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| | La faim et les droits de l’homme | |
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signora démocrate indispensable

Inscrit le : 15 Juil 2007 Messages : 3372 Localisation : lyon
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Lun 14 Avr 2008 - 15:59 | |
| troller avec finesse ; paradoxale non ? _________________ La Terre est fragile, nous avons chacun le pouvoir et le devoir de la respecter. Yann Arthus-Bertrand |
|  | | Alain BERTIER modérateur
 Age : 69 Inscrit le : 07 Déc 2007 Messages : 2605 Localisation : DREUX
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Lun 14 Avr 2008 - 16:08 | |
| Quand on fait pratiquement que celà, on devrait y arriver, non? _________________ La seule chose nécessaire au triomphe du mal c'est que les braves gens ne fassent rien. The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. Bertrand Russell http://legaulois.blogspot.com/ |
|  | | Dakota démocrate indéfectible
 Age : 54 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 1135
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Lun 14 Avr 2008 - 16:09 | |
| Oui, je suis bien le plus salaud de tous sur la Terre. c'est bien pourquoi, j'ai ce traitement mérité d'être accablé alors même que je viens faire amende honorable, traitement que même l'UMP n'infligea pas à la pauvre Nathalie. |
|  | | Alain BERTIER modérateur
 Age : 69 Inscrit le : 07 Déc 2007 Messages : 2605 Localisation : DREUX
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Lun 14 Avr 2008 - 16:10 | |
| Garde tes amendes, honorables ou pas, et cesse de troller. _________________ La seule chose nécessaire au triomphe du mal c'est que les braves gens ne fassent rien. The trouble with the world is that the stupid are cocksure and the intelligent are full of doubt. Bertrand Russell http://legaulois.blogspot.com/ |
|  | | Dakota démocrate indéfectible
 Age : 54 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 1135
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Lun 14 Avr 2008 - 16:27 | |
| je ne trolle pas Monsieur, je vous trouve totaleùment insultant à mon égard. Ce n'est d'ailleurs pas la première fois. et moi? si vous me démolissez, ça vous est sans doute égal? cette anecdote présentait un intérêt dans la discussion. je regrette simplement qu'Arnaud ait pu la prendre en mauvaise part. |
|  | | signora démocrate indispensable

Inscrit le : 15 Juil 2007 Messages : 3372 Localisation : lyon
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Lun 14 Avr 2008 - 17:03 | |
| Dakota Tu devrais laisser tomber... Envoie un MP à Arnaud si tu penses être pour quelque chose dans son "recul" ...
Ceci très amicalement !  _________________ La Terre est fragile, nous avons chacun le pouvoir et le devoir de la respecter. Yann Arthus-Bertrand |
|  | | Dakota démocrate indéfectible
 Age : 54 Inscrit le : 01 Fév 2008 Messages : 1135
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Lun 14 Avr 2008 - 18:41 | |
| j'aime pas trop les messages privés pour résoudre les problèmes.
A la fin, plus personne n'y comprend rien.
j'ai peut être été un peu facétieux. Mais pas plus que quand tu me fais ça.
D'ailleurs je te remercie de ne plus me le faire. |
|  | | d0m1 démocrate indéfectible
 Age : 54 Inscrit le : 06 Jan 2008 Messages : 1083 Localisation : 33
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Lun 14 Avr 2008 - 20:34 | |
| | d0m1 a écrit: | | Ce que je trouve inquiétant (on voit dans le dernier article mis en ligne), c'est qu'on nous dit bien que même si on dégage des fonds, il n'est pas dit qu'on trouve les denrées... |
j'y reviens, car ça touche la production. |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Mer 16 Avr 2008 - 8:46 | |
| L'ONU réclame une nouvelle politique agricole mondiale les échos [ 16/04/08 ]
Dans un rapport rendu public hier, les différentes agences onusiennes et la Banque mondiale estiment que les coûts sociaux et environnementaux d'une agriculture intensive ont trop longtemps été occultés. « Le statu quo n'est plus une option. » Tel est l'avertissement lancé hier par les différentes agences de l'ONU et la Banque mondiale, à l'occasion de la publication d'un rapport sur l'« Evaluation internationale des sciences et technologies agricoles au service du développement ». Alors que se multiplient les appels à une mobilisation internationale pour mieux faire face aux crises alimentaires que traversent les pays les plus pauvres, ce rapport appelle à une profonde modification des politiques agricoles mondiales, en soulignant que les énormes progrès de productivité depuis cinquante ans ont trop longtemps occulté les coûts sociaux et environnementaux d'une agriculture intensive.
Adopté par 64 pays, dont la France, le Brésil, la Chine et l'Inde lors d'une conférence intergouvernementale qui s'est tenue la semaine dernière à Johannesburg, ce rapport, établi par quelque 400 experts scientifiques de différents pays, demande de réorienter d'urgence les politiques agricoles vers une attention plus grande pour les petits agriculteurs et les agricultures familiales. Dans un monde où un agriculteur américain peut produire 2.000 tonnes de céréales par an, contre un maximum de 1 tonne pour un agriculteur africain, un rééquilibrage semble s'imposer. D'un côté il faut lutter contre une surintensification des cultures et toutes les pollutions qu'elle entraîne, de l'autre relancer l'aide au développement pour l'agriculture dans les pays démunis.
A propos de la hausse des prix agricoles, le professeur Robert Watson, directeur de ces travaux, souligne que s'ils nuisent dans l'immédiat aux consommateurs les plus pauvres, ils peuvent aussi être une opportunité formidable dans un monde où les trois quarts des quelque 850 millions de personnes qui souffrent de la faim sont eux mêmes de pauvres cultivateurs.
Défiance envers les OGM...
la suite ici http://www.lesechos.fr/info/inter/4715567.htm |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Mer 16 Avr 2008 - 16:11 | |
| Crise alimentaire : des solutions existent, par Jacques Chirac LE MONDE | 16.04.08 | 15h02 •
Afrique, Asie, Amérique latine, Caraïbes : la carte des "émeutes de la faim" s'étend chaque jour. Le monde est confronté au spectre des grandes famines alors même qu'il traverse une crise financière dangereuse. La cohésion, si délicate, de la communauté internationale est doublement menacée. Je le dis solennellement : cette conjonction des périls fait courir au monde un risque sans précédent.
Sans mesures d'urgence et de fond, nous assisterons à des émeutes de plus en plus violentes, à des mouvements migratoires de plus en plus incontrôlables, à des conflits de plus en plus meurtriers, à une instabilité politique croissante. Les ingrédients d'une crise majeure sont réunis et la situation peut se dégrader très vite.
FACE À CE DANGER, LA COMMUNAUTÉ INTERNATIONALE DOIT ASSUMER SES RESPONSABILITÉS, toutes ses responsabilités, dans une totale coopération du Nord et du Sud.
Elle doit se mobiliser autour d'objectifs précis :
- pour résoudre, d'abord, la question de l'urgence : le Conseil de sécurité de l'Organisation des nations unies, qui devrait se tenir au plus tôt sur la crise alimentaire mondiale, doit prendre toutes les mesures nécessaires pour éviter la déstabilisation des Etats les plus menacés.
L'Europe et les Etats-Unis ont enfin annoncé le déblocage d'une aide d'urgence au profit du Programme alimentaire mondial. Je ne doute pas que les autres grandes puissances, membres du G8, pays émergents et pays de l'OPEP qui tirent des rentes exceptionnelles de l'augmentation du prix du pétrole, auront à coeur de prendre toute leur part de cet effort immédiat de solidarité ;
- pour résoudre, ensuite, les problèmes structurels : je plaide depuis longtemps pour aller plus loin que les seules mesures d'urgence conjoncturelles. C'est une véritable révolution des modes de pensée et d'action en matière de développement, notamment dans le domaine agricole, qui s'impose.
PARVENIR PARTOUT À L'AUTOSUFFISANCE ALIMENTAIRE
L'offre de produits alimentaires au niveau mondial est insuffisante.
Je n'ai jamais cessé de me battre contre le gel de la production en Europe et de promouvoir le développement agricole des pays pauvres.
Il nous faudra, demain, nourrir 9 milliards d'hommes. Tout le monde se rend compte, enfin, que l'humanité a besoin de la production de toutes ses terres agricoles. L'autosuffisance alimentaire est le premier des défis à relever pour les pays en développement. Des outils existent. Nous savons tous ce qu'il faut faire : infrastructures rurales, stockage, irrigation, transport, financement des récoltes, organisation des marchés, microcrédit, etc.
L'agriculture vivrière doit être réhabilitée. Elle doit être encouragée. Elle doit être protégée, n'ayons pas peur des mots, contre une concurrence débridée des produits d'importation qui déstabilisent l'économie de ces pays et découragent les producteurs locaux.
Pour relever ce défi, il est nécessaire d'investir à la fois dans la recherche - pour développer des productions et des variétés adaptées aux nouvelles donnes du changement climatique et de la raréfaction des ressources en eau -, et dans la formation et la diffusion des techniques agricoles. Il faut miser sur les hommes, sur les producteurs locaux, qui doivent percevoir la juste rémunération de leurs efforts. Les échanges doivent obéir à des règles équitables, respectant à la fois le consommateur et le producteur. La libre circulation des produits ne peut pas se faire au détriment des producteurs les plus fragiles.
APPORTER DES FINANCEMENTS INNOVANTS ET STABLES AU DÉVELOPPEMENT
Les besoins d'investissement sont massifs et pour longtemps. Il est vital de maintenir l'effort d'aide publique au développement et de respecter l'objectif de 0,7 % du PIB....
la suite ici http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/04/16/crise-alimentaire-des-solutions-existent-par-jacques-chirac_1035006_3232.html |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Dim 20 Avr 2008 - 10:13 | |
| 17/04/2008 N°1857 Le Point
L'éditorial de Claude Imbert - Cette colère qui monte Claude Imbert
Jusqu'à présent, leurs souffrances se cachent. Chez eux, pas de Tibet pour nourrir nos compassions de bien nourris. Pas d'Ingrid Betancourt, pas de figure pathétique pour le trémolo des télévisions. Ces pauvres-là n'ont pas, comme nos assistés, la bouche pleine pour crier dans les rues leur énième rouspétance. Ils sont, eux, les muets d'une multitude lointaine, éparse, anonyme. Des fourmis de la fourmilière humaine, oubliés du Ciel et de la Terre. Une centaine, bientôt peut-être plusieurs centaines de millions qu'écrase une fatalité inconnue de nos contrées. Celle de la faim.
La faim, on la savait peu à peu réduite par le progrès humain à des confins désertiques. Elle resurgit non plus dans les sables mais dans l'entassement géant des grandes métropoles. Une saccade d'émeutes, celles des ventres creux, flambe dans les bidonvilles d'Egypte, de Bolivie, du Mexique, du Pakistan, des Philippines, d'Haïti, du Cameroun, de Côte d'Ivoire, du Sénégal, et j'en passe... Un crépitement de disettes d'un autre type. Elles étranglent des misérables incapables de se procurer le blé, le riz, le maïs de leur ordinaire que leur arrache l'envolée des prix. Rechute imprévue dans un des enfers de l'humanité !
Dramatique raté de la globalisation des échanges, de la crise financière, de la vertigineuse croissance démographique, de l'aspiration des peuples pauvres vers l'eldorado illusoire des villes, du déracinement de l'agriculture, que sais-je encore... Et qui fait une fois de plus rêver-mais en vain !-d'une maîtrise enfin mondiale... de la mondialisation.
Dans l'immédiat, on dénonce volontiers un effet collatéral de la crise financière. La spéculation, ailleurs échaudée, se reporte sur du « solide » : les matières premières et les denrées de base. Les cours du blé et du riz ont quasiment doublé en une année. Mais la concordance d'une production agricole record et de cette flambée des cours donne à penser que les prix agricoles resteront durablement élevés. Du coup, on réévalue les besoins de la population mondiale et l'avidité de nouveaux mastodontes qui ne produisent plus chez eux de quoi nourrir leur propre population. En fait, l'offre agricole, très performante, augmente brillamment mais pourtant moins que la demande qu'attise la spéculation sur les stocks céréaliers .
C'est une épouvantable désillusion ! La mondialisation avait spectaculairement réduit dans le monde les zones de famine récurrente. La production agricole, en permanente croissance, se faisait forte d'anticiper la croissance démographique. Elle peut, d'ailleurs encore, dit-on, s'épanouir jusqu'à nourrir les 9 milliards d'humains qu'on nous promet pour 2050. L'humanité enregistrait ainsi une victoire historique contre la pauvreté. De la perspective de famines inéluctables on était passé à l'état, encore peu satisfaisant mais moins tragique, de zones de « malnutrition ».
Dans cet étranglement imprévu, la nouveauté, c'est celle « de situations où il y a de la nourriture mais où les misérables n'ont pas de quoi la payer ». Alors, dans l'angoisse, et un peu de panique, on recommence à douter qu'une production agricole globale suffise pour satisfaire les besoins mondiaux. Les uns s'alarment d'un détournement de céréales vers l'éthanol et autres biocarburants. Les autres d'une atrophie des cultures vivrières, en Afrique notamment, par le réchauffement climatique et l'exil des paysans vers les villes. D'autres, enfin, d'une évolution de la demande des peuples nouvellement développés et, par exemple, nouveaux consommateurs de viande, d'où un besoin accru de céréales destinées au bétail... Pour finir tombe ce catastrophique pronostic onusien : « Plus de 1 milliard d'humains pourraient avoir chroniquement faim d'ici à 2025, soit 600 millions de plus que précédemment anticipé... »
Tous les pays victimes sont déjà ravagés par des révoltes de désespoir. Et leur tissu social, lacéré par l'ensauvagement de la misère : les crève-la-faim n'ont pas les moyens de la civilité publique : manger d'abord, la morale plus tard... Et, certes, le premier des droits de l'homme est... de survivre !
Conséquence seconde : les pays pauvres vont se raidir contre les riches de la planète. Dans la globalisation qui rapproche-pour le meilleur et pour le pire !-des nations et civilisations aux niveaux de vie si éloignés, la pression politique et migratoire ne peut qu'enfler. Les grands « machins » internationaux commencent de se remuer. Il n'est que temps. Jamais autant de ventres creux n'auront salivé sur nos banquets de riches ! L'Europe, sur ses balcons, entend, au loin, cette colère qui monte...
http://www.lepoint.fr/actualites-chroniques/cette-colere-qui-monte/989/0/238713 |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Dim 20 Avr 2008 - 11:19 | |
| Réunion de la Cnuced au Ghana sur fond de crise alimentaire et énergétique
LAGOS (AFP) - 20/04/2008 07h23 37 pays ont besoin d'une aide alimentaire urgente, selon la FAO
La Conférence de l'Onu sur le commerce et le développement (Cnuced) se réunit à partir de dimanche à Accra à un moment où la croissance n'a jamais été aussi forte en Afrique mais jamais autant menacée, surtout par la flambée mondiale des prix alimentaires et de l'énergie.
La réunion, qui débutera avec un discours du président brésilien Luiz Inacio Lula da Silva, survient dans un contexte troublé par la crise financière mondiale, l'envolée des prix alimentaires et l'explosion des cours du pétrole. Si le nord est fragilisé, le sud risque fort d'être ébranlé, notamment l'Afrique. [/url]
Cette session intervient à "un moment où le monde est dans une période d´incertitude et où les craintes de récession sont crédibles", avait d'ailleurs averti dès la mi-mars le secrétaire général de la Cnuced, le Thaïlandais Supachai Panitchpakdi.
Pendant cinq jours, les 193 pays membres vont se pencher sur les "divers impacts économiques de la mondialisation".
"Nous allons étudier les impacts - y compris sur la réduction de la pauvreté - la richesse, l'emploi, et nous tirerons les leçons du fait que certains pays bénéficient de la mondialisation et d'autres pas", devrait déclarer le secrétaire général dans son discours inaugural.
"Quelles sont les options pour améliorer les systèmes monétaire et financiers internationaux et ainsi éviter de futures crises? Comment acquérir les capacités commerciales et de production nécessaires à la compétition mondiale? Le boum des prix des matières premières peut-il créer plus d'emplois?", sont des questions qu'évoquera également les délégués.
Réflexions et mises en garde se sont multipliées ces dernières semaines sur la fragilité des perspectives de croissance pour les pays en développement.
Si la mondialisation a aidé à réduire les inégalités dans les pays africains, "davantage doit être fait pour permettre à tous les segments de la population de profiter de la forte croissance de la région", estimait ainsi le Fonds monétaire international dans son dernier rapport semestriel.
Il y a quelques jours, la Banque mondiale a mis en garde sur le risque de voir la croissance actuelle de 5,8% de l'Afrique cassée par cette flambée mondiale des prix des denrées alimentaires et de l'énergie.
La croissance africaine n'a pas encore atteint le seuil capable de réduire la pauvreté et "tout choc extérieur est de nature à briser cette trajectoire de croissance", avait averti la vice-présidente de la BM pour le continent, Obiageli Ezekwesili (Nigeria).
Quant à la réduction de moitié de la pauvreté en Afrique d'ici 2015 prévue par les Objectifs de développement du Millenaire de l'ONU, cette ambition risque d'être retardée de sept ans par la hausse des prix alimentaires, avertit la BM.
C'est également dans un contexte de course effrenée aux matières premières (pétrole et gaz notamment) que la Cnuced va étudier "l'impact des besoins énergétiques croissants de l'Asie" et s'efforcer selon son secrétaire général de "mettre des rênes à la mondialisation pour élever le niveau de vie, réduire la pauvreté et assurer un développement durable".
Les pays développés du G8 ont bien réaffirmé le 6 avril à Tokyo leur engagement à augmenter leur aide aux pays pauvres mais l'Organisation de coopération et de développement économique (OCDE) en doute: en 2007 l'aide au développement octroyée par 22 pays riches aux pays pauvres aurait baissé de 8,4%.
La réunion d'Accra se déroule alors que les négociations du cycle de Doha de l'Organisation mondiale du commerce (OMC) sont toujours bloquées en raison d'un affrontement Nord-Sud à propos du commerce des produits agricoles.
© 2008 AFP |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Lun 21 Avr 2008 - 17:50 | |
| contreinfo Economie Actualité
Mis à Jour le : 21 avril 2008 16:37
FAO : les biocarburants, au détriment de l’agriculture de subsistance
21 avril 2008
La demande croissante à l’échelle mondiale de biocarburants, associée au besoin accrue en terres, pourrait mettre sous pression les terres marginales qui assurent des fonctions de subsistance fondamentales pour les ruraux pauvres et sont fréquemment exploitées par des femmes, indique un rapport de la FAO.
FAO, 21 avril 2008
L’intensification de la production de biocarburants dans les pays en développement pourrait exacerber la marginalisation des femmes dans les zones rurales menaçant ainsi leurs moyens d’existence, selon un nouveau rapport de la FAO.
La FAO préconise des mesures écologiquement durables et en faveur des pauvres
Le rapport fait remarquer que les grandes plantations destinées à la production de biocarburants, comme le bioéthanol et le biodiesel, requièrent une utilisation intensive de ressources et d’intrants dont l’accès est généralement limité aux petits agriculteurs, et en particulier aux femmes. En tête de ces intrants figurent la terre et l’eau, les engrais chimiques et les pesticides.
“Si les pays en développement n’adoptent pas des politiques propres à renforcer la participation des petits agriculteurs, en particulier les femmes, à la production de biocarburants - en augmentant leur accès à la terre, au capital et aux technologies -, les inégalités entre sexes seront plus marquées et la vulnérabilité des femmes à la faim et à la pauvreté a de fortes probabilités de s’aggraver”, selon Yianna Lambrou.
Mme Lambrou est co-auteur du document Gender and Equity Issues in Liquid Biofuels Production - Minimizing the Risks to Maximize the Opportunities.
“La production de biocarburants offre sans aucun doute de nouveaux débouchés pour les agriculteurs, mais ceux-ci ne se répercuteront au niveau des exploitations et des femmes que si des politiques en faveur des pauvres sont mises en place pour donner aux femmes les moyens d’agir.”
Fortes pressions
La demande croissante à l’échelle mondiale de biocarburants, associée au besoin accrue en terres, pourrait mettre sous pression les terres marginales qui assurent des fonctions de subsistance fondamentales pour les ruraux pauvres et sont fréquemment exploitées par des femmes, indique le rapport de la FAO.
La conversion de ces terres en plantations pour la production de biocarburants “pourrait entraîner le déplacement partiel ou total des activités agricoles des femmes vers des terres de plus en plus marginales”, avec des répercussions négatives sur leur capacité de cultiver et produire de la nourriture.
Toujours selon le rapport, l’appauvrissement potentiel ou la dégradation des ressources naturelles du fait des grandes plantations destinées à la production de biocarburants pourrait imposer une charge supplémentaire aux agriculteurs, et en particulier aux agricultrices, en se répercutant sur leur travail et leur santé.
Si la production de biocarburants rivalise, de façon directe ou indirecte, avec l’approvisionnement en eau et en bois de feu, elle pourrait limiter la disponibilité de ces ressources pour les ménages.
Cela contraindrait les femmes, généralement responsables de la collecte de l’eau et du bois dans la plupart des pays en développement, à parcourir de plus longues distances, réduisant d’autant le temps dont elles disposent pour se procurer des revenus d’autres sources.
Le rapport lance une autre mise en garde : la substitution des cultures locales par des monocultures énergétiques pourrait menacer la biodiversité agricole, ainsi que les vastes connaissances et les compétences traditionnelles des petits agriculteurs en matière de gestion, sélection et stockage des cultures locales, activités habituellement réservées aux femmes.
Inégalité des opportunités d’emploi
La création de plantations pour la production de biocarburants est susceptible de créer de nouveaux emplois dans les zones rurales, essentiellement pour les travailleurs agricoles peu qualifiés, de plus en plus employés à titre saisonnier ou journalier.
Toutefois, un nombre grandissant de ces travailleurs sont des femmes (environ 40 pour cent en Amérique latine et aux Caraïbes) qui, en raison des inégalités sociales, sont particulièrement défavorisées en termes de salaires, de conditions de travail et d’allocations, de formation et d’exposition aux risques professionnels ou sanitaires.
Le rapport insiste sur la nécessité d’approfondir les recherches et les données sur les effets socio-économiques de la production de biocarburants liquides sur les hommes et les femmes.
Le rapport préconise une stratégie de développement des biocarburants écologiquement durable et en faveur des pauvres, en intégrant les plantations énergétiques dans les systèmes agroalimentaires locaux existants, et ce, afin de préserver les activités agricoles traditionnelles des petits exploitants, leurs compétences et leurs savoirs spécialisés, cruciaux pour la sécurité alimentaire et la résilience à long terme des communautés rurales.
Des mesures doivent être prises pour garantir aux femmes et aux ménages dirigés par des femmes les mêmes opportunités qu’aux hommes pour prendre part à la production durable de biocarburants liquides et en tirer profit. C’est d’autant plus important que le nombre de femmes chefs de famille ne cesse d’augmenter (environ 40 pour cent en Afrique australe et 35 pour cent aux Caraïbes).
Publication originale FAO |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Mar 29 Avr 2008 - 8:58 | |
| Des nouveaux pauvres en gestation Par Philippe Martin QUOTIDIEN : mardi 29 avril 2008 0 réaction L’explosion des prix des produits alimentaires, les émeutes de la faim et la famine qui risque de sévir constituent, pour certains, le dénouement dramatique d’une histoire qui n’avait pas si mal commencé pour d’autres. Après tout, c’est en grande partie parce que des millions de Chinois et d’Indiens sortent de la pauvreté et entrent dans une sorte de classe moyenne que les prix des produits alimentaires augmentent. On ne peut que se réjouir du fait qu’ils peuvent maintenant manger de la viande plus souvent, ce qui en retour renforce les besoins en végétaux pour l’alimentation animale et pousse à la hausse la demande et les prix des céréales.
Mais les victimes de cet «embourgeoisement» du prolétariat sont les plus pauvres des pays pauvres, qui consacrent plus de la moitié de leur budget à la nourriture. Dans les pays émergents, une augmentation de 10 % du revenu (c’est à peu près ce qui se produit en Chine chaque année) aboutit environ à une augmentation de 7 % de la demande de produits agroalimentaires. C’est beaucoup plus que dans les pays riches où l’augmentation de revenu a peu d’effet sur la demande de nourriture. Or on sait que c’est dans les pays émergents que la croissance du revenu a été la plus forte. La demande elle-même baisse très peu en réponse aux augmentations de prix dans les pays riches et un peu plus dans les pays émergents. Par exemple, lorsque les prix des céréales augmentent de 10 %, la demande des consommateurs dans les pays émergents baisse de seulement 3 %. Pour les plus pauvres, il se peut même qu’une augmentation des prix de certains aliments de base aboutisse paradoxalement à une augmentation de la demande. C’est ce que Giffen avait constaté lors de la famine de 1850 en Irlande : alors que le prix des pommes de terre explosait, leur consommation avait augmenté. L’appauvrissement avait été tel du fait de la hausse des prix, que la pomme de terre restait la seule nourriture qu’il était possible d’acheter. On n’est peut-être pas dans cette situation aujourd’hui, mais, quand la demande et l’offre (au moins à court terme) réagissent très peu aux prix, il est facile d’expliquer les fortes hausses de prix suite à un choc de demande. Rappelons que ce choc de la demande vient en grande partie du fait que certains pauvres s’enrichissent. (...)
Philippe Martin est professeur à l’université Paris-I-Panthéon-Sorbonne.
lire la suite ici http://www.liberation.fr/rebonds/323690.FR.php?rss=true&xtor=RSS-479 |
|  | | juju41 disciple de Platon

 Age : 54 Inscrit le : 12 Mai 2007 Messages : 9704 Localisation : Blois
| Sujet: Re: La faim et les droits de l’homme Mar 29 Avr 2008 - 11:44 | |
| agoravox
par François VAN DE VILLE( François VAN DE VILLE (NÎMES) Membre de la famille centriste depuis plus de 30 ans (25 années de mandats électoraux divers), aujourd’hui secrétaire départemental du MoDem du GARD.)
mardi 29 avril 2008
A propos de la faim dans le monde 1 200 000 000...
Oui, vous avez bien lu : selon un rapport publié par les Nations unies, ce sont 1 milliard 200 millions d’êtres humains qui seront touchés par la faim dans les quinze prochaines années. Certains économistes évoquent même le chiffre vertigineux de 2 milliards de mourants potentiels. Un vrai cauchemar ! Une grave menace pour la paix du monde.
L’actuelle flambée des prix des produits alimentaires qui gagne le monde entier, et les émeutes qu’elle engendre dans les pays les plus pauvres (aujourd’hui une trentaine, demain ± 60 ?) ne sont que les prémices de cette crise qui nous menace tous. Crise d’une toute autre importance que nos petites cuisines politiques internes.
La faim dans le monde n’est pourtant pas un phénomène nouveau. Mais c’est bien la première fois qu’elle atteint de telles proportions. Plus grave : personne ne s’y attendait et n’a vu arriver la crise. On se croyait protégé plus ou moins par la mondialisation dont l’un des objectifs était de réduire les inégalités entre pays pauvres et ceux plus riches. Mais ce bouclier est aujourd’hui mis en échec : il y a eu depuis un an ±50 % d’augmentation des prix des matières premières, et notamment d’un certain nombre de nourriture de base qui, dans nombre de pays les plus pauvres, ont même atteint parfois des hausses de 90 %.
La malnutrition, il faut le savoir, n’est pas une situation passagère où il suffirait d’attendre quelque peu pour en effacer les effets : non, elle est un fléau qui laissera, notamment chez les enfants en bas âge, des traces qui se perpétueront leur vie entière. D’où l’urgence de s’en préoccuper.
Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?
Il y a au moins deux causes principales à ce drame :
a/ l’augmentation de la demande, notamment venant de l’Inde et de la Chine. Ce devrait être une bonne nouvelle en soi, surtout de la part de pays qui étaient, voici peu encore, considérés comme pauvres. En devenant moins pauvres, voilà qu’ils se sont mis à consommer davantage ;
b/ on a ensuite investi massivement dans les biocarburants, et là les écologistes portent une énorme part de responsabilité. Les biocarburants en provenance des cultures céréalières privent de façon croissante les populations de ressources alimentaires vitales.
L’agriculture mondiale n’est plus en capacité...
Aujourd’hui, l’agriculture mondiale n’est plus capable de faire vivre tous les habitants de la planète. Et le développement de l’hygiène et de la médecine ont accru cette crise en faisant croître la natalité et prolonger la durée de vie des populations.
C’est outrageant de devoir dire et écrire cela, mais c’est une réalité que nul ne peut ignorer aujourd’hui.
La population mondiale croît donc aujourd’hui plus vite que l’agriculture est en capacité de se développer et de produire.
Qu’on le veuille ou non, force est donc de constater que les écologistes - je suis obligé d’y revenir - ne sont pas à la hauteur des problèmes posés et leur responsabilité dans cette crise est énorme.
Les questions d’environnement sont choses trop sérieuses pour être laissées entre certaines mains irresponsables. Certains de nos "écolos" ne cessent de nous proposer des gadgets, ou des fausses solutions qui ne prennent pas les problèmes dans leur ensemble. Et les biocarburants se révèlent aujourd’hui une véritable catastrophe, non seulement sur le plan environnemental, mais en raison de la réduction de la capacité mondiale de nourrir l’humanité.
Autre responsabilité, qui découle aussi de cette désinformation insidieuse, les institutions internationales - comme la Banque mondiale, le FMI ou encore l’Europe - n’ont cessé de pousser dans le sens de la réduction de la production agricole. On se souvient encore des discours où l’on exposait que l’Europe était installée sur des montagnes de beurre et qu’on ne savait plus quoi faire des excédents.
Il faut saluer à ce propos l’attitude de la France - et de Jacques Chirac en particulier - qui, certes, pour d’autres raisons tout à fait égoïstes ou électorales, ont toujours été un frein face aux arguments de nos partenaires qui exigeaient avec force des réductions drastiques de notre production alimentaire.
Il va donc falloir faire une “marche arrière toute” par rapport à ces théories et relancer dans l’urgence notre production agricole. Et plus du tout pour faire essentiellement des biocarburants (qui, soit dit au passage, nécessitent aussi l’utilisation de produits pétroliers pour leur propre fabrication), mais pour produire surtout des aliments. Car c’est bien là qu’il y a urgence et priorité.
L’Europe doit changer de stratégie alimentaire
C’est bien un changement de stratégie du tout au tout que va devoir entreprendre l’Europe.
Ensuite, il faut observer aussi qu’on a jeté en France une sorte d’anathème sur les OGM. Or, c’est bien par la recherche, notamment sur cette filière, qu’on parviendra à améliorer sensiblement notre production alimentaire. Car il nous faut produire plus et mieux.
Oh, ce n’est pas pour ça qu’il faut laisser faire n’importe quoi à propos des OGM : la manipulation génétique est toujours fort délicate. Mais l’attitude de certains écologistes, plus assoiffés de médiatisation que d’intérêt général et qui cherchent à diaboliser cette science, relève du fanatisme imbécile. Les OGM, bien maîtrisés par une recherche soutenue, seront demain l’un des éléments essentiels d’amélioration de notre productivité.
Aujourd’hui, la désinformation organisée du public par ces gens à courte vue fait privilégier le court terme sur le long terme.
La France ne peut pas devenir plus longtemps encore victime de ces lobbies anti-OGM. Plus ou moins soutenus d’ailleurs par de puissants groupes internationaux qui trouvent tout intérêt à l’affaiblissement de notre recherche scientifique pour diminuer la place de notre industrie agroalimentaire sur les marchés mondiaux. Et ce serait oublier aussi que c’est par la recherche, entreprise en France depuis le XVIIIe siècle, qu’on a permis à celle-ci de nourrir aisément sa population. Va-t-on rétrograder ?
Le principe de précaution ? Suicidaire !
On agite aussi pour cela le fameux “principe de précaution” pour freiner toute entreprise. Or, soyons clair : le principe de précaution est un principe suicidaire dans la majorité des domaines. Il faut le dénoncer clairement. On marche complètement sur la tête. Ce principe est devenu un système de régression de la recherche, de la science et de tout développement. Il doit surtout inciter à plus de vigilance, mais pas contrer la recherche.
Pour résumer, je crois que nous sommes aujourd’hui à une époque charnière. Nous avons vécu sur la lancée des années 90 où le mot d’ordre était à la réduction des productions agricoles et à la domination écrasante du type de capitalisme anglo-saxon. Cette époque-là se referme avec force et dans la violence.
Nous risquons maintenant d’assister à une sorte de guerre des modèles de capitalismes : on voit par exemple que la Chine - qui ne s’en sort pas si mal que ça dans nombre de domaines - pratiquer une sorte de capitalisme à forte implication étatique. Est-ce que cela n’implique pas de notre part une autre stratégie pour notre production ?
Il est urgent d’y réfléchir. |
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