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 La Bourse

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pascal47



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MessageSujet: Re: La Bourse   Ven 18 Jan 2008 - 11:33

Les derinères cartouches de la FED ?

Economie / International



La Tribune -
document.write(TRBshowDate('18/01/2008'))
18/01/08 - 388 mots
éditorial


Le doute


François-Xavier Pietri


C'est peu de dire que la photographie des économies occidentales présente un ciel plutôt orageux pour 2008. Aux États-Unis, la crise des subprimes n'a pas fini de produire ses effets, à la fois sur la marche de l'économie et sur le système bancaire et financier. D'un côté, les banques souffrent - en atteste le lot quotidien des annonces de comptes calamiteux pour la fin de l'année - ; de l'autre, les marchés financiers sont ébranlés et, pour corser le tout, les fondamentaux de l'économie américaine donnent des signes alarmants de craquement. La forte dégradation de l'emploi, celle de l'investissement des entreprises ou encore la baisse de la consommation des ménages sont autant d'éléments d'un cocktail détonnant qui pourrait bien déboucher sur une récession. S'il se confirme, ce coup d'arrêt de l'économie américaine ne pourra pas être sans effets sur celle du Vieux Continent. Le degré d'inquiétude est tel que, pour la première fois depuis fort longtemps, on sent les banquiers centraux très démunis. À cet égard, le discours tenu hier par Ben Bernanke restera dans les mémoires. Il est en effet rarissime qu'un banquier central, qui plus est le patron de la toute puissante Réserve fédérale américaine, en arrive à un quasi-constat... d'impuissance et en appelle à une relance urgente de l'économie. En laissant entendre que la Fed n'avait plus que quelques cartouches à tirer en matière de baisse de taux d'intérêt et en s'interrogeant sur leur efficacité, Ben Bernanke écorne sérieusement un dogme. Celui qui veut que la Fed puisse à elle seule piloter l'économie américaine, comme elle a su si bien le faire sous l'ère d'Alan Greenspan. Mais il n'y a pas que Ben Bernanke à être atteint par le doute. Les atermoiements des pilotes de la BCE en Europe sont à placer dans le même registre. Un jour, deux de ses membres éminents se prononcent pratiquement pour une baisse des taux tant l'économie européenne est fragile. Le lendemain, l'institution se croit obligée de rectifier le tir, en rappelant les dangers d'une inflation galopante. Voilà qui fait mauvais genre. Ou, pis encore, qui traduit le degré d'incertitude dans lequel sont plongés nos gouverneurs.
Lien permanent vers cet article : http://www.latribune.fr/info/20080118U7AXSWL
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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Ven 18 Jan 2008 - 11:55

La situation aux Etats-Unis est "potentiellement vraiment grave"
LE MONDE | 18.01.08 | 09h41 • Mis à jour le 18.01.08 | 10h34



Robert Reich est professeur d'économie à l'université de Californie, à Berkeley. Ancien secrétaire au travail de l'administration Clinton, il est aujourd'hui l'un des conseillers économiques de Barack Obama, candidat à l'investiture démocrate à la présidentielle américaine. Il est l'auteur de nombreux livres et vient de publier en France, aux éditions Vuibert : Super-capitalisme. Le choc entre le système économique émergent et la démocratie.



Croyez-vous que les Etats-Unis connaîtront cette année une récession ?


Oui. La probabilité d'en avoir une est très élevée, car la confiance des consommateurs décline rapidement, les ménages ne peuvent plus emprunter, ils ne peuvent plus se financer en mettant en gage leur logement, ils sont très inquiets au sujet de leurs emplois. Nous avons tous les signes d'une récession.

Sera-t-elle sévère ?


Il est trop tôt pour le dire. On ne sait toujours bas quelle est l'ampleur exacte de la crise de crédit. On ne cesse, depuis des mois, d'avoir de mauvaises surprises et de voir les banques réévaluer l'ampleur de leurs créances douteuses. On est loin d'être arrivé au bout de la phase de nettoyage. Et la récession va mécaniquement augmenter le nombre de crédits compromis. C'est potentiellement une situation vraiment grave.

Que doivent faire la Réserve fédérale (Fed), l'administration et le Congrès pour soutenir l'économie ?


La Fed a signalé son intention de continuer à abaisser les taux d'intérêt, et le président George W. Bush ainsi que les parlementaires démocrates ont évoqué des aides fiscales, mais il faudra que cela soit très rapide. La stratégie à adopter par le gouvernement est assez simple. Premièrement, effectuer des dépenses sociales supplémentaires serait moins rapidement efficace que de diminuer immédiatement la pression fiscale (prélèvement à la source). Ensuite, plutôt que les riches, il faut surtout aider les gens ayant des revenus modestes et qui dépensent la plus grande part des aides reçues.

Comment expliquez-vous que personne ne mesurait il y a encore six mois l'ampleur de la crise du crédit immobilier américain (subprimes) ?


Personne ne pouvait imaginer que les banques, qui investissaient autant d'argent, étaient aussi mal informées des risques qu'elles prenaient. Les agences de notation n'ont pas fait leur travail et ont mal mesuré les risques. Sans parler de leurs conflits d'intérêts. La façon dont les rémunérations sont déterminées dans les établissements financiers est aussi en cause. Elle encourage les prises de risque et pénalise peu les stratégies hasardeuses.

Vous mettez en garde, dans votre dernier livre, contre l'opposition grandissante à la mondialisation dans la population américaine. Est-ce un phénomène lié à la conjoncture ou plus profond ?


C'est bien plus profond. C'est un rejet d'un système certes très favorable, depuis de nombreuses années, au consommateur et à l'investisseur, mais qui, en contrepartie, dépouille le citoyen du contrôle d'une partie de sa vie et affaiblit la démocratie. Les Américains sont aujourd'hui inquiets pour leur emploi, pour leur assurance-santé, pour leur retraite, pour la valeur de leur maison.

Ce que nous voyons aujourd'hui dans la campagne électorale présidentielle est un retour de bâton contre la mondialisation, le commerce international et l'immigration. C'est la première fois depuis la seconde guerre mondiale qu'aucun des deux partis n'a un candidat se disant favorable à une plus grande liberté du commerce. Nous voyons les prémices d'un retour de l'isolationnisme aux Etats-Unis.

N'est-ce pas lié aussi aux erreurs commises par l'administration Bush ?


Bien sûr, mais c'est le rejet d'un phénomène qui existe depuis trois décennies et qui se traduit notamment par le creusement des inégalités. Le salaire moyen aux Etats-Unis ajusté à l'inflation est à peine supérieur à ce qu'il était en 1970. La mondialisation a seulement bénéficié aux nantis. Le un pour cent d'Américains les plus riches accapare aujourd'hui 20 % du revenu national, quand la moitié de la population ayant les revenus les plus faibles n'en reçoit que 12,6 %. Pour employer un terme français, cela est en train de miner notre "contrat social" et aussi notre démocratie.
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Catel



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MessageSujet: Re: La Bourse   Ven 18 Jan 2008 - 12:37

Soyons très attentifs. Quand l'Amérique éternue, le monde entier s'enrhume.
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Europium

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 11:00

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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 11:45

challenges 21/01

Le CAC 40 est passé sous les 5.000 points. Le plan Bush de relance de l'économie n'a pas convaincu les marchés.



Le 21 janvier s'annonçait comme une nouvelle journée de déprime boursière.
A Paris, le CAC40 a ouvert en nette baisse de 1,69%, à 5.006,48 points. A 10h10 (9h10 GMT), il perdait 3,32%. Il était tiré à la baisse par les valeurs bancaires: Société Générale reculait de 5,77% à 80,42 euros, BNP Paribas de 5,25% à 65,75 euros, Dexia de 4,56% à 14,44 euros, Crédit Agricole de 9,81% à 19,30 euros, Natixis de 4,69% à 10,77 euros.
Vendredi, l'indice-vedette avait déjà terminé en baisse pour la quatrième séance consécutive, à -1,25%.
De son côté, la Bourse de Londres a ouvert lundi en baisse de 0,59% à 5.866,70 points.




Dégringolade généralisée en Asie

Dans la nuit, les Bourses d'Asie avaient elle subi une nouvelle dégringolade généralisée, les investisseurs se montrant déçus par le plan de relance de 140 milliards de dollars proposé vendredi par le président américain George W. Bush.
A Tokyo, le Nikkei a plongé de 3,86%, terminant à son plus bas niveau depuis 27 mois. A Shanghai, l'indice composite s'est effondré de 5,14% en clôture. Sydney (-2,90%) a également lourdement chuté, de même que Hong Kong (-5,50%) et Séoul (-2,95%).
"Les réactions du marché au train de mesures économiques sont neutres dans le meilleur des cas, et au pire négatives. L'étendue du plan est plus limitée qu'espéré et la plupart des investisseurs attendent de connaître le détail des mesures", a commenté Conita Hung, économiste chez Delta Asia Securities à Hong Kong. De son côté, Stuart Smith, conseiller chez Bell Potter Securities, a évoqué "un grand nombre de ventes de panique".
Wall Street est fermé lundi, jour férié aux Etats-Unis (Martin Luther King's Day). Vendredi, le Dow Jones y avait cédé 0,49%.
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pascal47

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 12:04

Oulàlà...en ce moment ça décroche dure.
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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 12:34

La Tribune.fr -
document.write(TRBshowDate('21/01/2008'))
21/01/08 à 12:04 - 591 mots
Ouverture


La chute s'accélère pour le CAC 40 qui s'enfonce sous les 4.900 points


Dans le sillage des marchés asiatiques, la Bourse de Paris entame la semaine dans le rouge. Le CAC 40 est en forte baisse de 4,8% et passe en dessous des 4.900 points en milieu de matinée, à 4.894 points. Le plan de soutien à la croissance annoncé vendredi par George Bush n'a pas convaincu et les marchés restent toujours inquiets d'une récession aux Etats-Unis. Francfort perd 4,44% et Londres 2,47%.
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pascal47

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 13:17

-6,88 % en ce moment !
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 13:18

D'un autre côté, le pétrolez suit la même pente (moins de 90$ endredi), et ça, c'est bon pour les petits.
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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 13:38

EXCLUSIF La liste des établissements touchés par la décollecte des fonds
Challenges.fr | 21.01.2008 | 13:11 | Réagir à l'article

Sept établissements ont enregistré des souscriptions nettes négatives de leurs fonds de plus de 2,5 milliards de janvier à novembre dernier.

DE janvier à novembre 2007, sept établissements ont enregistré en France des souscriptions nettes négatives de leurs fonds de plus de 2,5 milliards d’euros.

La palme revient à la Banque d’Orsay (WestLB) avec des souscriptions nettes cumulées sur la période négatives de 7,29 milliards d’euros, soit 53% de l’encours de janvier, suivi d’Axa (-5,10 milliards, -17,8%), BNP Paribas (-3,82 milliards, -4,85%), Oddo & Cie (-3,63 milliards, -32,5%), HSBC (-2,66 milliards, -7,6%), CCR-Commerzbank (-2,61 milliards, -23,7%) et Fortis (-2,54 milliards, -22,2%).
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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 16:00

«L'inquiétude grandit»

Propos recueillis par Perrine Créquy
le Figaro 21/01/2008 | Mise à jour : 15:38 |

Eric Bernard est gérant chez Cardif Asset Management. Pour lui, la baisse brutale des marchés témoigne d'une crise de confiance.
LE FIGARO.FR La Bourse de Paris reculait de près de 5% à la mi-journée. Quels sont les facteurs macroéconomiques qui expliquent cette baisse ?
Eric Bernard Il y a une conjonction de plusieurs éléments. Le discours de George W. Bush, vendredi, n'a pas rassuré les marchés. Le plan de 150 milliards de dollars que le président américain veut appliquer est jugé trop tardif par les marchés. Par ailleurs, le découplage de la croissance américaine et de celle des pays émergents apparaît de moins en moins probable. Les marchés chinois et japonais sont donc au plus bas aujourd'hui. L'absence de cotation à Wall Street aujourd'hui, en raison de la journée du souvenir de Martin Luther King, accentue le doute des investisseurs. Ils ne savent pas quelle sera la tendance du marché américain quand il ouvrira à nouveau demain. D'autre part, Christian Noyer, le directeur de la Banque de France, s'est montré inquiétant vendredi dernier quant à la santé des rehausseurs de crédits. Cette information concerne notamment Dexia en Europe. Le titre a chuté après ce discours, avec les autres valeurs bancaires. Enfin, on apprend ce matin que Richelieu Finance serait en difficultés, et aurait besoin d'être adossé à un grand groupe. Cela amplifie les craintes sur les valeurs moyennes, déjà fortement malmenées.

Le fléchissement des marchés s'observe aussi en Asie, où les opérateurs ne tiennent pas compte de la santé de Richelieu Finance. En quoi cette information impacte-t-elle le CAC 40?
On observe un élément technique depuis quelques semaines sur les petites et moyennes capitalisations. Le cours de ces valeurs chutent en moyenne de 15%, alors que l'indice principal de la Bourse parisienne recule de seulement 8%. Ce phénomène montre que le doute augmente face aux petites valeurs. Les capitaux sont retirés des fonds dédiés à ces placements. Pour rembourser la mise de leurs clients, les gérants de fonds doivent donc se résoudre à vendre massivement des titres pour récupérer des liquidités. Ces ventes en cascades font mécaniquement baisser les cours de valeurs qui, jusqu'à présent, ne méritent pas une telle correction au vu de leurs résultats économiques. Mais les difficultés de Richelieu vont renforcer la psychose.

Comment endiguer le mouvement de baisse ?
Le manque de confiance est au cœur de la crise. Il est arrivé que la croissance américaine décroche sans que la crise se généralise. Ce n'est pas tant la perspective d'une récession aux Etats-Unis qui inquiète que l'éventuelle faillite du système financier. Pour arrêter le mouvement de panique qui sévit sur les marchés, les banques doivent préciser l'impact du subprime sur leurs comptes. Mais celles qui se sont montrées transparentes ont été davantage sanctionnées par les investisseurs. Elles ne sont donc pas encouragées à dévoiler l'ampleur de leurs difficultés.
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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 17:32

la gourdasse a parlé...

Lagarde : une "meilleure gouvernance"
La ministre de l'Economie et des Finances Christine Lagarde s'est prononcée en faveur d'une "meilleure gouvernance" pour faire face aux dérapages boursiers, à l'image de l'important recul constaté à la bourse de Paris. Le fait que les valeurs financières aient subi les contrecoups de la baisse des marchés "renforce l'idée évoquée la semaine dernière avec mes collègues allemands, anglais et italiens de ce que nous devons faire des propositions et mettre en oeuvre une meilleure gouvernance, une meilleure régulation", a déclaré Christine Lagarde à Luxeuil-les-Bains (Haute-Saône), où elle présentait un plan d'emploi des seniors.
"Il faut faire un effort de clarté et de transparence rapidement" en particulier en ce qui concerne "les ratios de liquidité, les agences de notation et les publications des comptes", a affirmé la ministre. Christine Lagarde a par ailleurs estimé que la France avait pris "de bonnes précautions" contre les crises boursières internationales avec l'adoption l'été dernier de la loi Travail emploi pouvoir d'achat (Tepa), dite "paquet fiscal".
La Bourse de Paris s'enfonçait encore lundi à la mi-journée, l'indice CAC 40 perdant 6,76% à 4.748,31 points, portant à 15,4% son recul depuis le début de l'année.
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ArnaudH

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 17:46

... pour rien dire
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ArnaudH

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 18:12

Lundi noir à la Bourse de Paris, qui chute de 6,83%, soit sa plus forte baisse depuis le 11 septembre 2001

Reuters
21.01.08 | 17h58

Paris (Reuters) - Lundi noir à la Bourse de Paris où le CAC 40 a chuté de 6,83% et retrouvé ses plus bas de clôture depuis juillet 2006.

Sur fond de dégâts sérieux dans le secteur financier avec la crise du marché du crédit et les craintes de récession aux Etats-Unis, il s'agit de la plus forte baisse depuis celle de 7,39% enregistrée à Paris le 11 septembre 2001, lors des attentats d'Al Qaïda contre le World Trade Center à New York.

Le CAC a plongé de 347,95 points à 4.744,45 points, son plus bas de clôture depuis le 15 juillet 2006.

La capitalisation boursière cumulée des 40 composantes du CAC a fondu de 87,7 milliards d'euros.

Raoul Sachs
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 18:34

Citation :
Lundi noir à la Bourse de Paris, qui chute de 6,83%, soit sa plus forte baisse depuis le 11 septembre 2001

Reuters
21.01.08 | 17h58

Paris (Reuters) - Lundi noir à la Bourse de Paris où le CAC 40 a chuté de 6,83% et retrouvé ses plus bas de clôture depuis juillet 2006.
.....
La capitalisation boursière cumulée des 40 composantes du CAC a fondu de 87,7 milliards d'euros.

Raoul Sachs
Ah la la, ces pauvres actionnaires ... heureusement que Sarko va s'occuper de leur pouvoir d'achat car là il en prend un sacré coup Rolling Eyes
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Jacqueline25



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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 18:43

Cool ! pas vendu , c'est pas perdu ! On ne va pas les plaindre ..

Moi je n'ai pas de soucis avec mes actions.. No stress !
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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 18:53

et c'est pas fini, car les résultats d'entreprises aux USA sont cette semaine, wall street éait fermé aujourd'hui
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karl

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MessageSujet: Re: La Bourse   Lun 21 Jan 2008 - 20:03

Un p'tit coup sur la bourse.
Un gros coup sur l'epargne et un enorme pour obtenir le nettoyage les proprios d'appartements... je prends le pari d'une augmentation des taux d'emprunt variable sous peu.
Cà assainit le marché et çà repartira de plus belle... c'est lamentable !
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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Mar 22 Jan 2008 - 8:32

La Tribune.fr - 22/01/08 à 8:10 - 579 mots

Clôture
Nouvelle tempête boursière sur les marchés asiatiques
Sans orientation de la part de Wall Street - fermé lundi pour cause de jours fériés - les Bourses d'Asie ont subi ce mardi de nouvelles pertes très importantes. Tokyo a terminé la séance sur un plongeon de 5,36%, Shanghaï de 7,22%. Plusieurs marchés ont dû suspendre un moment les échanges en raison de décalage trop fort. Les investisseurs appréhendent la reprise des cours à la Bourse de New York cet après-midi.
Au lendemain d'une journée noire sur l'ensemble de la planète boursière ( à l'exception de Wall Street fermé lundi pour cause de jours fériés), les Bourses asiatiques ont de nouveau chuté ce mardi. La dégringolade a dépassé 5% à Tokyo à la clôture à 12.573,05 points, terminant à son plus bas niveau depuis le 8 septembre 2005. A Shanghaï, la baisse a été encore plus forte (-7,22%) à 4.914,43 points.

A Hong-Kong, la chute était encore plus vertigineuse: - 8% à mi-séance. A Bombay, la Bourse a automatiquement suspendu ses échanges pour au moins une heure après une chute vertigineuse de 9,7% à l'ouverture. Les cours ont également été suspendus à Séoul alors que l'indice Kospi affichait une perte de 6,16%.

Sur tout le reste du continent, les investisseurs vendaient massivement leurs actions pour la deuxième journée consécutive. L'indice composite de Shanghaï reculait de 4,07%. Toujours à la pause de midi, Singapour chutait de 4,83%, Kuala Lumpur de 3,99%. Jakarta plongeait de 8,79% dans les premiers échanges de l'après-midi et Sydney de 5,97%. Manille a terminé la séance sur une perte de 5,52%.

Les marchés d'Asie avaient déjà vécu une journée noire lundi, contaminant les places européennes qui ont encaissé leurs plus fortes baisses depuis les attentats du 11 septembre 2001 aux Etats-Unis. "La dégringolade de ce mardi est une conséquence de la chute des Bourses européennes. Il est à craindre que les problèmes de 'subprimes' aux Etats-Unis déclenchent non seulement une récession là-bas, mais aussi un ralentissement économique mondial", estime Allen Lin, analyste chez Concord Securities à Taïpeh, cité par l'Agence France Presse. "On craint de plus en plus que le ralentissement économique aux Etats-Unis se propage à d'autres parties du monde. On assiste à une panique soudaine, à cause des perspectives de l'économie et des marchés d'actions mondiaux", ajoute pour sa part; Howard Gorges, vice-président de South China Securities à Hong Kong.

La baisse a également concerné les métaux industriels, comme le zinc ou le cuivre, et le pétrole, dont la demande pourrait refluer si l'activité de la première économie de la planète ralentit. Le baril de Brent à Londres a perdu 40 cents à 87,11 dollars. Le brut léger américain cède lui 60 cents à 88,20 dollars. "Ça ressemble à des funérailles. Nul ne sait ce qui va se passer ce soir à New York. C'est comme si nous devenions aveugles, comme si nous étions incapables de savoir ce qui est en train d'arriver", estime enfin Ken Masura, de la société japonaise Shinko Securites. "Si Wall Street chute encore aujourd'hui (mardi), et si le gouvernement américain ne trouve pas une sorte de réponse politique, il nous faudra accepter de nouvelles chutes à venir", prévient Takashi Ushio, de Marusan Securities. "Il faut que les Américains agissent de façon spectaculaire."
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Boris

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MessageSujet: Re: La Bourse   Mar 22 Jan 2008 - 10:32

vous n'aimez pas les montagnes russes ? Pour remonter il faut de l'élan: plus raide est la pente plus forte est la bouffée d'adrénaline et plus haute l'ascention qui suit.

...enfin bon: on se rassure comme on peut.
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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Mar 22 Jan 2008 - 12:12

la gourdasse a parlé... effet tchernobyl?

Pas de risque de récession en Europe, selon Christine Lagarde
AP | 22.01.2008 | 09:12
La ministre de l'Economie Christine Lagarde a estimé mardi matin que le risque d'une récession américaine ne menaçait pas l'économie européenne, dont la croissance reste solide et devrait s'établir autour de 2% cette année.

"En Europe on observe une croissance autour de 2% et certainement pas de menace de récession", a déclaré Christine Lagarde sur Europe-1. La ministre de l'Economie a également minimisé le risque de contagion d'une éventuelle récession américaine à l'économie française, soulignant que la France dépend avant tout de la zone euro pour son commerce extérieur.

"L'économie française dépend à 60% de la zone européenne et à 8% des Etats-Unis", a rappelé Christine Lagarde, qui a réitéré sa prévision d'une croissance "dans le bas d'une fourchette de 2% à 2,25%" pour l'économie française cette année, en raison du contexte international dégradé.

Commentant la violente chute des marchés financiers mondiaux lundi et mardi, liée aux inquiétudes concernant l'impact de la crise du subprime américain sur l'économie réelle, Christine Lagarde a estimé que la "purge" subie actuellement par le secteur financier américain était un mouvement "sain et salubre".

Se félicitant de la solidité des banques françaises, la ministre de l'Economie a appelé les banques européennes à faire état "rapidement" du montant des provisions passées en raison de la crise du subprime, afin de restaurer la confiance sur les marchés financiers. AP
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Aptien

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MessageSujet: Re: La Bourse   Mar 22 Jan 2008 - 12:24

Eh....

La base du CAC c'est 1000 en 90.

Même avec les pertes, cela fait plus qu'un quadruplement en 18 ans.

Ce qui n'est déjà pas mal comparé aux salaires qui ont eté multipliés par 1,5 environ.
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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Mar 22 Jan 2008 - 13:40

rue89
Bourses: le krach, est-ce vraiment grave docteur?
Par Pascal Riché (Rue89) 13H06 22/01/2008

Rien ne prouve que la crise boursière actuelle aura des conséquences durables sur l'économie réelle. Explications.



Après le "lundi noir" des bourses du monde entier, celle de Paris a ouvert mardi en baisse de 5%, avant de remonter dans la matinée, dopée par les rumeurs d'une baisse des taux d'intérêt américains. (le CAC 40 avait reculé de 7% la veille, un record depuis septembre 2001). Le milliardaire George Soros a estimé que le monde était confronté à la pire crise financière depuis la Deuxième guerre mondiale. Mais est-ce si grave, docteur?

Quelles sont les conséquences concrètes de la chute des bourses?

Dire que des centaines de milliards de dollars se sont "envolés en fumée" qu'ils ont été "carbonisés" ou toute autre métaphore fumigène est absurde. Lorsque le prix d'une action baisse, il ne s'agit pas de "destruction d'argent". Pour l'actionnaire, qui espère toujours une plus-value importante, c'est simplement un rêve qui s'écorne.

Pour autant, un krach boursier n'est jamais sans conséquence sur l'économie réelle.

Au niveau des particuliers, il peut retarder des projets d'investissement. Exemple: si une famille comptait vendre son portefeuille d'actions pour acheter un logement, son projet peut être remis à plus tard. Si des dizaines de milliers de ménages retardent ainsi leurs décisions d'investissement immobilier, cela peut finir par peser sur l'activité du bâtiment.

Certains particuliers, parce qu'ils ont peur de ce qui se passe, peuvent également réagir en réduisant leur consommation et en augmentant leur épargne dite "de précaution". Là encore, ce n'est pas très bon pour la croissance. En France, pourtant, le lien entre la perception de sa propre richesse et le taux d'épargne n'est pas très fort, selon les mesures des économistes.

Pour une entreprise cotée qui avait des gros projets devant être financés par augmentation de capital, des soubresauts boursiers ne sont pas non plus une bonne nouvelle. Très souvent, ces projets sont reportés à des jours meilleurs. Ce qui peut aussi peser sur l'activité.

Mais le mécanisme que redoutent le plus les économistes est le "crédit crunch", la contraction du crédit bancaire. Si les banques voient leurs actifs fondre, elles doivent prendre des mesures, pour préserver leur solidité financière. Elles doivent faire des "provisions" dans leurs comptes. Elles sont donc amenées à être plus prudentes dans leurs crédits. Or, c'est le crédit (immobilier, à la consommation, aux entreprises) qui finance l'activité économique: le réduire, l'assortir de conditions, c'est brider la croissance.

Existe-t-il un antidote?

L'antidote le plus simple, c'est la baisse des taux d'intérêt. La baisse des taux a de multiples effets positifs:

- Elle facilite le refinancement immobilier.

- Elle soulage le coût du refinancement des banques (et donc leurs comptes) et encourage le crédit bancaire.

- Elle encourage aussi le redémarrage du prix des actifs boursiers.


C'est simple à comprendre: prenez une obligation (ou une action, ou un appartement que vous louez...) qui sert un rendement (ou un dividende, ou un loyer...) de 5%. Si les taux baissent et passent à 2%, votre actif va devenir, par comparaison, assez juteux. Il va prendre de la valeur. Lorsque les taux baissent, la bourse monte donc mécaniquement, car elle devient plus attrayante que les livrets ou les Sicav monétaires.

Ce sont les banques centrales qui détiennent ce remède dans leur boîte à pharmacie. Mais l'usage de ce dernier n'est pas sans effets pervers, qui font hésiter les banquiers centraux.

Principal effet pervers, la crainte de l'inflation. Baisser les taux d'intérêt, c'est-à-dire encourager la création monétaire, peut avoir un effet inflationniste. C'est la hantise de la Banque centrale européenne, dont l'objectif officiel est de maintenir la hausse des prix sous la barre de 2%. La Fed américaine, dont l'objectif est plus large (favoriser le plein emploi sans inflation) est bien plus décontractée que son homologue européenne: elle est prête à s'accomoder d'une inflation de 4 ou 5%, si c'est le prix à payer pour éviter une récession. Ce qui ne manquerait pas de peser un peu plus sur le dollar.

C'est pourquoi Jean-Claude Trichet, président de la Banque centrale européenne, rechigne à recourir à la baisse des taux d'intérêt. Ben Bernanke, le président de la Réserve fédérale américaine (Fed), est quant à lui bien plus allant sur le sujet.

Autre effet pervers: si les banques prennent l'habitude de voir les pompiers intervenir, elles joueront plus facilement avec les allumettes. Elles s''habitueront à prendre des risques inconsidérés, à faire gonfler d'autres "bulles" spéculatives. Il faut donc que celles qui ont été trop imprudentes soient sanctionnées d'une façon ou d'une autre. "Sans un peu de sang sacrificiel aux murs, Wall Street restera incorrigible", jugeait en août dernier l'économiste Daniel Cohne dans les colonnes du Monde.

Enfin, refinancer les banques ne résoudra pas forcément leurs problèmes. Si leurs bilans sont constitués d'actifs dégradés, la baisse des taux d'intérêt peut n'agir que comme une cautère sur une jambe de bois. Ainsi, le mal qui frappe les banques américaines, les "subprimes", semble sérieux. On parle de plus de 300 milliards de dollars de pertes qui seront "provisionnées" peu à peu, trimestre après trimeste, sur des années...

Autrefois, les banquiers imprudents se contentaient de faire gonfler des bulles en finançant à court terme des opérations qui méritent des financements à long terme. Aujourd'hui, le système est un peu plus sophistiqué: ces créances sont "titrisées" (transformées en titres négociables) et le mistigri est refilé au marché. Ces créances sont donc logées ici et là, dans les bilan de diverses banques et autres investisseurs institutionnels.

Résultat: il y a des cadavres dans les placards. Chaque banque se méfie de la solidité financière réelle de sa voisine; et à chaque découverte d'un "cadavre", le marché interbancaire menace de se gripper.

Quelles leçons à tirer des krachs précédents?

Il y a souvent eu, il faut bien le dire, plus de peur que de mal. Qui se souvient de ce jeudi noir, ce "jour le plus bas", du 19 octobre 1987, lorsque la bourse de New York avait connu la plus forte baisse de son histoire (-22,6%), entraînant tous les autres marchés financiers. A l'époque, chacun pronostique une crise économique mondiale. La référence est évidemment celle de 1929, qui a été marquée par une crise boursière, le 24 octobre, de moindre ampleur.




Cette crise n'a pas eu lieu. L'année 1988 est marquée par une croissance positive dans les pays industralisés. En 1929, les banques centrales avaient mal réagi, et des grandes banques avaient été rapidement asphyxiées; en 1987, au contraire, elles ont très vite joué les pompiers, déversant des liquidités dans les rouages économiques. Dès le 20 octobre, la Fed avait massivement injecté des liquidités et évité ainsi la catastrophe.

La crise de 1929 n'aura donc pas lieu. Mais il existe d'autres type de krachs, qui ont laissé impuissants les dirigeants politiques, les banquiers ou les économistes. Ce fut ainsi le cas de la crise immobilière japonaise des années 1990. Le système bancaire japonais a été profondément atteint par cette crise et le Japon a mis des années à retrouver le chemin de la croissance. Le pays, qui était considéré comme le nouveau roi du monde à la fin des années 80, ne s'en est jamais vraiment remis. La grande crainte actuelle, c'est que la crise des subprimes entre dans cette catégorie, et que les banques américaines mettent bien plus de temps que prévu pour en sortir.
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raimo

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MessageSujet: Re: La Bourse   Mer 23 Jan 2008 - 11:39

Pour remonter le moral confused


La dépression durera jusqu'en 1896.....
22:03 22/01/08

La Tribune - 22/01/08 -

Les pays émergents représentent aujourd'hui le salut et l'avenir de
l'économie mondiale. Mais l'épisode de la crise boursière et économique
de 1873, partie de la capitale autrichienne, montre que ce scénario
idyllique reste incertain.

C'est entendu, les marchés émergents seront le salut de l'économie
mondiale ! Les États-Unis entrent en récession ? Tant pis ! Les
Chinois, les Indiens ou encore les Russes seront les nouveaux moteurs
de la croissance, car leurs marchés conforteront les performances
futures de nos gérants et, partant, la richesse de nos pays. Et le
cycle haussier repartira. Bref, tout va pour le mieux dans le meilleur
des mondes possibles... Incorrigible leibnizien que ce monde de la
finance ! Pourtant, l'histoire économique ne plaide pas nécessairement
pour cet optimisme.

Voyez le début des années 1860 dans le monde. Les grandes puissances
économiques sont alors la France, la Belgique et surtout l'Angleterre,
qui écrase l'économie mondiale de sa domination. Ce sont les premiers
pays à s'être lancés dans la révolution industrielle. Face à eux,
l'Allemagne et l'Autriche-Hongrie, ou les États-Unis, sont des nains.
Les deux premiers sont encore engoncés dans des structures féodales et
rurales. En 1860, la production industrielle allemande compte pour la
moitié de celle de la France, et pour un cinquième de celle du
Royaume-Uni, alors que la population des pays du futur Reich est
supérieure à celle de ces deux pays. Quant aux États-Unis, leur élan
est brisé par la fratricide guerre de Sécession (1861-1865).

Mais à la fin de la décennie, le tableau change radicalement.
L'économie américaine se remet très vite de la guerre civile, sous
l'impulsion des chemins de fer qui fleurissent partout et contribuent
au développement des zones traversées. L'argent coule à flots pour les
financer et, en 1869, la première ligne transatlantique vient confirmer
l'insolente santé du jeune pays. En Allemagne, la politique de
Bismarck, chancelier prussien depuis 1862, participe aussi à l'essor
économique. Les guerres contre le Danemark (1864), l'Autriche (1866) et
la France (1870-1871) contribuent à bâtir l'empire allemand, qui met
fin à l'émiettement territorial du pays. Les conditions économiques
sont unifiées et modernisées, permettant le développement de
l'industrie. En 1872, l'Allemagne affiche un taux de croissance de 8 %
et sa production industrielle double la France. Les Allemands
investissent aussi en Autriche-Hongrie, dont les 25 millions
d'habitants représentent un marché juteux. Bref, Allemagne, États-Unis
et Autriche-Hongrie sont les émergents du début des années 1870.



Bimétallisme

La comparaison avec nos pays émergents contemporains n'est peut-être
pas raisonnable, mais elle n'en est pas moins frappante de
ressemblance. À partir de 1870, les Bourses berlinoise et viennoise
s'envolent. Tout le monde veut investir dans les chemins de fer ou dans
l'acier. À Berlin, les transactions boursières bondissent de 144 % en
1871, puis encore de 25 % en 1872. En 1871, on compte 265 introductions
en Bourse, l'année suivante 167. L'Allemagne, qui, trois ans
auparavant, n'était qu'un marché mineur, devient le deuxième pays du
monde pour le montant des fonds levés. Les banques mènent la danse :
elles investissent massivement et alimentent la spéculation. En
Autriche, 130 nouvelles banques sont créées entre 1867 et 1873. En
1872, la banque berlinoise Makler voit son introduction sursouscrite
326 fois ! Vous vous croyez à Shanghai en 2007 ? Peut-être...

Mais cette euphorie va tourner court en 1873. Au titre de l'indemnité
de guerre, la France doit verser 5 milliards de francs-or financés par
Londres qui assèchent le marché en métal jaune. Cette situation incite
surtout le Reich à abandonner la monnaie d'argent au moment même où le
bimétallisme est en crise aux États-Unis. Rapidement, la liquidité se
réduit et le marché devient nerveux. La crise couve. Elle éclatera à
Vienne.

Fin avril, le Creditanstalt retire 20 milliards de florins du marché
suite à une rumeur de krach boursier à Paris. On compte alors sur le
succès de l'Exposition universelle le 1er mai pour relancer la machine.
Mais il faut rapidement déchanter : les visiteurs sont 65 % moins
nombreux qu'attendu. Nombre de sociétés ayant investi dans l'événement
sont acculées au dépôt de bilan. Le 9 mai, on annonce pas moins de 120
faillites : le marché est pris de panique, entraînant un effondrement
des cours. C'est le " vendredi noir ".



La " longue dépression "

La crise se propage le 13 mai à Berlin, faisant s'écrouler le système
bancaire des " émergents ". Par effet de domino, et du fait du
resserrement du crédit, une vague de faillites touche en septembre les
chemins de fer américains. Wall Street suspend ses cotations durant dix
jours.

Cette crise boursière va provoquer un ralentissement de l'économie et
entraîner ce que l'histoire nommera la " longue dépression ", qui
durera jusqu'en 1896. Un peu partout, on abandonne le libre-échange en
vigueur depuis 1850. L'Allemagne se développe désormais sur un mode
protectionniste inspiré de la théorie de l'économiste Friedrich List.
De leur côté, la France et le Royaume-Uni veulent contrôler des "
émergents ", ouvrant une nouvelle époque de colonialisme. En 1888, les
États-Unis, eux aussi, se convertissent au protectionnisme. Un coup
d'arrêt à la mondialisation, en quelque sorte !

Une leçon que devraient méditer aujourd'hui tous ceux qui, malgré la
crise du crédit, considèrent une telle hypothèse inenvisageable.

ROMARIC GODIN, JOURNALISTE AU SERVICE MARCHÉS & FINANCE
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MessageSujet: Re: La Bourse   Mer 23 Jan 2008 - 14:02

Quand l'économie des États-Unies vas mal l'économie du Mondes dégringole
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juju41

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MessageSujet: Re: La Bourse   Mer 23 Jan 2008 - 16:14

20minutes.fr 23/01


l'Europe retombe dans le rouge, Paris perd plus de 4%

Les Bourses européennes repartaient nettement à la baisse mercredi à la mi-journée, les marchés doutant d'une baisse des taux de la Banque centrale européenne (BCE), alors que les places asiatiques rebondissaient fortement, comme les européennes mardi. Evènement

Le président de la BCE Jean-Claude Trichet a laissé entendre dans la matinée qu'une baisse de taux, contrairement aux Etats-Unis, n'était pas au programme en zone euro.

Mardi, face à la peur d'un ralentissement économique mondial, la Réserve fédérale américaine avait décidé en urgence d'amputer son principal taux directeur de 0,75 point de pourcentage, à 3,50%, ce qui avait eu pour effet de faire repartir les Bourses européennes.

Mais le changement de tendance était net mercredi.

La Bourse de Paris creusait ses pertes mercredi en début d'après-midi, le CAC 40 chutant de plus de 4% vers 14H35, à 4.608,14 points, sur fond d'inquiétudes concernant l'évolution des taux aux Etats-Unis et en zone euro.

A la même heure, Francfort perdait aussi près de 5% et Londres près de 2,90%.

L'Eurostoxx qui regroupe 50 valeurs européennes lâchait autour de 2,5%.

"Le marché croit de moins en moins à une baisse" des taux de la BCE, a commenté à l'AFP un vendeur d'actions d'une banque européenne.

Mais la situation en Europe pouvait encore changer, en fonction de l'évolution de Wall Street.

La veille, la Bourse new-yorkaise, qui avait rouvert après un week-end prolongé, était parvenue à limiter ses pertes mais avait clôturé néanmoins dans le rouge, le Dow Jones terminant en baisse de 1,06% et le Nasdaq de 2,04%.

En Asie le rebond a été général. A Tokyo, deuxième place financière mondiale, l'indice Nikkei des principales valeurs a terminé en hausse de 2,04%, après une spectaculaire dégringolade de plus de 9% au cours des deux séances précédentes. Le marché tokyoïte a progressé de jusqu'à 3,90% en tout début de journée avant de s'essouffler.

A Hong Kong, l'indice Hang Seng a bondi de 10,7%. L'indice a gagné 2.332,54 points, soit la plus forte hausse enregistrée en une journée sur cette place.

Il s'était effondré de 8,65% la veille, la plus lourde chute de son histoire.

A Sydney, l'indice S&P/ASX 200 a terminé la journée en hausse de 4,35% après une baisse de douze séances d'affilée, la plus longue en un quart de siècle. L'indice composite de la Bourse de Shanghaï a gagné 3,14%.

Séoul a pris 2,04%, Manille 2,68% et la Nouvelle-Zélande 0,23%. A contre-courant, Taïpeh a chuté de 2,29%.

Jakarta a clôturé en hausse de 7,9%, Singapour de 4,08%. A Bombay, l'indice Sensex a rebondi de 5,17%.

Des responsables politiques ont applaudi l'action des autorités monétaires américaines.

"Je m'attends à ce que cela conduise à la stabilisation de l'économie américaine et mondiale. J'espère aussi que cela aura des effets positifs sur le marché japonais", a déclaré le ministre nippon des Finances, Fukushiro Nukaga.

"La baisse de 0,75 point du taux des +Fed funds+ a été appropriée et utile", a souligné le porte-parole du Fonds monétaire international (FMI), Masood Ahmed, qui a également donné sa bénédiction par avance à d'autres mesures de ce type si la situation devait continuer à se dégrader aux Etats-Unis.

Les investisseurs restaient toutefois sur leurs gardes, de nombreux nuages noirs continuant à planer sur l'économie mondiale, notaient les courtiers.

"La ferme action de la Fed a commencé par soulager, mais les investisseurs doivent encore vivre avec la crainte d'une récession américaine", a estimé Kang Mun-Seong, analyste chez Korea Investment & Securities.

"Le cauchemar n'est peut-être pas fini. Les investisseurs ne sont pas complètement convaincus que l'action de la Fed empêchera l'économie américaine de glisser dans la récession, si ce n'est déjà fait", a jugé lui aussi Astro del Castollo, directeur chez First Grade Holdings à Manille.

Selon lui, la baisse des taux aux Etats-Unis pourrait accélérer l'inflation et le plan de relance de 140 milliards de dollars annoncé vendredi par le président américain George W. Bush "apparaît trop timide et trop tardif".

Trois grands journaux économiques internationaux, The Economist, le Financial Times et le Wall Street Journal se demandaient mercredi matin si la Fed n'avait pas cédé à la panique en baissant ses taux aussi fortement et rapidement.




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