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 AIE! Le retour de Dick Cheney

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juju41

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MessageSujet: AIE! Le retour de Dick Cheney   Mar 29 Jan 2008 - 16:31

Le retour de Dick Cheney
par Philip Giraldi, Huffington Post, 21 janvier 2008

Il y a là une forme d’ironie toute particulière : les rencontres qui sont ostensiblement dédiées à la cause de la paix sont fréquemment utilisées pour préparer la guerre. La visite que le président George W. Bush vient de terminer au Moyen Orient en est un exemple précis. L’objectif affiché de pousser les Palestiniens et les Israéliens à faire la paix a rapidement été dilué dans un agenda plus vaste de confrontation avec l’Iran devenant le point d’orgue des rencontres avec les amis Arabes de l’Amérique lors des étapes en Arabie Saoudite et aux Emirats Arabes qui ont suivit les trois jours passés en Israël. L’agenda de Bush visait les alliés présumés de l’Iran dans la région, tout particulièrement la Syrie, le Hezbollah et le Hamas ; ils ont tous été critiqués pendant et après cette tournée.

Depuis son retour à Washington, les attaques verbales contre l’Iran et la dénonciation de ses prétendues "ingérences" dans le golfe Persique ont continué de plus belle. La révélation de nombreux aspects de "l’incident du détroit d’Ormuz" du 6 janvier qui montrent qu’il s’agissait d’une histoire largement fabriquée par le Pentagone n’a pas diminué la fureur contre Téhéran de l’administration et des candidats à la présidence du parti républicain, l’un d’entre eux ayant même suggéré que si les iraniens s’étaient approché un peu plus des navires US, il les aurait envoyé directement au paradis comme martyrs afin qu’ils puissent essayer les vierges qui leur ont été promises.

Certaines de mes sources à Washington pensent que lorsqu’il était en Israël, Bush a donné son feu vert au premier ministre Ehud Olmert et à l’autorité Palestinienne pour attaquer et détruire le Hamas dans la bande de Gaza, en utilisant tous les moyens nécessaires. Israël n’avait guère besoin d’encouragement et a seulement été restreinte dans son action parce qu’il craignait qu’un nombre important de victimes civiles ne vienne ternir son image publique. En outre, Mahmoud Abbas, le président de l’autorité Palestinienne, était lui aussi heureux de pouvoir se débarrasser du Hamas, d’autant plus qu’il était parfaitement conscient d’être dans l’incapacité de résoudre ce problème avec ses propres moyens. Il en résulte une série de frappes aériennes israéliennes majeures sur Gaza qui ont tué vingt sept palestiniens dans les dix derniers jours ; bon nombre d’entre eux étaient des civils. En novembre, après la conférence de paix d’Annapolis, il y eut également une escalade similaire pendant laquelle trente deux palestiniens ont été tués par les israéliens. Aucun signe ne montre que l’accumulation des cadavres n’ait affaibli le Hamas d’une quelconque manière.

On aurait pu penser qu’à la fois Israël et les Etats-Unis, sans même parler de Mahmoud Abbas, auraient finalement compris qu’il n’existe pas de solution militaire au problème que pose le Hamas à Gaza, mais cette nouvelle attitude, plus ferme, est le produit de la résurgence du vice président Dick Cheney et des faucons néoconservateurs qui l’entourent.

Cheney et ses amis sont à nouveau en train de planifier une attaque contre l’Iran préalable à la fin du mandat de Bush. La capacité du vice président à dicter la politique étrangère de la Maison Blanche s’était érodée l’année dernière lorsqu’une série d’articles est parue dans le Washington Post, détaillant comment il avait la main haute sur de nombreux choix politiques de l’administration, au détriment du président.

Il a été rapporté que le président Bush fut choqué par la suggestion qu’il était un poids plume politique par rapport à son adjoint et il a alors choisi de placer sa confiance dans les politiques plus modérées promues par la secrétaire d’Etat Condoleezza Rice et ministre de la défense Robert Gates.

Le succès de Cheney pour reprendre le contrôle du processus de décision en politique étrangère est venu de l’exploitation du manque de confiance du président Bush dans la communauté du renseignement qu’il considère depuis longtemps comme hostile à sa politique interventionniste. La communauté du renseignement travaille pourtant pour le président et est constituée de si nombreux contre-pouvoirs qu’elle est incapable de jouer un tel rôle. Cet argument est hors sujet depuis longtemps dans la mesure où l’administration et ses soutiens ont trouvé en elle un bouc émissaire bien utile à leurs échecs désastreux en politique étrangère.

La publication du rapport "National Intelligence Estimate" (NIE) sur l’Iran début décembre a apporté l’élément clef qui a permit à Cheney de remettre le président sur une voie plus belliqueuse. Dans la mesure où le NIE a défendu la thèse que l’Iran a abandonné son programme d’armes nucléaires, il a largement été perçu comme contradictoire avec la politique de l’administration qui cherchait à diaboliser l’Iran et provoquer un changement de régime. Bush, qui est un homme immodérément têtu même dans les meilleures circonstances, n’était certainement pas prêt à laisser les faits changer sa manière de penser.

C’est pendant le voyage du président Bush au Moyen Orient qui vient juste de se terminer que ce processus de distanciation avec les agences de renseignements a culminé lorsque le président a déclaré au premier ministre Ehoud Olmert et aux Saoudiens que le rapport NIE n’avait pas d’influence sur son point de vue sur l’Iran. A un moment, il a dit : "j’ai défendu nos services de renseignement, mais j’ai été clair sur le fait qu’ils sont une agence indépendante ; qu’ils aboutissent à des conclusions qui ne sont pas déterminées par ce que je voudrais ou ne voudrais pas."

Bush a aussi dit à Olmert qu’un rapport des services de renseignements israéliens qui détaille la menace que pose l’Iran et affirme que les programmes d’armement sont de nouveau en place et fonctionnent correspond mieux à sa propre estimation. L’affirmation de Bush comme quoi la communauté du renseignement serait indépendante du gouvernement dont elle serait une branche séparée est bien-sûr complètement absurde mais symptomatique du mode de pensée de Cheney et de ses soutiens.

Bush et Cheney sont à nouveau sur la voie d’un programme visant à renforcer la rôle de la démocratie américaine au Moyen Orient, par la force des armes si cela est nécessaire. Lorsque le directeur des services de renseignements Mike McConnell et des analystes de haut rang de la CIA ont briefé le vice président Cheney à propos de potentiels retours de bâtons suite à une confrontation militaire avec l’Iran début janvier, Cheney fût méprisant, répondant que les Etats-Unis pouvaient faire face à n’importe quelles conséquences.

Le vice président qui, selon des témoignages, a régulièrement dénigré les rapports des services de renseignements US aux réunions du Conseil National de Sécurité, défend le point du vue que la communauté du renseignement se venge pour avoir été blâmé de la piètre qualité des informations qui ont contribué à l’invasion de l’Irak et sape délibérément la politique américaine vis-à-vis de l’Iran.

McConnell, et le général Micheal Hayden de la CIA se sont senti frustrés de l’hostilité en provenance de la Maison Blanche. A contre-coeur, ils en sont arrivés à la conclusion que Cheney dénigre intentionnellement et délibérément les agences de renseignement US par le biais de ses alliés au sein des "think tanks" de Washington d’obédience néoconservatrice. Il a également personnellement soutenu la campagne médiatique contre le rapport NIE, qui s’est concentrée sur les relais médiatiques usuels des néoconservateurs, le Wall Street Journal, le Weekly Standard, la National Review et Fox News.

D’après des sources au sein de services de renseignement à Washington, le vice président a recommencé à exhorter Bush à agir contre l’Iran avant la fin de sa présidence. Cheney a suggéré que si Israël agit contre l’Iran, les Etats-Unis seront entrainés dansl’attaque et n’auront d’autre choix que de rejoindre Tel Aviv dans l’action militaire.

Le retour de Cheney et l’instabilité qui fait suite aux tentatives de Bush de revigorer la coalition arabe anti-iranienne chancelante a alarmé plusieurs membres de haut rang de la communauté du renseignement américaine, qui font maintenant marche arrière quand à leur affirmation optimiste que le NIE sur l’Iran empêcherait une attaque US de l’Iran.

Beaucoup pensent maintenant que Bush est d’accord avec Cheney sur le principe qu’un conflit militaire avec l’Iran doive être déclenché avant que le nouveau président ne prenne ses fonctions.

Philip Giraldi est un ancien agent de la CIA, spécialiste des questions de sécurité et de contre-terrorisme.


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Publication originale Huffington Post, traduction Dominique Larchey-Wendling pour Contre Info.
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juju41

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MessageSujet: Re: AIE! Le retour de Dick Cheney   Jeu 7 Fév 2008 - 10:59

contreinfo 7/02

: L’Iran toujours en ligne de mire ?
Mise à jour : 2008-02-07 00:14:41


Karen Kwiatkowski : une guerre accidentelle ?

La lieutenant colonelle Karen Kwiatkowski, s’interroge sur les intentions de Bush et Cheney. Le rapport du NIE a-t-il suffit à décourager leurs vélléités anti-iraniennes ? Elle en doute.

« Cheney est toujours là et veut la guerre. Selon l’ancien agent de la CIA Phil Giraldi, Cheney poursuit ses efforts pour fomenter une attaque quelconque, et peut-être même une guerre, contre l’Iran. De plus, lui et George W. Bush n’accordent pas foi pas à la dernière évaluation de la CIA sur l’Iran.(...) Ce que George Bush pense ou croit n’importe peut-être pas. Il s’en remet à Dick Cheney pour les questions de sécurité nationale. Mais Dick Cheney est apparemment décidé à imprimer sa marque avant la prochaine élection présidentielle. »

Une attaque de l’Iran avant l’élection reste possible

Léon Hadar, Cato Institute (droite libertarienne), dresse la liste des développements récents qui peuvent laisser penser que l’option militaire est « toujours sur la table, » pour reprendre le vocabulaire en vigueur à Washington.

1) Les comptes rendus de la visite en Israël de Bush suggèrent que le président a exprimé clairement qu’il ne consiérait pas le NIE comme une source fiable pour déterminer sa politique en ce qui concerne l’Iran.

2) L’incident dans le détroit stratégique d’Ormuz durant lequel des embarcations rapides ont approché trois navires US et ou le Pentagone a déclaré que les forces US étaient « littéralement » sur le point d’ouvrir le feu sur les iraniens.

3) Les officiels israéliens ont également rejeté les conclusions du NIE.

Leon Hadar suggère aux journalistes de poser plusieurs questions au candidat à la présidence.

L’incident du Golfe a mis en lumière le risque d’une provocation du genre de celle du Golfe du Tonkin. Le président a-t-il le droit de riposter militairement contre l’Iran sans l’accord du Congrès ?

Etes vous préoccupés par une éventuelle « surprise » sous la forme d’un incident du Tonkin dans le Golfe, qui pourrait influer sur le résultat de l’élection ?

Le président pourrait-il compter sur votre soutien s’il décide de frapper l’Iran avant les élections en novembre ?

Les israéliens ont également averti qu’ils pourraient prendre l’initiative d’attaquer l’Iran. Le président devrait-il demander qu’Israël obtienne la permission des USA avant de se décider à attaquer ?

Donneriez-vous votre accord pour la fourniture de bombes anti-bunker à Israël ?

Le gouvernement Israélien aurait-il votre soutien en cas d’attaque contre l’Iran ?

Léon Hadar pose de très bonnes questions. Cette administration est aux abois, mais il lui reste neuf mois pour réaliser le grand dessein qu’elle s’était fixé. Neuf mois à risques.
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ArnaudH

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MessageSujet: Re: AIE! Le retour de Dick Cheney   Jeu 7 Fév 2008 - 16:46

Citation :
Bush, qui est un homme immodérément têtu même dans les meilleures circonstances, n’était certainement pas prêt à laisser les faits changer sa manière de penser.
Voila qui résume bien la situation
Citation :
C’est pendant le voyage du président Bush au Moyen Orient qui vient juste de se terminer que ce processus de distanciation avec les agences de renseignements a culminé lorsque le président a déclaré au premier ministre Ehoud Olmert et aux Saoudiens que le rapport NIE n’avait pas d’influence sur son point de vue sur l’Iran. A un moment, il a dit : "j’ai défendu nos services de renseignement, mais j’ai été clair sur le fait qu’ils sont une agence indépendante ; qu’ils aboutissent à des conclusions qui ne sont pas déterminées par ce que je voudrais ou ne voudrais pas."

Citation :
Beaucoup pensent maintenant que Bush est d’accord avec Cheney sur le principe qu’un conflit militaire avec l’Iran doive être déclenché avant que le nouveau président ne prenne ses fonctions.

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