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 LA PHILOSOPHIE DÉTRONA LA TRADITION VIVANTE ÉCOLOGIQUE.

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Yann-Ber TILLENON



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MessageSujet: LA PHILOSOPHIE DÉTRONA LA TRADITION VIVANTE ÉCOLOGIQUE.   Jeu 25 Sep 2008 - 16:14

LA PHILOSOPHIE DÉTRONA LA TRADITION VIVANTE ÉCOLOGIQUE.

Nous savons que terme de “PHILOSOPHIE” vient du mot grec “philo sophos”, attribué à Pythagore, au 6ème siècle avant notre ère. Avant on ne connaissait que la « TRADITION » surtout orale, comme dans le monde celtique qui constitua la moitié nord de l'empire romain de la Galice à Byzance en passant par Rome. A cette époque de TRADITION, (transmission, tradere =transmettre) la nature minérale, végétale, animale était divine. On ne pouvait y toucher que lors de rites, en pratiquant donc le sacré. Elle n'était pas encore "profane" et au service de l'homme. Ce n’est que plus tard que l’homme a pu l'exploiter et s'en servir à merci.

Un jour, lorsque le grand mathématicien Pythagore exposait ses doctrines, un disciple émerveillé le nomma “Sophos” (“Sage”= sapiens, savant, savoir, connaissance) « Philo sophos » c’est donc « Aimer savoir », comme « druide, tru-wides » c’est le « très savant ». Pythagore répondit : “Je ne suis pas sage, je ne suis que philosophe... J'aime la Sagesse, mais ne la possède pas : « je ne donne qu'à la Nature le nom de Sage.”

Tous les manuels d’Histoire de la pensée occidentale s’accordent pour souligner que c'est avec la Grèce des 6ème et 5ème siècles avant J-C que se prépare l’aventure humaine qui donnera naissance à l’occident chrétien, avec des hauts et des bas, et à la civilisation matérialiste. Elle est donc directement issue du christianisme que nous connaissons aujourd'hui et qui nous détruit écologiquement. lui même étant enraciné en Grèce depuis 5 siècles.

Le catholicisme romain avec le culte des Saints ayant remplacé les Dieux est souvent du christianisme paganisé. Mais le vrai christianisme, comme le protestantisme marchand, a exclu le divin hors du monde visible. Il a donc rendu possible le massacre de la nature. Elle est devenue matière exploitable au service de l'homme. L'homme seul étant "divin", créé à l'image de dieu, surtout en ayant eu la "révélation"...

Ce sont des circonstances uniques qui firent des Grecs du premier millénaire un peuple “pas comme les autres” mais nous ne sauront jamais s'il s'agit d'une volonté de la Providence ou d'un accident de l’histoire …

En effet, jusqu'alors et nulle part ailleurs depuis cette époque, ne s’est produit ce phénomène particulier d’un “non recours possible au Mythe", à la "tradition " supplanté par la discussion.

L’invasion de l’Hellade par les Doriens, entre les 12ème et 8ème siècles avant J -C provoqua la désintégration des traditions primitives. L'univers mycénien avait su les garder. Il maintenait un juste équilibre entre les puissances matricielles de la Terre et l’esprit fécondant du Ciel.

Comme le dit Jean-Pierre Vernant, “la chute de la puissance mycénienne, l’expansion des Doriens dans le Péloponnèse, en Crète et jusqu'à Rhodes, inaugure un nouvel âge de la civilisation grecque. Une distance insurmontable s’établit alors entre les hommes et les Dieux.”

L’invasion dorienne provoqua la chute irréversible des institutions magico- religieuses indo-européennes, qui ne furent remplacées par aucune institution équivalente.

Si, dans l’Histoire, il est courant de voir des peuples s'envahir et se remplacer les uns les autres, généralement, les anciennes valeurs ressurgissent tôt ou tard, assimilées par les nouveaux, qui y ajoutent les modifications d’usage. En Bretagne, dans le Léon, mon arrière grand-père parlait aux arbres et aux animaux de sa ferme en marchant pieds nus dans l’herbe le matin au réveil !... Son frère et sa sœur étaient pourtant religieux à Bohars…


Avec l'invasion dorienne, en Grèce, nous sommes en présence d'une coupure radicale, d’une véritable “table rase”, d’une situation de non-retour, puisque les nouvelles institutions publiques ne tinrent plus compte des mythes régulateurs, qui avaient assuré la pérennité des systèmes antérieurs.

Une fois le Roi prêtre disparu, la distance entre les Dieux et les hommes de la tradition ne fit que s’accroître, avec pour conséquence le développement de l'anthropomorphisme et de l'anthropocentrisme.

Parallèlement au développement de la philosophie, naît la “Polis”, la Cité grecque.

"Ce qu'implique le système de la “polis”, c’est d’abord une extraordinaire prééminence de la parole sur tous les autres instruments du pouvoir. Elle devient l’outil politique par excellence, la clé de toute autorité dans l’Etat, le moyen de commandement et de domination sur autrui. Cette puissance de la parole , les Grecs en feront une divinité : Peitho, la force de persuasion.

La parole n’est plus le mot rituel, la formule juste, mais le débat contradictoire, la discussion, l’argumentation. Elle suppose un public auquel elle s’adresse comme à un juge qui décide en dernier ressort, à mains levées, entre les deux partis qui lui sont présentés. C’est ce choix purement humain qui mesure la force de persuasion respective de deux discours, assurant la victoire d’un des orateurs sur son adversaire. C’est déjà le l’ « un » ou l’ « autre », la naissance de la fonction "intellectuelle", contre la fonction "spirituelle"…

Un autre trait distinctif de la “Polis” concerne l’importance croissante accordée à L’ÉCRITURE, dans le but d’appuyer et de FIXER la parole. C’est la naissance de la publicité !... Les rites sacrés, vécus jusqu'alors dans l’intimité, deviennent spectacles et, lentement, la scène provoque une scission entre les acteurs actifs et les spectateurs passifs. Le peuple ne participe plus : il devient donc une « masse » passive.

Les religions des Mystères furent marginalisées au profit de la religion “sociale”. Les affaires publiques, matérielles, physiques, “gagnèrent” sur les affaires spirituelles, métaphysiques

L'initiation ne prépara plus les futurs citoyens aux fonctions publiques : c'est la fortune, le bien matériel qui établit alors la qualification. Les épreuves des Mystères ne permirent plus à l'homme qu’à se préparer à une autre promotion, réussir, dans l’au-delà.

Nous constatons que cette rupture avec le monde traditionnel ne fut pas due à un changement imposé de l’extérieur. Par exemple, l’apport d'une nouvelle technique, comme le fer ou l’invention du char, ou encore la découverte de la Science... D'autres peuples ont intégré ces révolutions techniques sans pour autant connaître une telle rupture. II s'agit donc d'une mutation, d’un profond changement de mentalité. Il est dû à la perte de compréhension des fonctions mythique et initiatique dans la société humaine.

Dans l'histoire de l'humanité, selon les connaissances historiques dont nous disposons, c’est un phénomène tout à fait inédit : LA PHILOSOPHIE DÉTRONA LA TRADITION VIVANTE ÉCOLOGIQUE.Mon lien

LES IDÉES NE SONT PAS FAITES POUR ÊTRE PENSÉES MAIS VÉCUES.
André MALRAUX
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