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 L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ?

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juju41

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MessageSujet: L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ?   L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ? Icon_minitimeLun 2 Juin 2008 - 11:11

Débat
L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ?
LE MONDE | 31.05.08 | 13h21 •
L'Institut Pierre-Mendès-France a organisé, jeudi 29 mai, un débat sur la démocratie d'opinion dont nous publions les principaux extraits : s'agit-il du stade moderne de développement de la vie politique ou d'une forme de dégénérescence inquiétante pour la République ?


Régis Debray est écrivain, directeur de la revue "Médium" ; Jacques Julliard est historien et journaliste


Jacques Julliard : Le constat que j'ai voulu dresser dans La Reine du monde (Flammarion, 128 p., 12 euros) est que nous assistons à une modification très profonde de la nature de la démocratie. La nouveauté de l'institution du suffrage universel, en 1848 puis avec la IIIe République, était entièrement fondée sur le système de la représentation. Tout se passe aujourd'hui comme si la notion de volonté générale se traduisait de deux manières concurrentes : d'une part les élections et la désignation de représentants au suffrage universel, d'autre part le poids croissant de l'opinion. Il a toujours existé des phénomènes d'opinion dans les systèmes politiques. Le fait nouveau, c'est le caractère permanent de cette pression de l'opinion et surtout qu'elle ait les moyens de se faire entendre.

Les conséquences en sont spectaculaires. L'opinion l'emporte sur la classe politique, comme on l'a vu lors du référendum européen du 29 mai 2005. Elle l'emporte de plus en plus souvent sur le Parlement : les sondages ne sont plus seulement un instrument de mesure, ils sont des faits politiques en soi, comme le vote, et chaque fois qu'un homme politique a à choisir entre son mandat électoral et le jugement des sondages, il choisit presque toujours le second. Plus grave du point de vue de la démocratie, l'opinion a la possibilité d'empêcher la loi et de l'emporter sur la légalité républicaine, comme cela a été le cas pour le contrat première embauche (CPE) en 2006. Les élections elles-mêmes sont touchées par ce phénomène, puisque les primaires chargées de désigner les candidats commencent à y occuper une place de plus en plus importante.

En France au moins, la démocratie représentative a été conçue dès l'origine comme un rempart contre le suffrage universel : une fois que les citoyens ont désigné leurs représentants, leur devoir est de se taire. C'est ce qu'ils n'acceptent plus.

Régis Debray : L'expression "démocratie d'opinion" est sympathique : il est difficile d'être contre la démocratie ; quant à l'opinion chacun a la sienne. Il en va autrement si l'on parle de République de la rumeur et du look, ou de système politico-sondagier. Prenons l'exemple des sondages. Sont-ils des experts ? Non. En réalité, ils sont devenus des oracles et même des arbitres : au lieu d'ouvrir un débat, ils le referment et disent le mot de la fin, comme si, au-delà du chiffre, il n'y avait plus besoin de discuter.

Or la démocratie, ce n'est pas la dictature de la popularité. Aujourd'hui, ne devient légitime que ce qui est populaire et ça fonctionne en boucle. Qui commande les sondages ? Les médias. Qui les commente ? Encore les médias. Et qui se détermine par rapport à eux ? Nos supposés dirigeants. Quant aux militants, ils votent pour telle candidate parce qu'elle est la première dans les sondages. Bref, la politique se dissout dans la sociologie ; elle n'est plus un choix de société plus ou moins éclairé, à la suite d'un débat contradictoire et d'une délibération.

Mais Jacques Julliard a raison sur un point essentiel. La démocratie a l'âge de ses supports techniques : elle apparaît dans une société où il y a des chemins de fer, des journaux et des partis autour des journaux. C'est en quelque sorte l'âge du plomb de la démocratie. Nous sommes entrés dans l'âge de l'électron. Après la République de l'imprimé (l'élection + l'éducation + la presse), nous sommes passés, avec la Ve République, à la démocratie télévisuelle, ce médium bonapartiste qui fonctionne au gros plan et impose le règne du "moi je". Avec Internet, nous assistons à l'apparition d'une opinion tout à fait insolite, réticulaire et disséminée, qui ne répond plus à un système hiérarchique et centralisé.
....

la suite ici
http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/05/31/l-opinion-maladie-infantile-ou-senile-de-la-democratie_1052180_3232.html?xtor=RSS-3232
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MessageSujet: Re: L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ?   L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ? Icon_minitimeLun 2 Juin 2008 - 11:28

Je ne suis pas d'accord avec l'idée que, une fois qu'elle a choisi ses représentants, l'opinion doit se taire. Même après, elle a encore le droit de s'exprimer.

Cependant, il est vrai que la démocratie d'opinion a ses limites. Pensez que, si en 1981 François Mitterrand avait suivi l'opinion, il n'aurait jamais aboli la peine de mort puisque, sondage à l'appui, l'opinion était majoritairement pour la peine de mort.

Un élu doit certes être à l'écoute des électeurs mais doit aussi savoir ramer contre l'opinion quand il l'estime juste. Et je n'ai pas aimé que Sarko et ses amis justifient leur politique par les sondages favorables (une majorité des sondés approuvent donc c'est bien).
Mais je n'ai pas apprécié non plus le concept de démocratie participative développé par Ségolène Royal pendant la campagne présidentielle car elle le poussait trop loin. Son discours, c'était "dites-moi ce que vous voulez que je fasse et je le ferai". Or ce qu'on attend d'un(e) candidat(e) à la présidentielle, c'est qu'il/elle nous dise ce qu'il/elle compte faire pour régler nos problèmes.

On a aussi vu les limites de la démocratie d'opinion avec l'émission de TF1 organisée pendant la campagne présidentielle où les candidats invités répondaient aux questions de Monsieur et Madame tout le monde. Ce n'était pas inintéressant mais ça tournait trop au bureau des lamentations. Il a manqué l'éclairage journalistique.


Alors la démocratie d'opinion, c'est bien mais il ne faut pas en abuser.
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hloben

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MessageSujet: Re: L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ?   L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ? Icon_minitimeLun 2 Juin 2008 - 12:19

Si une fois élu, le candidat ne fait pas ce qu'il dit, je pense que l'on peut quand même protester non ??
un mandat n'est pas un chèque en blanc.

Je crois à la sagesse de la population. Bien informée, elle choisit juste

Le problème est plus dans la qualité de l'information et de l'éducation de la population, ainsi que dans la manipulation des sondages.
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ?   L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ? Icon_minitimeLun 2 Juin 2008 - 12:39

hloben a écrit:
un mandat n'est pas un chèque en blanc.
Exact. Hélas, plus d'un élu le croit – à commencer par le microbe de l'Élysée.
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MessageSujet: Re: L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ?   L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ? Icon_minitimeLun 2 Juin 2008 - 13:45

hloben a écrit:
Si une fois élu, le candidat ne fait pas ce qu'il dit, je pense que l'on peut quand même protester non ??
un mandat n'est pas un chèque en blanc.

Je crois à la sagesse de la population. Bien informée, elle choisit juste

Le problème est plus dans la qualité de l'information et de l'éducation de la population, ainsi que dans la manipulation des sondages.
Non. Un mandat n'est pas un chèque en blanc mais l'autorisation de mettre en pratique le programme défendu par le candidat et pour lequel ont voté les électeurs qui ont ont voté pour lui et lui ont permis d'être élu.

Moi aussi, je crois à la sagesse de la population. Et "bien informée" ça commence en ne lui racontant pas de bobards pour se faire élire.
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MessageSujet: Re: L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ?   L'opinion, maladie infantile ou sénile de la démocratie ? Icon_minitime

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