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 Selon le FMI, il faut se préparer au pire

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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeVen 4 Avr 2008 - 16:32

La question des taux change pour nos exportations est une difficulté, pas un risque.
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hirmente

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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeVen 4 Avr 2008 - 17:04

Il est clair que notre production est plus sensible à l'évolution du taux de l'euro que celle de l'Allemagne, qui produit plus de machines que nous, et moins d'objets de luxe, mais où, surtout, les PME sont bien plus impliquées directement dans l'export que les françaises.
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juju41

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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeVen 4 Avr 2008 - 17:57

20 minutes 4/04
USA: la détérioration du marché du travail rend la récession quasi-certaine



Le marché du travail s'est fortement dégradé en mars aux Etats-Unis sous le coup de la crise immobilière et financière, avec 80.000 suppressions d'emplois et un bond du chômage à 5,1% qui rendent quasi certain pour les économistes le scénario d'une récession.

C'est une double déception pour les analystes qui tablaient sur 50.000 suppressions d'emplois, après 76.000 en février, et un taux de chômage à 5%, contre 4,8% le mois précédent.

"Certains se demandaient si nous étions en récession, mais maintenant le doute n'est plus possible. Nous sommes clairement en récession", a estimé Robert Macintoch, chef économiste d'Eaton Vance.

Le niveau de suppressions d'emplois de mars est le plus élevé enregistré depuis mars 2003, au début de la guerre en Irak, et le chômage est au plus haut depuis septembre 2005, après le passage du cyclone Katrina, a indiqué vendredi le département du Travail.

Mars marque aussi le troisième mois consécutif de suppressions d'emplois. Au total, l'économie américaine a perdu 232.000 emplois au cours du trimestre écoulé.

"Ce rapport suggère que la croissance sera négative au premier trimestre, avec une contraction de 0,5% du produit intérieur brut", a pour sa part estimé Drew Matus, économiste de Lehman Brothers.

Le scénario d'une récession est de plus en plus largement admis aux Etats-Unis, où le président de la banque centrale (Fed) Ben Bernanke a pour la première fois reconnu mercredi que c'était du domaine du "possible".

Les Américains eux-mêmes se montrent de plus en plus pessimistes, deux sur trois estimant que l'économie est déjà en récession, selon un sondage New York Times/CBS publié vendredi.

En effet, tant que la crise ne frappait que l'immobilier ou la finance, l'économie dans son ensemble pouvait garder la tête hors de l'eau. Mais il apparaît clairement à la lecture du rapport sur l'emploi que la crise fait tache d'huile.

Le secteur de la construction a perdu 51.000 emplois en mars et l'industrie 48.000, en grande partie dans le secteur automobile. Les services aux entreprises ont licencié 35.000 personnes et le commerce de détail 12.000, en réaction à la baisse de la consommation des ménages.

La fonction publique en revanche a embauché 18.000 personnes, le secteur des loisirs 18.000 également, et le secteur de l'éducation/santé a continué d'afficher sa bonne forme avec 42.000 embauches nettes.

"L'un des aspects les plus frappants est que le chômage semble se propager au delà de la construction et de l'industrie. Un certain nombre de secteurs ont commencé à se détériorer et cela suggère que nous n'en avons sans doute pas fini avec les licenciements", souligne M. Matus.

Selon lui, l'économie va perdre des emplois pendant "un an au moins" et le chômage va grimper "bien au delà de 6%" de la population active.

Face à ces perspectives moroses, la banque centrale va sans doute vouloir assouplir encore le loyer de l'argent.

"La réaction de la Fed sera de rester sur un mode de baisse des taux", estime Stephen Gallagher (Société Générale), qui table sur une baisse d'un quart à un demi-point lors de la prochaine réunion de la banque centrale, les 29 et 30 avril. Le taux directeur est pour le moment fixé à 2,25%.

Mais il n'est pas sûr que la Fed aille beaucoup plus loin.

Les analystes soulignent que les baisses de taux agissent avec un fort décalage dans le temps, et qu'elles devraient donc porter leurs fruits à partir du troisième trimestre -- soit au moment même où le plan de relance budgétaire devrait commencer à faire effet.

"La Fed va sans doute abaisser ses taux d'un demi-point et ensuite rester à 1,75%", estime M. Macintosh.
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Europium

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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeMar 8 Avr 2008 - 16:03

Le FMI chiffre à 945 milliards de dollars le coût de la crise financière


Le Fonds monétaire international (FMI) a fustigé mardi Wall Street, dans des termes inhabituellement sévères et précis, pour sa responsabilité dans la genèse d'une crise qui pourrait coûter jusqu'à 945 milliards de dollars au système financier international.

Dans son rapport semestriel, le service du Fonds chargé de la surveillance des marchés a chiffré à 565 milliards de dollars les pertes des banques et autres institutions financières dues à la crise du crédit hypothécaire à risque ("subprime"), une estimation qui monte à 945 milliards de dollars si on y ajoute d'autres catégories de prêts connexes.

"La crise a dépassé les confins du marché américain du +subprime+, pour toucher concrètement les principaux marchés de l'immobilier d'entreprise et résidentiel, le crédit à la consommation et le crédit aux entreprises", a expliqué le FMI, à quelques jours de son assemblée de printemps.

C'est la première fois que l'institution financière internationale livre officiellement une estimation chiffrée des pertes financières globale dues à la crise du crédit, née aux Etats-Unis.

Mi-février, le président de l'Eurogroupe, Jean-Claude Juncker, avait fait toutefois état d'estimations du FMI les évaluant à 400 milliards de dollars. C'est ce chiffre qui ressort aujourd'hui actualisé à 565 milliards de dollars, a-t-on appris de source proche de l'institution.

Le montant de 945 milliards de dollars inclut "d'autres catégories de prêts et de titres initiés ou émis aux Etats-Unis et se rapportant à l'immobilier commercial et au crédit à la consommation et aux entreprises".

Ce rapport, particulièrement critique à l'égard de Wall Street, sonne comme une réponse aux soupçons d'impartialité dont l'institution a été l'objet.

Lors de sa dernière assemblée, en octobre, plusieurs pays émergents avaient reproché au Fonds, dominé par les pays riches, de n'avoir pas su anticiper la crise, parce que née aux Etats-Unis, et d'en traiter les effets avec complaisance.

"Le Fonds n'a pas eu grand chose à dire de constructif sur cette crise et a été très prudent dans ses recommandations et justifie cette prudence en arguant du caractère inédit des problèmes", avait notamment jugé le ministre des Finances brésilien Guido Mantega.

Mi-décembre, le nouveau directeur général de l'institution, Dominique Strauss-Kahn, avait annoncé une reprise en main du dossier: "les événements survenus récemment sur le marché du crédit des pays développés ont montré que la stabilité financière nationale et internationale ne devait pas être considérée comme acquise", expliquait alors le FMI dans un nouveau programme de travail, dont l'échéance correspond précisément à l'assemblée de printemps.

Revenu à son rôle de gendarme, le Fonds juge que, dans cette affaire, "l'ensemble des intervenant n'ont réussi à apprécier ni l'ampleur de l'effet de levier auquel ont eu recours de nombreuses institutions (...) ni les risques de dénouement désordonné qui en découlent".

Le rapport dénonce en rafale "prise de risque excessive" et "manque de rigueur" au sein d'"institutions faiblement capitalisées" et va jusqu'à recommander une réforme du mode de rémunération des cadres impliqués dans la gestion des produits à risques.

(source page orange)
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeMar 29 Avr 2008 - 8:51

Du choc des matières premières à la stagflation
Béatrice Mathieu - 28/04/2008 14:37 - L'Expansion.com

Les pays développés ont jusqu'à présent bien résisté à la flambée des prix du pétrole, des minerais et des produits agricoles. Mais ces hausses vont désormais contaminer leurs économies.

Choc énergétique, choc alimentaire, choc sur les métaux. L’emballement des cours des matières premières est loin d’être terminé. Depuis 2000, les cours du pétrole ont grimpé de 342%. Sur la même période, ceux du blé, du sucre, du riz et du cacao ont crû respectivement de 236%, 120%, 234% et 182%. Les cours de la plupart des métaux atteignent, eux aussi, des niveaux inégalés. Malgré le ralentissement de la croissance mondiale et l’entrée en récession de la première économie du monde, les Etats-Unis, ces bulles vont continuer d’enfler. Jusqu’à présent, les économies développées ont plutôt bien résisté à ces chocs successifs. Ce devrait être moins le cas dans les mois qui viennent et les dégâts paraissent inévitables.

Pendant longtemps, le hausse des prix des matières premières ne s’est pas diffusée dans nos économies en raison des pressions déflationnistes venues de l’arrivée sur les marchés mondiaux des produits à très bas coûts fabriqués dans les pays émergents. Reste que ces derniers subissent, eux aussi, le renchérissement des produits de base et ils doivent faire face de surcroît à une augmentation rapide des couts de main d’œuvre. En Chine, par exemple, les salaires des ouvriers et des cadres progressent de près de 10% chaque année. La hausse des coûts du travail, associée à celle des matières premières et des coûts de transports va contribuer à diminuer les pressions déflationnistes venues du monde émergent.

Par ailleurs, le lien entre inflation et salaires qui s’était largement distendu au cours des dernières décennies est en train de se retisser Dans la plupart des pays industrialisés, le vieillissement démographique fait baisser le chômage et des pénuries de main d’œuvre voient le jour. Du coup, les revendications sur le pouvoir d’achat et les augmentations de salaires se multiplient, poussant les entreprises occidentales à lâcher du lest. Revers de la médaille : une dégradation de la profitabilité des entreprises avec, comme principale conséquence, un retournement de l’investissement. Dérapage de l’inflation, des salaires, ralentissement de l’investissement et de la croissance. Un remake de la stagflation des années 70 est en train de se dessiner.

http://www.lexpansion.com/economie/actualite-economique/du-choc-des-matieres-premieres-a-la-stagflation_151820.html
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeVen 2 Mai 2008 - 8:46

marianne2 2/05





Bientôt la revanche de l'écologie sur l'économie



Avec France Inter, la chronique de Bernard Maris, journaliste et écrivain.










Le Premier ministre est à Washington. On peut supposer qu'il va parler de crise financière. Il n'y a pas de meilleur endroit pour parler de la crise financière mondiale puisqu'elle est née aux Etats-Unis. Et la monnaie des Etats-Unis pose un grave problème aux entrepreneurs français, obligés de délocaliser en zone dollar ou dans des pays à faible coût de travail. C'est la guerre menée par les Américains en Irak qui pèse lourd sur les finances mondiales. La guerre d'Irak n'est pas financée comme la guerre du VietNam. Elle n'est pas financée par l'impôt (au contraire, Bush diminue l'impôt des riches) mais par l'emprunt. L'économiste Joseph Stiglitz, Prix Nobel, estime qu'elle coûte plus de 100 milliards de dollars par an. Les Etats-Unis, de plus en plus endettés, n'ont donc aucun intérêt à ce que la valeur du dollar augmente.

La croissance chinoise pourrait se muer en décroissance
La crise financière est un gros trou noir qui s'ajoute au trou noir de la guerre. C'est de l'ordre du millier de milliards de dollars encore une fois, pour les plus pessimistes ; les plus optimistes pariant sur la moitié. Pour combattre cette crise la réserve américaine abaisse ses taux d'intérêt, elle vient d'annoncer un nouvel effort en faveur du crédit, une baisse des taux directeurs, et une nouvelle injection de liquidités dans l'économie : 152 milliards de dollars. L'Etat américain s'endette, encore, et dès lors le dollar diminue. La crise de défiance vis-à-vis du dollar vient s'ajouter à la crise des subprimes. Les entrepreneurs et les financiers n'aiment guère que la première économie du monde marque des signes de faiblesse. Ça ajoute à leur morosité !
D'autant qu'à ces deux crises s'ajoute celle des matières premières... Hausse vertigineuse des cours des céréales et des matières premières, hausse du prix du pétrole et des métaux, encore une nouvelle pression à la récession. Les agrocarburants sont montrés du doigt. Le ministre Jean-Louis Boorlo a clairement annoncé que le temps des agrocarburants était achevé, tout au moins pour les agrocarburants de la première génération qui se substituent à la nourriture...
Reste la crise majeure dont on ne parle pas : celle des écosystèmes, menacés comme jamais. On parle de la croissance chinoise, on ferait mieux de parler de la décroissance chinoise : 90% des villes chinoises manquent d'eau, 60% des cours d'eau chinois sont pollués de façon dramatique. Or il se peut que l'écologie se venge : jusqu'ici c'est l'économie qui tue l'écologie, mais que se passera-t-il lorsque la crise écologique, la crise de l'eau par exemple, entraînera une crise économique majeure ?

La phrase du jour
: « Bien sûr notre situation est tout à fait lamentable, mais, rassurez-vous, le pire est encore à venir » Nietzsche, « Considérations Inactuelles ».


Retrouvez « L'autre économie » de Bernard Maris, en direct sur France Inter, du lundi au vendredi à 6h49.

http://www.marianne2.fr/Bientot-la-revanche-de-l-ecologie-sur-l-economie_a86729.html
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeJeu 15 Mai 2008 - 17:37

contreinfo
Mis à Jour le : 15 mai 2008 17:14
Evans-Pritchard : la crise atteint l’économie réelle

15 mai 2008


La finance a évité le pire grâce aux perfusions massives de liquidités des banques centrales et à la baisse drastique des taux de la Fed. Mais le deuxième round de la crise s’annonce plus douloureux. Cette fois-ci, c’est l’économie réelle qui commence à souffrir, des ménages aux entreprises.

Par Ambrose Evans-Pritchard, The Telegraph, 13 mai 2008

La cascade de faillites a commencé. Six entreprises américaines importantes ont fait défaut sur leurs obligations au cours des dernières semaines, contre 17 pour l’ensemble de l’année dernière.

Je ne croyais pas à la possibilité d’un rebond instantané de l’économie, et n’ai pas pour habitude de me laisse impressionner par de sombres prévisions. Mais la dernière étude publiée par Standard & Poor’s : « l’éclatement après le boom », m’a épouvantée.

La liste des entreprises en difficulté est assez variée, mais pour le moment la plupart sont des victimes de la crise immobilière : Linens’ N Things, ( 650 millions de dollars), Kimball Hill ( 703 m), Home Interiors ( 310 m), French Lick Resorts ( 142 m), Recycled Paper Greetings ( 187 m), Tropicana et Divertissement ( 2,49 milliards).

Comme le montre la dernière enquête sur le crédit de la Fed, les prêteurs ont fermé les guichets. Une fois passé le délai habituel, le poison se propage des banques au monde réel.

Diane Vazza, responsable du secteur crédit de S&P, indique que le nombre de défaillance d’entreprises est deux fois supérieur à celui observé lors des ralentissements économiques précédents. « Les entreprises entrent dans cette période de récession avec une situation beaucoup plus toxique. Leur marge d’erreur est très faible, elles sont sur le fil du rasoir », observe-t-elle.

Les deux tiers ont une notation qui les place dans la catégorie des investissements « spéculatifs » alors que ce n’était le cas que pour 50% d’entres elles à l’époque de l’éclatement de la bulle Internet, et 40% au début des années 1990. La raison de cette situation tient à leurs niveaux d’endettement qui « ont considérablement augmenté durant les 18 derniers mois du boom du crédit. De nombreuses transactions ont été financées qui n’aurait pas dû l’être », juge-t-elle



Les emprunts émis par quelques 174 entreprises américaines se négocient à un « niveaux de détresse ». Les primes de risques sur leurs obligations ont explosé au-dessus de 1000 points de base. Et ce chiffre ne prend pas en compte le désastre dans les petites entreprises.

La ville de Vallejo en Californie (117000 habitants) vient de prendre une décision sans précédent en se déclarant en faillite, en raison de la baisse de ses revenus fiscaux induite par une chute de 26% des prix de l’immobilier. D’autres pourraient suivre.

« C’est la pointe de l’iceberg : tout le monde va faire la queue pour les déclarations de faillite en Californie, » déclare John Moorlach, un fonctionnaire du Comté d’Orange.

Les consommateurs américains jonglent avec leur carte de crédit pour différer le jour où ils devront solder les comptes. L’enquête de la Fed indique que les en-cours de crédit assoicés aux cartes bancaires ont bondi de 6.7% au premier trimestre pour atteindre 957 milliards, soit 6000 dollars par adulte américain, en dépit de taux proche de l’usure, près de 20%.

« Mon sentiment c’est que de nombreux Américains continuent à laisser courir leurs crédits de carte bancaire car ils ont assez peu l’intention de le régler le tout," estime Peter Schiff, chez Euro Pacifique Capital.

Fort heureusement, le blitz monétaire de la Fed a permis d’éviter une dépression. Les prêts en urgence accordés aux banques en invoquant la clause des « circonstances inhabituelles et exceptionnelles » de son règlement,. - l’arme absolue de l’article 13 (3), inutilisé depuis les années 1930 - a permis de sauver le système bancaire.

Il n’y aura pas non plus d’ « Apocalypse des taux variables ». Les réductions drastiques des taux auxquelles la Fed a procédé - passant de 5.25% en Septembre à 2% aujourd’hui - ont permis d’éviter cette catastrophe [1]

On frémit en imaginant ce qui aurait pu se passer si la tendance dure de la Fed (Plosser, Hoenig, Fisher) l’avait emporté, comme cela avait été le cas dans les années 1930 - et comme c’est le cas dans la zone euro, où l’Allemand Axel Weber règne en maître, sans que personne n’ose prendre la tête d’une mutinerie.

Malgré cette opération de sauvetage, les prix de l’immobilier US sont susceptibles de chuter de 25% par rapport à leurs maximums, indiquent Lehman Brothers et Goldman Sachs. Nous n’en sommes à peine qu’à la moitié mais ce sont déjà 10 à 12 millions de foyers qui sont dans le rouge, avec un emprunt supérieur à la valeur de leur bien.

Les « bears » [2] de la Société Générale sont entrés dans une phase d’hibernation Sibérienne, et lancent une alerte d’ « Age Glaciaire ». Ils ont réduit leur exposition sur le marché des actions au minimum, à 30% ; pour la première fois dans l’histoire de la banque.

La part des placements « super-sécurisés » en obligations d’État a été portée à un maximum de 50%. Ils font le pari que va se produire une redoutable déflation à la « japonaise ». La banque s’attend à voir le cours des actions chuter de 50% à 75%.

« Rien, nulle part, ne sera épargné. Nous sommes à la limite d’un effondrement des actions qui va déchiqueter les portefeuilles, » juge Albert Edward, analyste stratégique à la SG .

« Nous voyons une récession mondiale se développer. Les liquidités vont s’assécher et crever les deux bulles des marchés émergents et des matières premières. Les nouveaux espoirs que « le pire pourrait être passé » sont vraiment stupéfiants. Les bénéfices sont en voie de désintégration », avertit-il.

La remontée des cours à laquelle on assiste pourrait durer jusqu’en juin. Mais n’y comptez pas trop. Les bourses mondiales ne sont déjà plus à la hausse - en un mouvement parallèle à celui du pétrole - dopées par le sauvetage des liquidités permis par les réductions des taux aux États-Unis, Royaume-Uni, et au Canada.

Le brut a cessé d’être l’ami des actions quand il atteint environ 110 dollars le baril. En frôlant les 126 dollars la semaine dernière il s’est transformé en une menace pure et simple. Le plan de sauvetage de Bush - 800 dollars de crédit d’impôt par ménage - a été réduit à rien par la dernière flambée des cours. Un foyer américain moyen dépense aujourd’hui plus de 8% de ses revenus pour l’énergie et le carburant.

L’OPEP joue avec le feu en refusant de produire plus de pétrole pour compenser les attaques rebelles au Nigeria. Dans cette situation, la baisse de production de 350 000 barils par jour en avril est un acte d’hostilité.

Mais pourquoi les États du Moyen-Orient devraient_ils aider l’Amérique alors même que la Maison Blanche continue de remplir les réserves stratégiques de pétrole des États-Unis pour préparer la guerre avec l’Iran ? Bush lui aussi joue avec le feu.

La flambée des cours du pétrole produira elle-même sa fin. La Chine atteint déjà ses limites. Avec une inflation à 8,5%, elle risque l’apparition de troubles sociaux. En outre, elle a répété les erreurs commises par le Japon dans les années 1980, en construisant de trop nombreuses usines produisant de trop nombreux articles à faible marge destinés à l’exportation vers un marché en train de s’effondrer.

Sun Mingchun, chez Lehman Brothers, estime que la situation de la Chine va se retourner au deuxième semestre de cette année. « Avec autant de surcapacité potentielle, un ralentissement débutant par les exportations pourrait déclencher une réaction en chaîne qui, dans le pire des cas, pourrait menacer la stabilité de [son] système économique et financier », observe-t-il.

La Grande-Bretagne, l’Europe, le Japon et la Chine ralentiront avant que l’Amérique ne redémarre. Le grand effondrement mondial de 2008-2009 est en cours et ce sera un éclatement de bulle parfaitement synchrone.

Sur le web :

Financial Times : Bankruptcies and defaults gather pace


The number of companies defaulting on their junk-rated debt and filing for bankruptcy in North America is running at its fastest pace in five years amid the slowing economy and contraction in credit markets.

So far this year, 28 “entities” have defaulted, according to Standard & Poor’s. The defaulted debt of the one Canadian and 27 US companies totals $18.4bn and exceeds the 17 defaults in the US for all of last year.




Publication originale The Telegraph, traduction Contre Info
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeVen 16 Mai 2008 - 12:19

The Associated Press -
document.write(TRBshowDate('16/05/2008 11:02:26'))
16/05/08 à 11:02:26 - 361 mots
Economie/Social


ONU: l'économie mondiale proche d'un retournement sévère; 1,8% de croissance prévu en 2008


L'économie mondiale "vacille au bord" d'un retournement sévère et ne croîtra que de 1,8% en 2008, ont déclaré les Nations unies à l'occasion de leurs projections économiques révisées de milieu d'année, alors qu'ellles prédisaient 3,4% en début d'année.
Ce chiffre est en baisse par rapport aux 3,8% de croissance mondiale enregistrés en 2007 et cette morosité devrait s'étendre à 2009, où il est prédit un modeste 2,1%, selon un rapport de l'ONU publié jeudi.
Le document, une actualisation de milieu d'année du rapport "Situation et perspectives de l'économie mondiale 2008", attribue la responsabilité de ce retournement à la dégradation des secteurs immobiliers et financiers aux Etats-Unis pendant le premier trimestre, laquelle devrait "continuer et être un facteur de ralentissement majeur pour l'économie mondiale encore en 2009".
Les pays en développement ne vont toutefois pas souffrir autant, remarque l'ONU, leur croissance devant atteindre les 5% cette année et 4,8% l'année prochaine - en deçà malgré tout du solide 7,3% enregistré en 2007.
Les experts de l'ONU estiment que l'aggravation de la crise du crédit dans les principales économies internationales, provoquée par l'effondrement des prix de l'immobilier aux Etats-Unis, alliée à la baisse du cours du dollar et à la hausse des cours du pétrole et des matières premières "constituent, tous, des risques considérables pour la croissance économique" à la fois dans les pays développés et en développement.
Si le rapport mise donc sur 1,8% de croissance mondiale en 2008, le chiffre final dépendra largement des développements rencontrés aux Etats-Unis.
La croissance économique mondiale pourrait ainsi tomber à 0,8% si la crise des crédits hypothécaires américains (subprimes) atteint plus durement les autres pays. En revanche, elle pourrait remonter à 2,8% cette année et 2,9% l'année suivante si les mesures monétaires et fiscales prises par le gouvernement américain parviennent à relancer la consommation et à restaurer la confiance des investisseurs et des banques, indique le rapport. AP
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeJeu 22 Mai 2008 - 7:52

-contreinfo-------------------------------------------------------------------------------

Mis à Jour le : 21 mai 2008 21:26
Les USA seront-ils le prochain colosse à s’effondrer ?
21 mai 2008Les craquements de l’économie américaine sont-ils passagers ou au contraire révélateurs de maux plus profonds ? Les empires, même à leurs apogée, ont toujours connu des augures de sombres lendemains croyant déceler les signes d’une agonie au coeur de l’opulence. Kevin Philipps s’interroge sur le futur du colosse américain à la lumière des antécédents historiques et pointe les similitudes entre la situation actuelle des USA et celle précédant l’échec des puissances déchues.


Par Kevin Phillips, Washington Post, 18 mai 2008

En août dernier, lorsque la panique naissait au sujet les prêts hypothécaires, Alan Greenspan, s’était voulu rassurant pour une opinion publique troublée. L’ancien président de la banque centrale américaine avait alors déclaré que cette crise ressemblait fortement aux brefs soubresauts financiers de la crise de la dette Russe de 1998 ou du krach boursier aux États-Unis de 1987. Rien d’inquiétant, donc.

Pourtant, dans les soubassements de l’économie on pouvait déjà percevoir les craquements, les tremblements provoqués par la collision de plaques tectoniques. Neuf mois plus tard, les analogies de Greenspan qui se voulaient apaisantes ne parviennent plus à convaincre. L’économie américaine est confrontée à des niveaux d’endettement sans précédent, une flambée du prix des produits de base et une chute de l’immobilier, sans même mentionner la faiblesse du dollar. En dépit de la récente stabilisation de la situation économique, certains économistes craignent que le monde ne doive faire face prochainement à la plus grande crise financière depuis les années 1930.

Cette analogie est pourtant loin d’être parfaite. La probabilité que nous vivions un enchaînement d’évènements semblable à celui de la Grande Dépression est très faible. Le marché boursier avait alors perdu 80%, le taux chômage atteignait 25%, et les Grandes Plaines s’étaient transformées en une région aride et poussiéreuse, forçant des centaines de milliers de d’ouvriers agricoles à fuir en Californie. Mais les Américains devraient pourtant craindre que les troubles actuels ne soient annonciateurs de bouleversements mondiaux à l’image de ceux qui ont renversé les grandes puissances économiques précédentes, à commencer par la Grande-Bretagne.

Plus de 80% des Américains déclarent aujourd’hui que le pays est sur une mauvaise voie, mais ils sont encore nombreux - si ce n’est la plupart - a continuer de croire que les enseignements de l’histoire des autres nations ne sont pas pertinents, que le cas des États-Unis est unique, et qu’ils sont choisis par Dieu. Il en a été de même pour toutes les anciennes grandes puissances économiques : Rome, l’Espagne, les Pays-Bas (dans le domaine maritime durant leur période glorieuse du 17ème siècle, lorsque New York s’appelait New Amsterdam) et pour la Grande Bretagne au 19e siècle. La force initiale de ces empires s’est aussi avérée être plus tard leur faiblesse, ce qui n’est pas sans rappeler la situation que vivent les États-Unis depuis les années 1980.

Il existe une littérature considérable qui traite de ces précédents, de leurs illusions de puissance et de leur déclin. Ces textes nous disent que l’Espagne impériale, l’empire maritime des Pays-Bas, et la puissance industrielle de la Grande Bretagne avaient en commun bon nombre de vulnérabilités durant leur ascension puis leur chute : ils avaient en partage le sentiment de n’être plus sur la bonne voie, une religion intolérante et missionnaire, un empire devenu trop vaste pour leurs forces militaires, une monoculture économique, un essor de la finance (provoquant la délocalisation de l’industrie) et enfin une dette excessive. Il en va de même aujourd’hui aux États-Unis.

Avant de poursuivre ce parallèle avec les États-Unis d’aujourd’hui, il convient de répondre aux sceptiques qui ne manqueront pas de nous rappeler que chacune de ces nations avait ses propres prophètes de malheur, dont les avertissements, s’ils se sont avérés justifiés sur le long terme, n’en avaient pas moins été lancés de façon prématurée. En Grande-Bretagne, par exemple, ces augures s’étaient inquiétés dès les années 1860 de voir le pays prendre le chemin des Pays-Bas, et ces appréhensions sont réapparues dans les années 1890, lors de l’émergence de concurrents industriels tels que l’Allemagne et les États-Unis. Dans les années 1940, ces prévisions ont fini par se réaliser, mais de fait les critiques des années 1860 et 1890 étaient venues bien trop tôt.

De telles craintes, prématurées, ont aussi vu le jour aux États-Unis. Les décennies suivant l’élection de 1968 ont été marquées par l’apparition d’appréhensions. A l’époque, l’hégémonie mondiale gagnée par les États-Unis après la Seconde Guerre mondiale était considérée comme menacée. La première de ces périodes de remise en cause, en 1968-72, constatait le mélange délétère des effets du commerce mondial, des crises monétaires et de la faillite de la politique étrangère américaine en Asie du Sud-Est. Parurent alors des ouvrages portant des titres tels que « Retreat From Empire ? » et « The End of American Era ». Ce malaise s’est encore renforcé par la suite après l’affaire du Watergate et la chute de Saigon. La troisième phase a pris place à la fin des années 1980, lorsque la résurgence du Japon semblait remettre en cause la prééminence américaine dans le secteur industriel, voire même celui de la finance. En 1991, le candidat à l’investiture Démocrate pour la présidentielle Paul Tsongas croyait pouvoir déclarer « la guerre froide est terminée.... l’Allemagne et le Japon ont gagné. » Ce n’était pas tout à fait le cas.

Aujourd’hui en 2008, nous pouvons à notre tour faire état d’une décennie de tous les dangers, marquée par la folie Internet des années 1997-2000 qui s’est transformée en une bulle puis en krach boursier, le 11 septembre 2001, les attaques terroristes, la démesure impériale de l’administration Bush et l’invasion de l’Irak en 2003. Vinrent ensuite l’abandon par l’OPEP de la fourchette maintenant le prix du pétrole à 22 - 28 dollars, le coût du baril dépassant les 100 dollars en cinq ans ; l’effondrement global du statut des États-Unis pour cause de la guerre en Irak, l’implosion du marché américain de l’immobilier et de la bulle du crédit, et une baisse du dollar face à l’euro de près de 50% depuis 2002. Nul doute q’une crise financière mondiale ne soit dans l’air.

On ne peut écarter la perspective dérangeante qu’une nouvelle crise mondiale imminente pourrait transformer le demi-siècle allant des années 1970 aux années 2020 en un équivalent pour les États-Unis de ce que la période précédent 1950 avait été pour la Grande-Bretagne. Il pourrait bien s’agir du « Big One », marquant la dernière phase de l’ascension des USA. L’histoire récente, faite de quatre décennies de soubresauts préalables trouverait alors son sens dans cette infortunée conclusion.

Le parallèle le plus marquant entre notre situation et les échecs des anciennes puissances est celui de la dangereuse dépendance des États-Unis à l’égard de son secteur financier, devenu le moteur de la croissance. Au 18ème siècle, les Hollandais avaient cru qu’ils pourraient compenser le déclin de l’industrie et du commerce par de grands programmes de prêts aux nations étrangères et aux souverains. Mais la série d’incidents et de faillites survenus aux Pays-Bas durant les années 1760 et 1770 a paralysé l’économie. Dans la Grande-Bretagne du début des années 1900, un ministre s’inquiétait que l’on ne puisse prospérer en « amassant des titres d’investissement », affirmant que « la banque n’est pas le créateur de notre prospérité, mais le résultat de celle-ci. » À la fin des années 1940, l’endettement né lors des deux guerres mondiales lui a donné raison, et le leadership économique mondial de la Grande Bretagne appartient désormais au passé.

Aux États-Unis, la part du PIB du secteur des services financiers a dépassé celle de l’industrie au milieu des années 1990. Mais l’enthousiasme pour le marché semble avoir bloqué tout débat quant à cette évolution inquiétante. Dans les années 1970, l’industrie représentait 25% du PIB et les services financiers à peine 12%, mais en 2003-06, le secteur de la finance pesait 20-21%, et l’industrie en était réduite à 12%.

Le problème tient au fait que les quatre ou cinq points de PIB gagné par le secteur de la finance durant les années 1990 et 2000 sont dus à des pratiques contestables : le boom de prêts immobiliers exotiques, la titrisation pour le moins téméraire des prêts, ainsi que d’autres innovations qu’il eut été préférable de laisser aux casinos. Cette industrie du crédit devenue folle a fourni le lubrifiant de la croissance. Entre 1987 et 2007, la dette totale aux États-Unis est passée de 11 000 milliards à 48 000 milliards, et c’est la dette du secteur financier qui a mené la danse.

Washington a regardé avec bienveillance le secteur financier durant les années 1980 et 1990, lui procurant sans fin flux de liquidité et renflouements. De façon inexcusable, les acteurs tels que Greenspan, Robert Rubin, ancien secrétaire au Trésor et l’actuel secrétaire Henry Paulson ont refusé de réglementer l’industrie. Tous semblaient faire bon accueil aux bulles d’actifs ; Ils imaginaient sans doute que la finance allait être le nouveau secteur dominant de l’activité économique, tout comme l’industrie avait remplacé l’agriculture à la fin du 19ème siècle. Mais qui pourrait croire sérieusement que la prochaine grande puissance économique - Chine, Inde, Brésil - ait un PIB dominé par la finance ?

Par la grâce d’un secteur financier surdimensionné les États-Unis de 2008 sont devenus le premier débiteur au monde, connaissent - et de loin - le plus grand déficit de la balance des paiements et sont devenus le principal importateur, à grands frais, de produits manufacturés et de pétrole. Si le monde subit prochainement la plus grande crise financière depuis les années 1930, les dommages potentiels sont incalculables. La perte du leadership économique mondial qu’ont connu la Grande-Bretagne et les Pays-Bas semble être la menace qui pointe à notre propre horizon.

Kevin Phillips a publié récemment « Money : Reckless Finance, Failed Politics, and the Global Crisis of American Capitalism. »


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Publication originale Washington Post, traduction Contre Info
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeJeu 22 Mai 2008 - 8:26

Voilà qui va ramener les théoriciens anglo-saxons de la libre concurrence et de la mondialisation, tous les deux sans frein, à un peu de modestie, en attendant la révision déchirante. Cela devrait aussi aider la commission européenne à couper les ailes des abus manifestes de détournements de la subsidiarité, en particulier dans le domaine des services qui vont se révéler être la cause de l'effondrement américain (si on en croit l'article ci-dessus).
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeLun 9 Juin 2008 - 10:07

«Sans correction, le système risque de péter»
Débat. La globalisation a-t-elle accouché du chaos ? L’économiste Patrick Artus répond :
Recueilli par CHRISTOPHE ALIX
libération QUOTIDIEN : lundi 9 juin 2008

L’économiste Patrick Artus vient de publier, avec la journaliste Marie-Paule Virard, Globalisation, le pire est à venir (La Découverte), diagnostic aussi sombre que lucide sur les désordres de la globalisation.


A vous lire, la globalisation aurait accouché d’un cauchemar dont il sera difficile de sortir. Etait-elle finalement une erreur ?

En soi, la globalisation est positive car les échanges favorisent la croissance. Elle a fait entrer dans le circuit économique un milliard d’individus qui en étaient exclus en leur donnant du travail et en apportant de nouveaux débouchés. En créant plus de concurrence, elle a fait baisser les prix et maintenu les taux d’intérêt bas. Cette machine à inonder le monde de liquidités a permis de s’endetter à peu de frais et a globalement réussi, jusqu’au début des années 2000, à apporter plus de bien-être dans les pays riches comme chez les plus pauvres. Jusqu’au tournant actuel.

Votre bilan est sombre…

La globalisation a initié et alimenté des tendances insoutenables sur le long terme. En organisant un gigantesque transfert d’activités des pays avancés vers les pays émergents, elle a fait exploser les inégalités, généré des désordres financiers monstres et fait flamber les matières premières. Sans correction, le système risque de péter. Les conséquences seront alors dramatiques pour les perdants, chaque jour plus nombreux, de cette machine inégalitaire qui prend du revenu aux uns pour le redistribuer aux autres.

Comment est-on passé d’un enchaînement vertueux au chaos ?

Il n’y a rien de choquant à faire fabriquer les biens là où les salaires sont les plus bas. Sauf que l’accroissement de la richesse a provoqué un retour en force de l’inflation et un boom des matières premières. L’économiste libéral américain Paul Krugman qui, en 1996, écrivait La mondialisation n’est pas coupable l’a bien montré : les pays riches n’ont pas su prévenir les effets de la globalisation sur l’emploi. Car les emplois qui se créent en 2008 ne sont plus les mêmes que ceux qui sont détruits. Cette transition inédite pour l’Occident a polarisé le marché du travail aux deux bouts : le haut de gamme et le bas de gamme ; les nouvelles technologies et l’aéronautique d’un côté, les services à la personne et le temps partiel de l’autre. Tout ce qui était entre les deux disparaît.


(...) lire la suite ici
http://www.liberation.fr/actualite/economie_terre/330660.FR.php
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeVen 20 Juin 2008 - 8:20

Encore une manifestation de la réalité du dynamisme économique US :
http://news.bbc.co.uk/2/hi/business/7464298.stm

400 inculpations et 60 arrestations.
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeVen 27 Juin 2008 - 11:09

Subprimes, pétrole, immobilier : le triple choc qui secoue les places boursières
LEMONDE.FR | 27.06.08 | 10h12 •
Les marchés financiers, dont beaucoup d'experts soulignaient la capacité de résistance à la crise bancaire et économique, ont lourdement chuté, jeudi 26 juin. A Paris, Londres et Francfort, les indices ont cédé près de 2,5 %, finissant à des niveaux inférieurs à leur plancher du mois de mars, atteint juste après l'annonce de la quasi-faillite de la banque d'affaires américaine Bear Stearns. Depuis le début de la crise, à l'été 2007, la baisse du CAC 40 atteint maintenant près de 30 %.



La déconfiture européenne a accompagné celle des Bourses américaines. Jeudi, le Dow Jones et le Nasdaq ont perdu plus de 3 %. La dégradation s'est aussi prolongée en Asie. Vendredi, le Nikkei japonais a cédé 2,01 % tandis que sur les marchés chinois la place de Shanghaï a reculé de 5,29 %.

"J'ai 40 ans, j'ai vécu plusieurs crises, le choc pétrolier des années 1980, l'éclatement de la bulle Internet post-2001, je n'ai jamais vu ça ! Les marchés baissent sans cesse, plus personne ne veut acheter", s'inquiète Steven Grasso, courtier au parquet de New York.

La nervosité est extrême. "Nous ne sommes pas loin d'un potentiel krach", estime Alexandre Capez, trader à Londres chez Lehman Brothers. "Il n'y a plus de logique, plus de raison, tout devient un jeu de psychologie, il suffit d'un souffle" pour que tout craque, s'inquiète-t-il.

Pour les analystes, la sanction du marché est étonnante. "Les valorisations des actions sont à des niveaux inédits depuis vingt à trente ans", calcule Vincent Treulet, responsable de la stratégie actions chez Natixis.

En Bourse, le secteur bancaire en particulier est devenu "toxique", poursuit-il. Les investisseurs redoutent que leurs pertes liées aux subprimes, ces crédits immobiliers à risque, ne s'aggravent encore dramatiquement. Leurs inquiétudes semblent fondées. Jeudi, la direction du groupe belgo-néerlandais Fortis a annoncé un "plan de solvabilité" pour récolter 8 milliards d'euros. Son titre s'est effondré de 18,9 % provoquant la débâcle de tout le secteur.

Quelques jours plus tôt, la banque britannique Barclays a annoncé une levée de fonds de 6 milliards d'euros. Quant à la plus grande banque américaine, Citigroup, elle a averti qu'elle serait contrainte de passer de nouvelles dépréciations "substantielles" au deuxième trimestre.

RISQUE DE CONTAGION


Pis, le secteur financier n'est plus le seul sujet de préoccupation. Les investisseurs redoutent la contagion de la crise au secteur industriel. Les rumeurs délétères s'accumulent sur les secteurs les plus fragiles en particulier l'automobile. Jeudi, elles visaient le groupe automobile Chrysler suspecté d'avoir recours au "chapter 11", la loi américaine de protection des faillites.

"Ça craque de partout", ajoute M. Treulet. A la crise financière et immobilière s'ajoute l'impact inflationniste d'un troisième choc pétrolier. Le cours du pétrole, installé depuis plusieurs mois au-dessus de 130 dollars, a franchi jeudi à New York un nouveau record historique à plus de 140 dollars le baril. Les prix pourraient même atteindre 150 à 170 dollars "au cours de l'été" a averti Chakib Khelil, président de l'Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep), interrogé sur la chaîne France 24.

Désormais, la grande crainte est celle d'une stagflation, c'est-à-dire la conjonction d'une croissance molle et d'une inflation incontrôlable liée à la flambée de l'or noir et des autres matières premières. Mercredi, la Réserve fédérale américaine (Fed) a d'ailleurs souligné ce risque. Prise en étau entre une croissance chancelante et des pressions inflationnistes inquiétantes, l'autorité monétaire a décidé de maintenir le niveau des taux d'intérêt aux Etats-Unis à 2 %, en restant évasive sur l'attitude à adopter dans l'avenir.

De fait, la lutte contre la stagflation est, pour une banque centrale, très délicate à mener. Baisser ses taux pour soutenir la croissance, c'est prendre le risque d'attiser la flambée des prix. Les relever pour contrer les tensions inflationnistes, c'est au contraire prendre le risque de casser la consommation et l'investissement.

La Banque centrale européenne (BCE), de son côté, a choisi de privilégier la lutte contre l'inflation et devrait durcir sa politique monétaire dès le début du mois de juillet.

Une perspective qui affaiblit encore le dollar. "Cela rappelle ce qui s'est passé en 1987", indique Anton Brender, directeur des études économiques chez Dexia. En 1987, l'effondrement du billet vert et un désaccord entre autorités monétaires avaient contribué à un krach boursier historique.

Une répétition de 1987 est-elle possible? "On pense un jour que c'est la crise de 1929, et le lendemain que c'est fini", philosophe M. Brender. Pour l'économiste, une chose est néanmoins certaine : "Rien n'est réglé."

http://www.lemonde.fr/economie/article/2008/06/27/subprimes-petrole-immobilier-le-triple-choc-qui-secoue-les-places-boursieres_1063490_3234.html?xtor=RSS-3208
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeSam 28 Juin 2008 - 12:50

Mis à Jour le : 28 juin 2008 00:47
Le choix de Ben, par Ambrose Evans-Pritchard
28 juin 2008Après la Royal Bank of Scotland, c’est au tour de la Barclays de publier un avis de gros temps et de conseiller le repli aux abris tant qu’il en est encore temps. En sauvant le système bancaire, la Fed a accepté de laisser déraper le dollar. Mais le retour de boomerang a dépassé toutes les prévisions et a provoqué la fuite vers les valeurs refuges, dont le pétrole et les matières premières - déjà sous tension - enclenchant un mécanisme inflationniste qui du même coup provoque la peur et justifie rationnellement celle-ci. Aujourd’hui la Fed est prise au piège de forces mondiales qui la dépassent. Si elle choisit la neutralité en ne relevant pas les taux comme l’attendent des marchés horrifiés par la crainte des anticipations de l’inflation - qui signeraient l’arrêt de mort de la rente - l’économie américaine sera crucifiée par l’abandon des capitaux cherchant la sécurité et par l’inflation importée de la zone dollar. Mais si elle les relève, l’activité déjà anémiée par l’éclatement de la bulle et la thrombose du crédit pourrait caler, au risque de la déflation qui la guette au coin du bois. L’impossible choix de Ben, analysé par Evans-Pritchard.


Par Ambrose Evans-Pritchard, The Telegraph, 27 juin 2008

Barclays Capital a conseillé à ses clients de fermer les écoutilles en prévision d’une tempête financière mondiale, les avertissant que la Réserve fédérale américaine avait laissé sortir de sa bouteille le mauvais génie de l’inflation et laissé sa crédibilité chuter « au-dessous de zéro ».

« Nous sommes dans une mauvaise passe », déclare Tim Bond, le responsable du secteur boursier de la banque. « Il y a à l’heure actuelle un choc inflationniste. Cela va s’avérer très négatif pour les actifs financiers. Nous allons nous mettre en position défensive. Les investisseurs s’en sortiront bien s’ils parviennent à préserver leur patrimoine. »

Barclays Capital vient de publier ses Perspectives Mondiales, toujours très lues, où la banque estime que l’inflation aux USA devrait atteindre 5,5% en août et que la Fed devra relever ses taux d’intérêt à six reprises d’ici la fin de l’an prochain, afin de prévenir une spirale inflationniste des prix et des salaires. Si elle hésite, les marchés obligataires devraient passer à l’action. « C’est le premier test pour les banques centrales depuis 30 ans et elles l’ont traité à la légère. Elles ont zéro crédibilité, et celle de la Fed est négative - en admettant que cela soit possible. Elle a perdu toute crédibilité », juge M. Bond.

Ce sombre verdict sur la Fed pilotée par Ben Bernanke a été confirmé par les marchés hier alors que le dollar a baissait par rapport à l’euro après la publication ce mercredi du communiqué de la Fed à la tonalité conciliante.

Les courtiers ont estimé que la Fed paraissait s’éloigner du relèvement de ses taux qui était attendu. Avec pour effet la montée du baril de pétrole à 138 dollars, confirmant ainsi sa fonction d’ « anti-dollar » et sonnant comme un reproche adressé par les marchés à la politique monétaire trop accommodante de Washington.

La décision de la Fed va se répercuter dans les 45 pays dont la devise est liée au dollar dans le monde entier, entraînant la flambée des prix des matières premières. L’inflation mondiale est passée de 3,2% à 5% durant la dernière année.

M. Bond juge que le monde émergent est maintenant sur le point de traverser une grave crise. « L’inflation est hors de contrôle en Asie. Le Vietnam a déjà explosé. La réponse des politiques c’est de s’en prendre au messager, comme ce fut le cas dans les pays développés à la fin des années 1960 et 1970 », note-t-il.

la suite ici
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2104
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeSam 28 Juin 2008 - 16:08

Inflation et stagnation, l'équation insoluble des banques centrales
LE MONDE | 28.06.08 | 14h45 •



Cela allait mieux, cela va moins bien. Beaucoup moins bien. "Le plus gros de la crise financière est passé", répétaient depuis plusieurs semaines les dirigeants économiques internationaux. Les opérateurs des marchés avaient fini par se laisser convaincre. Peut-être à tort.

Les banques annoncent de nouvelles et massives dépréciations d'actifs. On aimerait croire sur parole le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, quand il explique, comme il l'a fait dans nos colonnes, qu'il ne faut pas craindre une deuxième vague dans la crise des subprimes et que les pertes nouvelles des banques résultent "du fonctionnement normal du cycle économique". Mais on a du mal.




MORAL DES MÉNAGES EN BERNE


D'abord, il n'est pas tout à fait exclu que "le fonctionnement normal du cycle économique" ne tourne pas purement et simplement à la catastrophe. On peut déjà observer, par exemple, les dégâts que provoque, sur l'industrie automobile, le double choc de la restriction du crédit et de la flambée des prix du pétrole. Jusqu'où l'économie réelle sera-t-elle contaminée par la crise financière et énergétique ? En retour, comment la santé des banques et la stabilité financière seront-elles affectées par la détérioration de l'environnement économique ? Ne risque-t-on pas d'entrer dans un cercle vicieux, où les difficultés économiques entraîneraient des dégâts financiers... et réciproquement ?

Il n'est pas sûr que le talent - certes immense - des banquiers centraux suffise à éviter le pire, tant l'équation devient complexe à résoudre. Avec, d'un côté, les signes inquiétants de freinage de l'économie, de l'autre, l'aggravation des tensions inflationnistes. Sur le premier point, la preuve la plus nette de la détérioration a été donnée cette semaine par la baisse mondiale du moral des ménages. Celui des Américains s'est dégradé encore plus qu'attendu en juin pour tomber à son plus bas niveau depuis 1980, selon l'enquête mensuelle Reuters-université du Michigan, publiée vendredi 27 juin. Il est revenu à 56,4, contre 59,8 en mai.

Celui des Français n'est pas meilleur. L'indicateur résumé de l'opinion des ménages, mesuré par l'Insee, a reculé de 4 points en données corrigées des variations saisonnières en juin, à - 46, un point bas sans précédent depuis que la série a commencé en janvier 1987.

Du côté des prix, rien ne s'arrange. Au contraire. L'inflation en Allemagne a grimpé à 3,3 % en juin, en glissement annuel, contre 3 % en mai, selon des données provisoires publiées vendredi. Il s'agit du taux le plus élevé depuis décembre 1993. La flambée du prix des hydrocarbures est la principale responsable : selon les régions, le prix du fioul domestique a augmenté en juin, sur un an, de 57,3 % à 69,3 %.

En théorie, ces deux dérapages - décélération de la croissance, accélération des prix - demanderaient, c'est bien le problème, des réponses monétaires diamétralement opposées. Le ralentissement économique exigerait une baisse des taux, la flambée des prix nécessiterait leur relèvement.

La Réserve fédérale américaine (Fed) a choisi, mercredi, de ne pas choisir. Elle a laissé ses taux inchangés, durci en même temps son discours vis-à-vis de l'inflation tout en exprimant ses craintes sur la croissance.

La Banque centrale européenne (BCE), de son côté, donne l'impression d'avoir clairement tranché. Elle devrait relever d'un quart de point ses taux lors de sa réunion du jeudi 3 juillet. Mais ses dirigeants prennent soin de répéter que ce geste ne signifie pas qu'on est entrés pour autant dans un cycle de resserrement monétaire.

Elle espère que son action sera suffisamment efficace, sur le plan psychologique, pour ne pas avoir à répéter l'opération. Que le fait de taper du poing sur la table suffira à déjouer les anticipations inflationnistes des agents économiques. Alors qu'elle prétend lutter à mort contre l'inflation, on sent la BCE obsédée par le risque d'effondrement économique et financier.
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeSam 28 Juin 2008 - 17:03

Citation :


Alors qu'elle prétend lutter à mort contre l'inflation, on sent la BCE obsédée par le risque d'effondrement économique et financier.





Assez plaisant de lire cela, alors que l’on n’a cessé de l’accuser qu’elle ne pensait qu’à lutter contre l’inflation quand il aurait fallu se soucier de la croissance.
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeMar 1 Juil 2008 - 18:57

La Tribune.fr - 01/07/08 à 18:01 - 395 mots

avertissement
Le FMI évoque le risque d'éclatement d'autres crises financières

Quelque 80 pays pauvres ou à revenus intermédiaires pourraient être frappés par des crises. Les prix élevés du pétrole et de l'alimentation sont pointés du doigt.
"Certains pays sont sur le point de basculer", a souligné Dominique Strauss-Kahn, directeur général du Fonds monétaire international (FMI), dans un communiqué publié ce mardi. L'institution de Washington met en garde contre le risque d'éclatement de crises financières un peu partout dans le monde, dû aux prix élevés du pétrole et de l'alimentation. Ces prix pourraient avoir un retentissement négatif "sur la balance des paiements de nombreux pays. L'inflation est en hausse, ce qui touchent les pauvres, et les équilibres budgétaires sont menacés", ajoute le FMI.

Le risque de crise semble d'autant plus grand que "l'augmentation des prix alimentaires devrait prendre plus longtemps que d'habitude pour se résorber, vu de nouvelles augmentations de la production de biocarburants à attendre, la poursuite d'une croissance forte dans les économies émergentes et en développement, et l'impact sur les coûts des niveaux élevés du prix du pétrole", précise le Fonds, dans sa première tentative d'évaluation de l'impact macroéconomique des prix élevés du pétrole et de l'alimentaire.

Le Fonds, dont la mission première est de prévenir l'émergence de crises de balance des paiements, a noté en particulier que la flambée du pétrole avait un "impact élevé" sur 81 pays pauvres ou à revenus intermédiaires.

Le FMI a souligné que 33 pays importateurs nets de nourriture avaient vu leur facture augmenter de 0,5% de leur produit intérieur brut (PIB) annuel depuis janvier 2007. Sur la même période, les effets du pétrole cher ont amputé les ressources de 59 pays pauvres importateurs de brut de 35,8 milliards de dollars (2,2% de leur PIB).

Pour l'institution, une "approche multilatérale" s'impose si l'on veut empêcher que les pays les plus pauvres s'enfoncent dans la crise, vu le côté durable de la hausse des prix du pétrole et de l'alimentation. Dominique Strauss-Kahn a indiqué qu'il espérait des "décisions fortes" sur cette question au sommet des chefs d'Etat et de gouvernement du Groupe des huit pays les plus industrialisés (G8), qui se tient du 7 au 9 juillet dans le nord du Japon.
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeMer 2 Juil 2008 - 9:38

La banque Fortis prévoit une chute des marchés financiers aux Etats-Unis
mardi 1er juillet


Le bancassureur belgo-néerlandais Fortis s’attend à ce que les marchés financiers américains s’écroulent totalement dans les prochains jours ou semaines. Ce qui explique les mesures d’urgence prises la semaine dernière par Fortis, explique lundi son président Maurice Lippens dans un entretien accordé lundi au quotidien néerlandais De Telegraaf.

"Aux Etats-Unis, ça va plus mal que ce qu’on imagine", affirme M. Lippens. Fortis prévoit des faillites parmi les 6.000 banques peu assurées. Mais le bancassureur vise également des entreprises comme Citigroup et General Motors.

Les craintes de Maurice Lippens se fondent sur des discussions avec des banquiers. "Il y a deux mois, nous ne savions pas que ça allait si mal aux Etats-Unis. Et ça va encore empirer", dit M. Lippens.



Sources 7/7
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeMer 2 Juil 2008 - 10:01

La prochaine faillite de GM n'est pas franchement une nouvelle ... pour ceux qui lisent la presse. Apparemment, chez Fortie ils viennent juste de commencer ... Very Happy
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeJeu 3 Juil 2008 - 11:44

Mis à Jour le : 3 juillet 2008 10:06
La descente aux enfers, par Paul Jorion
3 juillet 2008La spirale baissière de la finance a été un temps interrompue par l’opération de sauvetage de Bear Sterns organisée par la Fed. Mais l’éclaircie a été de courte durée. Aujoud’hui c’est l’économie réelle qui décroche peu à peu sur tous les fronts, de l’immobilier aux constructeurs automobiles, et les mouvements de panique ne sont pas à exclure.


par Paul Jorion, 3 juillet 2008


Ce texte est un « article presslib’ » (*)

Jetez un coup d’œil à ce graphique emprunté au Wall Street Journal de ce matin : ce genre de profil ne dure pas parce que quelque chose se passe alors qui y met fin et c’est pourquoi il faut le capturer dans l’instant. La légende dit « Défauts de paiement dans le secteur de la construction ». Les condos sont des appartements en copropriété, les single family sont des maisons individuelles, le reste se comprend aisément.

Les banques régionales et de taille moyenne s’étaient petit à petit retrouvées exclues du marché du prêt hypothécaire américain : le « mortgage », et s’étaient spécialisées dans le prêt à la construction. Elles sont aujourd’hui aux abois : elles accordent des sursis à leurs emprunteurs sans qu’il s’agisse là de générosité de leur part : elles se contentent de retarder le moment de vérité où elles devront enregistrer les pertes. Inutile de préciser qu’au vu des courbes, la fin est proche.

la suite ici
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2110
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeSam 5 Juil 2008 - 18:39




Mis à Jour le : 5 juillet 2008 16:51
USA : l’économie de la bulle, par Doug Noland

5 juillet 2008


L’économie américaine était tirée par le crédit facile, l’inflation de la valeur actifs et la consommation - à auteur de 70% du PIB - dopée par les bulles successives de la nouvelle technologie puis de l’immobilier. La fin de ce cycle volatilise le patrimoine des ménages, tarit les revenus du secteur financier et assèche un secteur de la consommation surdimensionné. Structurellement déficitaires, les USA ont inondé la planète de dollars alimentant une masse de capitaux spéculatifs qui rompent désormais l’alliance passée avec la devise US et la finance structurée de Wall Street et alimentent la fièvre inflationniste. La conjonction des ces deux mouvements prend l’économie US en tenaille, et l’apparente richesse d’hier change soudain d’aspect pour se transformer en une montagne de créances douteuses aux garanties incertaines.

Par Doug Noland, Prudent Bear, 4 juillet 2008

Cette semaine, l’annonce faite par Starbucks qui prévoit de fermer 600 magasins et de licencier 12000 employés est emblématique de la grande restructuration qui nous attend dans l’économie américaine de la bulle, qui est profondément déséquilibrée. Dans l’économie réelle, les entreprises qui s’étaient précédemment largement enrichies grâce aux bénéfices importants réalisés durant le boom induit par l’inflation des actifs et du crédit voient aujourd’hui se dégrader rapidement leurs bénéfices et leur trésorerie. Durant le boom, Starbucks avait investi agressivement dans le capital fixe, tout en augmentant le nombre de ses salariés, ses offres de produits et ses dépenses dans l’immobilier. L’argent coulait à flots, les revenus étaient facilement gagnés, et la croissance était facile.

Pour l’économie globale, l’énorme expansion des crédits hypothécaires (et des autres types de crédit) s’est déversée sous forme de pouvoir d’achat, dirigée en particulier vers les « services ». Ce pouvoir d’achat a été « multiplié » par les emprunts additionnels effectués par les entreprises telles Starbucks et autres, ainsi que par ceux des promoteurs immobiliers, qui ont construit et loués des espaces commerciaux à des dizaines de milliers de cafés, détaillants, restaurants, hôtels, casinos, salons esthétiques, clubs de santé et autres. Avec pour résultat un boom historique des emprunts et des « investissements » dans la construction d’un énorme parc immobilier destiné à la consommation et aux services. Maintenant que la bulle de crédit a éclaté, la viabilité économique de larges pans de ce secteur économique est remise en question.




la suite ici
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2117
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeLun 7 Juil 2008 - 16:05



Mis à Jour le : 7 juillet 2008 15:22
Patrick Artus : Le pire est à venir

7 juillet 2008


L’économiste Patrick Artus publie dans l’Expansion une tribune en forme de réquisitoire contre la mondialisation.

Contre Info, 7 juillet 2008

Les années de la « mondialisation heureuse » marquées par une forte croissance et une faible inflation sont derrière nous juge-t-il. La crise immobilière née aux USA a révélé en plein jour les « tendances insoutenables » de la mondialisation, au nombre de trois :

Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Puce Le partage des tâches entre pays développés et économies émergentes se traduit par une délocalisation des activités industrielles et de services « intermédiaires », avec pour résultat une « bipolarisation » des marchés de l’emploi. D’un côté, des compétences à forte valeur ajoutée, de l’autre des emplois de service déqualifiés, ce qui conduit à « une disparition de la classe moyenne », observe-t-il.

Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Puce Le modèle de croissance occidental, gourmand en énergie et matières premières et fortement émetteur de CO2, ne saurait être étendu à l’ensemble de la planète.

Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Puce La globalisation a submergé le monde de liquidités, qui croissent à un rythme de près de 20% par an depuis 2002. Comme le notait récemment Doug Noland, le recours massif des USA au crédit a amplifié les déséquilibres du commerce extérieur US, qui ont été refinancé par les réserves accumulées en Asie et au Moyen Orient. Pour Artus comme pour Noland, c’est la croissance « monstrueuse » des liquidités mondiales qui explique le surendettement et les bulles dans la valorisation des actifs.

L’éclatement de la bulle du crédit US a renforcé ces turbulences. Désormais, les capitaux spéculatifs qui ont abandonné le secteur du crédit US alimentent les tendances inflationnistes.

Comment en sortir, s’interroge Artus ? Il faudrait, préconise-t-il, remplacer les institutions internationales nées dans l’après guerre par de nouvelles organisations ayant en charge la régulation des « biens publics mondiaux » que sont l’environnement, la monnaie, les matières premières et les règes sociales.

Perspective peu vraisemblable, à laquelle les états préfèreront sans doute les solutions individuelles, ou régionales. Dans ce cas, « le pire est à venir », conclut-il.

Contre Info avec l’Expansion
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeJeu 10 Juil 2008 - 13:11

Royaume-Uni :
la récession menace


De notre correspondant à Londres, Cyrille Vanlerberghe
le Figaro 10/07/2008 | Mise à jour : 09:11 | .

CRISE. La bulle immobilière a éclaté et les prix sont en baisse de 4,4 %.
Après les économistes, c'est au tour de la chambre de commerce britannique d'évoquer un «sérieux risque de récession».

En Grande-Bretagne, les signes de la crise ne sont pas toujours là où on les attend. Exemple : les ventes de cravates ont connu, le mois dernier, leur plus forte croissance depuis cinq ans. L'explication ? Avec des risques de licenciements en hausse, les salariés font des efforts pour paraître plus présentables.

Les indicateurs économiques plus classiques sont également mauvais. La production industrielle britannique a fortement chuté le mois dernier, à la grande surprise des économistes. Ils attendaient 0,1 % de baisse alors que les chiffres sont de -0,8 % sur le seul mois de mai. Et cela malgré une dépréciation de la livre sterling par rapport à l'euro, qui aurait dû favoriser les exportations vers l'Europe. D'ailleurs, le déficit commercial pour les biens et les services en mai a été stable à 4,2 milliards de livres (5,2 milliards d'euros).

En début de semaine, la chambre de commerce britannique (BCC) a publié un rapport inquiétant sur les PME et PMI. Sur les trois derniers mois, l'indice d'activité de ces dernières est tombé à son plus bas niveau depuis 1992. «Nous faisons désormais face à un sérieux risque de récession, a déclaré David Kern, l'économiste en chef de la BCC. Les perspectives sont sombres, et la correction risque d'être plus longue et plus grave que prévu.»


Baisse du pouvoir d'achat

Le groupe d'analyse CEBR (Center for Economics and Business Research) est plus optimiste. Il estime que la récession, définie par deux trimestres successifs de baisse du PIB, devrait être évitée. Mais il prédit que l'économie britannique traversera «au moins deux ans de croissance ralentie», avec une hausse du PIB limitée à 1,3 % en 2009, contre 3 % l'année passée. La Banque d'Angleterre ne pourra malheureusement pas venir en aide à l'activité dans les prochains mois car elle est contrainte par le besoin d'entraver une inflation déjà très élevée.

la suite ici
http://www.lefigaro.fr/economie/2008/07/10/04001-20080710ARTFIG00264-royaume-uni-la-recession-menace-.php
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeVen 11 Juil 2008 - 18:08

AOF le 11/07/2008 17h08
Les valeurs du jour à Wall Street - Fannie Mae et Freddie Mac s'écroulent

(AOF) - Fannie Mae et Freddie Mac, les deux sociétés américaines spécialisées dans le refinancement hypothécaire, connaissent un véritable effondrement à l'ouverture de Wall Street, avec des pertes respectives de 40,91% à 5,36 dollars et 43,37% à 3,47 dollars. La rumeur d'une mise sous tutelle gouvernementale, dévoilée aujourd'hui par le «New York Times», prend de l'ampleur, tandis que les marchés observent la situation avec toujours plus d'anxiété.
suite ici
http://www.boursorama.com/conseils/detail_conseils.phtml?&symbole=FNM&news=5684530
autre info sur le même sujet
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2128
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeMar 15 Juil 2008 - 13:31

juju41 a écrit:

AOF le 11/07/2008 17h08
Les valeurs du jour à Wall Street - Fannie Mae et Freddie Mac s'écroulent

(AOF) - Fannie Mae et Freddie Mac, les deux sociétés américaines spécialisées dans le refinancement hypothécaire, connaissent un véritable effondrement à l'ouverture de Wall Street, avec des pertes respectives de 40,91% à 5,36 dollars et 43,37% à 3,47 dollars. La rumeur d'une mise sous tutelle gouvernementale, dévoilée aujourd'hui par le «New York Times», prend de l'ampleur, tandis que les marchés observent la situation avec toujours plus d'anxiété.
suite ici
http://www.boursorama.com/conseils/detail_conseils.phtml?&symbole=FNM&news=5684530
autre info sur le même sujet
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2128

Oui mais le contribuable américain est là pour les renflouer. Tout va donc pour le mieux dans le meilleur des mondes libéral.

Même le FT applaudit le sauvetage par le Trésor US, c'est dire. Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 345333
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitimeMer 16 Juil 2008 - 11:43

Banques américaines : les investisseurs commencent à rechigner à remettre au pot
WASHINGTON (AFP) - 16/07/2008 06h49


Les banques américaines, qui vont annoncer des pertes importantes au titre du deuxième trimestre, pourraient être amenées à faire encore appel au marché pour se renflouer, mais les investisseurs pourraient, cette fois, rechigner à remettre au pot.



Le tonneau des Danaïdes de la finance américaine a déjà englouti plus de 130 milliards de dollars de capitaux nouveaux depuis le début de la crise du "subprime", sans donner des signes de stabilisation. Bien au contraire.



En annonçant, le 9 juillet, prévoir une lourde perte comprise entre 2,6 et 2,8 milliards de dollars, la quatrième banque américaine par les actifs, Wachovia, a donné le ton d'une saison des résultats qui s'annonce calamiteuse.



Les analystes anticipent, pour nombre de grandes banques, de nouvelles dépréciations d'actifs et des provisions massives pour créances douteuses.



Outre Wachovia, Merrill Lynch, Citigroup et Washington Mutual sont attendus dans le rouge, de même que beaucoup de banques régionales. Une éventualité qui pourrait contraindre plusieurs d'entre elles à faire appel au marché.



"Nous pensons qu'une nouvelle réduction du dividende ainsi qu'une levée de capitaux sont probables", ont ainsi annoncé les analystes de Baird dans une note au sujet de Wachovia, qui a pourtant déjà levé 11,5 milliards de dollars.



Mais après un an d'appels au marché à répétition, les conditions d'une recapitalisation ne sont plus les mêmes.



L'agence d'évaluation financière Fitch Ratings s'est récemment dite "inquiète d'une possible saturation de l'appétit des investisseurs pour une exposition aux institutions financières", dans une étude sur la banque d'affaires Lehman Brothers. Dès lors, "de nouvelles augmentations de capital pourraient rencontrer des résistances significatives de la part du marché".



Pour récompense de leur apport, les investisseurs ont vu, dans la presque totalité des cas, le cours des banques plonger pour atteindre, parfois, leurs plus bas niveaux historiques. Les investisseurs qui ont apporté le mois dernier 7 milliards de dollars à la banque Washington Mutual ont ainsi vu la capitalisation boursière de cette dernière tomber à 3,8 milliards.



Ces parcours boursiers calamiteux pourraient constituer un facteur dissuasif pour les candidats éventuels à de nouvelles levées de fonds.



"Plus le cours des actions baisse, plus il est difficile de lever des fonds", a estimé récemment Mohammed El-Erian, le co-directeur de Pacific Investment Management (Pimco), plus grand investisseur obligataire au monde, sur la chaîne CNBC.



M. El-Erian faisait également référence au fait qu'une augmentation de capital avec un cours faible est très dilutive, diminuant ainsi de manière importante la valeur des titres détenus par les actionnaires existants. Elle est ainsi susceptible de rencontrer des résistances.



L'impossibilité pour un ou plusieurs établissements de se renflouer pourrait alors avoir des conséquences dramatiques.



"La plupart du temps, les faillites ne sont pas liées à la qualité des crédits, mais au fait que les banques n'ont pas réussi à se recapitaliser", indique Brad Vander Ploeg, analyste chez Raymond James.



Si le système tout entier n'est pas menacé, M. Vander Ploeg estime qu'"il y aura des faillites d'établissements renommés", incapables d'attirer des fonds pour consolider leurs bilans.



Au total, "il pourrait y avoir jusqu'à 200 faillites" parmi les banques américaines, selon l'analyste, qui rappelle le nombre important des banques aux Etats-Unis, d'environ 7.500, ce qui tendrait à relativiser quelque peu l'importance de ces défaillances.
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MessageSujet: Re: Selon le FMI, il faut se préparer au pire   Selon le FMI, il faut se préparer au pire - Page 3 Icon_minitime

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