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L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?

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juju41
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Mar 20 Mai 2008 - 20:51

marianne2
Copé, le petit Sarkozy qui monte, qui monte…
En ces temps d'impopularité présidentielle, le chef du groupe UMP à l'Assemblée multiplie les coups : institutions, 35h, commission télé… Le début d'une ascension périlleuse où Copé, à force de grands écarts, risque le claquage !




A force de multiplier les cartes, le chef de guerre Copé s'emmèle un peu les plumes. ©Montage SL On imagine bien le grand tableau en liège accroché dans la cave de Jean-François Copé où il descend tous les soirs épingler ses nouveaux alliés et retirer ceux devenus inutiles : Goasguen, Carolis, Montebourg… Propulsé héraut de l'indépendance des députés face à un Président déchu dans son propre camp, le chef du groupe UMP à l'Assemblée a lancé mardi 20 mai sa dernière volte face en date et un de ses plus beaux coups d'éclat : son ralliement à son rival Patrick Devedjian sur la suppression des 35 heures.

Organisateur du blocage syndical de l'Assemblée
Il ne faut pas s'y méprendre : dans le jeu d'échec politique du maire de Meaux, le très cavalier secrétaire général de l'UMP n'est qu'un gambit, une pièce sacrifiée pour un coup d'éclat visant à mettre en difficulté l'adversaire. En l'occurrence, le camp du Président qui, soutenu par son inébranlable allié, la tour Xavier Bertrand, espérait tuer dans l'œuf la nouvelle sortie de l'intenable Devedjian. Peine perdue : maintenant positionné, Copé est prêt à le balayer pour s'attirer les bonnes grâces des plus libéraux et du patronat.

Cette méthode consistant à déterrer tout ce que Nicolas Sarkozy tente de faire passer en douce, semble devenir la nouvelle technique du président du groupe UMP. Avant même le tollé sur les OGM où il fut ovationné et défendu de toutes parts, l'ouverture du débat sur la réforme des institutions avait déjà été son œuvre. Par la mystique réunion des groupes majoritaires dans les sous-sols du Palais-Bourbon visant à «accorder les vues» de l'UMP et du PS, Copé avait mis en place une manœuvre syndicale remarquable. Son chantage ? «J'ai la majorité et l'opposition avec moi, si vous continuez d'ignorer les députés UMP, j'organise le blocage de l'usine à décrets.» Plus de décrets, plus de réformes, plus de crédibilité : l'Elysée a été obligé de céder.


Erreurs de dosages du petit chimiste…
A l'instar de Nicolas Sarkozy, Jean-François Copé entame donc son ascension vers les sommets de la popularité en multipliant les coups et les alliances. Mais notre Icare perd déjà des plumes à vouloir s'élever trop vite : sa prise de position sur la suppression des 35 heures, si elle contente le Medef, le Nouveau centre et les libéraux, risque de ne pas être du goût de ses nouveaux «amis du Parti socialiste».

Notre confrère de L'Express Renaud Revel révélait par ailleurs sur son blog que les membres de l'opposition intégrés à la Commission sur la télévision publique présidée par notre ambitieux commencent à faire leurs cartons : « Nous enfonçons, depuis des semaines, les portes ouvertes », se plaignait un député PS. Encore un défaut qu'il partage avec Sarkozy : une fois en place, Copé est si impatient d'atteindre l'étape suivante qu'il en oublie de tenir ses promesses. Une erreur de jeune loup, mais il lui reste du temps pour apprendre : la dernière trahison de Copé n'est prévue - théoriquement - que pour 2017.


Mardi 20 Mai 2008 - 19:50
Sylvain Lapoix
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juju41
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Lun 26 Mai 2008 - 11:33

europe1
Sarkozy contre CopéCréé le 26/05/08
C'est extrêmement tendu entre Nicolas Sarkozy et Jean-Francois Copé. Après les OGM, d'autres textes vont mettre la majorité UMP à l'épreuve cette semaine. Et les députés vont-ils une nouvelle fois se montrer indisciplinés ? Depuis quelque temps, ils saisissent toutes les occasions pour montrer qu'ils ne veulent pas être aux ordres de l'Elysée. Et tout se déroule sous la houlette du président du groupe UMP à l'Assemblée. A tel point que les proches du chef de l'Etat considèrent à présent Jean-François Copé comme un ennemi.


A n'en plus douter, Jean-François Copé est désormais l'ennemi de Nicolas Sarkozy. En tout cas, c'est ainsi que les proches du chef de l'Etat considèrent le président du groupe UMP à l'Assemblée. Après l'épisode fâcheux des OGM, pour lequel Jean-François Copé avait été désigné coupable, la majorité va encore être mise à l'épreuve cette semaine, avec par exemple, le texte sur les institutions. Et une question se pose alors : les députés vont-ils se montrer indisciplinés ? En tout cas, depuis quelque temps, ils saisissent toutes les occasions pour montrer qu'ils ne veulent pas être aux ordres de l'Elysée. En chef de file de cette fronde : on retrouve justement Jean-François Copé. Et pour les députés qui subissent chaque semaine dans leur circonscription la mauvaise humeur de leurs électeurs, il est devenu un héros de la résistance à l'activisme du chef de l'Etat.

Le président du groupe UMP de l'Assemblée s'en est pris dimanche aux "petites phrases" des conseillers de l'Elysée, auxquels il a reproché de créer "un mauvais climat" dans la majorité, et notamment entre les parlementaires UMP et le président Nicolas Sarkozy. Sur la mise en minorité de la droite à l'Assemblée sur le texte OGM le 13 mai, il a expliqué que "quand au même moment, vous avez vos amis députés qui sont à vos côtés, parce qu'ils ont compris qu'il fallait être ensemble, et de l'autre, vous avez le buzz de tel ou tel conseiller de cabinet qui, pour se faire bien voir du chef, surtout quand il ne le voit pas souvent, se croit obligé de balancer dans la presse des petites phrases pour la plupart acides et anonymes, cela crée un mauvais climat". "Je n'en fais jamais, des phrases anonymes", a-t-il affirmé
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Jean-Luc
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Lun 26 Mai 2008 - 12:34

Citation:
A n'en plus douter, Jean-François Copé est désormais l'ennemi de Nicolas Sarkozy.
Si ça pouvait le distraire un peu de son acharnement contre notre François.
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Mar 27 Mai 2008 - 13:39

Visiblement il n'y a pas que les députés qui ont des états d'âme, le taux de renouvellement des cartes à l'UMP pour l'année 2008 est, paraît-il, étonnement faible... Wink
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Mar 27 Mai 2008 - 14:00

Copé n'est pas sarkozyste. Et en plus il a des ambitions ouvertement affichées pour 2017.

D'après certains commentateurs, Sarkozy a commis l'erreur de ne pas mettre un sarkozyste à la tête du groupe UMP à l'Assemblée. Lui aurait tenu ses troupes.
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Mer 28 Mai 2008 - 19:48

L'UMP fourbit ses armes pour les élections régionales prévues en 2010


"Livre noir" des régions socialistes, mode et date du scrutin en débat, désignation de têtes de listes: l'UMP fourbit déjà ses armes pour les élections régionales prévues en 2O10.

Au lendemain de la charge du président Nicolas Sarkozy contre l'exécutif de l'Ile-de-France à propos de la rénovation de la ligne A du RER, l'UMP a pris le relais en présentant mercredi la 3e édition du "livre noir des régions" dirigées par les socialistes.

Au banc des accusés, "l'explosion" des impôts régionaux, que les socialistes ont augmenté en moyenne de 35% entre 2004 et 2007, avec des pointes à plus de 60% dans trois des 20 régions métropolitaines (sur 22) gérées par la gauche, selon l'ouvrage dont la rédaction a été pilotée par Roger Karoutchi, secrétaire d'Etat aux Relations avec le Parlement, et postulant à la présidence de l'Ile-de-France.

"On ne sonne pas la charge aujourd'hui", "pas de positionnement particulier par rapport aux régionales": le parti majoritaire se défend de fixer le cap sur le prochain scrutin majeur du quinquennat de Nicolas Sarkozy.

Cependant, il y voit l'occasion d'effacer le résultat désastreux de 2004, mais aussi l'échec des dernières municipales et cantonales.

Objectif de l'UMP: montrer que "la gestion socialiste des régions ça ne marche pas", selon Brice Hortefeux, conseiller régional d'Auvergne et ministre de l'Immigration. Et que la volonté du PS de faire des collectivités un "contrepouvoir au gouvernement" pèse lourdement sur les finances publiques, à un moment où Bruxelles pointe la France pour ses déficits.

Mercredi, le chef du gouvernement, François Fillon, a d'aillleurs rappelé aux collectivités territoriales qu'il n'était "pas possible de les exonérer de l'effort de maîtrise de la dépense publique", imputant à leur endettement l'écart de 0,2 point entre le déficit public prévu en 2007 (2,5%) et celui finalement constaté de 2,7%.

Parallèlement à ce tir groupé, l'UMP a déjà engagé la marche à la désignation de ses têtes de liste pour les régionales. Nouveauté: elles devraient être choisies au premier trimestre 2009 par les militants, dans chacune des régions.

La réflexion sur une réforme du mode de scrutin, engagée au sein du "comité de liaison de la majorité" (UMP et ses alliés centristes) mis en place le 9 avril, se poursuit également. Elle devrait déboucher sur la proposition de revenir à un scrutin proportionnel à un tour, avec prime majoritaire pour permettre de dégager une majorité.

Le but serait de permettre une meilleure participation. Mais un scrutin a un tour, selon des élus et responsables de l'UMP, aurait surtout pour effet de favoriser le rassemblement avec les alliés du centre, pour marginaliser le MoDem de François Bayrou.

Autre avantage pour la droite: il permettrait de rendre plus difficile les alliances à gauche, avec une extrême gauche peu encline à rallier les listes du PS.

Le calendrier fait également l'objet d'un débat, qui "n'est pas tranché", selon un élu UMP régional. Un report à 2011 "a été proposé", a dit M. Karoutchi qui reconnaît toutefois la difficulté de la tâche.

Un couplage régionales-cantonales en 2011 permettrait de mieux mobiliser l'électorat, et de s'inscrire dans une dynamique présidentielle, à un an de la fin du quinquennat, avec l'espoir que les réformes engagées auront produit leurs résultats.

Mais cela nécessiterait de prolonger d'un an le mandat des élus régionaux. "Si on le faisait, on nous dirait: manipulation", a tempéré M. Karoutchi.




© 2008 AFP
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Mer 28 Mai 2008 - 23:08

les magouilles électorales continuent....il devraient plutot se pencher sur la révision dela Constitution afin de fonder enfin une république moderne digne de ce nom....
_________________
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la Terre est trop vieille pour que lon se moque d elle
proverbe breton
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Ven 30 Mai 2008 - 17:22

Les chiraquiens : un petit carré de résistants au sarkozysme
LE MONDE | 30.05.08 | 15h41 •
Ils ne sortent pas à la nuit tombante, engoncés dans leur pardessus couleur muraille. Ces "résistants" au sarkozysme, ainsi que se définissent les plus virulents d'entre eux, affrontent ouvertement l'Elysée depuis la salle des Quatre-Colonnes de l'Assemblée nationale.

Ouverture à gauche, tests ADN, discours de Dakar, relation franco-américaine, loi de modernisation de l'économie et réforme des institutions - leur cheval de bataille : ils posent sur la première année du mandat de Nicolas Sarkozy un regard impitoyable ; s'insurgent à coup de communiqués et de petites phrases ; se désolent : "Chirac et Villepin auraient fait mieux."


Faute de mieux, on les appelle les chiraco-villepinistes, eu égard à leur engagement passé et présent pour l'ancien chef de l'Etat et le dernier de ses premiers ministres. Ils se sont soudés au cours de la campagne présidentielle 2007 qu'ils ont suivie en spectateurs consternés.

Selon les comptages les plus optimistes, ils ne sont guère plus d'une vingtaine de parlementaires à s'affilier à cette famille, mais font du bruit comme cent. Ce qu'ils ne supportent plus ? Les attaques répétées du chef de l'Etat contre son prédécesseur et la troupe hétéroclite de ses fidèles. "Quand j'entends Sarkozy dire qu'avant c'était la nuit, les bras m'en tombent", s'énerve Jean-Pierre Grand, député de l'Hérault.

C'est dans ce contexte que naîtra, dans les prochaines semaines, une association à l'intitulé kilométrique : "Avec le Président Chirac, ses amis rassemblés autour de ses valeurs"....



http://www.lemonde.fr/politique/article/2008/05/30/les-chiraquiens-un-petit-carre-de-resistants-au-sarkozysme_1051808_823448.html?xtor=RSS-823353
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Mer 4 Juin 2008 - 10:05

Le cercle des Sarkozystes disparus

Copé, Estrosi, Hortefeux, Devedjian... Ils sont plusieurs barons de l'UMP à peu à peu sortir du cercle immédiat des proches de Nicolas Sarkozy.« Subtiles », a dit Jean-François Copé, le président du groupe parlementaire UMP, en sortant de l'Élysée après un entretien « de réconciliation » avec Nicolas Sarkozy. « Nos relations sont beaucoup plus subtiles que certains le prétendent ». On connut Copé proche de Sarkozy sous le règne de Balladur alors que, chargé de mission de 30 ans, il participait, avec le ministre du Budget alors âgé de 39 ans, à un cercle de réflexion économique. On les vit frères ennemis quand Sarkozy lança son offensive anti-Chirac, Copé étant le porte-parole du gouvernement Raffarin. Espérances déçues
En 2004, Copé, candidat à la région Ile-de-France, affiche pourtant son amitié pour Sarkozy. Mais celui-ci l'ignore. Quatre ans plus tard, Copé manifeste - sur les OGM et la publicité à la télévision - sa différence. Cela lui vaut une colère présidentielle, mais aussi une ovation des députés qui, jusque-là, n'aimaient guère ce jeune loup à l'ambition présidentielle déclarée. « Chouchoute » menacée
Le cas Copé est exemplaire. Mais on pourrait citer aussi Christian Estrosi devenu, comme maire de Nice, président de la communauté urbaine et président du conseil général des Alpes-Maritimes, le baron UMP le plus puissant de France. Sarkozy a mal récompensé son long dévouement, il l'a même insulté parce qu'il réclamait plus de démocratie à l'UMP. De même le président a-t-il failli décourager l'ami de 30 ans, Brice Hortefeux, qui avait espéré le ministère de l'Intérieur et se vit confier l'impopulaire ministère de l'Immigration. Depuis le départ de Cécilia, Hortefeux est revenu en grâce. Mais Patrick Devedjian, le brillant avocat du RPR, ne s'est pas résigné, lui, à voir le titre de garde des Sceaux donné à une jeune magistrate sans expérience, Rachida Dati. Jusqu'alors, la « chouchoute », celle-ci n'est-elle pas menacée ? Pour promouvoir la discrimination positive, Sarkozy ne lui a pas seulement confié des responsabilités à rendre jaloux ses vieux fidèles : il l'a emmenée partout avec lui. Mais la ministre de la Justice, déjà écartée du cercle des sept favoris conviés régulièrement au château, s'est fragilisée en provoquant un tollé à propos de l'annulation du mariage, pour cause de non-virginité, d'une jeune musulmane : « C'est une protection, a-t-elle dit, pour cette jeune femme ». Brutus en herbe

Tout ce monde-là - une quarantaine d'élus - est invité ce soir à l'Élysée. Tous afficheront une mine souriante. Mais il y aura parmi eux au moins autant de déçus et de rancuniers que de flattés. Sans compter les avisés qui s'étonnent : « Est-ce une bonne idée, pour flatter 40 prétendus amis, d'en fâcher 330 autres ? ». Sans compter surtout deux ou trois quadras qui ont déjà décidé de « faire à Sarkozy ce qu'il a fait à Chirac ».

http://www.letelegramme.com/gratuit/generales/france/le-cercle-des-sarkozystes-disparus-20080602-3183905_1346645.php
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Mer 4 Juin 2008 - 10:08

extrait Libération
Sarkozy-Copé : un couple parasité
Dans l’entourage de l’Elysée, on perçoit le président de la commission comme un rival.

Mauvais coup. Les choses ne se sont en fait pas si mal passées jusqu’à la sortie de Nicolas Sarkozy sur RTL, la semaine dernière, qui a d’emblée exclu toute hausse de la redevance pour financer l’audiovisuel public. Sur le coup, Copé y a vu un mauvais coup. Mais Sarkozy s’est excusé et lui a dit qu’il n’avait en aucun cas voulu lui «saboter sa commission». Sans rire… Car entre ces deux-là, le temps des brouilles et des rabibochages est révolu. Désormais, ils se toisent. Comme deux puissances condamnées à s’entendre pour ne pas sombrer ensemble.
Les deux hommes se connaissent par cœur. Intimes depuis une quinzaine d’années, ils passent parfois des vacances ensemble. Mais ils sont avant tout de purs politiques, adeptes du rapport de force et de l’extension des parts de marché pour la conquête du pouvoir. Le dialogue direct entre eux n’a jamais cessé. Mais il est en permanence court-circuité par les soupçons que nourrit une partie de l’entourage du Président à l’égard de Copé. Ils lui reprochent de se bâtir une écurie à l’Assemblée et de mettre Sarkozy en difficulté en ne verrouillant pas assez le groupe UMP. A terme, Copé serait un rival dangereux qu’il faut éliminer. Ces derniers jours, Copé a collecté dans la presse toutes les petites phrases anonymes sur lui en provenance de l’Elysée puis les a envoyées à Sarkozy et à deux de ses conseillers.
Savon. Au lendemain de la crise sur les OGM à l’Assemblée nationale, Sarkozy a appelé Copé pour lui passer un violent savon téléphonique. Puis il s’est moqué de lui en Conseil des ministres: «avant de sauter 2,10 m, il faut savoir franchir 1,40 m». Mais aujourd’hui, plus Sarkozy et les siens tapent sur Copé, plus ils le renforcent. Les députés ont fait leur héros de ce président de groupe qui tient tête à l’omniprésident et aux oukases de ses conseillers. Et lui capitalise sur toutes les erreurs du Château et de son maître.

http://www.liberation.fr/actualite/ecrans/329686.FR.php

commentaire perso:

1,40m faut pas être si modeste , 1,60 suffit...
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juju41
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Mer 4 Juin 2008 - 11:33

02.02.2008


Sans l'UMP, tout devient possible


Vous souhaitez quitter l’UMP. C’est facile avec des ciseaux. Vous pouvez m’envoyer la photo de votre décision politique, je la publierai sur mon blog avec les raisons qui vous poussent à quitter ce parti. Vous pouvez également rejoindre la communauté facebook « Sans l’UMP, tout devient possible ».


Le coup de ciseaux fait plaisir et soulage sans doute. Mais il ne suffit pas ! Pour « réellement » quitter l’UMP et sortir des statistiques, vous devez exercer votre droit à la suppression des données qui vous concernent, conformément à la loi « Informatique et Libertés » du 6 janvier 1978.
Pour ce faire, vous pouvez envoyer un courrier électronique à webmaster[at]u-m-p.org en demandant la suppression de vos données personnelles des fichiers de l’UMP.




| Commentaires (6)



http://carignano.20minutes-blogs.fr/archive/2008/02/02/sans-l-ump-tout-devient-possible.html

lire aussi les commentaires sur cet article, c'est la fuite à l'UMP...

http://carignano.20minutes-blogs.fr/archive/2008/01/19/municipales-2008-je-quitte-l-ump.html
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Jeu 5 Juin 2008 - 9:37

Charette dénonce «une direction trop monolithique»

Propos recueillis par Jean-Baptiste Garat
le Figaro 04/06/2008 | Mise à jour : 21:36 | .

Hervé de Charette : «Patrick Devedjian, c'est la tolérance zéro, alors que notre parti doit s'ouvrir à la diversité.»
INTERVIEW - Le député de Maine-et-Loire, centriste passé à l'UMP en 2007, récuse le retour du «clanisme» dans son parti.
LE FIGARO. Vous avez qualifié la direction de l'UMP de «brejnevienne». Que lui reprochez-vous ?
Hervé de CHARETTE. La direction de l'UMP est trop monolithique : il n'y a ni débat ni confrontation. Notre parti a été organisé comme une formidable machine de guerre en vue de l'élection présidentielle. Mais en faire un parti qui soutient l'action du président de la République est une tout autre affaire. Accompagner Nicolas Sarkozy dans son action réformatrice implique que l'UMP remplisse sa fonction première : être le lieu de rassemblement de la droite et du centre. Ce n'est pas le cas aujourd'hui.

La faute en incombe-t-elle au secrétaire général de l'UMP ?
Patrick Devedjian, c'est la tolérance zéro, alors que l'UMP doit s'ouvrir à la diversité. Jusqu'aux centristes qui sont en son sein. D'ailleurs nos électeurs ne le cachent plus : ils ont de plus en plus de mal à se reconnaître dans une UMP «RPRisée», la reconstitution d'un clan qui protège des proches et singularise ou ostracise ceux qui souhaitent le débat.

Cette situation pose la question de votre présence dans l'UMP.
Je vous rassure : je suis à l'UMP et j'ai bien l'intention d'y rester. Mais je souhaite que ce parti donne corps, vie et consistance à l'expression des différentes sensibilités qui le composent. C'est un droit garanti par nos statuts. Le prochain conseil national doit impérativement se saisir de cette question.

Faute de quoi ?
La société dans laquelle nous vivons n'accepte plus le pouvoir solitaire, le langage unique, l'exercice monopolistique. Si l'UMP échoue dans cette tâche, elle explosera. Mais je ferai tout pour que l'on réussisse : cette fois-ci, Don Quichotte va gagner.

Vous vous êtes abstenu, mercredi, lors du vote sur le projet de loi de révision des institutions…
Je n'ai pas caché mon hostilité devant les facéties institutionnelles de la commission Balladur. La force d'une Constitution, c'est qu'elle dure, et la nôtre est encore jeune et plus moderne qu'on ne le dit. Depuis, le gouvernement a fait un geste. Mon abstention est plutôt un signal positif.

http://www.lefigaro.fr/politique/2008/06/05/01002-20080605ARTFIG00013-charettedenonce-une-direction-trop-monolithique-.php
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Lun 9 Juin 2008 - 17:17

20 minutes

L'UMP invite les formations qui lui sont associées à participer au "débat"



L'UMP a invité lundi les formations qui lui sont associées à participer au "débat", promettant que leurs idées seront prises en compte, en réaction aux critiques concernant un "repli" de l'UMP sur l'ancien RPR.

"Notre réponse, à l'UMP, c'est le débat", "on a besoin des idées de toutes les formations politiques qui composent l'UMP", a déclaré Frédéric Lefebvre, porte-parole de l'UMP, lors du point de presse hebdomadaire du parti.

La ministre du Logement, Christine Boutin, présidente du Forum des Républicains Sociaux (FRS), avait estimé samedi que l'UMP redevient "un parti replié sur lui-même" et plaidé pour qu'il devienne une "addition de sensibilités".

"Chacun est invité à s'exprimer et à défendre ses idées, ces idées devront peser dans le débat politique et dans la discussion des textes au Parlement", a-t-il ajouté, soulignant que la convention sociale organisée jeudi à Paris par l'UMP "sera l'occasion pour les uns et les autres de débattre".

Concernant le CNI (Centre national des indépendants et paysans), qui a annoncé samedi qu'il reprenait son "entière indépendance d'action" vis-à-vis de l'UMP, Dominique Paillé, porte-parole du parti présidentiel, a précisé que l'UMP lui-même avait coupé les liens "depuis le 31 mars".

"Nous n'avons pas souhaité, et cela depuis le 31 mars, renouveler la convention qui nous liait avec le CNI" car "ce petit parti a présenté aux municipales et cantonales des candidats contre les candidats investis par l'UMP", a expliqué M. Paillé
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Mar 10 Juin 2008 - 10:29

mediapart(abonnement)

Le grand malaise des militants de l'UMP après un an de Sarkozy



C'était le samedi 17 mai. Patrick Devedjian, secrétaire général de l’UMP, rencontrait les secrétaires départementaux de la centaine de fédérations du parti pour leur donner une "note de cadrage pour l'année 2008", que Mediapart s'est procurée (pour télécharger cette feuille de route, cliquez ici
). Outre les objectifs chiffrés concernant les adhésions, des objectifs qualitatifs étaient proclamés: faire du parti «un moteur du changement», en amont du gouvernement, soutenir les réformes avec davantage de «pédagogie», accroître le maillage du terrain avec l’implantation de nouvelles sections, notamment dans les quartiers populaires.

Mais le but officieux de la rencontre était surtout de remobiliser les troupes et de resserrer les boulons dans les instances locales. Car le mouvement de grogne à droite ne concerne pas les seuls députés. Certains militants n’ont pas hésité à rendre leur carte, les nouveaux adhérents se font plus rares, et, surtout, les renouvellements tardent.

«Le taux de renouvellement du nombre de militants montre bien qu’il n’y a pas un enthousiasme, déplore Bertrand Pancher, secrétaire départemental et député de la Meuse. Chez nous, sur 1.000 adhérents, 500 ont renouvelé leur carte. On a un objectif de 800-900, mais on n’atteindra pas les chiffres de l’an dernier. Les militants sont moins motivés en ce moment, ils ne sont pas associés et l’UMP ne s’est pas encore suffisamment structurée pour être une force de propositions».

Une chargée de mission d'une fédération le reconnaît: «on n’est pas dans un mouvement d’adhésion ou de renouvellement massif. C’est très dépendant des sondages, ces jours-ci ils ont un peu remonté, donc des gens sont venus adhérer ce matin.».

A Toulouse, sur 7.000 adhérents, 3.000 ont renouvelé leur carte et 350 personnes sont venus grossir les rangs des militants. Dans la vaste fédération du Nord, sur les 8.195 adhésions de 2007, seulement 3.000 avaient été renouvelées au 1er juin. Des chiffres que son secrétaire départemental, Thierry Lazaro, justifie par le fait que «les renouvellements se font traditionnellement lors des réunions de circonscription, qui n'ont pas encore eu lieu».

Un secrétaire départemental a une autre analyse: «Ca renouvelle peu cette année (entre 40 et 50%), mais le taux de renouvellement est un secret bien gardé à l’UMP. L’an passé, on mettait tous les jours les chiffres des adhésions sur le site. Aujourd’hui, on n'affiche uniquement ceux de décembre 2007». Sur le site, le compteur est effectivement bloqué à 370.247 adhérents, au 31 décembre 2007.
D’autres responsables sont plus modérés, comme le secrétaire départemental de Paris, Jean-Didier Berthault. «Fin avril, on en était à plus de 13.000 renouvellements, c’est une très bonne tendance. L’année dernière on avait 30.000 adhérents, mais c’était une année particulière avec les élections. Je table sur 22.000 adhérents cette année».

Secrétaire départemental du Loiret depuis 1993, Marc Andrieu évoque «un taux de renouvellement de 55% et 96 nouvelles adhésions» parmi les 2.650 encartés, tout en admettant que «sept personnes ont rendu leur carte», trois pour «des raisons privées», deux à cause de la réforme de Xavier Darcos, et le reste en raison de désaccords avec la politique menée.

«Pendant la présidentielle, on a vu des adhésions d’enthousiasme, pas de militants. La démarche n’était pas franchement d’adhérer à l’UMP, ça s’est cristallisé sur un nom», analyse Josette Philippe, secrétaire départementale d’Eure-et-Loir depuis deux ans et adhérente depuis 1969. «On n’a pas eu de renvoi de carte, assure Damien Meslot, secrétaire départemental du territoire de Belfort depuis 1997 et député depuis 2002, mais on a beaucoup moins de nouvelles adhésions, qui, d’habitude, compensent.»
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juju41
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MessageSujet: Re: L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?   Mer 11 Juin 2008 - 10:46

20 minutes 11/06
Des couacs, des clashs et … des débats à l’UMP



Ils s’envoient des piques par médias interposés et ne parviennent plus à se mettre d’accord. Il ne s’agit pas du PS mais bien de l’UMP. La fronde se poursuit dans les rangs du parti majoritaire, avec en ligne de mire: Patrick Devedjian, son chef. Et ce, devant des adhérents lassés, qui finissent par tourner le dos au parti… A ce jour, plus de 130.000 militants n’ont pas encore renouvelé leur adhésion. Ils n’en restent plus que 200.000.

Pour tenter de calmer les querelles internes, Nathalie Kosciusko-Morizet, récemment nommée secrétaire générale adjointe de l'UMP va proposer mardi prochain de mettre en place une nouvelle formule de débat appelée à juste titre «controverses». Elle souhaite redonner la parole aux militants sur les grands thèmes de demain, tels que la bioéthique, la fin de vie... En somme, parler sans tabou de ce qui oppose. Que s’est-il donc passé à l’UMP, pour en arriver là ? Explications.

Depuis quelques semaines, certaines sorties commençaient à faire désordre…

Christine Boutin, la ministre du Logement, issue de l’UDF et présidente depuis 2002 du Forum des républicains sociaux a profité de son conseil national, samedi dernier, pour fustiger le parti. L’UMP «est en train de redevenir un parti replié sur lui-même. (…) (S’il) reste l’expression unique de l’ancien RPR, (il) fera 15-17% aux élections européennes et régionales», a-t-elle menacé.

«Christine Boutin avait besoin d’être applaudie devant ses militants…», répond à 20 minutes.fr Dominique Paillé, porte parole de l’UMP. «Mais elle sait qu’elle est la bienvenue pour venir débattre avec nous jeudi prochain lors de la convention sociale. Nous faisons tout ce que nous pouvons pour favoriser le pluralisme d’expression. » L’UMP va d’ailleurs mettre en place «un forum décentralisé du conseil national, et l’organisation de conventions pour débattre».

Les municipales, responsables du malaise

Mais Christine Boutin n’a pas été la seule à se plaindre… Deux autres parlementaires issus de l’UDF, Claude Goasguen et Hervé de Charrette, souhaitent l’instauration de courants au sein de l’UMP. Pour l’instant, ils co-président le club de réflexion Convention démocrate. Hervé de Charette est même allé jusqu’à reprocher à Patrick Devedjian sa «direction Brejnévienne». «Je connais le prix des états d’âmes de M. de Charrette, il est de 600.000 euros», a rétorqué ce dernier en allusion au montant de la subvention refusée par l’UMP à la «Convention Démocrate».

Cette grogne ne date pas d’aujourd'hui. Elle a pris racine au début du quinquennat avec les premières réformes controversées comme le paquet fiscal et elle a atteint son paroxysme après l’échec des municipales… «Il fallait trouver un responsable», explique une militante de l’UMP à 20 minutes.fr. Véritable machine de guerre électorale, le parti majoritaire semble aujourd’hui se chercher un but. «Pendant l’élection présidentielle, il y avait une totale unité autour d’un homme pour gagner. Aujourd’hui c’est l’aboutissement de ce projet…», renchérit-elle.

240 dissidents sanctionnés par le parti

Sans oublier le casse des têtes des investitures aux municipales et les dégâts causés par les parachutages: «J’ai été délégué de circonscription UMP-RPR depuis 10 ans. Deux heures avant que la commission n’élise les têtes de liste, on m’a appris que je n’étais plus candidat!», explique Raoul Delamare à 20 minutes.fr. Devenu candidat dissident dans le 20e à Paris, il a fini par faire un meilleur score que le candidat UMP. Cela lui a valu une suspension du parti. Et il n’est pas isolé dans ce cas: 240 dissidents ont été sanctionnés lors du bureau politique de l’UMP qui a eu lieu le 9 avril. «On est en Chine!» avait alors réagi le député villepeniste Georges Tron, consterné par les méthodes du parti, un nom, une sanction, étant énoncés dans une longue liste à voix haute. Et Raoul Delamare de conclure:« On méprise les militants et on ne prend pas en compte la position des adhérents. On continue d’appliquer des méthodes de l’Ancien Régime».


Valérie Zoydo
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L'UMP : droite ou quelque chose d'autre?

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