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 Candidats sans étiquette

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juju41

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MessageSujet: Candidats sans étiquette   Ven 21 Mar 2008 - 7:40

marianne2

Candidats sans étiquette : bleu sur rouge, rien ne bouge !
Lors des élections municipales, de nombreux candidats sans étiquette ont été classés par les services des préfectures en rouge (divers gauche)... mais surtout en bleu (divers droite). Eh oui : les services des élections n'ont pas encore la quadrichromie!


A Volvic, par exemple... Dans la palette électorale du ministère de l'Intérieur, il n'y a que du bleu, du rouge, et quelques nuances foncées ou pastels de ces deux couleurs. Si cela ne change rien pour les élections nationales où, peu ou prou, tous les candidats obéissent au clivage gauche-droite, c'est un vrai problème pour les scrutins locaux et leurs innombrables listes inclassables. Quelle couleur donner à Fouras (Charentes) où se sont affrontées, entre autres, «Fouras ensemble», «Fouras 2008» et «Vivre à Fouras», trois listes déclarées sans étiquette ? La réponse du ministère est simple : c'est l'employé de la préfecture qui décide !

La couleur qui manque...
Résultat : à Breteil (35), Corte (20), Guenage (57) ou encore Volvic (63), tous les sans étiquette ont connu le même traitement : tous à droite ! Selon le ministère de l'Intérieur, les employés de mairie chargés de l'inscription des candidats confrontés à un «sans étiquette» sont priés de lui attribuer une affiliation politique qui rentre dans le «nuancier» limité de la place Beauvau. L'usage veut que l'on se base sur les prises de positions du candidat lors des précédentes élections pour se faire un avis sur sa tendance, plutôt à gauche ou plutôt à droite.

Suivant le décret du 30 août 2001, signé Daniel Vaillant, chacun peut consulter la nuance qu'il s'est vu attribuer en en faisant la demande à la préfecture. Or, cette disposition n'ayant pu rentrer en vigueur à l'occasion des municipales de 2001, les municipales des 9 et 16 mars derniers furent l'occasion de leur première application, et beaucoup ont découvert sur les sites Internet permettant de consulter les listes les nuances qui leur avaient été attribuées. Ainsi, le nouveau maire de Volvic, M. Hamoumou (sans étiquette), a-t-il appris qu'il était enregistré sous l'étiquette «divers droite» en lisant Le Monde.fr. Alors qu'à l'occasion du premier conseil municipal, il a confessé à ses adjoints une sensibilité «gauche centriste», tout en revendiquant fermement le fait d'être «sans étiquette». En attendant, Volvic apparaît sur les cartes du ministère de l'Intérieur comme un point bleu de 4400 âmes.
A Marquette-lez-Lille, dans le Nord, les employés préfectoraux ont fait du zèle : le délégué venu déposer la liste de Jean Delebarre a été prié d'indiquer la tendance politique de chacun des 33 membres de la liste ! «Quand il a refusé de le faire, il lui a été expliqué que le préfet se chargerait de désigner une nuance générale, explique un collaborateur du maire réélu. Comme nous avions une opposition à gauche, il nous a classés divers-droite, ce que nous avons appris dans le Journal du Dimanche.» Journal du Dimanche qui a reçu les informations du service des élections du ministère de l'Intérieur, qui centralise les inscriptions.




Une invitation à devenir royaliste, anarchiste...
En cas de contestation, une seule procédure, la plupart du temps inefficace : le recours auprès du préfet. Mais l'attribution d'une nuance étant motivée par une «enquête» des employés de la préfecture, la plupart de ces demandes sont rejetées. Quand elles sont acceptées, la seule catégories qui ne recoupe pas l'échiquier «gauche-droite» traditionnel dans le nuancier du ministère de l'Intérieur est la mention «Autre». Une case derrière laquelle se pressent en pagaille les royalistes, les anarchistes, les partis régionalistes, et d'autres tendances politiques «alternatives» et souvent extrêmes. Une compagnie que les candidats des petites villes préfèrent éviter.
Le plus cocasse, c'est que c'est à l'heure de «l'ouverture» voulue par Sarkozy, où gauche et droite s'allient dans les mêmes listes, que ce texte rentre en vigueur, coupant une nouvelle fois tout ce petit monde en deux. Certes, quand on voit dans certains départements plus de 60% de candidats se déclarer sans étiquette lors des municipales, on peut comprendre le besoin de «cadrer» un peu. «Beaucoup s'affichent sans étiquette alors qu'ils ont des fonctions dans des grands partis, c'est vrai, concède-t-on dans l'entourage d'un maire étiqueté d'office. Mais l'évolution des partis politiques amènera de plus en plus à ce type de situation : c'est inquiétant que le ministère de l'Intérieur ne soit pas outillé pour en tenir compte.»

Alex Türk, sénateur du Nord et président de la Commission nationale informatique et liberté (Cnil), a d'ores et déjà déposé un recours auprès de la ministre de l'Intérieur pour modifier le nuancier. L'équipe du maire de Marquette-lez-Lille a saisi la même Cnil à ce sujet et les services juridiques de cet organisme planchent sur un moyen de modifier cette «nomenclature qui force la nuance», pour reprendre les termes d'un candidat étiqueté d'office. Même si les villes concernées sont rarement peuplées de plus de 5000 habitants, on peut se demander si, à coup «d'étiquette» divers droite, il n'est pas aisé de «bleuir» une France trop rose ou qui risquerait de le devenir. Quand l'UMP affiche 47% au niveau national et le PS 49%, on peut se demander où se joue la nuance. Une question à laquelle le service des élections n'a pas souhaité répondre. Mais nous, nous savons de quelle couleur ils étaient, dans ledit service, quand nous les avons appelés : ils étaient verts.


Vendredi 21 Mars 2008 - 00:06
Sylvain Lapoix
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juju41

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MessageSujet: Re: Candidats sans étiquette   Ven 21 Mar 2008 - 7:43

marianne2 20/03

Des municipales otages des partis
Par Roland Hureaux.
Les dernières municipales ont été l'occasion de vider encore ces élections de toute substance locale et de réduire les candidats à leur étiquette et à des logiques de partis.


Tandis que Nicolas Sarkozy règne sans partage sur l' «Etat UMP», la France des collectivités locales, elle, vire à gauche.
Certes, ce partage informel du pouvoir n'est pas nouveau : sous De Gaulle, Pompidou et Giscard, la gauche, PC en tête, écartée du pouvoir national, avait largement investi les collectivités locales, ruminant tout au long des années soixante-dix le projet de décentralisation. La loi Deferre, qui en fut l'aboutissement une fois Mitterrand élu, devait pourtant profiter à la droite, de retour au plan local sous un président de gauche. En 2001, Chirac régnait mais Jospin gouvernait : les élections furent favorables à la droite. En 2003, sous Raffarin, ardent décentralisateur lui aussi, la gauche rafla toutes les régions sauf une.


Des médias attachés aux classifications simplistes
Rien de nouveau sous le soleil, donc? Pas tout à fait : jadis quelques citadelles aux couleurs indéterminées résistaient aux mouvements nationaux. On ne savait pas si Louis Pradel, maire de Lyon, était de droite ou de gauche. Maurice Faure, maire de Cahors, à peine davantage. On savait seulement qu'ils étaient indéracinables. Quel qu'ait été le vent, Marseille n'aurait su passer à droite, ni Rodez à gauche.
La nouveauté des élections municipales de 2008, c'est la radicalité du mouvement qui tend à polariser les scrutins locaux – dans les grandes et moyennes villes, et même dans beaucoup de petites – en fonction des enjeux nationaux.
En annonçant de manière bravache - et fort imprudemment - que ces élections seraient un test national, le président a certes amplifié le mouvement. Le Parti socialiste l'a pris au mot et, profitant de l'effondrement de la popularité du président, a joué le même jeu et emporté la mise.
Mais dans ce mouvement de bipolarisation, le rôle des grands médias a été aussi essentiel : rarement ils ont autant couvert les élections locales. Naturellement simplificateurs, les médias ne connaissent que les étiquettes. Comme aux dernières présidentielles, ils ne surent qu'égrener les UMP et les PS, comme d'autres les Pater et les Ave.

Une élection locale sans enjeu local et... sans intérêt
Les électeurs sont entrés eux aussi dans le jeu : dans la plupart des villes, seules les étiquettes ont compté. Et la bonne était cette fois celle du PS. Non pas que l'électeur ignore l'état lamentable où se trouve aujourd'hui ce parti. Mais il voulait sanctionner Sarkozy, un point c'est tout. Contraint par l'ambiance d'employer un langage binaire, il comprit que "Non à Sarko" se disait PS. Un point c'est tout.
Le laminage du facteur personnel, l'impossibilité pour les hommes de troisième force ou issus de la société civile d'exister dans le débat ont été les corollaires de cette infernale mécanique. L'échec emblématique de François Bayrou à Pau (tout comme l'effondrement du radicalisme dans le Lot) ne furent que la pointe émergée d'un immense processus de simplification de l'expression démocratique.
Inconsciemment, l'électeur ne s'y est pas trompé : si le taux d'abstention a été plus fort qu'il ne l'est d'habitude dans les scrutins municipaux c'est que, l'enjeu local gommé, l'élection perdait de son intérêt propre. Le maire demeure, dit-on, l'homme politique le plus populaire. Cela est peu apparu. Préférant l'écran de télévision aux réunions de quartier, les électeurs se sont en fait peu intéressés à ce scrutin. S'abstenir n'était-il pas d'ailleurs une autre manière de faire un bras d'honneur au pouvoir en place?
Certes, à cette règle il y eut quelques exceptions : d'excellents maires UMP comme Antoine Ruffenacht, au Havre, pourtant ville de gauche, ont été épargnés par la vague socialiste. Sans doute aussi, pour la même raison, Alain Juppé à Bordeaux. Alors que le grand Sud-Ouest presque dans son entier allait vers la gauche (qui gagne Toulouse, Brives, Périgueux, Rodez , Dax et même, qui l'eut cru, les conseils généraux de l'Aveyron et des Pyrénées-Atlantiques !), Agen vire à droite. La raison? La gestion calamiteuse de la ville par une équipe de gauche inexpérimentée élue en 2001. Pour les même raisons, le maire sortant UMP de Cahors n'atteint pas, fait inouï, les 20 % au premier tour. A Agen comme à Cahors, les impôts avaient augmenté de plus de 50 %, ce que l'électeur ne pardonne pas en pleine stagnation du pouvoir d'achat.

La fin de la régénération politique?
De façon générale, il fallait être très bon pour résister au courant, ou très mauvais pour être battu à contre-courant. Cela n'est arrivé que rarement.
La bipolarisation, que Bayrou avait failli mettre en échec aux présidentielles, confirme ainsi son emprise. C'est dommage. Les élections locales y perdent de leur intérêt. Or les nouveaux maires sont le vivier où se renouvelle en France le personnel politique: s'il suffit, pour gagner, d'une étiquette délivrée par un parti au bon moment, il y a peu de chances que la classe politique se régénère par là. Tant pis pour les électeurs qui, d'une certaine manière, l'ont bien cherché en restant, malgré la proximité de l'enjeu, attachés à des stéréotypes.
Dernier constat : on savait que les élections régionales et européennes, plus encore que les municipales, sont conditionnées par l'état d'esprit national. Au moment où tout le monde prophétise le recul de l'Etat national, n'est-il pas paradoxal de le voir s'affirmer comme le seul enjeu électoral autonome et celui qui impose son rythme à tous les autres, la seule scène encore vivante du jeu démocratique ?


Vendredi 21 Mars 2008 - 00:06
Roland Hureaux
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