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 Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?

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juju41

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MessageSujet: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Sam 14 Juin 2008 - 11:11

Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?




Par François-Xavier De Peretti Conseiller municipal d’Aix-en-Pce

Quelle position démocrate sur l'évolution du capitalisme ?




L’horizon européen, horizon démocrate.

L’Europe est le véritable domaine des ambitions légitimes, des convictions et de l’avenir des démocrates. Car nous ne devons pas interpréter, ni vivre ce que nous vivons depuis la fondation du Mouvement Démocrate en mai 2007, comme une aventure hexagonale.

Le formidable élan de l’élection présidentielle est un signe des temps dans une Europe en quête d’un souffle politique nouveau. Ce n’était pas un évènement isolé, mais solidaire :

· - de l’évolution du paysage politique italien où la gauche a rompu avec l’extrême gauche pour une nouveau mode de gouvernance qui finira par aboutir,

· - de la percée des libéraux-démocrates aux élections municipales d’avril en Grande Bretagne et de l’effondrement du Labour,

· - de la volonté générale du peuple allemand qui a contraint les blocs politiques à dépasser les clivages pour œuvrer ensemble à l’intérêt national.

Nous démocrates, inscrivons notre histoire et notre projet dans le vaste espace des sociétés européennes qui cherchent en ce début de 21 ème siècle une ambition à la hauteur de leurs aspirations et de leur destin qui ne saurait être une ultime réplique du modèle américain.

Les deux blocs néoconservateur et socialiste partout s’effritent, partout donnent des signes d’essoufflement, de vacuité et de faiblesse. Malraux disait de la grandeur dans Les chênes qu’on abat. « La grandeur est un chemin vers quelque chose qu’on ne connaît pas ». Nous avons voulu ce chemin, nous l’avons préféré à tous les conforts. L’histoire commence à montrer que nous avons eu raison.

La question du capitalisme.

Une question incontournable se pose désormais sur notre chemin. Cette question est celle du capitalisme. Nous ne pouvons pas faire l’économie de définir dans l’ordre économique, politique et idéologique notre position sur le néo-capitalisme dont les néoconservateurs sont l’expression politique indispensable à la défense des intérêts.

Le néo-capitalisme est-il conforme à notre vision de la civilisation européenne ? Non.

· - Il façonne un monde violent. La guerre y est partout : guerre économique et économie de guerre menée par les Etats Unis sur lesquels s’aligne la France en Afghanistan comme en Europe avec le retour dans l’OTAN.

· - Il façonne un monde sous contrôle. Regardez les contraintes capitalistiques fatales qui pèsent sur les médias, d’où le succès de l’information et de la parole libres sur internet (mais pour combien de temps ?).

· - Il façonne un monde où s’accroissent des inégalités féroces et de plus en plus choquantes, assumées au nom d’une prétendue nécessité naturelle. Il fait de l’égalité un principe juridique formel, vide de sens concret.

· - Enfin, ce néo-capitalisme, au comble de la dérision, se pare des plumes de la civilisation dans les déclarations d’un Président de la République française qui s’épanche dans l’univers fictif de l’ostentation, d’argent, des yachts et de top-modèles.

Pour une révolution démocrate.

Ceci n’est pas notre vision de la civilisation européenne, ni mondiale. Ceci est une barbarie nouvelle, qui ne dit son nom, où la valeur et la puissance de l’argent sont supérieures à celles de la vie, où le profit prime sur l’homme et son environnement. Des OGN à la crise alimentaire, de l’effet de serre au manque de médicaments indispensables, de la disparition des espèces à la mort des agricultures vivrières, les défis sont mondiaux, immenses et le combat planétaire. C’est à l’échelle de ce combat que notre projet pour une Europe libre, puissante et juste doit s’inscrire.

Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable de la pensée et de l’organisation mondiale ? Le modèle du meilleur des mondes possibles et d’une société post-historique vouée à son éternelle reproduction dans l’indifférence et l’acceptation généralisées ? Non.

Est-il dépassable ? Oui. Pourquoi ? Parce que l’accaparement, la privatisation et l’exploitation et des biens communs que sont :

· - les ressources de la nature,

· - celles de l’esprit, de l’éducation, de la culture,

· - les structures et outils d’information et de communication planétaires,

· - les infrastructures, transports, électricité, poste…

aggravent :

· - de la fracture planétaire entre exclus, hors de tout contrôle étatique, et nantis,

· - des crises démographiques, énergétiques, alimentaires, immobilières qui grondent

· - et des catastrophes écologiques qui menacent.



Nous défendons la nécessité une révolution humaniste, social-libérale et démocrate par une régulation à tous les échelons politiques d’un système qui ruine et désespère aujourd’hui tant la France que l’Europe et le monde.

Ce que retenons de la Grèce, de Rome, de la Chrétienté, des Lumières nous rappelle que les hommes, la cité, l’environnement humain doivent demeurer des fins et l’économie et l’argent de simples moyens. Oui, Un autre monde est possible, c’est le nôtre.

Venus de tous les horizons de la politique, de la société, de la pensée, nous, démocrates, devons nous déclarés aujourd’hui en état de mobilisation, car nous avons créé le seul évènement majeur porteur de liberté, d’espoir et de changement dans le paysage politique français, s’il est vrai que les grands évènements naissent de la rencontre de gens qui n’avaient ni l’occasion, ni l’habitude, ni la volonté de se rencontrer.

Le 11 juin 2008
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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Sam 14 Juin 2008 - 11:47

Bravo FX ! cheers cheers cheers cheers

Ca me rappelle ce point de l'interview TV en direct de l'Elysée de Sarko que seul FB a relevé : "Je crois au capitalisme et à la mondialisation".

Nous, NON.
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Boris

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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Sam 14 Juin 2008 - 17:41

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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Dim 15 Juin 2008 - 8:08

Sur ce sujet, un petit livre décapant de Patrick Artus et Marie-Paule Virard : Le capitalisme est en train de s'autodétruire. Edition La Découverte
La recommendation des auteurs est de réformer profondément la gestion de l'épargne et d'imposer de nouvelles règles de gouvernances aux gérants comme aux régulateurs; le but étant d'avoir de nouveau des horizons d'investissement de long terme, et non plus de très court terme comme aujourd'hui.
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juju41

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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Lun 16 Juin 2008 - 16:34

Paul Jorion : la spéculation représente un danger mortel pour l’humanité

16 juin 2008


« Il est temps de réclamer des entreprises qu’elles adoptent enfin une attitude civilisée. La source du mal réside dans le rôle joué par la spéculation dans la détermination de leurs politiques. » Le court termisme qui détermine l’activité des agents économiques les rend indifférents au bien commun et à l’intérêt général, constate Paul Jorion, qui en appelle à la restauration du rôle de l’Etat.

Par Paul Jorion, 16 juin 2008

Dans un article intitulé « What price more food ? », paru dans le numéro daté du 14 juin du magazine britannique New Scientist, Debora MacKenzie analyse l’augmentation du prix des céréales sur les marchés mondiaux. Il ne s’agit pas, comme vous l’aurez compris, d’une publication financière et l’article s’intéresse à la crise actuelle d’un seul point de vue : celui des quantités disponibles.

J’y lis, par exemple, à propos du fait que certains gouvernements subsidient la production de grain destiné à être transformé en biocarburants :


Selon l’International Food Policy Research Institute à Washington, ces subventions expliquent pour 30 % l’augmentation actuelle du prix du grain. L’IFPRI calcule que le retrait de ces subsides réduirait immédiatement leur prix de 20 %.
J’y lis aussi que


L’investissement dans la recherche et le développement agricole a diminué : il augmentait de 2 % par an dans les années 1980, pour baisser ensuite de 0,6 % par an depuis 1990. [...] Autre évolution, le fait que la recherche s’est de plus en plus privatisée. Les entreprises ont accordé la priorité aux types de recherches qui augmentent leurs profits, que les rendements en soient améliorés ou non. Elles développèrent, par exemple, des hybrides de maïs mais non de blé, en raison du fait que le mécanisme de la floraison du maïs se prête davantage au contrôle de nouvelles semences par le truchement de brevets.
J’ai discuté dans plusieurs billets, et plus particulièrement dans D’où vient la croissance ?, le comportement tout à fait inadapté des entreprises dans le monde actuel, comportement de type « darwinien » fondé sur des stratégies opportunistes et de domination par la colonisation, comportement « naturel » au sens de « propre à la nature laissée à elle-même » et tel qu’il caractérisa l’espèce humaine avant que l’homme n’entreprenne son auto-domestication.


L’absence de principes supérieurs pour guider les entreprises cotées en bourse découle de la spéculation dont sont l’objet leurs actions, spéculation qui les engage dans une course effrénée au profit immédiat pour le seul bénéfice de leurs dirigeants et de leurs actionnaires, expliquant du coup pourquoi les objectifs à long terme ou orientés vers le bien général sont absents de leur horizon.



(...)la suite ici



http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2067
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Lun 16 Juin 2008 - 16:46

Très bon article. C'est bien là que réside le mal.
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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Lun 16 Juin 2008 - 19:07

Il y a peu, il y avait un article dans Marianne consacré à la spéculation financière sur le pétrole, le blé.... Les fonds d'investissements qui spéculaient sur l'immobilier US, qui s'est cassé la gueule avec la crise des subprimes, se sont rabattus sur le pétrole et les denrées alimentaires et spéculent sans vergogne dessus.
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Lun 16 Juin 2008 - 19:29

Dans l'article de Paul Jorion, je crois utile de préciser qu'il utilise le mot "spéculation" dans le sens large suivant :
"Qu’il s’agisse de manière directe (dans la spéculation actuelle sur les marchés à terme des matières premières) ou de manière indirecte (quand elle interdit de fait les politiques à long terme des entreprises ou celles qui visent au bien général), la spéculation représente désormais un danger mortel pour l’humanité."

Le second sens a déjà été dénoncé dans ce forum (cf Patrick Artus "Le capitalisme est-il en train de s'auto-détruire?") comme étant un danger pour le capitalisme lui-même, principalement par la disparition des visées à long terme.
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Mer 18 Juin 2008 - 6:44

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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Mer 18 Juin 2008 - 17:40

J'ai eu une tentative sur ma boîte en 2006. Mais après vérification, c'était du bluff (les amerloques qui exigeaient une négociation avant de nous laisser publier certains livres n'avaient en réalité pas déposé les marques qu'ils revendiquaient), et je les ai renvoyés jouer sur l'autoroute avec leur pelle et leur seau.
Plus jamais entendu parler d'eux.
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juju41

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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Lun 23 Juin 2008 - 10:53

contreinfo--------------------------------------------------------------------------------

Mis à Jour le : 21 juin 2008 11:17
Destins d’Empires, par Paul Jorion
21 juin 2008« La question qui se pose aujourd’hui est si oui ou non le capitalisme d’entreprise est lui-même entraîné à son tour dans un processus de décomposition comparable à celui qui signa la liquidation du capitalisme d’état soviétique. »


Par Paul Jorion, 21 juin 2008

La deuxième moitié des années 1980 a vu disparaître l’Empire soviétique dans un long processus de déliquescence. A la chute du mur de Berlin, en 1989, le monde entérina la fin annoncée d’un système politique liberticide et du capitalisme d’état qui l’accompagnait sur le plan économique. Rares furent ceux qui furent surpris.

Le capitalisme d’état était la seule alternative connue au libéralisme qui régnait en maître en-dehors de la zone d’influence communiste. La Chine et le Vietnam n’étaient encore en 1989 que des puissances insignifiantes à l’échelle de l’économie mondiale. Le capitalisme d’entreprise se retrouvait de fait seul, et ceux qui avaient toujours considéré que la fin du capitalisme d’état signifierait la confirmation définitive de sa supériorité ne se sentirent plus de joie. Dans un mouvement appelé ici « Reaganisme », là « Thatchérisme », ils entreprirent d’éliminer au sein de leur économie tout ce qui pouvait encore rappeler le géant vaincu.

La question qui se pose aujourd’hui est si oui ou non le capitalisme d’entreprise est lui-même entraîné à son tour dans un processus de décomposition comparable à celui qui signa la liquidation du capitalisme d’état soviétique.

Certains s’étonneront de ma question : « La situation n’est pas comparable ! », diront-ils. A quoi je leur répondrai : « En êtes-vous si sûrs ? ». Le degré de décomposition du capitalisme d’entreprise n’est peut-être pas encore sensible à ceux qu’une ligne directe ne relie pas directement au cœur du monde économique et financier. Or, je vous propose depuis quelques temps l’équivalent d’un tel fil.

Les revenus des établissements financiers américains ont baissé de 53 % au cours du seul deuxième trimestre - un commentateur suggérait aujourd’hui que les grandes banques d’affaires de Wall Street : les Goldman Sachs, Merrill Lynch, Morgan Stanley, ne retrouveraient jamais leur lustre d’antan et que le mieux qu’elles puissent espérer est leur absorption par une banque commerciale - comme ce fut déjà le cas en mars de Bear Stearns. Les taux que doivent consentir certaines municipalités américaines sur les obligations qu’elles émettent ont doublé entre hier et aujourd’hui (de 4,5% à 9%) et ceci en raison de la rétrogradation par les notateurs des deux principaux rehausseurs de crédit qui garantissaient ces obligations. Les actions des compagnies aériennes américaines - déjà en situation précaire - étaient aujourd’hui en chute libre en raison de la hausse du carburant. De même pour les constructeurs automobiles, dont Standard & Poor’s envisage de rétrograder la notation de crédit : Ford perdait 8,1% de sa valeur dans la journée et General Motors, 6,8 %.



la suite ici
http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2087
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Diderot



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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Mer 25 Juin 2008 - 8:07

Le capitalisme depuis le 19 eme siècle est un capitalisme d'entrepreneur, dont l'individualisme et la pensée libérale (pouvoir-contre pouvoir) est le moteur.
Depuis les années 80, on est passé à un pancapitalisme qui déshumanise l'individu et qui n'est même plus libéral.
La spéculation amène un cannibalisme du matché, une financiarisation totale de notre économie. Les premières victimes sont : le pluralisme, les créateurs libres, les indépendants, la fonction publique.
La pensée néolibérale va jusqu'à vouloir "éradiquer" les contre pouvoir. Souvenons nous comment la droite Sarko s'est acharné sur Bayrou lors des derniéres élections. Tout mouvement politique différent et novateur est un ennemi à éliminer..
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Mer 25 Juin 2008 - 10:50

Hier soir, Jean-François Kahn a conclu le débat sur la dérive monarchique par une excellente phrase : « Le néo-capitalisme, c'est le système soviétique aux mains d'intérêts privés. »
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Diderot



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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Mer 25 Juin 2008 - 12:20

Jean-Luc a écrit:
Hier soir, Jean-François Kahn a conclu le débat sur la dérive monarchique par une excellente phrase : « Le néo-capitalisme, c'est le système soviétique aux mains d'intérêts privés. »

J'ai vu une emmission avec J.F Khan une fois : il déclarait que le néocapitalisme d'aujourd'hui équivalait à un ultrajacobinisme bancaire.
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mconstant



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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Dim 6 Juil 2008 - 20:27

Juju,

J'ai bien apprécié le texte de François-Xavier De Peretti que tu rapportes à l'exception de deux choses :

Ø Son approbation de la politique menée par Schröder en Allemagne qui depuis qu'elle est appliquée fait passer un million de salariés au statut de « travailleur pauvre » chaque année.

Ø Le fait qu'il en reste aux bonnes intentions, sans dire ce qu'il faut changer dans notre politique est particulièrement dans la politique européenne pour lutter contre le néolibéralisme.

La grande victoire du néolibéralisme et de l'argent roi, c'est le système monétaire mondial, et particulièrement, en ce qui nous concerne, la mission et le statut de la BCE.

Pour le reste son propos est une violente critique de la politique économique menée par la Commission européenne, organisme beaucoup trop influencé par le très puissant lobby néolibéral s'acharnant à faire passer le maximum de biens collectifs dans l'escarcelle des puissances financières apatrides : privatisation à outrance, ouverture totale aux produits et aux investissements étrangers…

Par ailleurs, petits faits surprenants, nos dirigeants européens ont choisi comme président de la Commission européenne, un ancien chef d'État qui venait de se faire envoyer par son peuple. Plus récemment Nicolas Sarkozy voulait confier un très important poste européen à Tony Blair qui quittait le pouvoir en pleine chute de popularité !
Ces deux personnalités ont manifestement de très fortes tendances néolibérales.

J'aurais aimé que Jean-François de Peretti soit plus clair sur les changements qu'il faut demander, avec les autres partis humanistes européens, dans l'organisation et la politique européennes.

Qu'on arrête de nous répéter, chaque fois qu'on est en désaccord avec une position néolibérale de l'Europe, Dieu sait qu'elles sont nombreuses, que nous sommes seuls de cet avis et qu'il vaut mieux se taire.
Vérifions d'abord que le lobby néolibéral ne sert pas le même raisonnement à tous les citoyens qui souffrent de leur politique en Europe.

À propos de ce que dit Jorion :
Il a raison il est absolument absurde de faire du biocarburant à partir de céréales, sauf s'il s'agit d'excédents de stocks à détruire.
Il est évident qu'une année comme celle-ci, les autorités américaines devraient geler la production de biocarburants à partir de leur maïs et de leur soja.
La simple intention de le faire pourrait porter une sévère correction aux spéculateurs.

En ce qui concerne les hybrides de blé, il y a un gros problème technique qui l'a probablement empêché à savoir la difficulté de castration du blé tous les ans en quantité suffisante…
À partir du moment où l’on sait faire des variétés suffisamment stables et assez productives ce n'est pas la peine de chercher la difficulté du renouvellement des semences tous les ans.

Il y a de multiples moyens de reproduire les plantes, d'hybridation systématique à chaque génération est une bonne méthode pour le maïs, elle ne l’est pas pour le blé.

On reviendra au « capitalisme entrepreneurial d'antan » le jour où les trésoriers d'entreprise auront plus intérêt à investir dans leur entreprise qu'à se servir de leurs liquidités pour racheter leurs actions ou spéculer sur les marchés financiers.
C'est une démonstration de plus que la politique monétaire est primordiale et qu'elle doit être du ressort des responsables politiques.
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juju41

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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Sam 12 Juil 2008 - 12:53

Le libéralisme confronté à ses résultats, par E.J. Dionne


12 juillet 2008« L’état n’est pas la solution mais le problème » , avait martelé Ronald Reagan dans son discours de prise de fonction, frappant ainsi la devise emblématique des politiques économiques qui se sont imposées depuis lors. 28 ans plus tard, vient l’heure des comptes. La finance et les marchés de capitaux dérégulés ont déclenché une crise mondialisée et multiforme dont l’ampleur et la sévérité imposent même aux partisans du laisser faire d’abandonner le dogme - enfin. E.J. Dionne Jr, Washington Post.


Par E.J. Dionne Jr, Washington Post, 11 juillet 2008

Le plus grand évènement politique de cette année 2008 a été à peu près ignoré par la presse. Il s’agit de l’effondrement des postulats qui ont dominé notre débat économique depuis trois décennies.

Depuis les années Reagan, ont prenait les stéréotypes éculés du « marché libre » pour une analyse économique sophistiquée. Mais avec la crise actuelle, ces idées tombent l’une après l’autre, car même les conservateurs reconnaissent que le capitalisme est en difficulté.

Vous connaissez les termes du débat : la réglementation est le problème et la déréglementation est la solution. La répartition des revenus et des richesses n’a aucune importance. La seule politique utile consiste à créer des incitations pour les investisseurs afin qu’ils « agrandissent le gâteau à partager ». Le libre-échange produit une croissance économique bien répartie, et toute dissidence contre cette orthodoxie est qualifiée de « protectionnisme ».

Mais cet ancien modèle est en cours de réécriture. « Nous traversons une crise mondiale aujourd’hui en raison de la déréglementation excessive, » a déclaré lors d’un entretien l’élu Démocrate de la Chambre Barney Frank, qui est le président de la Commission des Services Financiers.

Il indique qu’en 1999, lorsque le Congrès a remplacé la loi Glass-Steagall, qui datait de l’époque du New Deal, par un ensemble de réglementations bancaires plus souples, « nous avons laissé les banques d’investissement entrer dans un plus large éventail d’activités sans réglementation. » Cela a concouru aux turbulences des subprime et aux catastrophes en chaîne dans le secteur bancaire.

Bien que M. Frank soit un libéral, on ne peut pas en dire autant de Ben Bernanke, le président de la Réserve Fédérale. Pourtant, dans un discours prononcé ce mardi, Bernanke avait les accents d’un nouveau converti au New Deal lorsqu’il a réclamé « un cadre plus solide pour la surveillance des règles prudentielles des banques d’investissement et des autres grands négociants de titres. »

M. Bernanke a déclaré que la Fed avait besoin de plus de pouvoir pour pénétrer dans « la structure et le fonctionnement des marchés financiers », parce que « l’expérience récente a clairement illustré l’importance, en vue de promouvoir la stabilité financière, d’avoir des informations détaillées sur les marchés monétaires et les activités des emprunteurs et bailleurs de fonds sur ces marchés. » Ce qui m’évoque bien sûr une forme de « big gouvernement ».

C’est la troisième fois en 100 ans que la confiance accordée à des idées économiques tenues pour acquises s’effondre. La Grande Dépression a jeté le discrédit sur les doctrines radicales du laissez-faire de l’époque de Coolidge. La stagflation dans les années 1970 et au début des années 80 a mise à mal les idées du New Deal et permis ensuite la renaissance des vues radicales en faveur du marché libre. Ce qui est en train de devenir la Panique de 2008 marquera la fin de cette récente période de Règne du Capital.

Ce qui est frappant, c’est que les conservateurs qui vénèrent le capitalisme livrent leurs propres critiques sur la façon dont le système fonctionne. Irwin Stelzer, directeur du Center for Economic Policy Studies à l’Hudson Institute, déclare que la crise des subprime est due en partie au fait que les prêteurs qui ont rapidement vendu leurs prêts hypothécaires ne couraient plus de risque si les prêts accordés tournaient mal.

« Il faut que celui qui crée un contrat porteur de risque assume ce risque », juge-t-il. « Cela implique toute une série de règlements. Il n’y a pas d’autre méthode. »

Alors que certains conservateurs se préoccupent maintenant de l’impact social et économique de l’accroissement des inégalités, M. Stelzer n’est pas l’un d’entre eux. Mais il est très critique à l’égard du « processus qui produit les inégalités. »

« Je n’aime pas les situations où trois de vos amis dans un conseil d’administration vous attribuent un zillion [1] de dollars », m’a confié Stelzer, qui est également expert-conseil en affaires. « Ce genre d’opération menée à l’abri des salles de réunion confortables des conseils d’administration me dérange ». Il fait valoir que « la préservation du système capitaliste », requiert de trouver de nouvelles façons de « lier les revenus à la performance. »


la suite ici

http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2130
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Didier67



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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Sam 23 Aoû 2008 - 21:47

François-Xavier,

Tu as choisi un très beau titre pour ton article...mais tu n'as pas répondu à ta question.

Ta réponse est : "Il est souhaitable de le dépasser."
Elle n'est pas : "Nous le dépasserons ainsi : .."

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juju41

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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Mar 9 Sep 2008 - 18:14

09.09.2008


Analyse critique du néo-libéralisme : les solutions de Joseph Stiglitz




L’un des intérêts majeurs du livre de Joseph Stiglitz est, outre son analyse pertinente des dérives du néolibéralisme, de proposer des solutions pour encadrer la mondialisation, lui donner enfin un visage humain et faire en sorte qu’elle profite à tous, et notamment aux plus pauvres.

Avant de développer plus avant les propositions de l’auteur, je crois qu’il est important de montrer à quel point Joseph Stiglitz a bien compris le fonctionnement actuel de l’économie. Alors qu’il a écrit son livre en 2002, il annonce la crise des subprimes qui s’est déclenchée cinq ans après et en explique le mécanisme : « lorsque les prix de l’immobilier montent, les banques estiment qu’elles peuvent prêter davantage, puisqu’elles ont les immeubles comme gages. (…) Les promoteurs immobiliers voient des profits rapides à faire en construisant de nouveaux bâtiments – jusqu’au moment où il y en a trop. Alors, les promoteurs ne parviennent plus à louer leurs mètres carrés, ils ne peuvent pas rembourser leurs emprunts, et la bulle éclate ». Il montre également le phénomène pervers que créé le soutien aux fonds en cas de crise : « ceux-ci font donc l’hypothèse qu’il y aura, le cas échéant, une opération de sauvetage, et sont donc moins incités à examiner de près si les emprunteurs pourront rembourser », ce qu’il appelle « l’aléa moral ».

Parce que les politiques actuelles « sont de nature à rendre les riches encore plus riches, et les pauvres encore plus pauvres », Joseph Stiglitz préconise « d’accorder toute l’attention nécessaire aux pauvres comme aux puissants, et témoigner d’un sens profond de l’honnêteté et de la justice sociale ». Il préconise une pluralité de stratégies de développement, qui pourraient s’adapter ainsi aux différentes situations des pays, que ce soit pour le rôle de l’Etat ou le rythme de la libéralisation. Il préconise de « mettre le pays sur le siège du conducteur », pour reprendre les mots de James Wolfensohn, président de la Banque Mondiale. Enfin, il rappelle que « développer, c’est transformer la société, améliorer la vie des pauvres, donner à chacun une chance de réussir, l’accès aux services de santé et d’éducation » et souligne l’importance primordial du « capital social », qu’il faut à tout prix préserver.

Il préconise d’en finir avec les politiques monétaristes qui ont échoué. S’il est pour l’équilibre budgétaire en période de croissance, il récuse toute obligation légale d’équilibrer le budget de l’Etat, qui conduirait à des politiques restrictives en période de récession. Il attaque la BCE, qui « a lourdement aggravé le ralentissement économique de l’Europe en 2001 parce qu’elle a réagi en enfant buté aux inquiétudes politiques bien naturelles qu’inspirait la montée du chômage » et souligne que « personne n’a rien pu faire (quand) elle a refusé de baisser les taux », suggérant une révision de son mandat, mais aussi de son indépendance. Il faut noter que le raisonnement vaut malheureusement pour la période actuelle…

L’auteur prend clairement position en faveur d’une taxation sur les mouvements de capitaux et soutient sa prise de position par des arguments limpides : « les flux de capitaux sont pro cycliques : ils sortent d’un pays pendant les récessions, précisément quand il en a le plus besoin, et y entrent pendant les expansions, où ils viennent exacerber les pressions inflationnistes ». Il dénonce « les impulsions rationnelles et irrationnelles de la communauté des investisseurs, leurs euphories et abattements irraisonnés » que Keynes avait appelé « les esprits animaux ». S’appuyant sur l’exemple de la Malaisie, il soutient que « puisque les flux accélérés de capitaux, entrants ou sortants, causent de gros problèmes, qu’ils (…) engendrent de lourds effets sur les citoyens ordinaires qui n’ont rien à voir avec ces flux de capitaux, en raison des perturbations massives que ceux-ci provoquent dans l’ensemble de l’économie, l’Etat a le droit et le devoir de prendre des mesures pour y faire face » et préconise une taxe sur les mouvements de capitaux.

Outre la restriction des flux de capitaux (que ce soit par la régulation ou les taxes), il propose d’autres solutions pour une « mondialisation à visage humain ». Il propose une réforme des faillites en soutenant qu’aujourd’hui, les solutions sont conçues par les créanciers pour les créanciers, ce qui n’est pas juste. Il demande à limiter les opérations de sauvetage qui « contribuent aux problèmes en réduisant l’incitation du prêteur à faire attention ». Il propose d’améliorer la réglementation bancaire pour limiter la croissance des actifs en période de croissance notamment. Il suggère d’améliorer la gestion du risque de change, notamment pour les pays émergents, via des assurances. Il demande à instaurer des filets de sécurité pour les plus vulnérables en cas de crise, notamment l’agriculture et les petites entreprises. Enfin, en cas de ralentissement économique mondial, il propose « d’émettre des DTS pour financer des biens publics mondiaux (dont l’aide au développement) pour contribuer à maintenir le dynamisme de l’économie ». Une solution dont on imagine bien la pertinence au début des années 90 pour les anciens pays communistes…

Dans ce livre, Joseph Stiglitz fait le constat d’un monde qui retombe dans les travers du « fanatisme du marché », qui avait amené la Grande Dépression il y a 80 ans. Mais il parvient également à refonder les bases d’un keynésianisme du 21ème siècle dont on se demande qui pourrait bien être le porte-parole.

Source : « La Grande Désillusion », Joseph Stiglitz, Le Livre de Poche



http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/archive/2008/09/09/analyse-critique-du-neo-liberalisme-les-solutions-de-joseph.html
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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Sam 4 Oct 2008 - 14:36

l’Empire de la Honte" de Jean Ziegler

interview vidéo et papier.
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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Mer 12 Nov 2008 - 18:24

Jean Ziegler : « La mémoire du Sud ressurgit ; elle attise la haine de l’Occident »

12 novembre 2008


« Cette haine de l’occident s’enracine dans le souvenir des systèmes d’oppression précédents - la conquête de l’Amérique latine, le commerce triangulaire, le colonialisme, le travail forcé, etc. Elle combine cette mémoire des souffrances passées, qui remonte à la surface et demande réparation et repentance, avec le rejet d’un système complètement nouveau, mais dont les racines plongent dans les systèmes d’oppression précédents : le capitalisme globalisé. »

Jean Ziegler s’entretient avec Benito Perez, pour le Courrier (Suisse), 8 novembre 2008
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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Sam 6 Déc 2008 - 11:37

des abus du néo-libéralisme en matière de santé...

Des bébés gravement malades privés de soins à cause d'un brevet



En Australie, des bébés atteints d'un forme grave d'épilepsie attendent un dépistage génétique pour être soignés. Mais une société privée, Genetic Technologies, qui possède un brevet sur le gène permettant le diagnostic, s'y oppose fermement. Business is Business...
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Sam 6 Déc 2008 - 11:48

Ça s'appelle « refus d'assistance à personne en danger » !
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Antoine_



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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   Mar 13 Jan 2009 - 21:19

Pourriez vous m'éclairer sur la position au niveau national du modem ?
Merci d'avance
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MessageSujet: Re: Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?   

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Le néo-capitalisme est-il l’horizon indépassable ?
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