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 Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale

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rêve orange



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 13:17

ISABELLE CHAPERON


Société Générale : chef-d'oeuvre en péril
[ 31/01/08 ]

-



Un TGV Méditerranée qui déraille, une défaillance dans la centrale nucléaire de Pierrelatte, du benzène dans le Château Latour. La fraude à 4,9 milliards d'euros essuyée par la Société Générale n'est pas moins que cela. Un drame. Un fleuron tricolore menacé. La classe politique et l'opinion publique s'étaient mobilisées pour sauver Alstom. La banque de la Défense, au contraire, est lynchée, alors même que le contribuable n'est pas sollicité, qu'aucun client n'a été grugé, que la banque n'est même pas en perte. Quant aux actionnaires, cela fait partie du risque lié à l'investissement en actions. Juste un peu de compréhension et de mise en perspective ne nuiraient pas...

Comme le TGV, les dérivés actions de la Socgen devraient être une fierté nationale. Cette affirmation peut choquer ceux qui, en France, considèrent la banque comme un métier peu respectable. « L'argent est le grand crime, plus encore que d'avoir du talent », soupirait Emile Zola. Dérivés actions, cela parle moins qu'un record de vitesse ou que l'épopée de l'atome mais, dans le gotha international de la finance, cette activité a pris valeur de légende. Ou comment les petits crânes d'oeuf français tiennent la dragée haute à l'intelligentsia américaine. Pour tout le reste, Wall Street et la City dament le pion à Paris. Mais sur les options et autres produits innovants, la Société Générale avait réussi depuis vingt ans à maintenir une position de leader mondial. Un tour de force dans un univers où le copyright n'existe pas, qui a tiré toute l'industrie financière française, de BNP Paribas à Calyon.

Petite précision, ce ne sont pas, pour la plupart, des activités de spéculation - le vilain mot. Il s'agit pour les opérateurs de jouer sur des gros volumes afin de capter des petites marges liées à des anomalies de marchés ou encore de structurer des produits financiers pour un assureur ou une entreprise, soucieux de se couvrir contre les catastrophes naturelles ou la baisse du dollar. Cette filière offre des emplois à valeur ajoutée, en France, pour les jeunes diplômés des écoles d'ingénieur et de commerce. Enfin, banques et banquiers sont de bons contribuables pour le Trésor français...

Mais ce succès dépasse nos frontières. A Londres, sur les desks de produits dérivés de Goldman Sachs, de Merrill Lynch ou de Bank of America, on parle anglais avec l'accent français. Des bataillons de polytechniciens et autres normaliens ont la mainmise sur la haute voltige financière de la City. Autant dire que cette enclave gauloise dans le monde anglo-saxon agace prodigieusement. Ce n'est pas pour rien que les médias britanniques et américains se déchaînent contre la Société Générale. « Un style de capitalisme français est maintenant entaché », commente le « New York Times ». Comme si les pertes abyssales des Citigroup et autres Merrill Lynch sur le « subprime » ne ternissaient pas le capitalisme américain...

On aurait tort de hurler avec les loups. Bien sûr, la Société Générale a fauté. Son image est atteinte. Elle sera peut-être vendue. Mais le modèle économique des dérivés actions n'est pas mort. D'abord, arrêtons les fantasmes collectifs sur le thème « on nous cache tout, on nous dit rien ». Il est impensable que Daniel Bouton, le PDG de la banque, ait cherché à mettre sur le dos d'un trader indélicat des pertes générées ailleurs. Il va y avoir une enquête pénale et aucun dirigeant de la banque, dont la fortune est depuis longtemps établie, n'a envie de terminer en prison pour sauver son job.

Autre point important, le contrôle interne a failli. Mais pas sur son coeur de métier. L'expertise de la Société Générale, c'est de concevoir, valoriser puis vendre des produits financiers sophistiqués, tout en minimisant le risque résiduel sur son bilan. Compte tenu des sommes en jeu, il vaut mieux ne pas se rater. D'autres, comme Natexis, il y a quelques années, ont payé cher l'absence de modèle pertinent de valorisation. La Société Générale, elle, paye cher de n'avoir pas imaginé qu'on pouvait tenter de faire exploser une bombe artisanale dans une centrale nucléaire. Dans l'univers de la sophistication, « il nous l'a fait à l'ancienne », soupire-t-on à la Société Générale. Les systèmes ont forcément livré, semaines après semaines, leur lot d'anomalies, mais les contrôleurs de la banque n'ont pas accordé leur juste importance à une succession de clignotements. Des complicités ? Peut-être. Au final, la perte est énorme, mais cela ne remet pas en cause l'assise de la Générale en termes de modèles mathématiques et de technologie.

Sous couvert d'anonymat, tous les banquiers, à Paris, à Londres ou à New York, avouent que les procédures internes sont loin du zéro-défaut. Oui, les traders dépassent parfois leurs limites, oui, certains petits malins partent avec une partie de la recette de la journée. Ils ne sont pas toujours poursuivis. Le coût du risque fait partie du résultat d'une banque, comme les fraudeurs du métro et les démarques inconnues des grandes surfaces. La seule différence, avec l'affaire de la Générale, c'est l'ampleur de l'erreur.

A aucun moment, la position globale de Jérôme Kerviel - 50 milliards d'euros tout de même -, n'a été détectée par les systèmes. Aberrant. Inacceptable. Une leçon que toutes les banques de marchés vont s'empresser de tirer. Mais, pour la Société Générale, un autre enseignement apparaît en filigrane. L'histoire pathétique du Rastignac de Pont-L'Abbé témoigne de ce déplorable élitisme à la française, de cette arrogance de caste. Quand on n'a fait que la fac, on n'est pas pris au sérieux au royaume des dérivés actions ? Et les contrôleurs seraient une sous-race ? Si le business modèle reste valable, une révolution culturelle s'impose avec la recherche de managers dans cet Etat dans l'Etat dotés d'une réelle dimension humaine. C'est cela qui devrait être sanctionné.
Les dommages, au final, ne sont pas irréparables. Le métier surfe sur les besoins de structuration du risque à travers le monde, et la période troublée qui s'annonce va renforcer cette demande. Reste à savoir si les clients jugeront la Société Générale comme une contrepartie suffisamment solide pour lui confier leurs contrats de swaps et autres produits d'épargne garantis. Le crédit, dans tous les sens du terme, reste le nerf de la guerre. L'augmentation de capital prévue devrait répondre à une partie de ces exigences. Une bonne vieille augmentation de capital à l'ancienne, avec droit préférentiel de souscription, contrairement au renflouement en urgence des UBS, Citigroup et Merrill Lynch, par des pompiers opulents venus d'Asie et du Golfe.
ISABELLE CHAPERON est correspondante des « Echos » à Londres. ichaperon@lesechos.fr



enfin un soutien et une analysepertinente loin du lynchage médiatique
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 13:33

Excellent article.
Juste une précision sur l'élitisme à la française dans les salles de marché.
Tous ceux qui font leur carrière dans le management découvrent assez vite le plafond de verre, et les Rastignac en déduisent rapidement que leur ambition ne trouvera à se satisfaire que dans les jobs que les élites jugent indignes d'elles, ou que les actionnaires pensent trop difficiles pour les y risquer. Il n'y a plus alors qu'à se lancer dans le redressement ou le "trouble shooting" en général, ce qui, avec des nerfs solides, réserve de belles satisfactions.
Est-ce typiquement français, je n'en sais rien, mais ne le crois pas, n'ayant jamais constaté la présence évidente d'élite dans les managements étrangers que j'ai pu fréquenter.
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 13:36

Qu'est devenu l'article?
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ArnaudH



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 13:49

Y'a un bug sur la page précédente, pas compris d'où il provenait (RO, JL?)... revoici l'article.

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http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=35080

La fraude de la Société générale pour les nuls

La presse ne parle que de ça: la fraude la plus importante de l’histoire de la finance. Une fraude à 4,5 milliards d’euros. Des articles déjà publiés sur Agoravox cherchent à montrer que l’on nous manipule dans cette histoire sans pourtant faire comprendre la dangerosité monumentale de ce qui vient de se passer. Il est donc nécessaire de le faire et d’expliquer en quoi cette affaire consiste réellement.

I/ C’est quoi un future

On nous apprend en premier lieu que la Société générale a perdu 5 milliards d’euros en raison d’une position frauduleuse d’un de ses traders (je ne cite pas son nom volontairement). Première question qui vient à l’esprit : si elle a perdu c’est qu’elle a vendu. Car chacun sait qu’à la bourse tant que l’on n’a pas vendu on n’a pas perdu. Alors pourquoi a-t-elle vendue.

Pour répondre à cette question, il est nécessaire d’expliquer très brièvement ce qu’est le marché des futures. Futures est le nom anglais pour contrat à termes. Un contrat à termes est un engagement de livraison standardisé pour en faciliter la vente et l’achat partout dans le monde, dont les caractéristiques sont connues à l’avance, portant sur : une quantité déterminée d’un actif sous-jacent précisément défini, à une date, appelée échéance, et un lieu donné et négocié sur un marché à terme organisé (dans le cas de la fraude, les sous-jacent étaient selon le Financial Times les indices européen et allemand EUROSTOXX 50 et DAXX).

Historiquement le système des contrats à terme fut créé dans le but de permettre aux producteurs et les utilisateurs de matières premières (blé, soja, mais, coton, sucre, café, etc.) de se prémunir contre des fluctuations des prix pouvant pénaliser leur commerce. Tout le monde peut prendre position sur les marchés à terme (acheteuse ou vendeuse). C’est d’ailleurs l’un des objectifs de ces marchés, c’est-à-dire de multiplier le plus possible le nombre d’intervenants pour répartir le risque sur le plus grand nombre d’individus. Donc, par nature, la finalité première des contrats à terme est de servir d’instrument de couverture. C’était le rôle du trader : un arbitragiste, quelqu’un chargé par son métier de couvrir la position des autres.

Prenons un exemple concret pour nous éclairer : un contrat future sur l’indice EUROSTOXX 50. Comme son nom l’indique, ce contrat future porte sur l’indice EUROSTOXX 50 qui est son sous-jacent. Son évolution suit logiquement celle de l’EUROSTOXX 50 sur lequel il est basé. Si l’EUROSTOXX 50 cote 5 500 points cela signifie que la valeur du contrat est de 55 000 €. En effet, chaque variation d’un point de l’indice de référence représente 10 €. Le prix de 10 € est fixé par Euronext (société qui organise le fonctionnement des bourses et des salles de marché).

Supposons que le vendredi 26 janvier 2007 à 9 heures, le EUROSTOXX 50 atteigne les 5 600 points. Votre analyse du marché vous laisse penser que cette hausse risque de se poursuivre et que l’EUROSTOXX 50 va enfoncer les 5 630 points dans la journée. Anticipant une hausse des cours, vous prenez une position longue, c’est-à-dire que vous acheter 1 contrat à 5 600. A la fin de la journée, votre anticipation s’est réalisée et l’EUROSTOXX 50 cote 5 635 points. Pensant que la hausse est finie, vous décidez de revendre votre contrat.

A la fin de la journée, Euronext fait le bilan de vos opérations :

achat du contrat à 5 600 points,

vente du contrat à 5635 points.

Vous avez donc gagné 35 points d’indice. A 10 € le point, votre plus-value est donc de 35 * 10 = 350 €.

Vous avez donc gagné une belle somme d’argent en une journée, sans que le moindre mouvement ne soit réalisé sur votre compte (sauf frais de transaction).

Cette performance est d’autant plus remarquable que ces 350 € n’ont été réalisé que sur une hausse de 0,6 % de l’indice (5635/5600) - 1= 0,625%).

Supposons maintenant que lundi 29 janvier à 9 heures, le marché ouvre à 5 625 points et que vous anticipiez une consolidation importante. Un retour sur 5 580 points vous semble possible, soit une baisse 0,8 %. Vous prenez l’initiative de risquer un "Short", c’est-à-dire la vente d’un contrat futur à 5 625. A midi, les cours s’effondrent littéralement. L’indice de référence perd 1,3 % à 5 552 points. Vous rachetez votre contrat à 5 553.

A la fin de la journée, Euronext fait le bilan de vos opérations :

vente du contrat à 5 625 points,

achat du contrat à 5 553 points.

Votre plus-value de la journée est de 72 points (5625 - 5553= 72), soit 720 € pour une baisse de 1,3 % de la valeur du contrat.

Ces opérations sont donc simples. Dans les banques, ces opérations de contrats à terme sont aussi utilisées pour couvrir les positions des traders action. En effet, on a un trader A qui achète des actions en pensant qu’elles vont monter, mais il n’est pas sûr, c’est alors au rôle du trader B appelé l’arbitragiste d’acheter des contrats à terme afin de couvrir la position du trader en achetant des contrats à terme short c’est-à-dire en anticipant une baisse. Si le cours des actions baisse, la casse sera limitée car l’arbitragiste aura fait son métier. Mais l’arbitragiste peut aussi dépasser son rôle de couverture et prendre des risques lui-même sur le marché des contrats à terme et, là, il n’y a plus personne pour le couvrir lui-même et c’est ce qui s’est passé dans le cas de la Société générale et c’est ce qui se passe dans toutes les banques du monde. Tous les établissements financiers ainsi que des fonds dédiés à cette activité consacrent une partie de leurs ressources à la spéculation. Cette part de l’activité de marché, qu’elle soit ou non aussi intense qu’on tend à le faire croire, n’en est pas moins une nécessité. Spéculer c’est, en effet, prendre une position contraire à la tendance en cours : c’est se porter vendeur quand on pense que les cours vont baisser (et qu’ils sont donc au plus haut), acheteur quand on pense qu’ils vont monter. En prenant position, les spéculateurs apportent de liquidité au marché : ils sont les vendeurs des investisseurs qui veulent acheter, les acheteurs de ceux qui veulent vendre.

La Société générale est leader dans ce domaine. Le bureau chargé de gérer ce pole appelé « equity derivatives » est régulièrement récompensé dans le milieu. Cela en dit long sur la réputation de la SG qui est maintenant très entachée. Dans ce pôle, le rogue trader faisait exactement ce qui est décrit dans l’exemple ci-dessus en pariant à la hausse sur les indices européens.

II/ Une fraude qui soulève des doutes

Seulement, dans cette affaire, il y a de gros problèmes qui font penser à un bouc émissaire.
En effet, sur ce marché des contrats à terme, il y a un intermédiaire central entre l’acheteur et le vendeur : c’est la chambre de compensation (Clearnet dans le cas du trader). C’est elle qui se porte contrepartie de tous les contrats négociés. Elle est l’acheteur de tous les vendeurs et le vendeur de tous les acheteurs. La chambre de compensation permet de pallier le risque de défaut. Elle assure la fongibilité des contrats. C’est-à-dire qu’elle veille à ce que toute action soit réversible. Ainsi, lorsqu’un opérateur A achète un contrat à un opérateur B, la transaction est en réalité divisée en deux : A achète à la chambre de compensation, B vend à cette même chambre. Ainsi, si B devait faire défaut (c’est-à-dire ne pouvait honorer son engagement), A n’en subirait aucune conséquence.

Pour chaque contrat engagé, l’opérateur doit déposer une "marge initiale" sur son compte. C’est le "deposit" en français ou le "initial margin" en anglais. Après avoir déposé la "marge initiale", l’opérateur est tenu de conserver une somme minimale sur son compte appelé "marge minimale" qui correspond environ au trois quarts de la marge initiale. Si les variations de prix sont défavorables, la chambre de compensation va puiser la somme perdue sur le compte de l’opérateur. Si le niveau du compte tombe en dessous de la marge minimale, il y a "appel de marge". Le but de cet appel de marge est de relever le solde du compte au niveau de la marge initiale. Si le compte n’est pas approvisionné dans les délais requis, la position de l’opérateur est liquidée dès le début de la séance suivante. Dans le cas contraire où l’opérateur est gagnant et reçoit de l’argent de la chambre de compensation, il peut alors retirer de l’argent jusqu’au minimum requis. Le principe de la livraison est indispensable au bon fonctionnement du marché. Lui seul permet de faire converger à l’échéance les prix du contrat à terme et de son sous-jacent. Cependant, celle-ci n’intervient que rarement. En effet, les opérateurs ferment le plus souvent leur position avant l’échéance du contrat, c’est-à-dire qu’ils rachètent ou revendent sur le marché le nombre exact de contrats à terme qu’ils y avaient auparavant vendus ou achetés. On procède donc simplement au paiement de la différence de prix.
Cette procédure est appelée cash settlement, c’est à dire mot à mot : règlement en numéraire.

Donc, notre trader devait déposer sur un compte porté à la connaissance de Clearnet un initial margin capable de supporter les 5 milliards de moins-value annoncée. Avec une perte de 5 milliards d’euros, le trader a donc dû bloquer sur un compte des sommes gigantesque. En effet, on l’a vu, si le EUROSTOXX 50 cote 5 500 points cela signifie que la valeur du contrat est de 55 000 € puisque chaque variation d’un point de l’indice de référence représente 10 €. Les indices européens ont commencé à dégringoler au 31 décembre 2007 et ont perdu environ 10 %. Donc les 5 milliards représentent la chute de 10 %. Par conséquent, le trader devait alors être positionné en valeur sur plus de 50 milliards de contrats.

D’où provient cette somme ?

Normalement, elle provient des fonds propres de la banque. Fonds propres qui sont alimentés par les réserves de la société, mais surtout par l’épargne des clients de la Société générale. En gros, le trader a bloqué sur des positions une partie de l’épargne des gens, mais aussi une très grosse partie de la valeur boursière de la Société générale. Comment est-ce possible ? Avec la crise boursière actuelle, la banque aurait donc pu faire faillite. Elle aurait pu perdre une grande partie de ses fonds propres et aurait pu, du même coup, faire perdre tout l’argent de ses clients. Comment la Société générale ne s’est pas rendue compte du blocage sur un compte de quasiment tous ses fonds propres. C’est difficile à concevoir. Cela pose de sérieuses questions, car cela veut dire que les traders peuvent puiser comme ils veulent dans notre argent pour l’investir comme ils le souhaitent ? Non seulement notre trader a investi tout l’argent de la SG sans que personne ne s’en rende compte, mais, en plus, il a réussi à cacher ses positions ? Cela veut dire qu’il a réussi à faire croire au service chargé de contrôler les positions des traders que tout était normal et qu’il ne dépassait pas les seuils. En effet, normalement, c’est le rôle du back-office de tenir le trader informé des positions fournies par la chambre de compensation, donc, normalement, le back-office recoupe les positions du trader et celle donnée par la chambre de compensation et vérifie si le trader n’est pas dans le rouge et qu’il est couvert. Visiblement le trader a réussi à duper le back-office. En gros, il a réussi à duper les systèmes informatiques, car le back-office vérifie la position du trader grâce au système informatique.

Conclusion


On est passé de prêt à la banqueroute de la SG. La SG a bien fait de solder immédiatement ses positions car, en pleine crise boursière et chute des indices, les pertes auraient pu être plus grandes. Christine Lagarde a perdu en crédibilité en disant que tout va bien à la SG alors que tout va mal lorsqu’on nous dit qu’un trader peut investir 50 milliards en toute impunité et que finalement on ,n’en perd que 5 milliards. Tout va mal quand on peut perdre des sommes colossales en l’espace de quelques heures. On devrait maintenant réfléchir à une séparation des banques de détail et des banques d’investissement comme aux Etats-Unis car le but d’une banque ce n’est pas de risquer l’argent de ses clients en bourse.
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 13:59

Ce n'est pas l'article manquant.
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ArnaudH



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 14:03

Ah, alors sais pas
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 14:15

Dommage, il élevait le débat sur la SG.
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juju41



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 15:09

contreinfo 1/02
La Société Générale cache-t-elle 6.3 milliards de pertes supplémentaires ?
1er février 2008La Société Générale a-t-elle rapatrié dans ses comptes les actifs invendables détenus dans une de ses filiales ? Si c’est bien le cas, la facture des subprimes pourrait être encore plus salée que les deux milliards déjà passés par profits et pertes.


ContreInfo, 1er février 2008

La Société Générale a annoncé des pertes massives dues à une fraude interne et à son exposition aux crédits subprimes, en conséquence elle devrait augmenter ses fonds propres de 5.5 milliards d’euros.

La lecture du document officiel d’augmentation des fonds propres, destiné aux investisseurs, disponible sur le site www.socgen.fr, oblige à s’interroger sur la réalité de la fraude (l’explication donnée par la Société Générale surprend tous les professionnels) ou sur l’exhaustivité des pertes imputées sur le résultat 2007.

Une information, pourtant inquiétante, ne fait l’objet que de quelques lignes dans le document d’information aux investisseurs [1], et n’a été relevée par aucun média.

La SGAM (la filiale gestion d’actifs de la banque, gestionnaire des OPCVM distribués par l’établissement) a connu en 2007 des retraits significatifs de fonds en France sur ces OPCVM monétaires dynamiques : -6.3 milliards d’euros.


Jusque là, pas de problème : beaucoup de gestionnaires de fonds monétaires dynamiques ont connu une décollecte massive depuis cet été. D’autre part la SGAM gérait 375 milliards d’euros au 30 septembre 2007 (chiffres officiels du site www.sgam.fr ) : cette décollecte représente moins de 2% de l’encours et aurait dû être quasiment sans conséquence.

Pourtant, le document d’information précise que « le groupe a décidé de d’assurer la liquidité de ces fonds au profit de ces clients ». Et « l’intégration des actifs correspondants ont conduit à des pertes ou des dépréciations d’actifs ».

Maintenant, un peu de technique ...

Les fonds monétaires dynamiques français ont été fortement impactés par la crise des subprimes parce qu’ils avaient massivement investi leurs actifs en titrisations de crédit, notamment des CMBS et de RMBS (commercial ou residential mortgage).

Depuis cet été il n’existe virtuellement plus de marché pour ce type de titrisation. Plus aucun investisseur n’est prêt a en acheter. Avec les nouvelles normes comptables IFRS (qui montrent ici leur effet pro-cyclique) tout instrument financier doit être évalué en prix de marché.

En résumé depuis cet été, ces actifs n’ont plus de prix, ils valent donc virtuellement zéro. Si on prend l’exemple d’ODDO Asset Management, cette exposition a conduit cet été à la suspension puis à la liquidation à perte pure et simple de trois fonds monétaires dynamiques.

Le document de la Société Générale explique que la Banque a assuré la liquidité de ces fonds, c’est à dire que la maison mère de la SGAM (donc la Banque) s’est substituée aux clients qui vendaient leurs parts.

En conclusion, la Société Générale aurait donc repris dans ses comptes pour 6.3 milliards d’euros d’OPCVM monétaires dynamiques dont les sous-jacents sont majoritairement des titrisations de crédits qui ne valent plus rien.

ODDO AM a liquidé ces fonds en impactant une partie des pertes aux clients, la Société Générale aurait pu faire de même, elle a préféré masquer depuis des mois les problèmes de la SGAM.

Alors « l’opération vérité » de la Société Générale est-elle exhaustive ? « L’affaire » Jérôme Kerviel sert-elle d’arbre qui cache la forêt ou pire, est-elle fondée ?

Au moment de la clôture de bilan au 31 décembre, la Banque a-t-elle été contrainte de prendre à sa charge 6.3 milliards d’euros de parts d’OPCVM qui ne valaient en vérité pas grand-chose ?

Et les deux milliards d’euros « officiels » de dépréciations d’actifs liés aux subprimes incluent-ils les subprimes détenus en deuxième niveau par ces OPCVM ?
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hirmente



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 20:49

Le porte avion ? Pfuittttt
Le "Gagner plus" ? Pfuittttt
Ils l'ont donc élu pour quoi, canicola minus?
Ha, mais c'est bien sûr, gros missaire Gallois, pardon, Fillon :
pour s'occuper de ses potes,
Al Zaïzaïzaï fils
et Al Zaïzaïzaï mère.
C'est vrai que c'est là son BOULOT, ben voyons.

Après tout, on affirme que Brunni est chanteuse,
on peut bien prétendre que canicola minus est président...
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hirmente



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 20:54

Il est vrai que ça ne tient pas debout, l'explication de cet encore PDG de la SO GE :
La banque annonce un BENEFICE de 700 millions, ou qqch dans le genre.
Alors, pourquoi cette recapitalisation :
trop embourbée dans les prêts encore pas annoncés comme créances douteuses?
Ou coincée dans de l'immo surévalué?

Quant à ces employés qui défilent pour défendre leur patron, ça m'émeut aux larmes.
DE RIRE
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ferreirajdf



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 1 Fév 2008 - 21:05

Code:
Quant à ces employés qui défilent pour défendre leur patron, ça m'émeut aux larmes.
DE RIRE
Moi, ça m'émeut de dégoût. Ces journalistes de m... te montrent 100 pékins sur 130 000 et veulent te faire croire qu'ils soutiennent le bouton
(
Bouton : n. m. bouton financier, sorte de
pustule qui vous parasite, qui dirige une société avec des revenus immenses (10.8 Millions d’euros
par an et qui fait perdre à sa société un kerviel (5 MDs €)). Il est évident que ce ne sont pas 5 ou 7 MDS mais bien plus et le tout bien enrobé d'une opération politique, entre copains blin-bling.
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pascal47



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Jeu 7 Fév 2008 - 19:08

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juju41



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Lun 18 Fév 2008 - 15:39

SocGen -La Poste, Nationalisation déguisée?


La SocGen flirte avec la Banque Postale


Perrine Créquy
18/02/2008 | Mise à jour : 09:28 | .


Selon les Echos lundi, le rapprochement entre les deux banques aurait été envisagé avant l'affaire Kerviel. La Banque postale apporterait des capitaux en échange d'actions de la Société Générale.
Un mariage pour l'indépendance. Selon les Echos lundi, la Société générale et la Banque postale envisageraient l'opportunité d'une union. La dot consisterait en un apport de capitaux par la banque publique, qui serait payé en actions de la SocGen.

Le quotidien économique assure que cette alliance était à l'étude avant qu'une fraude de 4.9 milliards d'euros à la Société générale soit annoncée.

S'il avait lieu, ce rapprochement permettrait à la banque dirigée par Daniel Bouton d'élargir son réseau de points de vente avec 17000 bureaux de postes, et de consolider son capital après cette perte record. De son côté, la Banque postale s'affranchirait un peu de la tutelle publique, grâce à ces capitaux privés. Elle pourrait aussi développer son offre de produits financiers.

Les deux sociétés financières ont déjà noué des partenariats. La semaine dernière, elles ont annoncé la création d'une filiale dédiée à la monétique, qui doit être opérationnelle début avril. Elles pourraient lancer une autre co-entreprise sur le crédit à la consommation, la Société générale apparaissant comme un favori dans ce dossier qui réunit six autres candidats.

Pas si simple
Une alliance entre la Société générale et la Banque postale n'est cependant pas du goût de tous. Les Echos indiquent que l'Elysée n'entend pas privatiser une partie du capital de la banque publique. Le Trésor serait par ailleurs opposé à la forme de cette union, estimant qu'une opération avec la maison mère, La Poste, serait préférable à un rachat de sa filiale, très rentable.

Ce mariage ne ferait pas non plus l'unanimité du côté de la Société générale. Un administrateur de la banque cité par les Echos assure que «Daniel Bouton fera tout pour préserver l'indépendance de la banque, mais c'est un libéral, il n'ira pas jusqu'à une solution impliquant une forme de nationalisation de la Générale».

Les conditions actuelles de marché ne plaident pas non plus pour l'union. L'impact de la crise financière sur les comptes des banques reste en effet incertain.
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Dakota



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Lun 18 Fév 2008 - 15:45

Mestrallet, il est un "libéral" et il a bien fini par accepter que l'Etat entre au capital de Suez.
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signora



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 8 Oct 2010 - 14:46

Je ne sais si vous avez discuté sur le procès J. Kerviel sur un autre fil ...
Du coup je ressors celui-ci !

http://www.codes-et-lois.fr/web-juridique/fd92e52dd3c76ac0a72c91f2b4d9d369

Quelle affaire quand m^me ...
Drôle d'idée d'aller réclamer une somme à un homme qui ne pourra jamais la rembouser !
Malgrè tout dans cet article quelques pistes sont émises comme la saisie par la banque des futurs droits d'auteurs ... et une indemnité à l'état français (donc au contribuable) ...
Je suis d'accord sur le fait que Kerviel a outrepassé ses droits fait des faux tout ça, tout ça ...
Mais qu'une banque comme la société générale n'ait pas mis en place des contrôle assez efficace pour empêcher ce type d'individu de la ruiner.
Voilà qui me laisse songeuse ...
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Jean-Luc



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 8 Oct 2010 - 15:07

signora a écrit:
Mais qu'une banque comme la société générale n'ait pas mis en place des contrôle assez efficace pour empêcher ce type d'individu de la ruiner.
Voilà qui me laisse songeuse ...
D'autant que ça ne l'a pas ruinée. Et que l'année précédente, si je ne me trompe, le même Kerviel a fait gagner près de 2 milliards à la S.G. Combien cette banque a-t-elle amassé grâce à J.K. depuis qu'elle l'avait embauché, hein ?
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signora



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 8 Oct 2010 - 15:13

Moralité : Tu peux tricher si tu gagnes mais tu es un voyou si ça tourne mal !
Jolie mentalité ...
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Jean-Luc



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Ven 8 Oct 2010 - 15:43

Le grand principe « pile, je gagne ; face, tu perds. »
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SaPa



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Mar 12 Oct 2010 - 16:51

peut être une petite idée pour aider ce pauvre Kerviel à rembourser... Idea


LE NON A LA GUERRE EN IRAK A COUTE 4 MILLIARDS D'EUROS A LA FRANCE ...

Buzzer ...

http://fr.news.yahoo.com/69/20101011/twl-le-non-la-guerre-en-irak-a-cot-4-mil-b11dcaf.htm

Le journaliste Vincent Nouzille raconte comment l'administration Bush a fait payer à Chirac le prix de sa « trahison ».

Dans un livre à paraître cette semaine, le journaliste Vincent Nouzille raconte par le menu la manière dont l'administration Bush a fait payer 5,5 milliards de dollars (4 milliard d'euros) à la France comme prix de sa « trahison » lors du déclenchement de la guerre en Irak en 2003.

Une somme lâchée sous pression par Jacques Chirac lors de la renégociation de la dette irakienne, alors qu'il l'avait initialement refusée. Un prix tenu quasiment secret et qui n'a fait aucun débat en France. Rue89 publie les bonnes feuilles du livre « Dans le secret des présidents ».
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SaPa



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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Mar 12 Oct 2010 - 16:59

Y a plus qu'à demander ...

à Jacques Chirac de Rembourser ...!!
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MessageSujet: Re: Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale   Aujourd'hui à 6:45

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Fraude de €4,9 milliards à la Société Générale
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