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 Réchauffement climatique (chapitre 1)

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Jean-Luc



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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeLun 19 Nov 2007 - 10:21

democ-soc a écrit:
Dans le 2e cas, c'est des bilans énergétiques à l'echelle d'une planete. Je t'assure, c'est pas pareil.
C'est plus simple d'etre climatologue que prévisionniste météo (et ce n'est d'ailleurs pas le meme métier).
ce sont Wink
Mais dans un cas comme dans l'autre, il suffit d'oublier un paramètre pour avoir tout faux. Et tant qu'on ne saura pas combien de méthane on va s'offrir très bientôt, la seule certitude est que les prévisions actuelles sont au-dessous de la réalité. On pourrait bien se payer non pas 4° ou 6° à la fin du siècle, mais 10° ou 12° (sous réserve que les stocks de méthane correspondent au bas de la fourchette...)
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Jacqueline25



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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeLun 19 Nov 2007 - 10:33

Je ne suis pas une catastrophiste ... je plaisante volontiers sur le sujet, et je suis assez fataliste !

Mais en 2006, j'ai vu deux supers émissions sur le sujet ( FR3 et ARTE ) avec des scientifiques qui ne font pas du show biz, principalement des anglais.. j'espère bien qu'ils se trompent.. Pas envie de vivre sur la banquise..

L'écologie c'est un luxe de pays riches.. Allez en Asie, et dites aux gens "arrétez de polluer avec votre mobylette !"

C'est irrespirable à certains moments de la journée.. les gens en ont rien à faire de l'avenir de la planète, leur seule préoccupation est de savoir s'il vont pouvoir nourrir leur famille demain.

Quand à la météo à plus de trois jours je regarde sur ce site http://fr.weather.com/weather et pas à la télé, Ils ne se plantent pas tant que ça ..
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeLun 19 Nov 2007 - 10:49

Jacqueline25 a écrit:
L'écologie c'est un luxe de pays riches..

On devrait plutôt dire que l'écologie est une préoccupation naturelle (chez les peuples sédentarisés, du moins) qui a été détruite par les pays riches, qui ont placé la productivité et le court terme idéologiquement au dessus de la préservation des ressources et du long terme. Les pays "en développement" ne font que suivre le chemin tracé par les "pays développés" lors de leur industrialisation.
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeLun 19 Nov 2007 - 11:04

Jacqueline25 a écrit:
Mais en 2006, j'ai vu deux supers émissions sur le sujet ( FR3 et ARTE ) avec des scientifiques qui ne font pas du show biz, principalement des anglais.. j'espère bien qu'ils se trompent.. Pas envie de vivre sur la banquise.
La banquise ? C'est « Le jour d'après » que tu as dû regarder. lol!
Déjà que celle de l'Arctique est en voie de disparition... Sad
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Jacqueline25



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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeLun 19 Nov 2007 - 11:30

jean Luc

Pour la banquise j'exagèrais bien sur...

Mais c'est bien un refroidissement de notre climat qui arriverait par ralentissement du gulfstram dont l'énergie représente des milliers de centrales nucléaires, après la fonte partielle de la glace polaire ( incontestée , mais est ce bien le CO2 le seul responsable ? )

La source froide étant moins froide, le courant du gullf stream se réduirait nous apportant moins de calories en hiver lors de son passage
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeLun 19 Nov 2007 - 12:00

Jacqueline25 a écrit:
jean Luc

Pour la banquise j'exagèrais bien sur...

Mais c'est bien un refroidissement de notre climat qui arriverait par ralentissement du gulfstram dont l'énergie représente des milliers de centrales nucléaires, après la fonte partielle de la glace polaire ( incontestée , mais est ce bien le CO2 le seul responsable ? )
Non, justement. Il y a d'autres éléments qui entrent - ou entreront - en jeu, comme le méthane, 23 fois plus « efficace » que le CO².
Et la fonte des glaces polaires ne restra partielle qu'avant de devenir totale (la banquise arctique, peut-être dans moins de dix ans, il est quasiment déjà trop tard).

Jacqueline25 a écrit:
La source froide étant moins froide, le courant du gullf stream se réduirait nous apportant moins de calories en hiver lors de son passage
Certes, mais nous - l'Europe occidentale - ne ferons que perdre l'avantage que nous avons sur les autres régions, comme l'Amérique du Nord. Ensuite, le réchauffement global sera le même pour tout le monde et il fera réellement plus chaud qu'avant.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeLun 19 Nov 2007 - 12:33

Les océans ne redistribuent "que" 20% de l'énergie des tropiques. Le reste, 80% donc, c'est l'atmosphère (les perturbations) qui s'en charge. Sans Gulf-Stream, nous aurions le même climat océanique que Seattle ou Vancouver (façade ouest du continent américain), rien a voir avec celui de New York ou Quebec.
Les chiffres sont dans l'état actuel des connaissances scientifiques, evidemment. Et ils sont en débat, c'est vrai.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeLun 10 Déc 2007 - 12:52

Le réchauffement climatique pourrait déclencher une "guerre civile mondiale"
LEMONDE.FR avec AFP | 10.12.07 | 10h16 • Mis à jour le 10.12.07 | 11h14


Le réchauffement climatique pourrait provoquer une "guerre civile mondiale" en exacerbant des tensions latentes entre des populations, estiment des experts dans un rapport rendu public, lundi 10 décembre, à Bali, au cours de la conférence internationale sur le climat. L'étude du Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE) est diffusée – ce n'est pas un hasard – le jour de la remise à Oslo du prix Nobel de la paix à Al Gore et au Groupe intergouvernemental d'experts sur le changement climatique (GIEC).




Les Etats-Unis rejettent toute déclaration contenant un objectif chiffré
Les Etats-Unis ont rejeté, lundi, l'idée que la déclaration en cours de discussions à la conférence internationale de Bali sur le changement climatique comporte un objectif chiffré de réduction des émissions de gaz à effet de serre. Ce projet de déclaration finale rédigé par l'Indonésie, l'Afrique du Sud et l'Australie, souligne, sur la base des preuves scientifiques réunies par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC), que les pays riches devraient viser une réduction de 25 à 40 % de leurs émissions de GES d'ici à 2020 par rapport à 1990.

"Nous ne voulons pas nous lancer dans des chiffres", a exclu Harlan Watson, chef de la délégation états-unienne, ajoutant lors d'une conférence de presse que cet objectif de 25-40 % était fondé sur de "nombreuses incertitudes" et un trop petit nombre d'études scientifiques. L'administration Bush a refusé de ratifier le protocole de Kyoto au motif qu'en fixant aux seules nations industrialisées des objectifs quantifiés de réduction des émissions de GES sur la période 2008-2012, il avantageait les économies émergentes comme la Chine, l'Inde ou le Brésil qui comptent de plus en plus parmi les principaux émetteurs de gaz à effet de serre.

D'autres pays comme le Japon ou la Chine sont également opposés à ce projet de déclaration finale, redoutant que des objectifs trop rigides n'altèrent la croissance économique. – (Avec Reuters.)

La fonte des glaciers ou l'explosion du nombre de "réfugiés climatiques" due à la montée des océans est susceptible de déstabiliser des régions entières, expliquent les auteurs du rapport, selon lesquels "agir pour le climat est agir pour la paix". Les zones à risques identifiées sont nombreuses : l'Afrique australe, le Sahel, la Méditerranée, le sous-continent indien, la Chine, les Caraïbes et le golfe du Mexique, les Andes et l'Amazonie.

CRISE POLITIQUE ET PRESSION MIGRATOIRE


Le rapport "trace un scénario crédible pour l'avenir", a mis en garde, lors une conférence de presse, Hans Schellnhuber, un des auteurs de l'étude, directeur de l'Institut de recherche sur l'impact du climat de Potsdam. "Si le réchauffement climatique n'est pas jugulé, des Etats fragiles et vulnérables, qui sont déjà aujourd'hui assez mal gérés, pourraient imploser sous la pression du réchauffement global, puis générer des ondes de choc vers d'autres pays", a-t-il estimé.

Au sud du Bassin méditerranéen, par exemple, le rapport indique que le potentiel de crise politique et la pression migratoire vont s'intentifier, en conséquence de l'interaction entre manque d'eau, chute des rendements agricoles, forte hausse de la population et précarité des institutions politiques.

Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a appelé, lundi, à Bangkok, les puissances émergentes à accentuer leur lutte contre le réchauffement climatique. "Les pays en voie de développement doivent cesser de considérer le réchauffement climatique uniquement comme un problème d'environnement mais commencer à l'appréhender sous l'angle du développement", a-t-il dit. "Le changement climatique à l'œuvre découle de pratiques de développement intenables. Et il constitue une menace sérieuse au progrès humain partout dans le monde et également ici en Asie", a déclaré M. Ban lors d'une conférence de presse à Bangkok.

La conférence de Bali, organisée par les Nations unies, s'achève vendredi. Elle doit lancer un cycle de négociations internationales sur l'après-Kyoto, le protocole qui encadre pour l'heure la lutte contre le réchauffement climatique mais arrive à échéance en 2012.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeLun 10 Déc 2007 - 13:28

Apprendre à se protéger des catastrophes à venir
LE MONDE ECONOMIE | 10.12.07 | 11h38 •

Au grand loto du réchauffement climatique, les pays les plus pauvres savent déjà qu'ils seront perdants-perdants. Perdants parce que, quoique fort peu responsables de l'effet de serre - leurs émissions pèsent moins de 1 % dans le total mondial -, ils en subiront les plus fortes conséquences. Perdants encore parce que la dégradation du milieu naturel, la multiplication des catastrophes climatiques, percutent plus brutalement des économies essentiellement rurales et lestent d'un aléa supplémentaire les politiques mises en oeuvre pour sortir de la pauvreté. Le tableau brossé par le Programme des Nations unies pour le développement (PNUD), quelques jours avant le sommet mondial sur le climat de Bali, pointe de façon préoccupante les inégalités face au phénomène. Entre 2000 et 2004, plus d'un milliard de personnes ont été victimes de tempêtes, d'inondations ou de la sécheresse, soit plus du double que dans la première moitié des années 1980. Dans 98 % des cas, ces personnes vivaient dans un pays en développement.



A côté des phénomènes extrêmes et médiatisés, le changement climatique introduit de façon plus lente, plus insidieuse, une transformation des sols, des régimes hydriques... Dans leur quatrième rapport, publié le 17 novembre, les experts du Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) estiment qu'à l'horizon, très proche, de 2020, entre 75 et 250 millions d'Africains supplémentaires pourraient être confrontés à des pénuries d'eau. "Dans certains pays, la chute des rendements agricoles pourrait atteindre 50 % et sérieusement compromettre la sécurité alimentaire", écrivent-ils. D'ici à 2080, si la tendance à l'élévation moyenne des températures se confirme, les terres arides et semi-arides grignoteront jusqu'à 8 % de superficie supplémentaire.


PRIORITÉ SECONDAIRE


En Afrique subsaharienne, principale région concernée avec quelques pays d'Asie comme le Bangladesh, la bataille du développement devient celle de l'environnement. Dans les discours, ce n'est pas totalement nouveau. Depuis le sommet des Nations unies à Johannesburg en 2002, le développement durable s'est même officiellement hissé parmi les priorités de la communauté internationale. Dans la pratique, la réalité est autre. Les bailleurs et les gouvernements du Sud, tout occupés à mobiliser de maigres ressources pour construire routes, écoles et hôpitaux, considèrent la protection de l'environnement comme une priorité secondaire. Question de routine. Question de moyens aussi. Les ministères de l'environnement ont été souvent plus qu'à leur tour mis à mal par la disette budgétaire. " Ce n'est pas un sujet auquel les pays ont jusqu'à présent prêté beaucoup d'attention", confirme John Horberry qui dirige, à Nairobi (Kenya), le Centre pour la pauvreté et l'environnement créé en février par les Nations unies.

Dans ce contexte, le réchauffement est perçu comme une réalité lointaine. " Il est difficile de se préparer quand on ne sait pas précisément ce que l'on doit combattre. Les scénarios des climatologues restent globaux. Or nous savons que les impacts seront très différents à l'intérieur de chaque pays", explique l'ancien économiste en chef de la Banque mondiale, François Bourguignon, aujourd'hui directeur de l'Ecole d'économie de Paris. "Il faut du temps avant de considérer que la récurrence des inondations ou de la sécheresse traduit une tendance longue, et non pas simplement un raccourcissement des cycles que nous avions l'habitude d'observer", insiste pour sa part Patrick Guillaumont, président du Centre d'études et de recherches sur le développement international (Cerdi).

L'examen des politiques de dix agences de coopération bilatérales - représentant deux tiers environ de l'assistance internationale - a montré que 0,2 % des projets financés entre 2001 et 2005 avaient pris explicitement en compte le changement climatique. " Les bailleurs ont une vision à trop court terme. L'adaptation au changement climatique doit devenir une préoccupation constante", déplore Richard Manning, le président du Comité d'aide au développement de l'Organisation pour la coopération et le développement économiques (OCDE). Au Bangladesh ou au Népal, l'OCDE estime que plus de la moitié des projets financés par l'aide sont vulnérables aux effets du réchauffement.

Les Nations unies estiment à 86 milliards de dollars (59 milliards d'euros) par an la somme nécessaire au financement des programmes d'adaptation des pays pauvres aux effets du réchauffement. Presque autant que l'aide au développement. Faute de quoi, les progrès réalisés pour réduire la pauvreté, un engagement pris par la communauté internationale lors de l'adoption des objectifs du Millénaire, risqueraient d'être compromis. Les bailleurs, qui ont déjà le plus grand mal à respecter leurs promesses, notamment vis-à-vis de l'Afrique, seront-ils sensibles à l'argument ? Il n'est pas certain que les pays pauvres obtiennent une réponse à Bali.

Laurence Caramel
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juju41

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeVen 14 Déc 2007 - 15:36

Les glaciers fondent vite, les pénuries d'eau augmentent
Challenges.fr | 14.12.2007 | 15:33

PEKIN (Reuters) - Les glaciers de haute altitude de l'ouest de la Chine ont diminué de près d'un cinquième au cours des cinq dernières années du fait du réchauffement climatique planétaire, ont rapporté vendredi les médias chinois, qui citent les résultats préliminaires d'une étude toujours en cours.

Cette diminution est tout particulièrement manifeste dans deux régions situées dans le Xinjiang et le Tibet, écrit l'agence de presse officielle Chine nouvelle.

"Le réchauffement climatique mondial a provoqué une hausse de la température moyenne de l'ouest de la Chine ces dernières décennies. Cela a entraîné une diminution des glaciers, un dégel du permafrost et une aggravation de l'aridité", rapporte l'agence en paraphrasant Ding Yongjian, chercheur à l'Académie chinoise des sciences.

La fonte des glaces himalayennes aura tôt ou tard des conséquences majeures sur le débit des grandes fleuves qui naissent dans ces glaciers, comme le Gange, l'Indus et le Brahmapoutre, qui arrosent des régions densément peuplées de l'Inde, du Pakistan et du Bangladesh, mais aussi le Yangtsé Kiang, le fleuve bleu, dans le bassin duquel vivent des centaines de millions de Chinois.

MENACES SUR L'EAU

Au même moment, le gouvernement chinois avertit que la Chine aura exploité la totalité de ses réserves d'eau disponibles à l'horizon 2030, et a donné pour consigne aux autorités de se préparer au pire, le réchauffement climatique asséchant lacs et rivières.

"Ces dernières années, le développement économique et social a entraîné une augmentation de la demande en eau, et, avec l'impact du réchauffement climatique mondial, les sécheresses et les pénuries d'eau vont aller s'aggravant", lit-on dans une directive rendue publique jeudi soir
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juju41

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeDim 16 Déc 2007 - 20:39

Le niveau des mers pourrait monter deux fois plus que prévu
Challenges.fr | 16.12.2007 | 20:33



WASHINGTON (Reuters) - Le niveau des mers pourrait monter deux fois plus que ne le prévoit le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui table sur 80 cm pour l'ensemble du XXIe siècle, affirment des chercheurs britanniques.

Leurs estimations, publiées par la revue Nature Geoscience, sont fondées sur l'étude de la période interglaciaire, il y a 120.000 ans. Le climat était alors plus chaud sur toute la Terre en raison d'une configuration orbitale différente. Durant cette période de fonte des calottes polaires, le niveau des océans dépassait de six mètres celui que nous connaissons.

Selon Eelco Rohling, membre du Centre d'océanographie britannique qui a dirigé ces recherches, il s'agit de la première étude documentée sur la vitesse à laquelle ce niveau s'élève.

Les modèles en vigueur actuellement, souligne-t-il dans un communiqué, ne tiennent pas compte de processus dynamiques d'ores et déjà observés par les glaciologues
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smallmartin



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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeMar 18 Déc 2007 - 11:34

Je viens de trouver une chronique de Claude Alegre concernant le réchauffement climatique qui est bien loin des clichés à son encontre...
Je me permets de la citer ici car je ne sais pas si cela a déja été fait
a chronique sur le «réchauffement climatique» ayant suscité trois ou quatre réactions d'une violence hors de propos, je me dois de mettre les points sur les i. Il me semble y avoir effectivement une modification climatique comme on en connaît dans l'histoire des hommes ou l'histoire géologique. L'idée la plus généralement admise postule que ce changement consiste principalement en un réchauffement global et qu'il serait causé par le gaz carbonique (CO2) émis par l'homme suivant le phénomène physique dit de l'effet de serre. Je fais partie des membres de la communauté scientifique, certes aujourd'hui très minoritaires, qui contestent cette interprétation, la trouvant simpliste et occultant les dangers véritables.

Nous ne nions nullement le changement climatique, mais nous considérons que le réchauffement global n'est pas le phénomène essentiel. Si la température augmente de 1 ou 2 °C par siècle et que le niveau de la mer augmente de 25 centimètres, cela ne nous paraît pas catastrophique. Nous pensons, pour notre part, que le phénomène essentiel est l'augmentation de la fréquence des phénomènes extrêmes: canicule ou hiver russe, fortes pluies avec inondations et sécheresse avec manque d'eau potable, tornades violentes et fréquentes. Le tout avec des répartitions géographiques apparemment aléatoires.

La seconde question est celle de l'influence du CO2. L'augmentation des teneurs en CO2 dans l'atmosphère est un fait d'observation et l'homme en est très certainement responsable. A terme, cette augmentation deviendra sans nul doute une pollution néfaste, mais son rôle exact sur le climat est moins clair. Divers paramètres nous paraissent plus importants que le CO2. Ainsi, le cycle de l'eau et la formation de divers types de nuages, avec les effets complexes des poussières industrielles ou agricoles. Ou bien les fluctuations de l'intensité du rayonnement solaire à l'échelle du siècle et de l'année, qui semblent mieux corrélés avec les effets thermiques que les variations de teneur en CO2.

Enfin, les effets observés sont, à nos yeux, différents dans l'hémisphère Sud et dans l'hémisphère Nord, où la disparition de la calotte glaciaire du Groenland paraît incontestable, au contraire de l'Antarctique. Troisième point de désaccord, nous pensons qu'il est impossible de prévoir à long terme l'évolution du climat, car il dépend de la logique des phénomènes chaotiques, comme l'a montré Edward Lorenz. Ce que confirment l'observation paléoclimatique - avec l'occurrence des événements imprévisibles qu'on appelle les Dryas ou les événements de Heinrich - et encore plus les études historiques comme celle de Le Roy Ladurie, qui relève l'existence de phénomènes de canicule mortelle au XVIIIe siècle, lors du Petit Age glaciaire.

Mais ce qui me distingue des fanatiques de l'effet de serre, c'est que leurs proclamations consistent à dénoncer le rôle de l'homme sur le climat sans rien faire pour combattre ce danger, si ce n'est organiser des colloques et préparer des protocoles qui restent lettre morte. C'est l'attitude de l'écologie dénonciatrice. Je me situe clairement dans l'écologie réparatrice. Celle qui propose des solutions concrètes pour préserver notre planète. Dans le cas présent, en aménageant le territoire pour la préservation de l'eau et la prévention contre les cyclones, en défendant l'idée des voitures hybrides ou électriques dans les villes et les recherches sur la séquestration du CO2.

Enfin, je rappelle à ceux qui ne le sauraient pas que j'ai écrit deux livres, en 1990 et en 1993, sur l'écologie, que j'ai été à la pointe du combat contre les dangers du plomb atmosphérique, que j'ai soutenu les recherches sur la couche d'ozone et l'effet des CFC et que, bien que partisan de l'énergie nucléaire pour préserver le pétrole, je me suis opposé à l'enfouissement profond des déchets radioactifs! Ce qui me distingue de certains, c'est que je crois en la capacité de l'homme à résoudre les défis, à condition de ne pas se tromper sur l'origine du danger! Ce dont je rêve, c'est que l'écologie soit le moteur du développement économique et non un obstacle créateur de peurs.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeMar 18 Déc 2007 - 16:03

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeMar 18 Déc 2007 - 23:59

Parfait.
Cette chronique du camarade Allegre nous permet de discuter sur du concret.

1- D'abord il me semble que l'accroissement des phénomènes extrèmes (notamment des cyclones) est une conséquence de l'effet de serre. C. Allegre fait une hiérarchisation là où il n'y a que cause et conséquence. Lutter contre les phenomenes extremes, c'est lutter contre le réchauffement.
Quant à son estimation de +1 à 2 °C par siecle, elle est compètement dépassée (les hypotheses hautes parlaient de +6°)...
2- Pour le CO2, il n'a pas totalement tort, encore qu'il me semble me rappeler que le taux de CO2 est plutot bien corrélé avec la température du globe (les taux bas coincident avec les glaciations, je crois).
3- Pour la différence Nord/Sud, là il pousse: TOUTES les stations du monde enregistrent le réchauffement climatique.
Quant aux "phenomenes imprévisibles", ben si en plus de la moyenne, l'écart type augmente, admettons; et apres?
A ce propos, l'expression "phenomenes imprévisibles" me fait sourire... Comme si l'homme et la météo prévoyait tout... Au dela de 10 jours (et je suis gentil) TOUS les phenomenes sont imprévisibles!

Enfin, quant a la pique sur les intégristes de l'effet de serre, on leur doit le protocole de Kyoto, et, perso, je leur en sais gré. Avec des scientifiques du calibre d'Allegre, on serait encore en train de "discutailler" aux Nations Unies des mesures éventuelles à prendre.

Bref, ce type m'énerve.

Il y a quelques années, il a perdu lamentablement un duel scientifique avec Aroun Tazieff: depuis, j'aimerais le voir un peu plus modeste et un peu moins donneur de leçon.
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Aptien

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeMer 19 Déc 2007 - 1:02

Tu peux contester ce que dis Allegre, mais personne ne peut nier qu'il est un grand scientifique.

Le doute est toujours bon, en science.

Moi non plus je ne suis pas certain qu'au phénomène, inconstestable, se surrajoute une bronca médiatique, à caractère propangandique..

Aptien, major de sa promotion de l'Ecole de Géologie de Nancy.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeMer 19 Déc 2007 - 6:54

http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_All%C3%A8gre
C'est un scientifique aucun doute.
Brillant, je n'en sais rien. Je constate une grosse boulette dans sa matiere de prédilection. La chose peut arriver: Einstein s'est bien trompé sur la physique quantique...
Par contre, pourquoi je lui ferais confiance sur de la climatologie, alors meme que c'est tres eloigné de sa spécialité, et que ses théories commencent déjà à etre infirmées par les mesures?
Gardons nous des multi-spécialistes des sciences: nous ne sommes plus au XVIIIe siècle, quand on pouvait être à la fois mathématicien, physicien, philosophe, politique... La sphère des connaissance a bien grandi.

Que les médias énervent sur le sujet, je le concois.
Mais la forme a beau etre mauvaise et catastrophiste, le fond reste: le réchauffement est une réalité, tres probablement due à l'homme.
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Aptien

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeMer 19 Déc 2007 - 7:57

D'accord avec toi.

De plus il n'est pas très humble, or pour moi le scientifique se doit d'être humble.

Amicalement.
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democ-soc

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeMer 19 Déc 2007 - 10:23

Aptien, tu dois etre anesthesié par le froid.
Je nous croyais parti pour une polémique dantesque...
Bonne journée à toi.
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smallmartin



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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeJeu 27 Déc 2007 - 0:46

nouvel essai de postage de message je vais péter un cable.
Comme l'a dit democ-soc Allegre n'est pas un expert du climat, on se doit d'être très critique avec ses affirmations.
Les nier en bloc seraient une erreur aussi. M. Jancovici nous donne pléthore de raisons d'être ectrêmement critique d'ailleurs
On sait quoi? (entre autre)
1 la température augmente
2le taux de CO2 augmente
3 la température peut augmenter naturellement
4 l'effet deserre peut faire augmenter la température
5 le CO2 contribue à l'effet de serre.
la proportion entre 2 et 3 pour expliquer l'augmentation de température est encore inconnue. On sait par ailleurs que l'augmentation de la température si elle continue pourrait changer fortement notre monde et qu'il est possible de réduire les emissions de CO2.

Que faire alors?
Je serais tenté de dire qui ne tente rien n'a rien.
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeJeu 27 Déc 2007 - 10:13

C'est ce qu'on appelle le risque d'emballement de l'effet de serre.
http://www.eons.fr//main.php?lang=fr&rubrique=Catalogue&idlivre=20
http://www.eons.fr//main.php?lang=fr&rubrique=Catalogue&idlivre=38
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeJeu 3 Jan 2008 - 10:06

Gaz à effet de serre : plainte de la Californie contre la Maison Blanche
Challenges.fr | 03.01.2008 | 08:18 | Réagir à l'article

L'Etat reproche au gouvernement d'avoir empêché l'application de sa loi de réduction des émissions de gaz à effet de serre des automobiles.

La Californie a déposé officiellement plainte mercredi 2 janvier contre le gouvernement des Etats-Unis pour avoir empêché l'application de sa loi de réduction des émissions de gaz à effet de serre des automobiles.
"Il est inconcevable que le gouvernement fédéral empêche la Californie et 19 autres états d'adopter ces mesures" (destinées à réduire les émissions de gaz à effet de serre des automobiles), a indiqué le gouverneur Arnold Schwarzenegger.
"Il ignore ainsi la volonté de millions de personnes désireuses de voir le gouvernement agir contre le réchauffement climatique, c'est pourquoi, avec cette toute première action en justice, nous portons plainte afin de corriger la mauvaise décision de l'agence fédérale de l'Environnement".



La Californie (ouest) a voté en 2002 une loi imposant aux constructeurs automobiles de réduire de 30% entre 2009 et 2016 les émissions polluantes des véhicules mais l'agence fédérale de l'Environnement (EPA) a refusé de lui accorder la dérogation nécessaire à la mise en place de ces normes plus restrictives. De nombreux autres états sont prêts à adopter ces nouvelles mesures.
La position de l'EPA était attendue depuis longtemps par la Californie, mais aussi par d'autres Etats engagés dans une démarche similaire ou ayant annoncé leur intention de le faire. Au total, près de la moitié des véhicules vendus aux Etats-Unis auraient pu être concernés par ces nouvelles normes d'émissions de gaz à effet de serre.
L'administration Bush se refuse toujours, comme cela a encore été le cas à Bali, à fixer des objectifs chiffrés pour les réductions de gaz à effet de serre.
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeJeu 14 Fév 2008 - 10:23

article sur contre info
intro puis suite sur le lien

Mis à Jour le : 13 février 2008 16:08
Climat : Alerte Rouge

13 février 2008


Climat Code Rouge, co-signé par les écologistes australiens David Spratt et Philip Sutton et publié par les Amis de la Terre, lance un cri d’alarme. Le changement climatique a d’ores et déjà franchi un seuil dangereux. La disparition accélérée des glaces arctiques et la fragilisation des glaciers du Groenland qui se déroulent sous nos yeux, des dizaines d’années avant la date prévue par les projections du GIECC, prouvent que les concentrations actuelles de carbone dans l’atmosphère sont déjà suffisantes pour provoquer des chocs systémiques dans les équilibres climatiques. Les politiques actuelles de lutte contre le réchauffement ne sont pas à la hauteur de l’enjeu. Pire encore, les objectifs des maxima de température et de CO2 qu’elles considèrent comme acceptables sont en fait à des niveaux qui peuvent nous conduire à des catastrophes et enclencher des processus irréversibles et incontrôlables.

« Une molécule de carbone émise dans l’atmosphère piégera durant sa durée de vie une centaine de milliers de fois la chaleur dégagée lorsqu’elle a été brûlée. »

« La planète ressent déjà les effets d’un dangereux réchauffement climatique. Si notre objectif est de protéger tous les humains, toutes les espèces, et toutes les générations à venir, au lieu d’accepter comme inévitable un réchauffement de 2°, qui mettra en péril des milliers, sinon des millions, d’espèces et des centaines de millions d’humains, nous devrions au contraire agir pour restaurer dès maintenant un climat protecteur et sûr. Une telle tâche requiert la mise en œuvre de mesures permettant de refroidir la terre - en piégeant le carbone répandu dans l’atmosphère, pour combattre les effets déjà sensibles aujourd’hui, comme par exemple la disparition probable des glaces arctiques. »
David Spratt et Philip Sutton




http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1687
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeLun 18 Fév 2008 - 15:53

contreinfo

Au large de l’Oregon, la mer se meurt


18 février 2008


Chaque été, au large de l’Oregon, apparaît dans l’océan une « zone morte, » privée d’oxygène, où les animaux marins meurent en masse. Selon les scientifiques, c’est le renforcement du régime des vents du au réchauffement climatique qui est à l’origine de ce phénomène. « Un seuil a été franchi, » juge une chercheuse. Un de plus...

Par Kenneth R. Weiss, Los Angeles Times, 15 février 2008

Lorsqu’elle a exploré les eaux troubles des grands fonds à la recherche de signes de vie, c’est un paysage de mort qu’a découvert Jane Lubchenco.

Les images vidéo des fonds marins révélaient un cimetière jonché de carapaces de crabes, de poissons et d’animaux morts, recouverts d’une pellicule blanchâtre de bactéries. Par moment, la caméra n’observait que des fonds marins déserts, sans vie, alors que ces eaux sont réputées pour être poissonneuses et abriter des colonies de crabes Dungerness.

« Nous n’en croyions pas nos yeux, » déclare Mme Lubchenco, se remémorant ses sentiments au spectacle de la désolation crée par ces eaux privées d’oxygène. « C’était tellement bouleversant et si lugubre. Il semblait que tout ce qui nage ou se déplace sur le fond soit mort. »

En approfondissant leurs recherches, Mme Lubchenco et les biologistes marins de l’université de l’Université d’Etat de l’Oregon ont conclu que cette épidémie sous marine était un symptôme du réchauffement climatique. Dans une étude publiée aujourd’hui dans la revue Science, les chercheurs indiquent que la superficie de ces eaux faiblement oxygénées s’est étendue vers l’Etat de Washington au nord et atteint la limite de la Californie vers le sud. Elles apparaissent désormais aussi régulièrement que les marées, en un cycle mortel qui se répète à chaque été et automne depuis 2002.

« Il semble que nous ayons franchi un seuil, » déclare Lubchenco. « Les zones pauvres en oxygène sur la côte nord-ouest sont devenues la norme. Bien que les scientifiques continuent de collecter et d’analyser les données, tous les résultats indiquent que la cause serait le renforcement des vents provoqués par le réchauffement de la planète.

Si cette théorie est confirmée, cela signifie que le réchauffement climatique et l’accumulation des gaz a effet de serre provoquent sur les océans des effets bien supérieurs à ceux qui avaient été envisagés, à savoir la montée du niveau des mers, l’augmentation de l’acidité des eaux, et la mort des récifs coralliens.

Ces zones pauvres en oxygène qui provoquent la disparition de la vie maritime ont vu leur nombre doubler tous les dix ans, et on les observe sur toute la planète, bien que leurs causes varient selon les lieux.

Au large de la Louisiane, une énorme zone morte apparaît chaque printemps, provoquée par les eaux de ruissellement agricoles chargées d’engrais qui sont charriées par le Mississipi. Elles provoquent l’apparition d’algues qui, une fois mortes, vont pourrir dans les fonds marins. Les bactéries, en les décomposant, absorbent l’oxygène de l’eau, la rendant impropre à la vie de la plupart des espèces marines.

Au large de l’Oregon, la formation de la zone morte semble due à des changements dans les conditions climatiques qui sont à l’origine d’un courant d’eau riches en nutriments, appelé le courant Californien.

Le Courant Californien, qui longe la côte ouest, le Courant de Humbolt, au Pérou, tout comme le Benguela, au large de l’Afrique du Sud présentent des caractéristiques exceptionnelles. Ils ne représentent que 1% des océans mais recèlent 20% des pêcheries mondiales.

L’abondance des espèces vivant dans ces courants résulte de la remontée vers la surface des eaux riches en nourriture, provoquée par les vents. Lorsque ces eaux atteignent la surface et reçoivent la lumière du soleil, elles donnent naissance au phytoplancton, ces algues microscopiques dont se nourrissent les petits poissons qui sont à la base de la chaîne alimentaire.

Les scientifiques pensent qu’en Oregon, le réchauffement des terres donne naissance à des vents plus forts et plus persistants [1]. Quand les vents ne faiblissent plus, le mouvement ascensionnel se prolonge, produisant une plus grande quantité de phytoplancton qui n’est pas consommé, meurt, et finalement retombe se décomposer dans les fonds.

« Cela correspond au modèle que nous observons dans le Courant Benguela, » déclare Andrew Bakun, qui enseigne à l’université de Miami. « Il est raisonnable de penser que ces zones hypoxiques et anoxiques vont s’étendre avec l’accumulation des gaz à effets de serre dans l’atmosphère. »

Dans le Courant Benguela, ces zones mortes ont été observées sporadiquement. Là aussi, des amas d’algues en décomposition ont libéré des nuages d’ hydrogène sulfuré, un gaz à l’odeur d’œuf pourri qui empoisonne la mer. Les habitants des côtes de Namibie et d’Afrique du sud ont vu arriver sur les plages des vagues de crabes tentant d’échapper à ce gaz mortel.

M. Bakun considère que le comportement du Courant Benguela, le plus puissant au monde, constitue un signal avant coureur des changements qui affecteront les autres courants marins. Son hypothèse est que l’air devenu plus chaud au dessus des terres renforcera les vents qui provoquent les courants marins ascendants, les rendant plus fréquents et plus intenses. Ce phénomène, déclare-t-il, est encore aggravé par les décennies de pêches intensives qui ont réduit les bancs de sardines, autrefois abondants, à une petite fraction de ce qu’ils étaient.

Il ne reste plus assez de poisson pour consommer le phytoplancton avant qu’il ne meure et retombe dans les fonds, créant ainsi une zone morte privée d’oxygène.

Les pêcheurs de crabe de l’Oregon ont été les premiers à constater l’apparition de ces zones mortes. M. Al Pazar se souvient de l’inquiétude qu’il a ressentie en 2002 quand il a relevé ses casiers et vu que quelque chose n’allait vraiment pas.

« Il y avait pas mal de crabes, » se souvient M. Pazar, « mais ils étaient morts, mourants, ou très faibles. Ceux qui étaient encore vivants ne survivaient que peu de temps. »

Le pêcheur alerta alors les autorités de l’Etat de l’Oregon, qui dépêcha un bateau scientifique pour enquêter.

« C’était très mystérieux, » se rappelle Mme. Lubchenco, « nous ne savions pas ce qui provoquait leur mort. »

Le marin pêcheur découvrit également d’autres phénomènes étranges. En ramenant à bord leurs engins de pêche, ils voyaient de petits poulpes, de la taille d’une pièce de monnaie, qui remontaient le long de leurs aussières vers les bouées en surface.

« Je dus dire à mon équipage de prendre garde à ces petites beautés, » raconte Dennis Krulich, un pêcheur confirmé de Newport. « Détachez les de la corde, puis nous les remettrons à l’eau »

Ce n’est que plus tard qu’il comprit que ces jeunes fuyaient des eaux profondes appauvries en oxygène, et gagnaient la surface pour survivre. « En trente ans de pêche, je n’avais jamais rien vu de tel, » ajoute-t-il. « C’est effrayant ce truc des zones mortes. »

La taille de cette zone a évolué au fil des années. En 2006, elle a atteint la superficie maximum jamais observée, d’une taille légèrement supérieure à celle de Rhodes Island.

L’année dernière elle a été moins étendue, mais présente sur une plus grande partie de la côte.

Afin de s’assurer qu’il s’agit bien là d’un phénomène nouveau, Francis Chan, un spécialiste des questions environnementales maritimes de l’Etat de l’Oregon, a compilé les données des prélèvements d’eau collectés par 3 100 stations depuis les années 1950.

Il a découvert que si des zones pauvres en oxygène ont existé depuis longtemps dans les fonds marins, jusqu’à récemment, aucun échantillon dans la zone de pêche, jusqu’à 165 m de profondeur, ne présentait de caractéristique hypoxique.

« Il est tout à fait clair que c’est sans précédent, » constate M. Chan. « Cela n’a jamais été détecté depuis que nous mesurons le niveau d’oxygène de l’eau. »

Jusqu’à présent, ces zones mortes saisonnières, présentes de juin à septembre, n’ont pas causé de pertes pour les pêcheurs de crabes, qui pour la plupart travaillent l’hiver. De nombreux crabes et poissons parviennent à fuir les zones pauvres en oxygène, et les marins ont appris à poser leurs casiers dans les zones mortes de la saison précédente, où de nombreux crabes viennent se nourrir des débris des animaux asphyxiés.

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Publication originale Los Angeles Times, traduction Contre Info

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[1] Ndlr : c’est le phénomène des « brises thermiques. » L’air des zones les plus chaudes s’élève, provoquant un appel d’air. La différence des températures de surface entre mer et terre donne naissance à ce type de régimes des vents dans les zones côtières
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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeJeu 28 Fév 2008 - 9:58

contreinfo 28/02

Antarctique : le mouvement des glaciers s’accélère
27 février 2008Le mouvement du glacier de l’île Pine, dans l’ouest de l’Antarctique s’est accéléré de 7% cette année. Les scientifiques émettent plusieurs hypothèses pour expliquer cette variation soudaine. L’activité volcanique, le réchauffement des courants marins pourraient en être la cause. Si les glaciers de la région, qui manifestent dans leur ensemble une instabilité accrue, disparaissent, ils provoqueraient une élévation de 2,5 m du niveau des océans.


Par Martin Redfern, BBC, 24 février 2008 (adaptation)

Des scientifiques britanniques en mission d’étude ont mis en évidence les preuves de l’instabilité des glaciers de la péninsule de l’ouest Antarctique.

Si les tendances enregistrées persistent, avertissent-ils, le niveau des océans pourrait connaître une élévation importante.

Ces observations ont été faites sur un groupe de glaciers couvrant une superficie égale à celle du Texas, dans l’ouest de l’Antarctique. Leur vitesse de déplacement s’est fortement accrue.

David Vaughan, de la mission britannique en Antarctique, décrit cette zone comme le ventre mou du continent, car c’est là que le lit des glaciers s’enfonce le plus loin à l’intérieur des terres. « S’il existe un mécanisme de rétroaction rendant la couverture de glace instable, cette instabilité sera plus forte dans cette région, » note-t-il.

Les mesures satellitaires ont permis de déterminer que le mouvement de trois énormes glaciers s’était accéléré depuis 10 ans. Le plus grand d’entre eux, le glacier de l’île Pine, est celui qui suscite le plus d’inquiétude chez les scientifiques.

Julian Scott revient de mission. « C’est un glacier très important. Il déverse plus de glace dans la mer qu’aucun autre en Antarctique, » a-t-il a déclaré à la BBC .

« Epais d’environ deux kilomètres, il fait 30 km de large, et se déplace de 3,5 km par an. »

L’équipe britannique a affronté les conditions extrêmement rigoureuses de la région pour déployer un appareillage scientifique ultra moderne de mesure et de détection. Grâce à des capteurs dotés d’un GPS, ils ont enregistré le mouvement du glacier toutes les 10 secondes.

Durant les années 1990, le glacier accélérait son déplacement en moyenne de 1% par an. Julian Scott a découvert cette saison que cette accélération atteint maintenant 7%.

« Les mesures de cette dernière campagne semblent montrer une accélération incroyable, à un taux allant jusqu’à 7%. C’est beaucoup plus que les accélérations qui nous semblaient extraordinaire dans les années 1990. »

La raison de ce phénomène ne semble pas être un réchauffement de l’atmosphère environnante.

La cause pourrait être un courant marin profond qui vient baigner le plateau continental à proximité du front du glacier. La banquise, qui a diminué, le protège désormais moins des eaux chaudes, qui semblent désagréger la glace profonde et lubrifier son mouvement.

Julian Scott pense cependant que d’autres forces peuvent être à l’œuvre. Plus loin à l’intérieur du glacier se trouvent les traces d’un volcan entré en éruption voila 2000 ans, et l’ensemble de la région pourrait être le lieu d’une activité volcanique, libérant de la chaleur faisant fondre la base du glacier, facilitant ainsi son déplacement vers la mer.

David Vaughan estime que le risque d’une désintégration des glaciers de cette partie de l’Antarctique doit être pris au sérieux.

« On a prévu que cela pouvait être une zone vulnérable, » indique-t-il.

« Nous avons aujourd’hui des données montrant que cette région est en train de changer. La coïncidence de ces deux éléments est réellement préoccupante. »

La grande question désormais est de savoir si ces mesures correspondent à un évènement exceptionnel ou s’il s’agit d’un précurseur d’une disparition des glaces. Julian Scott espère pouvoir répondre.

« C’est extraordinaire, et nous avons laissé un GPS là bas pour l’hiver pour observer si la tendance se poursuit. »

Si les glaciers continuent à accélérer leur mouvement et déversent la majeure partie de leurs glaces dans l’océan, le glacier de l’île Pine à lui seul pourrait être responsable d’une élévation de 25 centimètres du niveau des mers.

Cela pourrait prendre des décennies ou un siècle, mais les glaciers alentours accélèrent eux aussi, et si la région dans son entier perdait sa couverture de glace, les océans monteraient de 1,5 mètres.


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Publication originale BBC adaptation Contre I9nfo

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeSam 1 Mar 2008 - 18:42

contreinfo

Réchauffement climatique : nous avons déjà franchi la limite acceptable, avertit James Hansen
1er mars 2008
Les institutions internationales se sont données pour cible 450 ppm de CO2 dans l’atmosphère. Cette limite n’est pas acceptable, avertit James Hansen, responsable du Goddard Institute à la Nasa. Avec les 380 ppm déjà atteints, la terre sur-réagit, prenant en défaut toutes les prévisions. Si Hansen a raison, les délais dont nous croyions disposer n’existent pas. C’est sans attendre que les émissions doivent décroître, si nous voulons garder une chance d’éviter les désastres annoncés.




Par Bill Mckibben, Washington Post, 28 décembre 2008

Le mois de décembre 2007 pourrait être marqué d’une pierre blanche dans ces deux dernières décennies de lutte contre le réchauffement climatique. Al Gore s’est vu décerner le Nobel à Stockholm, les négociations internationales ont enregistré des progrès à Bali, et le Congrès américain a envisagé de limiter les normes de consommation des automobiles.

Pourtant l’évènement le plus important est peut-être resté ignoré. Il s’est déroulé lors d’une réunion d’universitaires à San Francisco. Un scientifique de la Nasa, James Hansen, y a établi une limite très simple, clairement énoncée, et pour autant saisissante : 350 parties par million d’oxyde de carbone dans l’atmosphère. Tel est le chiffre à même de rendre datés et dépourvus de sens les débats de Washington et de Bali. Cette valeur pourrait définir notre futur.

Pour comprendre de quoi il s’agit il est nécessaire de fournir quelques explications.

Il y a de cela vingt ans, Hansen a soulevé ce problème devant le Congrès en témoignant du fait que la planète se réchauffait et que l’homme en était la cause. A cette époque, on ne pouvait que s’interroger sur l’ampleur d’un réchauffement qui nous mettrait véritablement en danger. Avant la révolution industrielle, la concentration de carbone dans l’atmosphère était de l’ordre de 275 parties par million. Scientifiques et politiques s’interrogeaient pour savoir ce qui adviendrait si ce chiffre était multiplié par 2. Les 550 ppm apparaissaient alors comme une ligne rouge approximative, à la valeur symbolique. Politiques et économistes se sont demandés si nous pouvions rester en dessous de cette limite. La réponse était alors que ce n’était pas simple, mais faisable.

Durant les cinq dernières années, les scientifiques ont commencé à se préoccuper de ce que la planète réagisse plus rapidement que prévu à l’élévation de température observée, qui restait relativement limitée. La fonte rapide de la plupart des glaciers, par exemple, a convaincu que la limite des 450 ppm définissait une cible plus prudente. C’est celle que l’Union Européenne et de nombreuses grandes organisations environnementales ont retenue ces dernières années. Les modèles économiques ont montré qu’elle était toujours atteignable, quoique les chances de la respecter diminuent avec chaque nouvelle centrale électrique au charbon.

Mais les données ont continué à se dégrader. Les nouvelles venant de l’Arctique cet automne, indiquant que la glace fond à un rythme que les modèles n’avaient pas prévu, et celles qui montrent que les glaciers du Groenland se mettent en mouvement vers la mer montrent que même cette cible de 450 ppm semble trop élevée. Interrogeons nous. Nous sommes déjà à 383 ppm et cela déstabilise déjà la planète de façon substantielle. Quelles en sont les implications ?

Pour M. Hansen cela signifie que nous sommes allés trop loin. « Les preuves montrent que nos objectifs sont trop hauts. La limite acceptable pour le CO2 dans l’atmosphère ne dépasse pas 350 ppm, » précise-t-il. M. Hansen produit quantité d’archives de données paléoclimatiques pour soutenir ses thèses ( ainsi que de nombreux scientifiques qui ont présenté leurs travaux à la conférence de American Geophysical Union qui s’est tenue à San Francisco ce mois-ci). La dernière fois que la terre s’est réchauffée de deux ou trois degrés - ce que les 450 ppm impliqueraient - le niveau des mers s’est élevé de dizaines de mètres. Si cela devait se reproduire, les fondements de la civilisation en seraient ébranlés.

Et nous avons déjà dépassé les 350 ppm. Cela signifie-t-il que nous sommes condamnés ? Pas encore. Pas plus que si votre docteur vous informe que votre taux de cholestérol est trop élevé, tout est fini. De la même façon que votre sang se purifierait chaque année si vous abandonniez le régime gras, la terre se débarrasse naturellement de son CO2 chaque année. Nous devons simplement cesser d’en ajouter et au fil du temps, la quantité se réduira, peut-être suffisamment vite pour pouvoir éviter les dommages les plus graves.

Mais, derrière ce « simplement, » se dissimulent les plus grandes difficultés au plan économique et politique auxquelles nous ayons eu à faire face : nous sevrer du charbon, du gaz et du pétrole. La différence entre 550 ppm et 350 ppm tient dans le fait que ce sevrage doit avoir lieu tout de suite et partout. Il ne s’agit plus de différer. Les mesures modérées proposées à Bali, déjà jugées bien trop contraignantes par le gouvernement Bush, sont loin du compte. M. Hansen appelle à une interdiction immédiate des nouvelles centrales électriques à charbon qui ne captureraient pas le carbone, ainsi qu’à l’arrêt progressif des anciennes centrales et à une taxe carbone suffisamment élevée pour s’assurer que les sables et les schistes bitumineux restent prisonniers du sol. Pour reprendre l’analogie médicale, il ne s’agit pas d’utiliser des médicaments faisant baisser le cholestérol, mais au contraire d’un changement drastique dans chaque aspect de la vie quotidienne.

C’est peut-être trop ambitieux. La question de l’équité entre les nations, à elle seule, pourrait déjà être insoluble. Les chinois ne vont pas cesser de brûler du charbon si ne nous leur donnons pas d’autres moyens de sortir de leur pauvreté. Et nous avons peut-être attendu trop longtemps.

Mais au final, nous devrons atteindre le bon chiffre. Trois cent cinquante. C’est désormais celui que chacun doit garder en tête.




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Publication originale Washington Post, traduction Contre Info.
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Réchauffement climatique (chapitre 1)   Réchauffement climatique (chapitre 1) - Page 6 Icon_minitimeSam 1 Mar 2008 - 19:02

Extrait de la conclusion de L’effet Vénus ( http://www.eons.fr/main.php?rubrique=Catalogue&idlivre=20 )

(...)
Toutefois, diminuer les émissions actuelles ne suffit pas : il faut aussi faire baisser le taux déjà atteint, ce gaz carbonique que nous accumulons depuis les débuts de l’ère industrielle. Sans entrer dans le détail de toutes les solutions possibles, je vais vous montrer par deux exemples que des réactions simples le permettent, et toutes les deux reviennent à imiter des processus naturels.
Il s’agit de fixer le gaz carbonique sous forme solide, sans qu’il puisse se libérer à nouveau, et sans que cela coûte d’énergie – ou très peu. Comment procède la nature ?
La serpentinite MgSiO³ est relativement répandue sur Terre ; en fait, elle naît lorsque deux plaques continentales frottent l’une sur l’autre. Quelle est l’importance de ses gisements ? Cela mériterait d’être étudié ! En effet, le processus naturel est :
MgSiO³ (serpentinite) + CO² => MgCO³ (magnésite) + SiO² (quartz)
Si cette réaction est très lente, elle ne coûte quasiment pas d’énergie, et leCO² est stocké sous forme de roche.
Il y a aussi la biomasse. Et quoi de mieux que le bambou, par exemple : le bambou est – techniquement – une herbe. Comme l’herbe, une fois planté, tout ce qu’il demande c’est de l’eau et du soleil. Faire croître des bambous dans des régions à l’heure actuelle désertiques, et les utiliser pour la construction, est une solution qui stocke le carbone, et le stocke vite. Cela fournirait du matériau de construction à l’Afrique, par exemple, et le bambou possède une résistance impressionnante (en fait, c’est un matériau composite naturel, pourrait-on dire), les plus gros font 30 m de long sur 0,30/0,40 m de diamètre, et il peut pousser d’un mètre par jour. Il n’a besoin que de gaz carbonique, de soleil et d’eau (même pas besoin d’engrais). Le Sahara a le soleil, l’atmosphère possède trop de CO², et des tours aérogenératrices, non polluantes, peuvent fournir l’énergie nécessaire pour dessaler l’Atlantique. Il suffit de 4 kWh/m³, donc avec une tour aérogénératrice de 500 MW (puissance largement envisageable) on peut dessaler 35 m³/s. Dans ces régions, ce n’est pas l’espace qui manque, et l’énergie solaire atteint 2 500 kWh/an et par m².
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