrés le Parti travailliste (au pouvoir) depuis une génération, franchement", a-t-il déclaré.
M. Darling a également concédé que le parti travailliste au pouvoir, cible de nombreuses critiques, avait une part de responsabilité dans les problèmes auxquels il fait face.
"Nous devons retrouver l'ardeur qui nous a fait gagner trois élections (législatives), et c'est un énorme problème pour nous en ce moment. Les gens ont en marre de nous", a-t-il admis.
Selon de récentes statistiques officielles, l'économie britannique a enregistré une croissance nulle au cours du deuxième trimestre 2008 et un responsable de la Banque d'Angleterre a averti cette semaine que le chômage pourrait toucher deux millions de personnes d'ici la fin de l'année.
© 2008 AFP |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11095 Localisation : Blois
 | |  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11095 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 15 Sep 2008 - 9:25 | |
| Les déboires des banques US, ce sont aussi les nôtres Par Pascal Riché | Rue89 | 15/09/2008 | 08H45
Un triple tremblement de terre a eu lieu cette nuit dans la banque américaine. En allumant leur radio ce matin, les Français apprenaient 1) que la quatrième banque d’investissement Lehman Brothers avait fait faillite et allait probablement être liquidée, les autorités bancaires n’ayant pas trouvé de repreneur; 2) que la banque Merril Lynch, en désespoir de cause, avait accepté de se vendre à la première banque du pays, Bank of America, pour 50 milliards de dollars, et 3) qu’une dizaine de banques s’étaient liguées pour se protéger mutuellement, via une ligne de crédit commune de 71 milliards de dollars. On attend encore ce lundi une quatrième annonce, en provenance de l’assureur AIG qui s’est lui aussi fourvoyé sur le marché des titres adossés au crédit immobilier.
Pour spectaculaires qu’ils soient, tous ces chocs semblent lointains : de l’autre côté de l’Atlantique, de l’autre côté de l’économie « réelle ». Pourtant,ils ne manqueront pas d’avoir des conséquences sur l’économie européenne et sur nos vies quotidiennes. Ceux qui affirment le contraire sont les même qui annonçaient, il y a quelques mois, que la crise des subprimes n’aurait aucune conséquence sur l’immobilier en France, qu’elle le contournerait tel le « nuage de tchernobyl ». On sait ce qu’il en est advenu.
suite ici http://www.rue89.com/2008/09/15/les-deboires-des-banques-us-ce-sont-aussi-les-notres |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11095 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 15 Sep 2008 - 11:28 | |
| La faillite de Lehman Brothers ébranle le système financier mondial LEMONDE.FR | 15.09.08 | 10h45 • New York, correspondant
Par un communiqué de 24 lignes daté du lundi 15 septembre, Lehman Brothers, l'un des fleurons de Wall Street, a annoncé "son intention de se déclarer en faillite", dans la journée, "afin de protéger ses actifs et de maximiser sa valeur".
[Peu après cette annonce, la filiale britannique du groupe a été placée en redressement judiciaire, a annoncé le cabinet d'audit PriceWaterhouseCoopers (PWC). "Parce que le groupe gère son financement au niveau mondial, les activités commerciales britanniques ne sont plus en mesure de remplir leurs obligations", a déclaré Tony Lomas, un des partenaires du cabinet.]
La chute de la prestigieuse institution financière née en 1850, comptant 27 000 salariés, et dont l'histoire épouse celle du capitalisme américain, a fait l'effet d'un coup de tonnerre dans la finance mondiale. Le choc est d'autant plus rude qu'au même moment outre-Atlantique, la banque d'affaires Merrill Lynch, autre établissement financier de renom, était rachetée par Bank of America, pour 50 milliards de dollars (35 milliards d'euros). De son côté, le géant de l'assurance AIG, ex-numéro un mondial, devait annoncer, lundi, la vente en urgence de 20 milliards d'actifs.
"Il s'agit d'un événement qui se produit une fois tous les cinquante ans, probablement une fois par siècle. Il n'y a aucun doute, je n'ai jamais rien vu de pareil (…)", a commenté Alan Greenspan, l'ancien président de la Réserve fédérale américaine (Fed), face à l'aggravation de la crise financière née aux Etats-Unis à l'été 2007. La faillite de Lehman Brothers constitue la banqueroute la plus importante de toute l'histoire financière des Etats-Unis.
suite ici http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/09/15/la-faillite-de-lehman-brothers-ebranle-le-systeme-financier-mondial_1095188_3234.html
commentaire perso: rassurons nous! Lagourdasse a dit ce matin qu'on ne risquait rien.... |
|  | | capitole démocrate acharné
 Age : 39 Inscrit le : 07 Juin 2008 Messages : 525 Localisation : paris
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 15 Sep 2008 - 11:37 | |
| très bien maintenant je voudrais un article sur les personnes qui ont gagné les milliards que Lehamn a perdus apparemment ça n'intéresse pas les journaux et c'est bien dommage |
|  | | Alain BERTIER démocrate indispensable
 Age : 69 Inscrit le : 07 Déc 2007 Messages : 2693 Localisation : DREUX
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 15 Sep 2008 - 12:41 | |
| | capitole a écrit: | ... maintenant je voudrais un article sur les personnes qui ont gagné les milliards que Lehamn a perdus ...
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Ben si toi tu ne sais pas, il n'y a plus qu'à demander à : Thierry M. ou, à défaut l'Académie Voltaire ou, en désespoir de cause, frantibus et sa merveilleuse documentation ou, si tout est perdu, hloben. _________________ The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. Bertrand Russell http://legaulois.blogspot.com/ |
|  | | hloben modérateur

 Age : 35 Inscrit le : 10 Jan 2008 Messages : 2392 Localisation : LILLE, Zouzou II l'Espérantroll
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 15 Sep 2008 - 12:50 | |
| je peux essayer de trouver des articles sur la planète espérantiste...
sérieusement... dommage que mconstant ne soit plus là... _________________ "Même une petite goutte, en frappant constamment, traverse la montagne de granit." "Eĉ guto malgranda, konstante frapante, traboras la monton granitan." [Lejzer Ludwig Zamenhof]
Attention : Les légendes nordiques avertissent « quand troll vexé, troll devenir encore plus chiant ». |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 11095 Localisation : Blois
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 15 Sep 2008 - 12:55 | |
| Mis à Jour le : 15 septembre 2008 10:50 Les banques dans la tourmente, par Paul Jorion 15 septembre 2008« Aucun des innombrables coupe-feux en place au sein du système financier n’aura pu retarder d’une seule seconde l’avancée de l’incendie. Maintenant, ne subsiste plus que son cœur-même, alors que toutes les défenses sont tombées. »
Par Paul Jorion, 15 septembre 2008
Ce texte est un « article presslib’ » (*)
Lehman Brothers n’a pas trouvé acheteur. Et alors que tous les yeux étaient tournés vers Lehman, le No 4 des banques d’affaires de Wall Street, le No 3, Merrill Lynch, en a profité pour se vendre à Bank of America. Pas une mauvaise affaire pour ses actionnaires : 29 $ l’action, alors que le titre ne cotait plus que 17.05 $ en clôture vendredi.
Bank of America n’arrête pas de grossir, c’est ce qu’on appelle la consolidation du secteur bancaire : l’ex-Nationsbank de Charlotte, Caroline du Nord, a d’abord acheté Bank of America en 1997, une banque californienne dont elle reprit le nom, puis la banque FleetBoston en 2004, MBNA, jusque-là un des plus gros émetteurs de cartes de crédit, en 2005, LaSalle, la succursale américaine de la banque néerlandaise ABN-AmRo, rachetée en 2007 par un consortium européen (Royal Bank of Scotland, Fortis et Banco Santander), et en 2007, au 1er juillet - nos lecteurs s’en souviendront - l’ange déchu Countrywide, le No 1 du prêt hypothécaire américain.
Pendant ce temps-là, ceux à qui il reste un petit peu d’économies se préparent à soutenir les marchés - qui en auront bien besoin - lundi matin. En premier lieu la Fed qui, non-contente d’avoir déjà pris en pension des Residential Mortgage-Backed Securities à la valeur parfois douteuse, s’apprête à accepter tous les instruments de dette échangeables sur le marché des mises en pension “tri-partite” : tous ceux d’”investment grade”, autrement dit “non-junk”, mesure visant à soutenir une source de capital immédiat pour les établissements financiers, source menacée depuis déjà un moment. Ensuite, le dernier carré : Bank of America Corp., la Barclays britannique, Citigroup, le Crédit Suisse, Deutsche Bank, Merrill Lynch (bien entendu, l’expression “dernier carré” est un peu excessive dans son cas), Morgan Stanley et UBS, qui vont constituer ensemble une cagnotte de 70 milliards de dollars dans laquelle pourront venir puiser leurs petites sœurs moins fortunées.
Tokyo est apparemment en vacances, et c’est donc aux banques européennes qu’est confié le soin d’endiguer le tsunami avant que New York ne se réveille. Le New York Stock Exchange n’a pas la forme : le future du Dow Jones indique -252 points, soit une baisse prévue de 2,22 %. Si l’on s’en tient là, le mal aura été contenu.
Le fait le plus remarquable - je l’ai fait observer au fil des mois depuis le début de l’année dernière - est qu’aucun des innombrables coupe-feux en place au sein du système financier n’aura pu retarder d’une seule seconde l’avancée de l’incendie. Maintenant, ne subsiste plus que son cœur-même, alors que toutes les défenses sont tombées.
Paul Jorion, sociologue et anthropologue, a travaillé durant les dix dernières années dans le milieu bancaire américain en tant que spécialiste de la formation des prix. Il a publié récemment L’implosion. La finance contre l’économie (Fayard : 2008 )et Vers la crise du capitalisme américain ? (La Découverte : 2007).
* Un « article presslib’ » est libre de reproduction en tout ou en partie à condition que le présent alinéa soit reproduit à sa suite. Paul Jorion est un « journaliste presslib’ » qui vit exclusivement de ses droits d’auteurs et de vos contributions. Il pourra continuer d’écrire comme il le fait aujourd’hui tant que vous l’y aiderez.
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2163 |
|  | | frantibus sympathisant démocrate

 Age : 61 Inscrit le : 19 Aoû 2007 Messages : 290 Localisation : émigré en Valais, Suisse
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 15 Sep 2008 - 14:05 | |
| | Ne répondons pas aux ralentisseurs de débats. Plein tube sur les gendarmes couchés. Vous verrez que notre mécanique tient le coup. Car le débat en vaut le plaisir et la peine. Allez continue capitole, précise tes pensées. |
|  | | yoda sympathisant démocrate

 Age : 46 Inscrit le : 18 Sep 2007 Messages : 121 Localisation : PLANETE TERRE BOBIGNY
 | Sujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire Lun 15 Sep 2008 - 14:13 | |
| Comme prévisible depuis des années le serpent monétaire a fini par se mordre la queue. La spéculation a toujours été faites pour les investisseurs à court et à moyen terme, jamais pour l'économie durable et équitable. "in coda vénénum" le venin est dans la queue, cette expresion latine d'ordinaire reservée au scorpion, peu aujourd'hui s'appliquer aux serpent de la finance mondiale où le profit spéculatif a dépassé la raison. Pauvres terriens, la fin de l'ère financière touche à sa fin, et vos gouvernants s'agitent en faisant croire qu'ils y peuvent quelque chose, c'est faux, ils subissent comme vous (à moindre échelle certes) et ils composent pour paraîtres encore crédiblesà vos yeux. A bientôt et que la force de ne pas attendre de micracles soit avec vous ! |
|  | | | Selon le FMI, il faut se préparer au pire | |
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