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 le « supercapitalisme » menace la démocratie

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juju41

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MessageSujet: le « supercapitalisme » menace la démocratie   Mar 29 Jan 2008 - 16:40

contreinfo
Robert Reich : le « supercapitalisme » menace la démocratie

29 janvier 2008


« Le supercapitalisme, c’est très bon pour les investisseurs qui maximisent leurs revenus et les consommateurs qui paient de moins en moins cher. Mais c’est néfaste à la production de biens publics, à la sécurité de l’emploi, au niveau des salaires, au climat de la planète... Ce que nous voulons en tant qu’épargnant et acheteur entre en conflit avec ce que nous voulons en tant que salarié et citoyen. » Robert Reich, économiste et ancien membre du gouvernement Clinton.

Robert Reich est professeur de politique publique à l’université de Californie à Berkeley, et ancien secrétaire d’État à l’emploi sous la présidence de Bill Clinton.
Présentation de l’éditeur



Et Si le capitalisme d’aujourd’hui signait l’arrêt de mort à petit feu de la démocratie ? Le capitalisme du milieu du XXe siècle s’est transformé en "capitalisme global", quia lui-même évolué en "supercapitalisme". Mais alors que ce supercapitalisme permet d’agrandir encore le gâteau économique, la démocratie, elle, celle qui se soucie de l’ensemble des citoyens est de moins en moins effective sous son influence. Cet ouvrage explique clairement comment les écarts grandissants (et démontrés) de richesse entre les individus, le poids de l’insécurité du travail, l’accélération du réchauffement climatique sont les conséquences logiques du supercapitalisme.

Il démontre comment les entreprises sont de plus en plus tenues, pour conserver leurs positions concurrentielles, d’exercer très fortement leur influence sur les décisions politiques par la voie du lobbying. Comment le citoyen de base est désormais écartelé entre ses exigences et ses valeurs de citoyen, et ses impératifs de consommateur et d’investisseur - abandonnant souvent les premières au profit des seconds. Comment les outils traditionnellement utilisés par les démocraties pour réguler les problèmes de société (redistribution, services publics efficaces...) sont en déroute.

Offrant une série de recommandations pour que les citoyens puissent de nouveau pleinement participer au processus démocratique, Reich met en avant la responsabilité de l’individu et réclame la fin du mythe de l’entreprise "citoyenne et socialement responsable ", en soutenant que les deux sphères du business et de la politique doivent rester distinctes. Une analyse limpide et dérangeante qui en appelle à la responsabilité de tous.

Entretien



Propos recueillis par Jean-Marc Vittori pour les Echos ci après
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=1627
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Alain BERTIER



Masculin Nombre de messages : 2692
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MessageSujet: Re: le « supercapitalisme » menace la démocratie   Mar 29 Jan 2008 - 18:26

Cela me semble très proche des idéaux du MoDem. Il faut seulement en faire un projet de société cohérent de telle sorte que tous ceux qui partagent ces idéaux en mesurent le coût et l'effort à fournir pour les atteindre.
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juju41

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MessageSujet: Re: le « supercapitalisme » menace la démocratie   Mar 19 Fév 2008 - 9:12

Contreinfo Mis à Jour le : 18 février 2008
Crise financière : CDS, le réveil des monstres assoupis
18 février 2008En phase déflationniste du crédit, les mécanismes censés garantir les traites sur l’avenir se transforment en pièges mortels. Ces dernières années, des contrats d’assurance portant sur 45 000 milliards de titres ont été émis sans régulation par des entreprises dépourvues de réserves. Cette pyramide de promesses intenables menace le système dans son ensemble.


Contre Info, 18 février 2008

Ingénierie financière. Derrière cette formulation fort impressionnante pour les non initiés, se dissimule tout un bestiaire de mécanismes complexes, mais dont la fragilité et parfois la déraison sont dénoncés depuis longtemps par ceux - peu nombreux - qui ont su garder la tête froide devant les montants et les rémunérations astronomiques qui ont cours dans la « finance structurée. »

En phase d’expansion du crédit, toutes sortes de business se sont créés en empilant des créances sans jamais prendre en compte un possible retournement du marché, ni accumuler les provisions pour les mauvais jours. Ces montages, extrêmement profitables grâce à l’effet de levier qui transformait un différentiel de quelques points de base en un business modèle générant une manne sonnante et trébuchante, n’ont jamais - court-termisme faisant loi - envisagé un retournement de tendance durable.

Mais pour tous les addicts, que ce soit aux opiacés ou au crédit facile, le réel vient un jour réclamer sa part - douloureuse.

Nous y sommes.

Pour ces milliards de papiers échangés dans l’euphorie expansionniste, l’heure des comptes est arrivée. Que valent-ils ? Qui peut payer ses dettes ?

Dans un monde où la dette, donc la confiance, constituait le moteur, ce processus est dévastateur. Les créances des uns sont les actifs des autres, qui ont à leur tour permis de lever de nouvelles dettes, en une énorme pyramide de traites tirées sur un avenir lui-même alimenté à crédit.

Dans un monde tel que celui là, où sont les dollars, les vrais dollars sonnants et trébuchants, qui permettent de solder les comptes ?

Nulle part. Les revenus des salariés américains ont été réduits à la portion congrue. Leur patrimoine, ce sont ces maisons surévaluées d’au moins 30%, invendables désormais.

Cet « accident industriel » qu’a constitué la défaillance des emprunteurs subprimes dans le monde merveilleux de la finance structurée, a volatilisé la confiance et crevé la bulle .

Dès lors, cette hémorragie de valeur s’est propagée de place en place. L’effet de levier - gagner 10 en amenant 1 et en empruntant 9 - qui multipliait les gains, si bénéfique en phase ascendante, se révèle un piège sanglant dans les circonstances actuelles.

10% de pertes - un accident pour une entreprise classique - devient un drame pour des structures dépourvues de capitaux. Le dollar est cassé, dit-on à Wall Street. Crime de lèse-majesté. Les investisseurs-prêteurs affolés veulent récupérer leurs mises. Pour les rembourser, il faut vendre du papier - des promesses - invendables, lorsque tout le monde sait que le père Noël, finalement, n’existe pas.

C’est le cycle baissier infernal.

Les banques voient fondre leurs réserves et les comptes des fonds d’investissements sont tendus à l’extrême.

Dans les belles histoires tragiques ce sont là normalement le genre de circonstances où le chevalier blanc entre en scène. Dans le casting, il existe, c’est l’assureur.

Le chevalier blanc sur lequel comptaient les scénaristes de Wall Street ce sont les monolines, ces entreprises de monoculture industrielle, comme leur nom l’indique, dont la vocation était de garantir pour la forme les investissements de pères de familles que constituaient les emprunts des municipalités et des administrations.

Saisies, comme Monsieur le Trouhadec, par la débauche de l’argent facile de ces dernières années, ces grenouilles se sont voulues des bœufs à même de digérer les plus lourdes pertes rendues possibles par les petits génies des modèles prédictifs du risque qui faisaient se pâmer Wall Street.

Elles ont accepté de garantir les produits les plus exotiques, grisées par l’ivresse du moment, sans jamais accumuler en regard de provisions pour l’hiver du crédit.

Aujourd’hui, leur compte est bon. Ou plus exactement il est très mauvais, tellement mauvais, que ces ruminants devenus sacrés sont l’objet de toutes les précautions.

Proclamer ce que tout le monde sait, c’est à dire que ces entreprises sont incapable de faire face aux dépréciations des actifs qu’elles ont accepté de garantir, est une perspective tellement effrayante que personne n’en veut prendre le risque.

Car si les livres de comptes restent présentables c’est grâce à ces assureurs qui théoriquement soutiennent la valeur d’actifs grignotés par la baisse en offrant leur garantie.

Les autorités de la place, les agences de notations, les banques, veulent préserver autant que faire se peut cette fiction, ces zombies, ces morts vivants.

Mais si la disparition, inéluctable à terme, dans le cimetière de la création destructrice de ces dinosaures soudainement inaptes est reconnue par tous, qu’ils veuillent les dépecer comme Eliot Spitzer ou se saisir du gras de la bête, comme Warren Buffet, le mal est encore bien plus profond.

Car Wall Street, et au delà la finance dans son ensemble - oui, votre banquier aussi - partage avec l’espèce moribonde des assureurs un gène commun, un mécanisme partagé, qui répond au doux nom de CDS. Les Crédit Defaut Swaps.

Ces contrats d’assurances signés de gré à gré entre les établissements financiers promettaient de garantir le principal et les intérêts en cas de défaillance de l’emprunteur ou de perte sur la valeur des titres.

Le montant total des valeurs assurées par ce type de contrat était de 900 milliards en 2000. Il atteint désormais 45 000 milliards. Vous avez bien lu, 45 000 milliards de dollars. Trois fois le PIB des USA. Deux fois la capitalisation des places boursières américaines.

Cette croissance exponentielle donne un indice de la démesure à l’œuvre ces dernières années dans les marchés du crédit.

Où sont les CDS ? Partout. Le modèle de dilution du risque, dont Wall Street se félicitait, a répandu dans chaque nœud du réseau de la finance le virus dormant qui ne demande qu’à se réveiller.

Pas complètement dupes de leur invention, les financiers ont réassuré le risque assumé et se sont couverts en achetant à leur tour une protections fournie par des CDS eux-mêmes garantis par des CDS... en une chaîne de solidarité dont la résistance ne vaut que celle de son maillon le plus faible.

Avec ce mécanisme, au delà la défaillance des monolines, se profile à l’horizon le déclenchement d’une monstrueuse cascade de demande de remboursement, que personne ne serait en mesure d’effectuer, puisque personne n’a de réserve, et que nombre d’actifs sont constitués de créances dont la valeur s’évanouit de jour en jour.

Nous avons là le scénario du « Perferct Storm, » comme le nomment les américains. Ou, pour reprendre le mot du directeur de la Deutsche Bank, d’un « Tsunami » dévastateur, auquel même les plus grands établissements auront du mal à résister.

Si cette perspective devient réalité, les monstres sont lâchés. Bienvenue dans Jurassik Park.
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juju41

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MessageSujet: Re: le « supercapitalisme » menace la démocratie   Mer 20 Fév 2008 - 16:43

L'ensemble du marché du crédit américain est malade
LE MONDE | 20.02.08 | 14h51 • Mis à jour le 20.02.08 | 14h51NEW YORK CORRESPONDANT


La crainte grandit aux Etats-Unis d'une nouvelle dépréciation massive d'actifs par les grandes banques au premier trimestre 2008, du fait de la dégringolade continue de la valeur de leurs portefeuilles adossés notamment aux prêts hypothécaires à risques (subprimes). Elle s'accompagne de commentaires alarmistes sur un resserrement drastique du crédit, tant aux entreprises qu'aux particuliers, par les grands organismes financiers.


CHIFFRESVoici les principales pertes annoncées par les banques, à cause de la crise des "subprimes".


MERRILL LYNCH

(Etats-Unis) : 22,5 milliards de dollars.


CITIGROUP

(Etats-Unis) : 18,1 milliards de dollars.


UBS

(Suisse) : 14 milliards de dollars.


MORGAN STANLEY

(Etats-Unis) : 9,4 milliards de dollars.


CRÉDIT SUISSE

(Suisse) : 5,4 milliards de dollars.


BANK OF AMERICA

(Etats-Unis) : 5,3 milliards de dollars.


WACHOVIA

(Etats-Unis) : 4,3 milliards de dollars.


SOCIÉTÉ GÉNÉRALE

(France) : 3,8 milliards de dollars.

Mardi 19 février, le Wall Street Journal estimait que Lehman Brothers, qui détient pour 90 milliards de dollars de titres immobiliers à risque (61,2 milliards d'euros), devrait annoncer à la fin février une nouvelle dépréciation de leur valeur pour 1,3 milliard de dollars. Goldman Sachs, qui semblait avoir jusqu'ici surnagé, pourrait, selon Michael Mayo, analyste de la Deutsche Bank, annoncer jusqu'à 3,5 milliards de dévalorisation de ses titres.

Parallèlement, les milieux bancaires multiplient les annonces allant dans le sens d'une réduction de leurs activités de crédit. Pour la seule journée de mardi, Morgan Stanley a annoncé la suppression de 1 000 emplois supplémentaires dans ce secteur aux Etats-Unis et au Royaume-Uni. Le même jour, Citigroup a engagé des négociations pour se délester de ses activités de crédit à la consommation hors des Etats-Unis, en premier lieu en Grande-Bretagne et au Japon.


MENACES SUR LES PRÊTS ÉTUDIANTS


A ce jour, le montant total des dépréciations d'actifs par les banques atteint près de 150 milliards de dollars. Quelque 10 à 15 milliards devraient s'y ajouter à la fin de ce trimestre. Une analyse de l'UBS prévoit même, à terme, une dépréciation supplémentaire sur les titres "subprime" de 123 à 203 milliards de dollars. Autant dire, vu la fourchette de l'estimation, que la visibilité est réduite et la crainte maximale. D'autant que le refinancement des prêts et l'assurance des emprunts donnent aussi des signes de faiblesse inquiétants.

Au total, 197 milliards de dollars de prêts refinancés par les dix premières banques américaines sont considérés comme en risque d'insolvabilité. Citigroup, qui en détient le plus (43 milliards de dollars), devrait bientôt déprécier ses actifs dans ce secteur de 4,3 milliards de dollars supplémentaires. Interrogés par le Wall Street Journal, mardi, ses responsables, comme ceux de Goldman Sachs (36 milliards d'actifs dans ce secteur), ont refusé de répondre.

Quant aux "réhausseurs de crédit", ces prestataires de garantie financière qui assurent les émissions obligataires, les trois principaux aux Etats-Unis - MBIA, Ambac et FGIC - s'attendent à un prochain abaissement de leur note par les agences de notation. Après avoir cherché à se recapitaliser avec un succès mitigé, ils tendent à protéger la partie la plus sûre de leurs portefeuilles (des emprunts obligataires contractés par les municipalités, dont le risque est généralement très faible).

Le nouveau patron de MBIA, et son fondateur, appelé à la rescousse, Joseph Brown, a annoncé mardi une "restructuration majeure" visant à "séparer" les activités selon les types d'emprunts. Traduction : un renchérissement de la garantie sur les produits financiers spéculatifs, dont les emprunts immobiliers "à risque". Ambac étudierait, lui, une scission en deux sociétés distinctes. Si ce scénario prenait forme, la valeur des titres "subprimes" risque de plonger plus encore... et les dépréciations d'actifs des banques continuent à gonfler.

Les crédits immobiliers ne sont plus seuls en cause. Les titres basés sur les emprunts des étudiants font aussi l'objet de dépréciations. Les organismes de prêts spécialisés ont vu depuis novembre leur capitalisation chuter de 25 % à 60 %. Nombre de bailleurs de fonds des étudiants américains resserrent déjà fortement leurs conditions d'emprunt, faisant peser une menace sur la capacité de dizaines de milliers de jeunes à financer leurs études. Ce cas est-il indicatif d'une tendance générale ? "Tant que les banques cherchent à se rétablir, elles ne prêteront pas. En ce moment, tout n'est qu'affaire d'auto-préservation", expliquait mardi l'analyste du fonds Oppenheimer, Meredith Whitney, au New York Times. La consommation, qui représente plus des deux tiers de l'économie des Etats-Unis, y est, plus que dans tout autre pays riche, fondée sur le crédit.

Sylvain Cypel
Article paru dans l'édition du 21.02.08.
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