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 Tout sur la croissance en France

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Aptien



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 21:36

Bon, bon, je vous remercie.

Le sujet c'est la croissance, pas le sieur Aptien.
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marco11



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 21:40

En parlant de croissance je "regarde" l'émission : A vous de juger sur France 2.
Y'a du beau monde...

Y'a celui que je supporte pas du tout : xavier bertrand , sûr demain j'aurai des boutons..
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Jacqueline25



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 21:46

Entre bertrand , chérèque, hollande, attali et de closet, sacrée soirée en effet.

Urticaire géante ! je zappe !
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Aptien



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 21:53

Bertrand, il est trop gros, surtout à son âge.
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marco11



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 21:54

Oui Arlette a bien du courage !
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Aptien



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 21:56

y a des femmes très bien qui s'appellent Arlette, dont la mienne.


Dernière édition par le Jeu 25 Oct 2007 - 21:59, édité 1 fois
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marco11



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 21:56

Aptien a écrit:
Bertrand, il est trop gros, surtout à son âge.


Il ressemble à un représentant en charcuterie.
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juju41



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 22:02

Arlette Chabot la Groupie de Sarko, beurk...
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Aptien



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 22:02

Il compte sur son faciès bonhomme pour rouler les gens, mais on l'a vu venir et on va pas le lacher, crois moi.
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marco11



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 22:11

juju41 a écrit:
Arlette Chabot la Groupie de Sarko, beurk...

Pourquoi dis-tu cela ?

Pendant la campagne , elle ne le ménageait pas , je dirais même qu'elle ne pouvait pas le voir...

Je suis surpris de ta réponse.
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Aptien



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 22:12

C'est vrai, pour moi Chabot est une grande professionnelle. Je ne comprends pas qu'elle soit mal vue, ces derniers temps.
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marco11



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 25 Oct 2007 - 22:16

Oui le xavier me fait penser vraiment au camelot qui vendent du boudin sur les marchés..
Dans la famille andouille : le fils.
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juju41



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Mer 31 Oct 2007 - 18:38

Bakchich 31/10


mercredi 31 octobre 2007 par Matthieu Adenil

Pour l’ancien président du FMI, Rodrigo Rato, la croissance américaine est surévaluée



Le 22 octobre s’est achevé à Washington l’assemblée annuelle du Conseil des gouverneurs du FMI et de la banque mondiale. Événement traditionnel qui a pris cette année un tour particulier dans la mesure où il marque la fin voulue du mandat de l’Espagnol Rodrigo de Rato à la tête du FMI. Tout le monde se souvient que la raison du départ prématuré de Rato est sa soudaine volonté de se consacrer très précisément à l’éducation de ses enfants. Pourtant, d’aucuns soulignent que depuis l’assemblée générale du Fonds à Singapour en septembre 2006, il peste contre les dirigeants américains et leur politique économique.

Depuis un an, le FMI ne cesse de revoir à la baisse les prévisions de croissance de l’économie mondiale et singulièrement de l’économie américaine. Élément plutôt surprenant, ces révisions à la baisse portent non seulement sur les années à venir mais encore sur la période écoulée. La croissance de 2006 qui avait été annoncée triomphalement à Washington en début 2007 comme encore supérieure à 3% avec un taux de 3,3 est désormais estimée à 2,9% et certains experts n’hésitent pas à dire que ce taux est probablement trop élevé par rapport à la réalité. Au FMI comme à l’OCDE, il est de plus en plus souvent évoqué l’idée que tous les chiffres sur la croissance américaine de ces dernières années sont faux et largement excessifs et que le différentiel de croissance affiché vis-à-vis de l’Europe n’a en fait aucun sens. Et pour le futur, Rato ne se prive pas de dire que les États-Unis courent à la récession avec une croissance qui sera en 2007 de 1,8% – le même taux que la France devenue la lanterne rouge de l’Europe – et qui sera à peine positive en 2008.

Cause de cette situation, le maintien du déficit extérieur américain qui diffuse à la surface de la planète des dollars dont tout le monde veut aujourd’hui se défaire. Résultat, Rato a affirmé solennellement que le dollar est encore surévalué et qu’il va continuer à baisser par rapport à l’euro. En Europe, tout le monde s’en accommode, voir même s’en réjouit alors que le pétrole frise les 100 dollars le baril.

Il n’y a guère qu’à Paris que l’on continue à s’en affliger. Encore que ! Lors de la dernière réunion des ministres des Finances du G7, répondant à une remarque du ministre allemand sur le fait que personne ne peut vraiment prendre au sérieux ce que Paris raconte sur la BCE, Christine Lagarde a fait une moue révélatrice du fond de sa pensée. Francfort comme bouc émissaire de l’inertie parisienne est bien commode.

En tous cas, au FMI, on n’hésite pas à dire que le vrai coupable, c’est Washington, ses déficits et son dollar flageolant. Pour Rato, tout cela est désormais de l’histoire ancienne. Il a d’ailleurs eu cette phrase forte dans son discours du 22 octobre : « Je trouve très encourageant qu’un consensus se dégage sur les réformes fort délicates auxquelles chacun doit apporter une contribution importante. Je crois que, lorsque M. Kane, qui s’exprimait au nom du Groupe africain, nous a rappelés aujourd’hui à l’exigence “d’agir dans un esprit de compromis pour parvenir à un consensus”, il a très bien résumé ce que nous avons fait jusqu’à présent et ce que nous devrons certainement continuer de faire au cours des douze mois qui viennent ». Même dans un Parti Communiste des années 50, on maîtrisait moins bien la langue de bois… !
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pascal47



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Jeu 1 Nov 2007 - 20:46

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juju41



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Lun 5 Nov 2007 - 10:04

Madame Coué a encore frappé...à moins que ce soit Madame Irma, vu qu'elle "voit" tant de bonnes choses" dans sa boule de cristal!

France: Lagarde s'attend à un "excellent" troisième trimestre pour la croissance
PARIS (AFP) - 05/11/2007 08h44


La ministre de l'Economie Christine Lagarde a déclaré lundi sur Europe 1 qu'elle s'attendait à un "excellent" troisième trimestre pour la croissance française, après un médiocre deuxième trimestre.



"J'ai de bonnes raisons de penser que nous aurons un troisième trimestre d'excellente qualité, bien supérieur au deuxième trimestre", a-t-elle déclaré sur Europe 1.

La première estimation de la croissance française pour le 3e trimestre doit être rendue publique par l'Insee le 14 novembre.

Mme Lagarde a justifié ce diagnostic par les bonnes "prévisions de commandes, de la consommation, et des créations d'emplois en augmentation très importante cette année".

Pour le troisième trimestre, "je pense qu'on sera à un très bon chiffre", a insisté Mme Lagarde sans préciser ce chiffre.

Le produit intérieur brut (PIB) de la France avait progressé de 0,3% au deuxième trimestre 2007.

La ministre a aussi jugé "qu'on atteindra probablement notre fourchette pour 2007". Bercy a prévu une croissance 2007 dans "une fourchette de 2 à 2,5%", mais reconnu que le chiffre final devrait s'approcher de la "borne basse".

Pour 2008, Mme Lagarde a indiqué qu'elle "maintenait son prévisionnel d'une croissance comprise entre 2% et 2,5%".

Interrogée sur les conséquences de la crise des prêts hypothécaires à risques aux Etats-Unis ("subprimes"), Mme Lagarde a déclaré qu'il n'y avait "pas de raisons de penser qu'on aura un effet sur l'économie réelle française".

"La crise de l'immobilier et la crise financière ne semblent pas avoir d'effet sur l'économie réelle américaine", a-t-elle dit. Elle a notamment cité les chiffres de créations d'emplois en septembre, "bien meilleurs que prévu" aux Etats-Unis, "une consommation qui ne faiblit pas et un taux de chômage à 4,7%".

"Si l'économie réelle américaine est protégée, il n'y a pas de raisons de penser qu'on aura un effet sur l'économie réelle française", a jugé Mme Lagarde, tout en estimant qu'il fallait rester "très attentif et très prudent".

"Quand je vois des créations d'emploi en quantité très importante au mois de septembre, une consommation qui est solide, des exportations qui se redressent, je suis plutôt optimiste", a-t-elle insisté.
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Jean-Luc



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Lun 5 Nov 2007 - 10:15

Citation :
J'ai de bonnes raisons de penser que nous aurons un troisième trimestre d'excellente qualité, bien supérieur au deuxième trimestre", a-t-elle déclaré sur Europe 1.
Personne ne lui a signalé qu'on était déjà au quatrième trimestre, et depuis plusieurs semaines ?

Ou alors elle parlait du troisième trimestre de l'année prochaine.
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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Lun 5 Nov 2007 - 10:37

elle parle des résultats du 3ème qu'elle n'a pas encore, je suppose,! elle est concon, mais pas à ce point!
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Jean-Luc



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Lun 5 Nov 2007 - 11:01

Elle a quand même parlé du 3° trimestre au futur, comme s'il n'était pas encore fini.
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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Lun 5 Nov 2007 - 11:15

sous entendu" le résultat du 3ème trimestre sera"...
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juju41



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Lun 5 Nov 2007 - 11:19

Capital.fr 5/11
Le scénario de rebond de l'activité au 3e trimestre conforté


PARIS (Reuters) - La résistance de l'industrie et la bonne tenue du secteur de la construction confortent le scénario d'une reprise de l'activité et d'une amélioration de l'emploi au troisième trimestre avant un ralentissement attendu en fin d'année, selon plusieurs statistiques publiées mardi.

"Au cours du troisième trimestre, la demande globale est restée soutenue dans l'industrie manufacturière (...). La demande étrangère a quelque peu ralenti mais reste néanmoins dynamique", relève l'Insee dans la présentation des résultats de son enquête trimestrielle de conjoncture dans l'industrie.


"La baisse des effectifs industriels s'est atténuée au troisième trimestre et cette amélioration se poursuivrait au cours des trois prochains mois", précise l'Insee dans un communiqué.

Les mises en chantier de logements neufs ont par ailleurs progressé de 13% de juillet à septembre selon les chiffres publiés par le ministère de l'Ecologie, du Développement et de l'Aménagement durables qui souligne qu'il s'agit du "plus haut résultat observé sur un trimestre au cours des dernières années".

Après un deuxième trimestre décevant marqué par une croissance du PIB de 0,3%, "le troisième trimestre a été plutôt bon pour l"'économie française", note Alexander Law, économiste à l'Institut Xerfi.

"Nous anticipons une hausse du PIB de 0,6% hors effet de stocks pour cette période", précise-t-il.

Cette reprise devrait se traduire dans les chiffres de l'emploi et la ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde a dit s'attendre sur France Info à un chiffre "absolument positif" en ce qui concerne l'évolution du nombre de demandeurs d'emplois au mois de septembre qui sera publié à 18h00 GMT.

RALENTISSEMENT EN FIN D'ANNEE

Les industriels interrogés par l'Insee se montrent toutefois plus prudents sur les perspectives en fin d'année.

"Pour le quatrième trimestre, les industriels anticipent un léger tassement des demandes globale et étrangère", note l'Insee.

"Les chefs d'entreprise ont intégré les risques qui pèsent sur la croissance mondiale ainsi que la folle appréciation de l'euro par rapport au dollar", relève Nicolas Bouzou, économiste du bureau d'analyse indépendant Asterès.



"Ce moindre optimisme risque de se répercuter sur leurs décisions d'investissements au quatrième trimestre", prévient-il.



Si l'enquête montre que les destructions d'emploi se sont atténuées dans l'industrie au troisième trimestre, "les embauches seront très réduites dans un contexte d'incertitude maximum", ajoute-t-il.



Dans ces conditions, l'économie française devrait connaître une "baisse de régime en fin d'année en ligne avec celle des grands pays industrialisés", avertit Alexander Law qui table sur une croissance du PIB d'au plus 1,8% sur l'ensemble de 2007.
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juju41



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Lun 12 Nov 2007 - 10:14

les échos 12/11

Avis de tempête [ 12/11/2007 - 09h37 ]

Les nuages s’amoncellent sur la croissance française. Vendredi, plusieurs indices sont venus confirmer un ralentissement de l’activité. La Commission européenne s’est même inquiétée, vendredi aussi, d’un possible décrochage de la France.

Rappelez vous, pour relancer la croissance en France, Nicolas Sarkozy avait promis un choc de confiance. Son arrivée à l’Elysée, ses premières mesures, son style, tout cela allait faire repartir la machine. Eh bien, six mois après, force est de reconnaître que la machine hésite, que ce choc de confiance, on l’attend toujours. S’il y a eu au départ, sur le plan économique, un petit état de grâce, en cet automne pluvieux, il est en tout cas bien fini. En septembre, la production industrielle a reculé - plus que prévu. Le déficit commercial s’est aggravé - plus que prévu aussi. Le moral des ménages et des chefs d’entreprise s’est dégradé, plus vite que prévu. Les patrons des très petites entreprises commencent à s’impatienter. Les industriels, enfin, ont révisé à la baisse leurs projets d’investissement. Bref, cette année, pour Bruxelles comme pour la plupart des experts, la croissance ne devrait pas atteindre, en France, 2%. Elle devrait être de 2% tout juste l’an prochain, le bas de la fourchette retenue par le gouvernement donc. Pas glorieux, tout cela !

L’économie française souffre de la flambée de l’euro et du pétrole... Pas de choc de confiance, un choc pétrolier et un choc monétaire en revanche. Deux chocs qui expliquent, en grande partie, cette dégradation du climat économique. Le premier, le choc pétrolier, fait monter les prix ; le second, le choc monétaire, fait souffrir nos exportations, le tout menaçant de nous plonger dans la stagflation, cet horrible mélange ce stagnation et d’inflation. Nous n’en sommes pas là. Cela étant, face à ce double choc, que faire ? Sûr que quelques bons esprits vont proposer, sont d’ailleurs déjà en train de proposer à Nicolas Sarkozy un nouveau plan de relance, de nouvelles mesures pour soutenir la croissance. Eh bien, non. Un tel plan, par chance, il a déjà été voté, il n’attend plus qu’à fonctionner : c’est le paquet fiscal de cet été, avec la détaxation des heures sup en particulier. Ce paquet, un plan de soutien au pouvoir d’achat, on pouvait douter au printemps de sa pertinence. On ne peut que se réjouir, aujourd’hui, de son existence. Les 8 milliards d’euros prévus pour soutenir le pouvoir d’achat vont être bien utiles pour amortir les effets de ce double choc, pétrolier et monétaire. Inutile d’en faire plus ; la France est déjà habillée pour la crise. Il y a bien d’autres choses à faire, en réalité, pour lui permettre d’avancer plus rapidement.
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juju41



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Mar 13 Nov 2007 - 10:51

décidément Madame Coué n'en démord pas...

Le Figaro 13/11

Lagarde: Bruxelles est trop "pessimiste"
La ministre française de l'Economie Christine Lagarde a affirmé à Bruxelles qu'elle ne se "satisfaisait pas" des prévisions économiques de la Commission européenne pour la croissance et le déficit français, qu'elle juge trop "pessimistes".
Dans ses prévisions économiques d'automne, publiées vendredi, la Commission a corrigé ses pronostics pour les finances publiques françaises. Elle table désormais sur un déficit à 2,6% du Produit intérieur brut (PIB) en 2007 comme en 2008, contre un pronostic de respectivement 2,4% et 1,9% auparavant.
Concernant la croissance, la Commission a maintenu sa prévision de croissance en France à 1,9% en 2007, mais a abaissé son pronostic pour 2008 à 2,0%, contre 2,3% auparavant.

Source : AFP
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juju41



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Mar 13 Nov 2007 - 11:00

la Tribune 13/11

Une interview de Jacques Attali à La Tribune: "Il faut un véritable statut du chercheur d'emploi"
La commission sur la libération de la croissance française, nommée par Nicolas Sarkozy pour proposer des réformes économiques et sociales structurelles, à l'instar du rapport Rueff-Armand de 1958, doit présenter son rapport final début janvier. Pour trouver les points de croissance qu'il nous manque, elle formulera une dizaine de propositions-choc et très précises dont le gouvernement devrait s'inspirer pour son projet de loi de modernisation de l'économie qu'il présentera au printemps 2008. D'ores et déjà, la commission Attali a été suivie pour la réforme des relations commerciales fournisseurs-distributeurs, avec la suppression des marges arrières. Jacques Attali, président de la commission, commente ses travaux pour La Tribune.
La Tribune. Après le pouvoir d'achat, la commission que vous présidez se penche sur les réformes du marché du travail. Ne risquez-vous pas de perturber la négociation en cours entre les partenaires sociaux ?

Jacques Attali. Nous avançons indépendamment de ces négociations et n'avons pas encore rendu de conclusions sur ce point particulier. Ce que nous souhaitons, c'est replacer la question, essentielle, de la réforme du marché du travail dans le cadre d'un équilibre global entre ce qui relève de la loi et ce qui relève du contrat. Il s'agit de donner plus de poids à la négociation collective, mais pour cela avoir des syndicats plus représentatifs, ce qui suppose d'en réformer le mode de désignation et le financement. Nous travaillons sur la piste d'un financement public, à l'instar des partis politiques.

Deuxièmement, nous voulons donner un statut au chercheur d'emploi, terme que nous préférons à celui de demandeur d'emploi. Il faut qu'il ait un revenu et un véritable contrat, assimilable à un contrat de travail, et qu'il puisse bénéficier du plein soutien du service public de l'emploi. Pour aider vraiment le chômeur, il faudra aussi réformer en profondeur la formation permanente. Dans ces conditions, on peut alors envisager, simultanément, de donner aux employeurs une plus grande flexibilité, en rendant plus facile la rupture du contrat de travail, sous la forme d'une séparation d'un commun accord. Il faut aussi donner une plus forte incitation à la mobilité géographique: on peut très bien imaginer une indemnisation spécifique en cas de délocalisation, de l'ordre de six mois de salaire.

Cela ne suppose-t-il pas de fluidifier aussi le marché du logement ?

Evidemment, si l'ont veut plus de flexibilité en matière d'embauche, il faut que les gens puissent retrouver facilement un nouveau logement. D'où notre proposition fondamentale d'une bourse Internet du logement social, ce qui est actuellement illégal. Nous demandons aussi la suppression des droits de mutation à titre onéreux, que l'on appelle improprement les "frais de notaires".

Quelles mesures souhaitez vous pour favoriser l'emploi ?

Il n'est pas démontré que le seuil des 50 salariés soit pénalisant pour l'emploi. Le vrai frein est plutôt à partir de 250 salariés, lorsque se pose la question du développement de l'entreprise. Ce qui est sûr, c'est qu'il y a trop de seuils. Si on pouvait les regrouper, les simplifier, ce serait mieux.

Soutenir l'emploi personnel est une autre piste essentielle. Il est moins coûteux d'aider les chômeurs à créer leur propre entreprise plutôt que de dépenser des sommes considérables pour leur faire réintégrer le salariat. On estime à 3.000 euros le coût de l'accompagnement d'un créateur d'entreprise pour qu'il réalise son projet. Il y a des gisements d'emplois énormes dans la micro-entreprise et les services à la personne et on peut encore amplifier massivement ce qui a été initié par Jean-Louis Borloo dans ce domaine, à condition d'en améliorer la fiscalité.

Quelle est votre position à l'égard de l'immigration ?

Il faut mettre en oeuvre une véritable politique de l'immigration pour résoudre les problèmes de main d'oeuvre dans certains secteurs clés comme le bâtiment, l'industrie lourde, l'hôtellerie-restauration. Il faut notamment augmenter l'attribution de visas en les attribuant plus facilement aux étrangers venant pour raisons professionnelles et permettre l'accès au droit du travail à tout étranger disposant d'une autorisation de séjour, et réciproquement.

Est-ce que vous demandez aux pouvoirs publics de revoir la politique de régularisation ?

Oui et même plus que cela. La France a besoin d'immigration, et elle doit mettre en place les moyens d'intégration nécessaires. Il faut s'ouvrir aux travailleurs d'Europe de l'Est, aux chinois, aux pays d'Afrique. De plus sans cela, toutes nos belles discussions sur le financement des retraites n'auront pas de sens.

Sur quelles autres pistes travaillez-vous ?

Les Français ne travaillent pas assez dans l'année mais également au cours de leur vie. On pourrait imaginer de laisser le libre choix de l'âge de la retraite une fois acquise la durée minimale de cotisation., De même, il faut repenser l'intégration des plus jeunes sur le marché de l'emploi, revaloriser l'apprentissage qui doit être valorisé par un diplôme de haut niveau, et au moins doubler, voire tripler le budget des universités pour avoir des campus dignes de notre pays. On ne peut rien demander aux étudiants avant de se conduire dignement avec eux.

Quel jugement portez-vous sur les turbulences actuelles dans les universités ?

Il faut que les universités aient plus de moyens financiers pour accueillir les étudiants dans de bonnes conditions et assurer des cours et des formations de qualité en adéquation avec les exigences du marché du travail. Qui peut décemment penser que les 86 universités recensées en France peuvent remplir ces objectifs ? Ce n'est pas par hasard si nos voisins allemands et anglais ont décidé de concentrer leurs efforts sur une dizaine de grandes universités.

Mais dans le même temps, il faut avoir un processus d'admissibilité, d'accompagnement et d'orientation des étudiants dès le secondaire beaucoup plus fort. La collectivité ne peut pas continuer à financer consciemment de futurs chômeurs qui choisissent des filières sans débouchés.

La loi sur l'autonomie des universités va dans le bon sens, mais elle n'est pas assez audacieuse sur le renforcement du pouvoir des présidents, les relations avec la recherche et l'innovation privée et sur l'évaluation. Il y a un équilibre à trouver entre justice et liberté: d'un côté, il faut beaucoup plus de moyens pour les bourses universitaires et le logement étudiant, pour assurer l'égalité des chances; et de l'autre, il faut plus de liberté pour recruter les professeurs, rémunérer les chercheurs, choisir et orienter les étudiant.

Parallèlement, il faut résoudre nos problèmes de mobilité sociale. Il faut repérer beaucoup plus tôt les meilleurs élèves dans les banlieues, si possible dès la sixième, les aider par des politiques de tutorat massif - pourquoi pas via un nouveau service civique? -, augmenter la taille de nos grandes écoles, multiplier les passerelles entre l'université et les grandes écoles.

Nous étudions d'autres pistes pour améliorer la formation des étudiants, notamment l'exemple néo-zélandais où en échange de la gratuité des études, les étudiants contractent une dette vis-à-vis de l'Etat qu'ils remboursent dans le temps, soit sous la forme monétaire, soit en effectuant un service civique. Ce système aurait le double avantage de réduire la dette de l'Etat et de favoriser l'orientation des étudiants vers des formations plus adaptées aux besoins du marché du travail. Il n'est possible que si les universités fournissent un service de qualité. C'est loin d'être le cas.

Où en sont vos travaux sur la question sensible des professions réglementées (taxis, pharmaciens, notaires) ?

Ce n'est pas pour nous le plus important: le vrai gisement de croissance n'est pas là, il est dans l'innovation, le lien entre université, recherche, entreprise et diffusion de l'innovation dans la société. Nous traiterons le sujet des professions réglementées, s'il y a des réformes utiles pour l'emploi. Par exemple, la profession de taxi n'est pas une rente: la rente est beaucoup plus dans le foncier des grandes surfaces, dans le cartel hôtelier, dans les profits bancaires ou dans le déséquilibre actuel du partage entre salaires et profits.

Propos recueillis par Philippe Mabille et Fabien Piliu
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juju41



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Mer 14 Nov 2007 - 9:10

challenges 14/11

La croissance a atteint 0,7% au 3e trimestre
Challenges.fr | 14.11.2007 | 08:53 | Réagir à l'article

Cette estimation de l'Insee porte l'acquis de croissance pour l'année à 1,8%.


(c) Reuters
L'Insee a dévoilé, mercredi 14 novembre, sa première estimation du chiffre de la croissance française au troisième trimestre 2007. Une annonce qui était très attendue, après un chiffre décevant (0,3%, soit moitié moins qu'anticipé) au deuxième trimestre.
Or celle-ci a atteint 0,7%, portant l'acquis de croissance pour l'année à 1,8% fin septembre.
La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, tablait sur "un troisième trimestre d'excellente qualité" du fait d'indicateurs positifs sur les commandes, la consommation et les créations d'emplois.
La Banque de France a prévu une croissance de 0,6%, l'Insee de 0,7%.
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La croissance "tangentera" les 2%

Le chiffre du deuxième trimestre avait forcé le gouvernement à rogner implicitement sur ses prévisions de croissance pour l'ensemble de l'année. Alors que, fin mai, le ministre du Budget, Eric Woerth, visait un chiffre compris entre 2,25% et 2,5%, le gouvernement a discrètement revu à la baisse son objectif. Aujourd'hui, il est officiellement fixé entre 2 et 2,5%, mais les ministres reconnaissent qu'il se situera probablement dans le bas de cette fourchette.
Le 7 novembre, le Premier ministre François Fillon évoquait d'ailleurs l'objectif de "tangenter" les 2% de croissance grâce à deux derniers trimestres "bien meilleurs" que prévus. Pour 2007, l'Insee prévoit un taux de croissance de 1,8%, de même que l'OCDE, alors que la Commission européenne prévoit 1,9%.
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Jean-Luc



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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Mer 14 Nov 2007 - 9:53

+0,7% au 3e trimestre ? Shocked
Au vu de tous les éléments publiés çà et là, j'ai du mal à y croire...
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MessageSujet: Re: Tout sur la croissance en France   Mer 14 Nov 2007 - 11:16

AFP le 14/11/2007 10h43
ANALYSTES: réactions au rebond de la croissance au 3ème trimestre

Voici des réactions d'économistes après l'annonce mercredi par l'Insee d'un net rebond de la croissance du produit intérieur brut (PIB) français, en hausse de 0,7% au troisième trimestre:

- Nicolas BOUZOU (Asterès):

Un rayon de soleil dans une journée grise à bien des égards. La croissance du PIB a atteint 0,7% au troisième trimestre. Si l'on était aux Etats-Unis, on dirait que la croissance en rythme annualisé s'est établie à 2,8%, ce qui est plutôt élevé. Sans être exceptionnel toutefois. N'oublions pas, par exemple, que, sur la même période, malgré l'immobilier, malgré le subprime, la croissance de l'économie américaine à frisé les 4%.

Cela n'enlève rien au fait que le chiffre pour la France est rassurant. Surtout, cette croissance apparaît relativement équilibrée et semble enfin reposer sur des bases assez saines. Les stocks, en particulier, n'ont pas contribué à la croissance. Le rebond de l'activité n'est donc pas à mettre au crédit d'un quelconque effet technique lié à des comportements de restockage.

La consommation des ménages, structurellement forte, a accéléré au troisième trimestre (0,8%, après 0,6% au T2). Les gains de pouvoir d'achat engrangés au premier semestre ont été en grande partie dépensés. C'est bon pour la conjoncture. Ainsi, en T3, la consommation a expliqué plus de 65% de la croissance du PIB.

Toujours du côté des ménages, l'investissement logement a continué d'augmenter au T3 (+0,1%, et +0,3% en glissement annuel). Preuve que le ralentissement nécessaire du secteur de la construction se fait de façon ordonnée. Le krach tant redouté n'existe pour l'instant que dans l'imagination de certains, pas dans les chiffres. Les déductions fiscales en faveur des intérêts d'emprunts immobiliers, par ailleurs critiquables, dynamiseront en outre cette composante de la croissance l'année prochaine.

Concernant les entreprises, les chiffres sont un peu plus mitigés. L'investissement des sociétés non financières a rebondi (+1%). Toutefois, ce chiffre est un peu en trompe-l'oeil. En effet, si l'investissement progresse, le taux d'investissement (c'est-à-dire la part de l'investissement dans le PIB) stagne à 11,3%, une misère. La restauration de la compétitivité des entreprises françaises passerait donc par des progressions de l'investissement beaucoup plus fortes. L'effort de politique économique devrait donc en priorité porter sur ce point.

La bonne nouvelle émane clairement des exportations. Celles-ci se sont littéralement envolées, de 1,7%, au troisième trimestre. Il ne s'agit certes pas d'un rythme record, mais d'une belle performance dans un contexte d'euro fort. Sans vouloir jouer les Cassandre, on comprend tout de même mal par quel miracle les difficultés des entreprises françaises à l'export auraient disparu depuis le début de l'été. C'est pourquoi il est difficile de penser que cette performance pourra être reconduite au T4.

Du coup, l'acquis de croissance à la fin du troisième trimestre s'élève à 1,8%. Pour atteindre la symbolique barre des 2%, il faudrait que la croissance du T4 s'élève encore à 0,7%. Les indicateurs dont nous disposons déjà pointent plutôt vers 0,5% maximum. Ainsi, sur l'ensemble de 2007, la croissance s'élèverait à 1,8-1,9%. Les réformes structurelles sont urgentes.

- Marc TOUATI (ACDEFI):

Sans surprise, la croissance française a été bonne au troisième trimestre, en l'occurrence 0,7%, soit un glissement annuel du PIB de 2,1%, contre 1,3% au deuxième trimestre.

Autrement dit, après la mollesse du premier semestre, l'activité hexagonale a connu un troisième trimestre de rebond correctif. Tous les postes des comptes nationaux ont contribué positivement à la croissance, y compris le commerce extérieur qui, malgré sa dégradation en valeur, a apporté 0,1 point à la progression du PIB en volume.

Parallèlement, la consommation des ménages a augmenté de 0,8% et l'investissement des entreprises de 1%. Certes, l'investissement logement a accentué sa décélération, en ne progressant que de 0,1%.

Son glissement annuel n'est plus désormais que de 0,3%, un plus bas depuis le premier trimestre 2002 et qui rappelle surtout les planchers des années 1991-1996. Car ne l'oublions pas, l'investissement logement est généralement un indicateur avancé des prix de l'immobilier qui, comme en 1991-1996, semblent donc bien de nouveau inscrits sur une pente baissière.

Néanmoins, essayons de mettre temporairement de côté cette triste perspective pour permettre à Mme Lagarde de profiter à plein de la performance de croissance du troisième trimestre. Elle en aura bien besoin, car, dès le quatrième trimestre, la donne devrait nettement changer.

En effet, comme l'a montré le plongeon de la production industrielle en septembre, mais aussi la baisse de la confiance des industriels et des ménages depuis trois mois, la croissance molle est déjà de retour.

Pis, la nouvelle flambée de l'euro et des matières premières, pétrole en tête, le ralentissement de la croissance mondiale mais aussi le durcissement des conditions de crédits ainsi que le début du dégonflement de la bulle immobilière sans oublier la dégradation du climat social sont autant de freins à la croissance qui ne transparaissent pas encore dans les chiffres de l'INSEE.

Dans ce cadre, nous anticipons que la variation du PIB français au quatrième trimestre sera proche de 0%. Autrement dit, si l'acquis de croissance pour l'année 2007 est d'ores et déjà de 1,8%, la progression effective du PIB français sur l'ensemble de l'année 2007 ne devrait pas excéder significativement ce niveau.

Et ce, en faisant l'hypothèse (optimiste ?) que les mouvements de grève actuels s'arrêtent rapidement. Car, si tel n'est pas le cas et que le blocage de l'économie française s'éternise, une baisse du PIB pourrait s'imposer au quatrième trimestre.

Il ne faudrait cependant pas imaginer que les grèves soient la seule justification de la non-réalisation de la prévision du gouvernement d'une croissance de 2,25 % en 2007. En effet, pour atteindre un tel niveau, il faudrait que le PIB augmente de 2% sur le seul quatrième trimestre, ce qui évidemment est impossible.

En revanche, le plus grave réside dans le fait que la prévision gouvernementale de croissance pour 2008 sera encore plus erronée. En effet, quel que soit d'ailleurs l'issue des conflits actuels, il est clair que la croissance de l'année 2008 sera encore plus faible que celle de 2007, compte tenu de tous les coups durs (évoqués plus haut) qu'il faudra affronter. Ainsi, après avoir atteint péniblement les 1,8% cette année, la croissance française devrait tout juste dépasser les 1,5% l'an prochain.

Autrement dit, plus les mois passent, plus la prévision du gouvernement devient caduque et plus les risques de dérapages du déficit public au-delà des 3% du PIB en 2008 augmentent.

- Mathieu KAISER (BNP-Paribas):

La croissance du PIB a rebondi au 3ème trimestre, à 0,7% t/t après 0,3% au T2. Consommation, investissement et exportations ont été au rendez-vous fixé par les indicateurs mensuels publiés durant le trimestre.

La consommation des ménages a ainsi continué d'accélérer (+0,8% t/t après 0,5%-0,6% au premier semestre), en ligne avec les dépenses en biens manufacturés, et malgré des dépenses en produits alimentaires et en énergie moins dynamiques.

La bonne nouvelle par rapport aux trimestres précédents est que la production manufacturière a suivi. Elle a été soutenue non seulement par la demande intérieure, mais aussi par le commerce extérieur, au point que la contribution de ce dernier à la croissance est redevenue positive (+0,1 point). Les exportations ont ainsi nettement accéléré, tandis que les importations freinaient sous l'effet d'un fléchissement marqué des volumes de produits énergétiques importés.

En outre, l'investissement total s'est modérément redressé. La principale raison est la correction haussière de l'investissement des entreprises non financières (1% après 0,4% au T2), logique et attendue dans la mesure où le coup de frein du 2ème trimestre avait surpris. Mais ce point très positif a été compensé en partie par la quasi stagnation de l'investissement des ménages. L'incertitude entourant les modalités de défiscalisation des intérêts d'emprunt jusqu'à septembre a pu entraîner un certain attentisme chez les ménages.

L'acquis de croissance ressortant à 1,8% à la fin du T3 ne permet pas d'attendre une croissance annuelle supérieure à 1,9%. Il faudrait que la croissance soit à nouveau de 0,7% t/t au T4 pour qu'elle atteigne 2% sur l'année. Or, tout est en place pour que la croissance fléchisse au 4ème trimestre. Le ralentissement américain et l'appréciation de l'euro pèsent sur les exportations, le resserrement des conditions de crédit en cours s'y ajoute pour freiner l'investissement des entreprises, tandis que la hausse de l'inflation pourrait limiter la consommation des ménages. Ces vents de face devraient continuer à faire sentir leurs effets début 2008.

- Alexander LAW (Xerfi):

Dernière bonne nouvelle avant la crise! La croissance du PIB de la France est ressortie à 0,7% au troisième trimestre, portant l'acquis de croissance pour 2007 à 1,8%.

Ce bon chiffre ne doit pas faire illusion, la fin d'année sera beaucoup plus difficile à mesure que le climat conjoncturel se refroidit. Autant le dire d'emblée, l'objectif minimal de croissance de 2% pour 2007 fixé par le gouvernement ne sera pas atteint cette année. En effet, pour cela, il faudrait une croissance en T4 au moins aussi élevée que celle de T3. Or, toutes les données dont nous disposons à l'heure actuelle convergent vers un ralentissement.

Comme souvent, la consommation des ménages, en hausse de 0,8%, a été le principal contributeur à la croissance. Les achats en produits manufacturés ont progressé de 2,1%, sur fond d'excellente tenue de la consommation de produits de l'électronique grand public. La Coupe du monde de Rugby n'y est sans doute pas étrangère. Pour autant, nous anticipons au mieux une modération des dépenses des ménages d'ici à la fin de l'année liée à trois facteurs principaux:

- D'une part, une accélération des prix à la consommation. L'inflation a atteint 2% en octobre et le mouvement n'est sans doute pas fini avec la nouvelle hausse attendue des tarifs des denrées alimentaires et des prix à la pompe. C'est gênant, car la faiblesse opiniâtre de l'inflation a été un soutien puissant au pouvoir d'achat des ménages ces derniers trimestres. Les Français seront donc très attentifs à leurs achats en fin d'année et ce même pendant la période de Noël.

- D'autre part, un accès un peu plus difficile au crédit. Les encours de crédit à la consommation ont déjà très nettement ralenti.

- Enfin, la confirmation du retournement du marché immobilier. Ainsi, les prix dans l'ancien ont reculé au troisième trimestre et nous anticipons une baisse plus franche encore en 2008. La hausse de 0,1% seulement de l'investissement logement en T3 montre bien que les ménages ne suivent plus.

L'investissement des entreprises non financières, en croissance de 1%, a également été très dynamique en T3. Il faut sans doute y voir un élément de correction après la relative contre-performance du deuxième trimestre. Mais là encore, nous nous attendons à une baisse de régime en T4. La flambée de l'euro et des cours des matières premières met à mal les marges des entreprises ce qui les amènera à freiner les dépenses d'investissement et les évolutions salariales. De même, les exportations devraient pâlir après un bon troisième trimestre sur fond de dégradation de l'environnement conjoncturel international (les chiffres du Zew en Allemagne sont à ce sujet particulièrement préoccupants).

L'économie française s'est donc bien sortie d'un troisième trimestre qui aurait pu être beaucoup plus compliqué du fait des turbulences financières de l'été. Mais il ne s'agit là que d'un répit. De nombreux éléments convergent vers une chute de tension en fin d'année. Dans ce contexte, nous maintenons notre prévision de croissance à 2007 à 1,8%. Pour 2008, ces 1,8% représentent désormais notre fourchette haute.
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