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 Le risque de la violence

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juju41

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MessageSujet: Le risque de la violence   Le risque de la violence Icon_minitimeJeu 5 Juin 2008 - 11:43

agoravox

Le risque de la violence
Disons-le d’emblée, il y a des raisons de craindre pour la France des explosions prochaines de violence sociale. Si certains irresponsables l’espèrent plus ou moins, nulle personne saine d’esprit ne peut vraiment s’en réjouir, le coût humain, économique, matériel et politique pouvant s’en avérer très lourd.


1. Des provocations permanentes.

Même si depuis les municipales, cela s’est un peu calmé, le chef de l’Etat a installé un climat de provocations qui, à chaque fois, ont font monter l’adrénaline chez les opposants mais aussi dans les relais divers d’opinion comme la presse et qui conduisent à des invectives de plus en plus violentes, même à l’intérieur de l’Assemblée Nationale.

Les soutiens du pouvoir en ont été à marquer quasiment tous les jours des « points Godwin », obligés qu’ils sont de trouver des qualificatifs extrêmes aux critiques adressées au Président de la République et sa politique. Il y a donc, au niveau du verbe, quelque chose de changé, de clivant et de violent dans le climat politique français depuis la campagne électorale et le début du mandat de Nicolas Sarkozy.

On l’a dit mais cela se confirme : ce Président aime la castagne, et ne semble vraiment à l’aise que dans l’affrontement. Et l’on sent bien qu’un bon nombre de ses partisans (ceux qui lui restent…) sont comme lui, ne rêvent que d’en découdre.
Or on ne peut que rappeler le principe assez universel suivant lequel une action appelle une réaction de niveau comparable.

2. Déception et niveau d’adhésion devenu très bas.

La déception vis à vis de Nicolas Sarkozy, mesurée à la fois par les sondages de popularité et les enquêtes sur leur « moral », est à la mesure des espoirs qu’il avait suscités. Chez ceux qui avaient voté pour lui, la colère d’avoir étés floués est peut-être plus forte encore que chez ses adversaires qui l’ont combattu dès le début. C’est de plus en plus flagrant : les critiques les plus dures qui lui sont faites proviennent désormais des milieux de droite.

3. Le creusement des inégalités et les attaques au pouvoir d’achat essentiel

La faute originelle de ce gouvernement a été le paquet fiscal qui l’a fait apparaître, avec d’autres comportements autour du « bling, bling » comme l’allié des riches. Mais d’autres mesures telles que les franchises médicales, ou la traque des supposés assistés, comme l’ennemi des pauvres. Que ce soit à tort ou à raison est un autre débat. Mais alors que l’on demande à la population de travailler plus et, en réalité, de subir une politique de rigueur, l’opinion supporte de moins en moins les annonces des extravagants salaires et parachutes multicolores des grands patrons, pas plus que les robes de chez Dior de la Garde des Sceaux.

Et, manque de chance, les prix des denrées alimentaires essentielles, de l’énergie, s’envolent alors que les loyers restent à des niveaux prohibitifs. Le peuple peut s’accommoder sans doute de ne plus aller au cinéma ; ne plus pouvoir s’alimenter, se chauffer, se déplacer est une autre affaire… Et il ne doit pas beaucoup apprécier qu’on le nargue en permanence avec le train de vie extravagant des élites, comme du Président et de son entourage.


la suite ici

http://www.agoravox.fr/article.php3?id_article=40674
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Méthos

Méthos

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MessageSujet: Re: Le risque de la violence   Le risque de la violence Icon_minitimeJeu 5 Juin 2008 - 11:59

La Révolution est en marche. Le problème est qu'il n'y a rien pour remplacer le oouvoir en place.
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MessageSujet: Re: Le risque de la violence   Le risque de la violence Icon_minitimeJeu 5 Juin 2008 - 12:06

Le reste de l'article est aussi très intéressant.

Il est évident que Sarkozy aime le conflit et la division. C'est comme ça qu'il s'est fait élire et c'est comme ça qu'il espère faire remonter sa côte dans els sondages.

Ce type est un pyromane. D'ailleurs, Chirac aurait dit un jour que mettre Sarkozy président était comme organiser un barbecue l'été dans le masif de l'Estérel. Visiblement, il avait vu juste.

Et on ne peut certes pas se réjouir que ça pète. Mais il y a de grandes chances que cela arrive un jour ou l'autre.
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Jean-Luc

Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Le risque de la violence   Le risque de la violence Icon_minitimeJeu 5 Juin 2008 - 12:08

La situation actuelle est une cocotte-minute sous pression. Plus longtemps l'explosion se fera attendre, plus elle sera dévastatrice.

Donc, s'il faut que ça pète, autant que ce soit le plus tôt possible.
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juju41

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MessageSujet: Re: Le risque de la violence   Le risque de la violence Icon_minitimeJeu 5 Juin 2008 - 12:40

tout dépend de l'élément déclencheur...
à quel niveau de ras le bol? les gens ne sont pas encore prêts , l'individualisme roi , la peur pour soi et pour les siens retient toute velléité de révolte.
ça ne peut fonctionner que si une majorité de Français, toutes classes confondues, décide que "ça suffit", mais les intêrets de chacun ne sont pas forcément ceux de tous, et sarko le sait bien , en opposant les diverses catégories, comme Salariés-Chomeurs ou Rmistes,fonctionnaires-salariés du privé, etc...
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Catel



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MessageSujet: Re: Le risque de la violence   Le risque de la violence Icon_minitimeJeu 5 Juin 2008 - 12:59

Après avoir été vaguement nihiliste pendant une très courte période, j'en suis très vite revenu dès que j'ai constaté que quand un système vole en morceaux, ceux qui en souffrent le plus sont les fragiles et les pauvres.

Tout comme dans Metropolis en fait.
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MessageSujet: Re: Le risque de la violence   Le risque de la violence Icon_minitimeJeu 5 Juin 2008 - 13:18

Et Sarko a aggravé son cas en faisant croire qu'il suffisait de l'élire et que d'un coup de baguette magique ça changerait. Et la déception a été à la hauteur de l'attente qu'il a suscité.

Et avec les difficultés actuelles, cette déception ne peut qu'aller en augmentant. Car même ceux qui ont crû à ses bobards se rndent compte qu'i ne peut rien de plus pour eux que les autres.
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marco11

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MessageSujet: Re: Le risque de la violence   Le risque de la violence Icon_minitimeJeu 5 Juin 2008 - 14:17

Franchement bravo et Le risque de la violence 81690 Le risque de la violence 81690 Le risque de la violence 81690 à cette personne qui a écrit cet article :




"L’élégance, la science, la violence !" (A.Rimbaud)
par wangpi (IP:xxx.x6.171.193) le 5 juin 2008 à 13H34

"Sous quelque angle qu’on le prenne, le présent est sans issue. Ce n’est pas la moindre de ses vertus. À ceux qui voudraient absolument espérer, il dérobe tout appui. Ceux qui prétendent détenir des solutions sont démentis dans l’heure. C’est une chose entendue que tout ne peut aller que de mal en pis. « Le futur n’a plus d’avenir » est la sagesse d’une époque qui en est arrivée, sous ses airs d’extrême normalité, au niveau de conscience des premiers punks.

La sphère de la représentation politique se clôt. De gauche à droite, c’est le même néant qui prend des poses de cador ou des airs de vierge, les mêmes têtes de gondole qui échangent leurs discours d’après les dernières trouvailles du service communication. Ceux qui votent encore donnent l’impression de n’avoir plus d’autre intention que de faire sauter les urnes à force de voter en pure protestation.

On commence à deviner que c’est en fait contre le vote lui-même que l’on continue de voter. Rien de ce qui se présente n’est, de loin, à la hauteur de la situation. Dans son silence même, la population semble infiniment plus adulte que tous les pantins qui se chamaillent pour la gouverner. N’importe quel chibani de Belleville est plus sage dans ses paroles qu’aucun de nos soi-disant dirigeants dans toutes leurs déclarations. Le couvercle de la marmite sociale se referme à triple cran tandis qu’à l’intérieur la pression ne cesse de monter. Parti d’Argentine, le spectre du Que se vayan todos ! commence à sérieusement hanter les têtes dirigeantes.

L’incendie de novembre 2005 n’en finit plus de projeter son ombre sur toutes les consciences. Ces premiers feux de joie sont le baptême d’une décennie pleine de promesses. Le conte médiatique des banlieues-contre-la-République, s’il ne manque pas d’efficacité, manque la vérité. Des foyers ont pris jusque dans les centres-villes, qui ont été méthodiquement tus. Des rues entières de Barcelone ont brûlé en solidarité, sans que nul n’en sache rien que leurs habitants. Et il n’est même pas vrai que le pays ait depuis lors cessé de flamber. On trouve parmi les inculpés toutes sortes de profils que n’unifie guère que la haine de la société existante, et non l’appartenance de classe, de race ou de quartier. L’inédit ne réside pas dans une « révolte des banlieues » qui n’était déjà pas nouvelle en 1980, mais dans la rupture avec ses formes établies. Les assaillants n’écoutent plus personne, ni les grands frères ni l’association locale qui devrait gérer le retour à la normale. Aucun SOS Racisme ne pourra plonger ses racines cancéreuses dans cet événement-là, à quoi seules la fatigue, la falsification et l’omerta médiatiques ont pu feindre de mettre un terme. Toute cette série de frappes nocturnes, d’attaques anonymes, de destructions sans phrases a eu le mérite d’ouvrir à son maximum la béance entre la politique et le politique. Nul ne peut honnêtement nier la charge d’évidence de cet assaut qui ne formulait aucune revendication, aucun message autre que de menace ; qui n’avait que faire de la politique. Il faut être aveugle pour ne pas voir tout ce qu’il y a de purement politique dans cette négation résolue de la politique ; ou ne rien connaître aux mouvements autonomes de la jeunesse depuis trente ans. On a brûlé en enfants perdus les premiers bibelots d’une société qui ne mérite pas plus d’égards que les monuments de Paris à la fin de la Semaine sanglante, et qui le sait.

Il n’y aura pas de solution sociale à la situation présente. D’abord parce que le vague agrégat de milieux, d’institutions et de bulles individuelles que l’on appelle par antiphrase « société » est sans consistance, ensuite parce qu’il n’y a plus de langage pour l’expérience commune. Et l’on ne partage pas des richesses si l’on ne partage pas un langage. Il a fallu un demi-siècle de lutte autour des Lumières pour fondre la possibilité de la Révolution française, et un siècle de lutte autour du travail pour accoucher du redoutable « État providence ». Les luttes créent le langage dans lequel se dit le nouvel ordre. Rien de semblable aujourd’hui. L’Europe est un continent désargenté qui va faire en cachette ses courses chez Lidl et voyage en low-cost pour encore voyager. Aucun des « problèmes » qui se formulent dans le langage social n’y admet de résolution. La « question des retraites », celle de la « précarité », des « jeunes » et de leur « violence » ne peuvent que rester en suspens, pendant que l’on gère policièrement les passages à l’acte toujours plus saisissants qu’elles recouvrent. On n’arrivera pas à enchanter le fait de torcher à vil prix des vieillards abandonnés des leurs et qui n’ont rien à dire. Ceux qui ont trouvé dans les voies criminelles moins d’humiliation et plus de bénéfices que dans l’entretien de surfaces ne rendront pas leurs armes, et la prison ne leur inculquera pas l’amour de la société. La rage de jouir des hordes de retraités ne supportera pas à plat ventre des coupes sombres dans ses rentes mensuelles, et ne peut que s’exciter davantage devant le refus du travail d’une large fraction de la jeunesse. Pour finir, aucun revenu garanti accordé au lendemain d’un quasi-soulèvement ne posera les bases d’un nouveau New Deal, d’un nouveau pacte, d’une nouvelle paix. Le sentiment social s’est bien trop évaporé pour cela.

En fait de solution, la pression pour que rien ne se passe, et avec elle le quadrillage policier du territoire, ne vont cesser de s’accentuer. Le drone qui, de l’aveu même de la police, a survolé le 14 juillet dernier la Seine-Saint-Denis, dessine le futur en couleurs plus franches que toutes les brumes humanistes. Que l’on ait pris le soin de préciser qu’il n’était pas armé énonce assez clairement dans quelle voie nous sommes engagés. Le territoire sera découpé en zones toujours plus étanches. Des autoroutes placées en bordure d’un « quartier sensible » font un mur invisible et tout à fait à même de le séparer des zones pavillonnaires. Quoi qu’en pensent les bonnes âmes républicaines, la gestion des quartiers « par communauté » est de notoriété la plus opérante. Les portions purement métropolitaines du territoire, les principaux centres-villes, mèneront dans une déconstruction toujours plus retorse, toujours plus sophistiquée, toujours plus éclatante, leur vie luxueuse. Elles éclaireront toute la planète de leur lumière de bordel pendant que les patrouilles de la BAC, de compagnies de sécurité privées, bref: les milices, se multiplieront à l’infini, tout en bénéficiant d’une couverture judiciaire toujours plus impudente.

L’impasse du présent, partout perceptible, est partout déniée. Jamais tant de psychologues, de sociologues et de littérateurs ne s’y seront employés, chacun dans son jargon spécial où la conclusion est spécialement manquante. Il suffit d’entendre les chants de l’époque, les bluettes de la « nouvelle chanson française » où la petite bourgeoisie dissèque ses états d’âme et les déclarations de guerre de la mafia d’Evry, pour savoir qu’une coexistence cessera bientôt, qu’une décision est proche."

L’insurrection qui vient.

Comité Invisible.

Éditions La Fabrique.

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MessageSujet: Re: Le risque de la violence   Le risque de la violence Icon_minitimeJeu 5 Juin 2008 - 15:00

oui, excellent!!!
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MessageSujet: Re: Le risque de la violence   Le risque de la violence Icon_minitime

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