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 Réforme radicale du système de recherche français

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juju41

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MessageSujet: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 14:20

M. Sarkozy veut une réforme radicale du système de recherche français
LE MONDE | 29.01.08 | 08h46 • Mis à jour le 29.01.08 | 09h40Orsay (Essonne), envoyé spécial



Un discours au canon. Nicolas Sarkozy, venu sur le campus d'Orsay, lundi 28 janvier, rendre hommage au Prix Nobel de physique 2007 Albert Fert, a longuement exposé sa vision de l'organisation de la recherche française. Une vision qui marque une rupture radicale avec le système actuel et – il ne peut l'ignorer – annonce de nouveaux bras de fer avec les chercheurs.



Jamais, depuis son élection, le président de la République ne s'était exprimé aussi nettement sur ce sujet. Saluant "la qualité exceptionnelle" des scientifiques français, il n'en a dépeint qu'en termes plus cinglants un dispositif de recherche "vieux d'un demi-siècle et qui nous pénalise", gangrené par la "balkanisation" et menacé de "paralysie". "Il faut avoir le courage de reconnaître une maladie et de la traiter", a-t-il lancé, en prenant pour symptômes le mauvais classement mondial des universités françaises.

"D'ici 2012, a-t-il assuré, nous porterons à 3 % du PIB [contre 2,12 % en 2006] notre effort de recherche, ce qui signifie 15 milliards d'euros supplémentaires, dont 4 à la charge de la puissance publique." Un engagement conforme aux promesses du candidat pour les financements publics mais qui, pour les 11 milliards d'euros restants, suppose un investissement sans précédent des entreprises.

"Cet effort budgétaire massif sera indissociable de la réforme", prévient M. Sarkozy, qui, sans craindre la provocation, reprend à son compte le slogan "sauver la recherche", antinomique à ses yeux avec "l'immobilisme". Partisan d'une "véritable refondation", il entend "mettre progressivement l'université au centre de notre dispositif de recherche", sur le modèle des "systèmes les plus performants du monde".

"UN PEU DE FLEXIBILITÉ"


Les grands organismes, tels que le CNRS, verront leurs missions "redéfinies". Devenus "agences de moyens davantage qu'opérateurs", ils "mettront en œuvre la politique scientifique que le gouvernement leur aura confiée". Ce qui revient à en faire de simples exécutants, dépourvus de politique scientifique propre. "A terme, ils ne devraient conserver que les activités qui gagnent à être coordonnées au niveau national (grands moyens de calcul, grands équipements et plates-formes technologiques…), précise le chef de l'Etat. Toutes les autres activités ont vocation à se développer dans les laboratoires universitaires, dans un esprit de compétition."

Aiguillonné peut-être par le rapport Attali, M. Sarkozy est également décidé à remettre à plat le statut des chercheurs. S'il n'est "pas question" de revenir sur celui des personnels en activité, et "tout en maintenant un volant de postes statutaires", il souhaite, à la faveur du remplacement des 30 % qui prendront leur retraite d'ici à 2012, "introduire un peu de flexibilité", avec "des rémunérations plus attractives pour les jeunes docteurs les plus brillants".

Avec ce discours iconoclaste, M. Sarkozy assume le risque de relancer la fronde des scientifiques. "Nous espérions que le principe de réalité l'emporterait sur l'idéologie, il n'en est rien", commentait, "consterné", Bertrand Monthubert, président de Sauvons la recherche. L'association diffusait un discours pastiche, où le chef de l'Etat annonçait "une indépendance renforcée" de la recherche et la création annuelle de 5 000 postes. Une "rupture" aussi, mais de tout autre nature.


Dernière édition par rêve orange le Lun 25 Fév 2008 - 10:02, édité 1 fois
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 14:40

Citation :
Les grands organismes, tels que le CNRS, verront leurs missions "redéfinies". Devenus "agences de moyens davantage qu'opérateurs", ils "mettront en œuvre la politique scientifique que le gouvernement leur aura confiée".
Mais qu'on le flingue avant qu'il n'ait flingué le pays ! Réforme radicale du système de recherche français Feu12
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 14:48

tous les jours , on a droit à pire que la veille, du coup, on finit par ne plus pouvoir suivre les divagations erratiques du Dingo de l'Elyséee. il faut vraiment ratisser pour ne pas passer à côté d'une de ses conneries! l'"expression " noyer le poisson" est bien la seule qui convienne...
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marco11

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 14:55

Jean-Luc a écrit:
Citation :
Les grands organismes, tels que le CNRS, verront leurs missions "redéfinies". Devenus "agences de moyens davantage qu'opérateurs", ils "mettront en œuvre la politique scientifique que le gouvernement leur aura confiée".
Mais qu'on le flingue avant qu'il n'ait flingué le pays ! Réforme radicale du système de recherche français Feu12


A ce rythme j'imagine la gueule du pays dans quelques mois/années !!!
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ArnaudH

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 15:03

juju41 a écrit:
tous les jours , on a droit à pire que la veille, du coup, on finit par ne plus pouvoir suivre les divagations erratiques du Dingo de l'Elyséee. il faut vraiment ratisser pour ne pas passer à côté d'une de ses conneries! l'"expression " noyer le poisson" est bien la seule qui convienne...
Je te jure.... Réforme radicale du système de recherche français 000201AD
"Dude, where's my country?"
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 15:24

Sauver la recherche", selon Nicolas Sarkozy



Discours de N. Sarkozy le 28 janvier 2008 [PDF | 104.8 ko]

Dans cette rubrique

"Sauver la recherche", selon Nicolas Sarkozy

Lettre à F. d’Aubert des directeurs de labos de math

C’est en ce moment que se joue l’avenir des EPST et de leurs personnels

Décret sur les comités de sélection : premières infos

Motion votée au CNESER sur le budget 2008 des universités



le 28 janvier 2008



Nicolas Sarkozy s’est invité lors de la cérémonie en l’honneur d’Albert Fert, le 28 janvier 2008 à l’université Paris-Sud. Son discours a oscillé entre la confirmation des orientations qu’il avait affichées pendant la campagne électorale, et l’énoncé de contre-vérités flagrantes. C’est donc un discours de passage à l’acte, confirmant les analyses que nous avions faites depuis des mois en ce qui concerne les intentions du pouvoir politique, que nous avons écouté avec consternation.

Citons : "les organismes de recherche devenus agences de moyen davantage qu’opérateurs, mettront en oeuvre la politique scientifique" définie par le gouvernement. "Les organismes pourront ainsi, en étroite concertation avec l’ANR, se consacrer pleinement à leur mission, à savoir le pilotage des recherches menées dans les universités". Comme nous l’avions dit, la loi sur les universités n’est pas destinée à donner à ces dernières une plus grande autonomie scientifique : la perte d’initiative des organismes de recherche ne sera pas à leur profit, mais bien à celui du gouvernement. Cela s’organisera notamment grâce à l’Agence Nationale de la Recherche au détriment du financement de base des laboratoires.

En ce qui concerne les personnels, on retiendra la mise en extinction du statut de chercheur. La seule possibilité pour pouvoir consacrer pendant plusieurs années "l’essentiel de son activité à la recherche" serait de passer par un statut d’enseignant-chercheur contractuel : "la loi sur l’autonomie [1] et les responsabilités des universités comporte tous les outils permettant de le faire" ! Naturellement, aucune perspective de développement de l’emploi scientifique n’a été annoncée.

Au chapitre des approximations, détournements, et contre-vérités, on relèvera d’abord un chiffre surprenant : la France consacrerait 0,51% de son PIB à la recherche fondamentale. Ce chiffre n’existe nulle part, car il est impossible à mesurer fiablement au niveau de chaque pays. Dans un autre registre, Nicolas Sarkozy se lamente que "si peu de brillants esprits étrangers [soient] attirés par notre pays", alors qu’ils forment le quart des recrutements de chercheurs du CNRS. Cela sera-t-il encore le cas quand le statut de chercheur aura disparu ?

Autre aspect, le président de la République oppose le financement "récurrent" des laboratoires, dont il est sous-entendu qu’il est "indéfiniment reconduit sans évaluation", au financement sur projet, alors que justement dans ce dernier cas il n’y a pas d’évaluation a posteriori, et que ce sont les laboratoires qui sont évalués sur leur activité passée.

La tactique de communication est claire : il s’agit de noircir le tableau à l’excès pour mieux imposer ses "solutions". Des solutions dont il prétend qu’elles vont "sauver la recherche". Nous oscillons, là aussi, entre l’exaspération de la petite récupération politicienne, et l’indignation face aux propos prononcés (qui n’étaient dans le discours écrit) laissant entendre que nos positions se résumeraient à l’immobilisme. Nicolas Sarkozy feint de ne pas comprendre que le mouvement peut s’effectuer dans plusieurs directions, pas une seule, pas seulement celle qu’il nous impose. Celle-ci est en contradiction flagrante avec le message qu’Albert Fert a développé juste avant lui, où il nous expliquait le profit qu’il a pu tirer des atouts de la recherche française.

Nous ne sommes plus dans la politique-fiction. Après le rapport Attali, le discours de Sarkozy confirme que nous sommes face à une déstabilisation effective de notre système de recherche. L’heure n’est plus à l’exégèse des discours, nous appelons tous les responsables d’organismes et d’universités, les directeurs de laboratoires, les membres d’instances scientifiques, tous les personnels de la recherche et de l’enseignement supérieur, à prendre ouvertement position contre la politique qui nous est imposée. Nous proposerons dans les jours qui viennent des modalités par lesquelles nous tenterons de faire obstacle à sa mise en place.


[1] sic ! le vrai terme est libertés...

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article1832
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modorange

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 17:43

Hahahaha.
Décidément, il est vraiment con ce Sarko.

Je le hais de plus en plus. Mais grrr j'essaie de resister, je ferai un bilan qu'à la moitié de son mandat.
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 17:53

modorange a écrit:
Hahahaha.
Décidément, il est vraiment con ce Sarko.

Je le hais de plus en plus. Mais grrr j'essaie de resister, je ferai un bilan qu'à la moitié de son mandat.
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Fais en déjà un et tu seras effrayé...
La liste risque d'être longue.............
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modorange

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 18:14

Je préfère voir les effets des différentes mesures déjà prises ou à venir sur l'économie. Sait-on jamais.

Mais bon, j'ai de plus en plus l'impression que Sarkozy est dans la continuité de Chirac, honêtement je l'aurais jamais cru...
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 18:18

modorange a écrit:
Je préfère voir les effets des différentes mesures déjà prises ou à venir sur l'économie

...

Quand le printemps arrivera , tu verras, les cactus nous piqueront les doigts.
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 18:22

pourvu qu'on n'ait pas un "dépot de BILAN", en guise de bilan... affraid
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 18:25

modorange a écrit:
Mais bon, j'ai de plus en plus l'impression que Sarkozy est dans la continuité de Chirac, honêtement je l'aurais jamais cru...
Ce n'est qu'une impression. La casse générale qu'il fait n'est pas du tout dans l'esprit chiraquien.
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 18:29

Jean-Luc a écrit:
modorange a écrit:
Mais bon, j'ai de plus en plus l'impression que Sarkozy est dans la continuité de Chirac, honêtement je l'aurais jamais cru...
Ce n'est qu'une impression. La casse générale qu'il fait n'est pas du tout dans l'esprit chiraquien.


Réforme radicale du système de recherche français 626748 Je me demande qui réparera ce carnage.
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Europium

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 29 Jan 2008 - 18:46

vaste dilemme que la relation état/université/recherche/ CNRS/INSERM.....

Quand on connait bien le sujet on a du mal à savoir quelle est la bonne solution.....

sarko rentre bille en tête.... il n'a pas tord sur tout.... mais il a entièrement raison sur rien....

ce qui est hallucinant c'est qu'il ne parle pas du rôle des pôles de compétitivité...là ou se trouve en partie la solution concernant la relation recherche/entreprise
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMer 30 Jan 2008 - 11:41

l'express mercredi 30 janvier 2008, mis à jour à 11:25
PARIS


Controverse autour de la réforme de la recherche en France

AFP

La réforme de la recherche en France, qui a suscité des espoirs dans la communauté scientifique, fait désormais l'objet de nombreuses critiques visant notamment le rôle du CNRS, appelé à perdre une partie de ses prérogatives.

"Ce n'est pas à un organisme si grand, si respecté et si puissant soit-il de définir la politique scientifique de notre pays", a déclaré cette semaine Nicolas Sarkozy, lors d'un discours en l'honneur du prix Nobel de physique 2007 Albert Fert.

Le chef de l'Etat, qui a répété qu'il voulait porter l'effort de recherche à 3% du PIB d'ici 2012 grâce à 15 milliards d'euros supplémentaires dont 4 milliards à la charge de l'Etat, a ajouté qu'il appartient au gouvernement et au parlement "d'attribuer l'argent public et de fixer les orientations stratégiques".

Interrogé par l'AFP, M. Fert s'est dit en désaccord sur ce point avec le président. "Il manque un maillon dans le raisonnement qui dit que le ministère définit des priorités et ensuite les universités opèrent la recherche", a-t-il jugé, ajoutant que "le CNRS a un rôle important, que c'est un outil qui fonctionne".

"Détruire l'outil qui marche en espérant que l'outil créé marche mieux est un peu dangereux", selon le physicien. Il rappelle qu'aux Etats-Unis, la National Science Foundation est plus qu'une agence de moyens puisqu'elle "coordonne la répartition des instruments chers dans les universités", et qu'en Allemagne, ce n'est pas tant dans les universités que dans les instituts (Max Planck) que sont menées les recherches du plus haut niveau.

Le prix Nobel s'est toutefois dit en accord avec les propositions du gouvernement pour faire évoluer le statut de chercheur.

"La mise en place de postes de chercheurs communs aux universités et au CNRS me semble une bonne chose en permettant aux chercheurs lorsqu'ils sont jeunes de participer à l'enseignement à l'université", a encore dit M. Fert.

Chez d'autres scientifiques, les propositions de M. Sarkozy sur le statut des chercheurs ont soulevé un tollé. Pour le président du collectif Sauvons La Recherche, Bertrand Monthubert, le président de la République "annonce, de fait, "la disparition du statut de chercheur".

Selon lui, "le nouveau statut est totalement flou" et "suscite consternation, perplexité et crainte".

Alors que M. Sarkozy affirme que "si peu de brillants esprits sont attirés par notre pays", M. Monthubert objecte que le CNRS "recrute de 20% à 25% de chercheurs étrangers tous les ans".

"Après le rapport Attali, le discours de Sarkozy confirme que nous sommes face à une déstabilisation effective de notre système de recherche", estime Sauvons La Recherche dans un communiqué appellant la communauté scientifique à se mobiliser.

Le Syndicat national des chercheurs scientifiques (SNCS-FSU) dénonce pour sa part dans un communiqué un ministère de la Recherche et de l'enseignement supérieur "qui ne donne pas que des orientations, mais élabore (comment ?) une politique scientifique qu'il impose aux organismes, qui à leur tour l'imposent aux universités".

Ce syndicat craint "sous couvert d'élitisme, un retour de 50 ans en arrière", avec un "retour en force du mandarinat, des clans, de l'opacité".

Un élitisme défendu par le gouvernement et soutenu par un groupe de chercheurs de divers disciplines, dans une tribune au Monde mardi. Ces chercheurs insistent toutefois pour que les décisions en matière de recherche soient prises par des comités scientifiques indépendants du pouvoir politique.

Ils dénoncent ainsi le fait que l'Agence nationale de la recherche (ANR), qui a la haute main sur le financement sur projets, ait "un conseil d'administration nommé par le gouvernement, mais nul conseil scientifique".
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 4 Mar 2008 - 11:06

600 patrons de laboratoires sonnent la mobilisation des chercheurs
LE MONDE | 04.03.08 | 10h54 • Mis à jour le 04.03.08 | 10h54



Mars 2004, ce n'était qu'un début; mars 2008, le combat continue… Il y a comme un air de remake, un regain de fièvre printanière dans la "réunion nationale des directeurs de laboratoires et des membres d'instances scientifiques" à laquelle étaient attendus, mardi 4 mars au Collège de France, près de 600 patrons d'unités de recherche. Il y a quatre ans, plus de 2 000 d'entre eux, rassemblés devant l'Hôtel de Ville de Paris, avaient solennellement remis leur démission pour protester contre les coupes budgétaires infligées à la recherche publique.




Claude Allègre : "Si j'y vais, ce sera pour revaloriser les carrières" Alors que les rumeurs sur son entrée au gouvernement vont bon train, Claude Allègre nous a déclaré : "Si j'y vais – ce qui n'est pas fait –, ce sera pour revaloriser les salaires et les conditions de travail des professeurs d'université et des chercheurs. La France perd ses meilleurs scientifiques. C'est dramatique. Je n'accepterai pas si je n'ai pas des assurances sur ce point. C'est une condition sine qua non."


L'éventuel come-back de celui qui fut ministre de l'éducation nationale, de la recherche et de la technologie, de 1997 à 2000, auprès de Lionel Jospin, inquiète nombre de chercheurs, dont le climatologue Jean Jouzel, pour qui "on ne peut pas avoir un ministre qui nie la réalité du changement climatique".


Aujourd'hui, indique Philippe Blache, directeur du Laboratoire parole et langage (Centre national de la recherche scientifique, CNRS-université de Provence) et membre du collectif d'organisation de cette journée, il s'agit d'ouvrir "un débat pouvant déboucher sur d'éventuelles actions".


Mais l'heure est bien à la mobilisation générale. Le même jour, une quinzaine de syndicats et d'associations de l'enseignement supérieur et de la recherche ont appelé les personnels et les étudiants à des rassemblements, à Paris et en province.

"La recherche scientifique est actuellement en plein bouleversement. Nous sommes bien placés – les mieux sans doute – pour voir ce qui fonctionne bien et ce qui va plus mal, poursuit Philippe Blache. Nous avons, et depuis longtemps, des propositions à faire pour l'amélioration du fonctionnement de la recherche. Nous demandons, au lieu d'une politique de terre brûlée, qu'une réelle concertation soit mise en place, avec l'ensemble de la communauté.

La "politique de terre brûlée", c'est, aux yeux des participants à cette réunion de crise, celle que pratique Nicolas Sarkozy. Le 28 janvier, à Orsay, lors d'un hommage au Prix Nobel de physique 2007 Albert Fert, le chef de l'Etat avait tiré à boulets rouges sur le système de recherche national, le jugeant "vieux d'un demi-siècle", gangrené par la "balkanisation" et menacé de "paralysie".


Une façon de justifier une refonte complète de ce système, conduisant notamment à transformer les organismes publics actuels, comme le CNRS, en "agences de moyens" chargées de "mettre en œuvre la politique scientifique que le gouvernement leur aura confiée". Et donc privées de toute initiative.

Il y a là "un recul de l'autonomie scientifique au profit d'un pilotage politique, sans aucune garantie scientifique sérieuse", s'alarment les directeurs de laboratoires. "La systématisation du financement de projets à très court terme, ainsi que la décision de confier l'évaluation de la recherche à une agence, avec comme conséquence une baisse considérable de la qualité de cette évaluation, conduisent à déstructurer le noyau de base où s'élabore la science, c'est-à-dire le laboratoire", met en garde Philippe Blache.

LES CRÉDITS DE BASE EN BAISSE DE 5 % À 6 %

Alors que, le 28 janvier toujours, M. Sarkozy promettait "un effort budgétaire massif" pour la recherche, afin de "marquer sans équivoque l'importance primordiale que nous allons attacher à son essor dans les cinq années qui viennent", dans les labos, la réalité est bien différente. Les crédits de base – ceux qui permettent de couvrir les dépenses de fonctionnement courantes, d'acheter fournitures et petits équipements, mais aussi d'amorcer de nouveaux projets de recherche – accusent une baisse moyenne, au CNRS, de 5 % à 6 %.


Pour certaines équipes, elle atteint même davantage : 10 % pour l'Institut de physiologie et biologie cellulaires de Poitiers, 12 % pour le Laboratoire d'aérologie de Toulouse, 12,5 % pour le Laboratoire de physique théorique d'Orsay, 20 % pour l'Institut de mécanique céleste et de calcul des éphémérides de l'Observatoire de Paris, 24 % pour le Laboratoire de dynamique terrestre et planétaire de Toulouse…


Pourtant, le budget 2008 de l'enseignement supérieur et de la recherche affiche bien une hausse de 1,8 milliard d'euros. Mais, outre qu'une part substantielle de cette enveloppe est destinée à la mise en œuvre de la loi sur l'autonomie des universités, les crédits consacrés à la recherche proprement dite vont, pour l'essentiel, aux aides à la recherche privée (+390 millions d'euros pour le crédit impôt recherche) et aux financements sur projet (+130 millions d'euros pour l'Agence nationale de la recherche).


S'y ajoutent le coût des grands équipements (comme le réacteur de fusion nucléaire ITER ou le nouveau supercalculateur du CNRS), ainsi que les salaires des vacataires, désormais intégrés aux dotations de base. "La question est de savoir si les organismes ont encore les moyens de mener une politique scientifique cohérente", commente Bertrand Monthubert, président de Sauvons la recherche.

Les directeurs de laboratoires déplorent aussi le "manque de perspectives permettant d'attirer les jeunes vers la recherche" et la "multiplication annoncée des contrats précaires". Alors que 3 000 postes statutaires ont été créés en 2006 dans les organismes et les universités, puis 1 500 en 2007, seul le remplacement des départs à la retraite sera assuré en 2008.


Dans le même temps se développent les contrats à durée déterminée (quelque 4 500 à ce jour), de un à trois ans, liés aux projets financés par l'Agence nationale de la recherche. "Il s'agit là d'un signal très négatif, qui ne peut que renforcer la désaffection des jeunes pour les carrières scientifiques", regrette Bertrand Monthubert.

Le ministère vient de donner un motif d'inquiétude supplémentaire aux chercheurs en demandant au CNRS de "réfléchir" à une transformation de ses départements scientifiques en Instituts nationaux de recherche. "Faire du CNRS une simple holding d'instituts, mettent en garde les directeurs d'unités de recherche, ce serait perdre ce qui fait son originalité et sa richesse, c'est-à-dire son interdisciplinarité." Chaud, le printemps des chercheurs s'annonce chaud.
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 22 Juil 2008 - 11:32

900 postes seront supprimés dans l’enseignement supérieur et la recherche

22/07/2008 10:29 - L'Expansion.com


Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche avait échappé, en 2008, aux compressions d’effectifs dans la fonction publique. Ce ne sera pas le cas en 2009. La ministre, Valérie Pécresse, a annoncé qu’ « un départ à la retraite sur six ne sera pas remplacé », rapporte Le Monde. Ce qui correspond à 900 postes, soit environ 0,5% des emplois de titulaires. La répartition de ces suppressions de postes entre les enseignants-chercheurs des universités, les chercheurs des organismes et les personnels ingénieurs, techniciens et administratifs reste à préciser.
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 22 Juil 2008 - 11:33

juju41 a écrit:
900 postes seront supprimés dans l’enseignement supérieur et la recherche

22/07/2008 10:29 - L'Expansion.com


Le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche avait échappé, en 2008, aux compressions d’effectifs dans la fonction publique. Ce ne sera pas le cas en 2009. La ministre, Valérie Pécresse, a annoncé qu’ « un départ à la retraite sur six ne sera pas remplacé », rapporte Le Monde. Ce qui correspond à 900 postes, soit environ 0,5% des emplois de titulaires. La répartition de ces suppressions de postes entre les enseignants-chercheurs des universités, les chercheurs des organismes et les personnels ingénieurs, techniciens et administratifs reste à préciser.


il s'en sort bien, c'est un sur deux dans d'autres ministéres.
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juju41

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMer 10 Sep 2008 - 11:09

SLR - Assemblée générale le 11 septembre : exigeons l’annulation de la suppression de 900 postes dans l’enseignement supérieur et la recherche

http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?arti (...)
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Miaou

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeJeu 30 Oct 2008 - 13:50

Message de SLR

Depuis cet été, nous savions que l'enseignement supérieur et la recherche allaient vivre une rupture, avec la suppression de 900 emplois.
Nous avons appris il y a quelques jours que les projets de "chaires mixtes universités-organismes" allaient en fait couter 130 emplois supplémentaires, portant donc le nombre total de suppressions à plus de 1 000. Au CNRS, il y aura 300 postes de chercheurs au concours en 2009, contre 385 l'an dernier. A l'INSERM, il y aura près de 20% de recrutements de chargés de recherche en moins (dans certaines sections jusqu'à -50%).

Par ailleurs, nous savons que le budget dont la discussion à l'Assemblée nationale doit démarrer lundi 3 novembre sera mauvais pour la recherche publique, alors même que la France accuse aujourd'hui ici un retard abyssal. Et les grandes opérations de communication du gouvernement pour vanter ses efforts sans précédent dans le financement et le renouveau de l'organisation de la recherche ne doivent tromper personne (voir http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2183) : même le "Rapport sur les politiques nationales de recherche et de formations supérieures" indique que la dépense intérieure de recherche et développement, rapportée au PIB, baisse depuis 2002, et n'atteint plus en 2007 que 2,08%.

Pendant ce temps-là, notre ministre tente de faire diversion en annonçant des mesures pour les carrières des personnels. Au-delà de quelques mesures intéressantes (comme une meilleure prise en compte de l'ancienneté professionnelle au moment du recrutement), la philosophie principale de ces propositions repose sur l'augmentation de l'individualisation des salaires, sur la base de primes attribuées localement, avec tous les risques de dérives qu'un tel système permet. A l'inverse, nous avons toujours défendu la possibilité d'avoir une accélération du franchissement d’échelons et des promotions, en cas d’évaluation nationale favorable. En outre, Valérie Pécresse annonce un futur décret sur la « modulation des services » et son directeur de cabinet a explicitement affirmé pour la première fois aux organisations syndicales la volonté du gouvernement de modifier le décret statutaire de 1984.
Par ailleurs, la situation au CNRS se dégrade. Le projet de "chaires" défendu par Valérie Pécresse a été rejeté par le Conseil Scientifique du CNRS : ce système a pour conséquence d'utiliser deux emplois pour chaque personnes recrutée sur une de ces chaires. Au niveau des disciplines scientifiques, rappelons qu'une commission nommée par le ministère et chargée de "mettre en oeuvre le plan stratégique « Horizon 2020 » du CNRS" rendra ses conclusions le 10 novembre. Ce qui se profile : rien moins que la sortie du CNRS de la biologie d'une part qui rejoindrait un nouvel établissement créé autour de l'INSERM et de l'informatique qui rejoindrait l'INRIA. Tout cela sans débat avec les principaux acteurs.

Le plan social pour les organismes de recherche et les universités est en train de prendre forme : face à cette rupture dangereuse, la mobilisation est nécessaire.

1- Le moratoire sur les expertises de l'ANR et de l'AERES (http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2147) a déjà été signé par 1 500 personnes en 15 jours. Le blocage temporaire de ces structures est maintenant à portée de main. Rappelons que ce texte peut être signé par tous les enseignants-chercheurs et chercheurs. Nous vous invitons à le signer, si vous ne l'avez pas encore fait, et à le relayer fortement autour de vous (y compris dans vos réseaux internationaux).

2- Par ailleurs, nous avons écrit une lettre à tous les parlementaires pour leur faire connaître notre analyse du budget 2009 et nos inquiétudes. Nous
vous invitons à utiliser notre site pour écrire vous-même à vos parlementaires, en utilisant notre lettre-type, ce qui appuiera la démarche que nous avons initiée :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2161

3- Enfin, plusieurs rassemblements vont avoir lieu :
- le 3 novembre, rassemblement devant l'Assemblée Nationale à 14h30 contre le projet de budget 2009 : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2180
- le 13 novembre, journée nationale d'information sur les réformes en cours et de mobilisation dans toutes les universités

Votre mobilisation est indispensable pour obtenir une réorientation de la politique d'enseignement supérieur et de recherche.
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Miaou

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeJeu 6 Nov 2008 - 14:23

L'image de marque des sciences

Anecdotique, mais représentatif de "la recherche vu par les communicants (ou spin-doctors)"
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeJeu 6 Nov 2008 - 14:30

Réforme radicale du système de recherche français Cnrsbismediapart

Aucun doute, les chercheurs l'ont dans le... Réforme radicale du système de recherche français 435348

Lamentable, ce logo. Rolling Eyes
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeDim 9 Nov 2008 - 11:51

Réforme radicale du système de recherche français Num-riser0001-7f3767
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeMar 18 Nov 2008 - 15:29

Sur le sujet de la recherche, une nouvelle:
Valérie Pécresse coupe le budget du synchrotron Soleil et l'ampute.


Et le message reçu de SLR (Sauvons La Recherche), in-extenso:
Bonjour,

Le rythme s'accélère dans les attaques menées par le gouvernement
contre notre système d'enseignement supérieur et de recherche.
Guidé par des motivations de nature profondément idéologiques, sans prise en compte des réalités concrètes et des conséquences, le gouvernement démolit pierre
après pierre notre système antérieur et menace les
conditions même d'exercice de nos activités. Ces
dernières semaines, l'assemblée nationale votait un budget
pour 2009 qui prévoit la suppression de 900 emplois dans les
universités et les organismes de recherche. Quant au budget, en
dépit des effets d'annonce, il est en baisse pour la recherche publique
et l'enseignement supérieur (une fois l'inflation enlevée).

C'est dans ce contexte que Valérie Pécresse a lancé une réforme du
statut des enseignants-chercheurs mettant en place une modulation
du service d'enseignement qui se traduira par un alourdissement de
celui-ci pour un grand nombre d'entre eux, au détriment de l'activité de recherche.
Parallèlement, une profonde réforme de la formation des enseignants est
en cours, le ministère demandant de refondre complètement celle-ci en
quelques semaines, malgré les protestations qui s'élèvent de toutes
parts.
Du côté des organismes de recherche, en dépit des engagements qui
avaient été pris avant l'été, on s'oriente vers la création
d'instituts des sciences de la vie et de l'informatique en-dehors du
CNRS, brisant ainsi la continuité thématique du CNRS.

Vous trouverez sur notre site plusieurs articles sur ces sujets :
- Budget :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2183
- Modulation et politique de primes :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2201
- Sciences Du Vivant :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2220

Il ne s'agit plus de tergiverser et de faire l'exégèse des annonces
ministérielles. Sans actions fortes, le gouvernement continuera à
mettre à mal les fondements de nos métiers, en instaurant la précarité
comme mode de gestion des (plus ou moins) jeunes chercheurs, en
renforçant la concurrence au détriment de la coopération, en mettant en
place une vassalisation du système universitaire en lieu et place de la
nécessaire indépendance de ceux dont le métier est de produire et
transmettre le savoir.

Parmi les actions en cours, le moratoire des expertises de l'ANR et de
l'AERES prend de l'ampleur : 2 300 personnes l'ont déjà signé,
et les représentants d'instances scientifiques du CNRS menacent à leur tour
d'y appeler. D'ores-et-déjà, nous savons que l'ANR et l'AERES ont de
plus en plus de mal à trouver des experts, nous sommes donc près du
point de blocage. Si vous n'avez pas encore signé cet appel, nous
vous invitons à le faire :
http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2147

Par ailleurs, plusieurs
organisations ont lancé une pétition intitulée "Respect pour le
métier d'enseignant-chercheur", que vous pouvez signer et relayer
autour de vous : http://www.recherche-enseignement-superieur.fr/?petition=2
tout comme l'appel du 8 novembre "L'éducation nationale en danger :
pour une vraie formation des enseignants" à l'adresse suivante :
http://appeldu8novembre.fr

Mais nous devons aussi nous faire entendre dans la rue.
Deux rendez-vous sont prévus dans les prochaines semaines. tout comme
l'appel du 8 novembre "L'éducation nationale en danger : pour une vraie
formation des enseignants" à l'adresse suivante : http://appeldu8novembre.fr

- le jeudi 20 novembre, à l'occasion de la journée de mobilisation de
l'éducation nationale, nous appelons les personnels de l'enseignement
supérieur et de la recherche à participer massivement aux différents
défilés, à Paris comme en province, aux côtés des étudiants. Plus
d'infos : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2216
- le jeudi 27 novembre aura lieu une nouvelle journée d'action.
Elle débutera par un blocage du Conseil d'Administration du CNRS,
contre les mesures de démantèlement de l'organisme. Puis nous
organiserons un déménagement symbolique du ministère de la recherche à
l'Agence Nationale de la Recherche, cette dernière étant devenue
l'instrument privilégié du pilotage gouvernemental de la recherche. Sur place
les signataires du moratoire des expertises remettront officiellement au
"ministère éphémère de la recherche et de l'enseignement supérieur"
nouvellement créé, le texte du moratoire et la liste des signatures.
Plus d'infos : http://www.sauvonslarecherche.fr/spip.php?article2221

Nous devons réussir ces rendez-vous. Plus tard, ce sera vraiment trop tard.
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MessageSujet: Re: Réforme radicale du système de recherche français   Réforme radicale du système de recherche français Icon_minitimeVen 21 Nov 2008 - 14:36

La mort annoncée de la Recherche française
par Claude Mawas 20.11.08

"Précédant la grave crise économique, le gouvernement, sous l'impulsion de
conseillers peu expérimentés dans la gouvernance de la Recherche
moderne, guidés par un dogmatisme libéral et la courte vue d'hommes d'affaires venus du venture capital,
a engagé simultanément deux grandes réformes : l'autonomie des
établissements universitaires et la transformation du système de
recherche français."
(suite sur le site)

Sur le rapport de l'AERES:L'AERES préconise un seul institut pour toutes les sciences de la vie et de la santé

Le rapport (ou un résumé) est accessible à partir cette page: Quel avenir pour la recherche médicale et les sciences de la vie en France ? Des réponses à travers l’évaluation de l’INSERM.

Une réaction, sur le site de SLR: Vers un CNRS sans biologie à partir de 2009 ?
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