Forum des sympathisants du Modem
Bonjour à tous !

Bienvenue sur le forum des sympathisants du MoDem et de François Bayrou. Venez-vous exprimer sur l'avenir de notre pays!

ps: connectez-vous simplement grâce à facebook connect.


Espace de discussion pour tous les sympathisants du Mouvement Démocrate
 
AccueilCalendrierFAQRechercherS'enregistrerGroupesConnexion

Partagez | 
 

 la Crise et le Modem

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
juju41

avatar

Féminin Nombre de messages : 42846
Age : 64
Localisation : Blois
Date d'inscription : 12/05/2007

MessageSujet: la Crise et le Modem   Sam 18 Oct 2008 - 12:55

Philosophie de la crise financière... et question sur notre civilisation

par Marianne Kraft ( Modem)




Après l’effondrement du système communiste dans les années 90, nous venons de constater la ruine et l’échec du modèle néocapitaliste anglo-saxon libéral, fondé sur la recherche du profit individuel et sur la loi du marché (et la loi du plus fort, quitte à laisser les faibles sur le carreau) supposée équilibrante et autorégulatrice, créatrice de richesses pour le bien-être de tous.

La question essentielle qui se pose à nous est la suivante : allons-nous colmater les brèches de ce système et continuer à faire tourner le même moteur en le bridant, devons-nous "refonder le capitalisme", ou bien existe-t-il un modèle alternatif ?
Revenir en haut Aller en bas
marco11

avatar

Masculin Nombre de messages : 5812
Age : 51
Localisation : Ouest
Date d'inscription : 14/05/2007

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Sam 18 Oct 2008 - 13:05

Il va falloir " shaker " et en sortir un bon cocktail ...
Revenir en haut Aller en bas
J.Charles

avatar

Masculin Nombre de messages : 2
Age : 54
Localisation : VOSGES
Date d'inscription : 10/11/2008

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Lun 10 Nov 2008 - 18:47

Cette crise socio économique n’est pas spontanée et elle n’est pas irréversible, il faut faire attention lorsque l’on annonce la mort ou tout au moins la décadence d’un système sans qu’il existe de projet de société alternatif, et je rejoins la réflexion de J.F.Khan lors de la Conférence Nationale sur les dangers qui nous menacent si les repères explosent ; Cette crise est essentiellement la conséquence d’une crise démocratique. Elle est liée à la déconnexion de la sphère politique et de la sphère économique. Nos politiques, en principe garants de l’équilibre entre démocratie et libéralisme, ont délaissé l’un au profit de l’autre, ils sont ainsi entrain de désagréger petit à petit l’esprit de la démocratie dans le libéralisme, nous menant dans les bras de ce néolibéralisme sauvage qui se concrétise par le néocapitalisme.

Dire que c’est la fin du capitalisme et vouloir refaire le monde est une erreur, nos industries ont, et auront toujours besoin de capitaux pour soutenir leurs investissements, et les investisseurs en attendront des dividendes, quoi de plus normal.


En fait ce n’est pas le capitalisme qui est la cause de cette crise, c’est l’hyper spéculation liée au manque de régulation, et du laissé faire des politiques depuis les années 80. Nous retournons droit dans le principe du droit naturel et de la raison du plus fort. Les revenus des plus riches ne reflètent plus leurs talents, leur capacité à prendre des risques, et encore moins leur esprit d’entreprise, l’argent appelle l’argent et il suffit d’être bien nait pour bénéficier de fiscalités avantageuses et pouvoir accumuler toujours plus de richesse sans qu’elle soit redistribuée et réinjectée dans l’économie réelle.

Les idéaux, l'éthique , le volontarisme ou la simple moralisation ne changeront rien, il ne nous sortirons pas de cette crise, seul le nécessaire retour à l’équilibre entre démocratie et libéralisme, c’est parce que la démocratie de ne sert plus le marché, que le système dominant néolibéral s’acharne à vouloir faire taire les politiques qui défendent encore certaines valeurs, et à discréditer leur discours.

Rien n’est irréversible, l’occident est composé de démocraties, les outils sont donc là il suffit d'élir des femmes et des hommes qui auront la volonté de les utiliser. Pour ce qui concerne notre continent "l’Europe Politique" est sans doute la meilleure réponse, mais elle a encore besoin de se faire aimer des citoyens pour être acceptée et soutenue, car elle ne se construira qu’avec les peuples qui la composent autour des valeurs
démocratiques, humanistes et solidaires, donc priorité à une Europe POLITIQUE,
2009 sera la première étape.
Revenir en haut Aller en bas
mconstant



Masculin Nombre de messages : 120
Age : 80
Localisation : 31
Date d'inscription : 22/04/2008

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Sam 28 Fév 2009 - 9:29

Citation :
La censure idéologique se fissure enfin…

Ainsi dans son numéro du 21 au 27 février, « Marianne » dans l'article d’Erick Conan :
« Protectionnisme le nouveau débat :interdit : le néolibéralisme a prouvé ses faiblesses. Est insensé de réfléchir à la protection des marchés ? » dont voici un extrait, montre que le néolibéralisme a censuré toute pensée le contestant.
Citation :
… « La force de l'idéologie néolibérale se mesure au sort de Maurice allait, pourtant titulaire du seul prix Nobel français pour sa théorie du marché. Cet économiste libéral néoclassique qui expliquait que le libre-échange n'était vertueux qu'à certaines conditions, considérait le protectionnisme raisonné comme un de ses outils. Dès 1999, son livre la Crise mondiale aujourd'hui annonçait le risque d'« effondrement général » d'une « économie mondiale tout entière reposant sur une pyramide de dettes ». Mais, en pleine euphorie financière, ce rabat-joie ne fut pas écouté. Classé à droite par la gauche pour sa défense du marché, cet esprit libre qui se disait « libéral-socialiste » je et raillait la « doctrine laisser-fairiste mondialiste » indisposa de plus en plus la droite au point de se voir privé de sa chronique dans le Figaro. Les petits marquis du néolibéralisme ne supportaient plus ce ringard qui expliquait que l'abandon de la préférence communautaire avait fait monter le chômage en Europe.

Ceux qui ont pris son relais depuis une dizaine d'années ne furent pas mieux traités malgré leurs états de service. Bien qu'ayant prévu la chute de l'URSS et le déclin américain, l'historien et démographe Emmanuel Todd passe pour un amuseur public depuis qu'il préconise un « protectionnisme raisonnable », seul capable, selon lui, d'éviter l'effondrement industriel de l'Europe et les troubles politiques qui s'ensuivraient. L’économiste libéral Jean-Luc Gréau, conseiller du patronat pendant trente ans, a été licencié du Medef pour avoir diagnostiqué, il y a dix ans, que la finance déglinguait le capitalisme. De même le banquier Hakim el Karoui, ex-conseiller de Jean-Pierre Raffarin à Matignon, Jacques Sapir, économiste au CNRS, ou Henri de Bodinat, ex-PDG de Sony Music et professeur à HEC font, dans leurs milieux, figure d'originaux un peu loufoques. « L’on nous fait passer pour des idéologues alors que nos objections purement rationnel1es ne sont jamais débattues, explique Jean-Luc Gréau. Il y a des questions macroéconomiques simples, mais déterminantes, que personne ne pose parce que les acteurs financiers, en dehors du réel, ne raisonnent plus qu'en termes de "coups" immédiats, d"opportunités", et que les politiques
leur ont abandonné la conduite du monde. »


« Le but d'une politique protectionniste n'est pas d'organiser le repli mais la relance, en garantissant les conditions d'un libre-échangisme positif et non destructeur, poursuit Emmanuel Todd. La diabolisation du protectionnisme, depuis la vague néolibérale des années 1980, aboutit à ce spectacle désolant d'économistes incultes qui partent en croisade contre des politiques protectionnistes autarciques imaginaires que personne ne propose! ». …

De même à propos de l'inflation, Jacques Marseille, dans son livre : « Les Français sont riches, mais frustrés », ose enfin défendre l'inflation en disant :
Citation :
...qu'elle est à la fois un adjuvant nécessaire de la croissance, un stimulant social et un moyen de résoudre les problèmes l'endettement : l'aventure monétaire de John Law, dit l'auteur, a sauvé la monarchie, comme celle des assignats a sauvé la Révolution et quelques pages mordantes sont consacrées à l'austérité monétaire de la BCE.

Je souhaite que le Modem, et François Bayrou, osent enfin s'attaquer aux dogmes dévastateurs du néolibéralisme et de l'argent roi dont Jean Peyrelevade est un fidèle défenseur.

Martin constant
Conseiller départemental et national de Haute-Garonne


Dernière édition par mconstant le Mer 4 Mar 2009 - 14:16, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
http://martin.constant@wanadoo.fr
Gribouille

avatar

Masculin Nombre de messages : 1508
Age : 47
Localisation : Basse-Normandie
Date d'inscription : 14/04/2008

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Dim 1 Mar 2009 - 15:27

Il est inquiétant de voir qu'un courant protectionniste est en train de se nourrir de la crise économique, et les centaines de milliers d'emplois qu'on annonce ne vont pas arranger les choses. Cependant, il ne faut pas se tromper d'ennemi en réduisant nos problèmes au libre échange alors qu'en vérité, ils trouvent leur origine dans les politiques monétaires et la lutte contre l'inflation. A ce propos, Jean-Luc Gréau dont je ne partage pas les convictions protectionnistes a fait quelques remarques intéressantes sur l'origine de la dette de l'Etat dans son livre "La trahison des Economistes".

Alors que le Modem, a juste titre, demande moins de laxisme dans la gestion de l'Etat et des finances publiques. Jean-Luc Gréau rappelle combien la lutte contre l'inflation dans les années 80 a contribué à alourdir la dette de l'Etat. Il explique comment une dette de l'ordre de 25% du PIB contractée de temps d'une inflation à deux chiffres dans les années 70 a fini par créer un effet boule de neige dans les années 80 quand l'inflation a été vaincue. Il ajoute que malgré les efforts consentis pendant cette période, la France, a longtemps été contrainte d'emprunter sur les marchés à des taux réels de l'ordre de 5 à 6% !.
La palme revient probablement à la préparation de l'Union monétaire Européenne dans les années 90. La France a vu sa dette grimper à 58% en 1998 alors qu'elle ne représentait encore qu'un tiers du PIB à la fin des années 80. Aucun homme politique ne semble se souvenir qu'un franc surévalué obligé de s'accrocher au Mark et une politique d'argent cher, a conduit la France dans la récession avec à la clé une envolée de la dette publique sans précédent sur sur une si courte période.
Tout ceci pour préparer un Euro aux mains d'une banque centrale dont les politiques restrictives et préventives contre l'inflation ont engendré dans les années 2000 une longue période de croissance faible malgré le soutien actif d'une politique budgétaire active.

Ce petit plaidoyer contre les politiques excessives de lutte contre l'inflation a deux objets : 1) la dette de la France n'a pas été seulement alimentée par une politique laxiste dans la gestion des finances publiques, elle est aussi la conséquence de politiques économiques inadaptées qui ont privilégié la lutte contre l'inflation sur la croissance, et
2) Ces politiques, en aggravant la dette publique, et en affaiblissant notre tissu économique, ont affaibli notre capacité de résistance et nos marges de manoeuvre pour apporter les réponses nécessaires à la crise.
Revenir en haut Aller en bas
yann 35

avatar

Masculin Nombre de messages : 8789
Age : 40
Localisation : France
Date d'inscription : 18/05/2007

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Dim 1 Mar 2009 - 17:07

Gribouille a écrit:
Il est inquiétant de voir qu'un courant protectionniste est en train de se nourrir de la crise économique, et les centaines de milliers d'emplois qu'on annonce ne vont pas arranger les choses. Cependant, il ne faut pas se tromper d'ennemi en réduisant nos problèmes au libre échange alors qu'en vérité, ils trouvent leur origine dans les politiques monétaires et la lutte contre l'inflation. A ce propos, Jean-Luc Gréau dont je ne partage pas les convictions protectionnistes a fait quelques remarques intéressantes sur l'origine de la dette de l'Etat dans son livre "La trahison des Economistes".

Alors que le Modem, a juste titre, demande moins de laxisme dans la gestion de l'Etat et des finances publiques. Jean-Luc Gréau rappelle combien la lutte contre l'inflation dans les années 80 a contribué à alourdir la dette de l'Etat. Il explique comment une dette de l'ordre de 25% du PIB contractée de temps d'une inflation à deux chiffres dans les années 70 a fini par créer un effet boule de neige dans les années 80 quand l'inflation a été vaincue. Il ajoute que malgré les efforts consentis pendant cette période, la France, a longtemps été contrainte d'emprunter sur les marchés à des taux réels de l'ordre de 5 à 6% !.
La palme revient probablement à la préparation de l'Union monétaire Européenne dans les années 90. La France a vu sa dette grimper à 58% en 1998 alors qu'elle ne représentait encore qu'un tiers du PIB à la fin des années 80. Aucun homme politique ne semble se souvenir qu'un franc surévalué obligé de s'accrocher au Mark et une politique d'argent cher, a conduit la France dans la récession avec à la clé une envolée de la dette publique sans précédent sur sur une si courte période.
Tout ceci pour préparer un Euro aux mains d'une banque centrale dont les politiques restrictives et préventives contre l'inflation ont engendré dans les années 2000 une longue période de croissance faible malgré le soutien actif d'une politique budgétaire active.

Ce petit plaidoyer contre les politiques excessives de lutte contre l'inflation a deux objets : 1) la dette de la France n'a pas été seulement alimentée par une politique laxiste dans la gestion des finances publiques, elle est aussi la conséquence de politiques économiques inadaptées qui ont privilégié la lutte contre l'inflation sur la croissance, et
2) Ces politiques, en aggravant la dette publique, et en affaiblissant notre tissu économique, ont affaibli notre capacité de résistance et nos marges de manoeuvre pour apporter les réponses nécessaires à la crise.
La crise ne concerne que la France ? Bien sûr que non, d'ailleurs nous nous en sortons un peu moins mal grâce à notre production agroalimentaire en particulier. Donc ce que tu racontes Gribouille sur le problème de l'inflation et de la dette, c'est tout simplement bidon.
Revenir en haut Aller en bas
Gribouille

avatar

Masculin Nombre de messages : 1508
Age : 47
Localisation : Basse-Normandie
Date d'inscription : 14/04/2008

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Dim 1 Mar 2009 - 20:40

Merci encore à Yann pour ce cours magistral en Economie. On parle inflation, politique monétaire, et maintenant,......agroalimentaire.
Je suis d'accord avec toi, l'élevage du porc en Bretagne est la clé de voute de l'économie française. Qu'est-ce qu'on ferait pas sans le cochon ?
Revenir en haut Aller en bas
Remus

avatar

Masculin Nombre de messages : 373
Age : 26
Localisation : 26
Date d'inscription : 01/03/2009

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Dim 1 Mar 2009 - 21:00

Petit détail qui vaut son pesant d'or: cette crise n'est pas proprement dite une crise du au libéralisme...

Perso je suis pas fan du tout de la dérégulation, sutout des marchés financiers, et je suis à mille lieux de la réponse des libérale pour justifier que leur idéologie reste encore la meilleure. En revanche le protectionisme est vraiment LA mauvaise solution pour cette crise, suffit de voir ce qui s'est passé en 28.

Bref sinon, la crise est du à l'intervention de l'Etat américain et surtout de la Fed qui ont, comme toujours, voulu relancer la conso par le crédit. Precepte bien keynesien d'ailleurs... Ici il s'agissait à l'époque du marché immobilier, car beaucoup de minorités américaines ne trouvaient pas de logement, trop pauvres... Alors a des fins éléctoralistes, on a pensé à eux, on a incité les banques (qui étaient toutes contentes) de prêter à ces gens avec le fameux concepte de discrimination positive (mais bon ça on s'en fou c'est leur culture). Tout ceci a commencé avec le parti démocrate qui a décidé de pondre Freddie Mac et Fannie Mae, des banques spécialisées dans les fameux subprimes ricain. Toutes les deux elles représentaient bien 50% de ces prêts hypotécaires. Puis pour facilité la tache Clinton avait en plus supprimé Glass Steagal, ce qui permettait la titrisation et autres techniques en tout genre permettant à ces deux banques de faire des opérations très risqués et de le répandre un peu partout (raison pour laquelle les libéraux ont tort de croire que leur idéologie n'est pas responsable). Toujours est il que ces deux banques bénéficiaient par les démocrates d'une protection sans faille alors que les libéraux républicains avaient accusés le coup. On connait la suite, les gens n'ont pus payer, les taux variables ont été revus à la hausse, les banques se sont retrouvés avec des tonnes de maisons en main impayés, chute du prix de l'immobilier, et comme le concepte était de revendre sa maison plus cher que le prêt réalisé 20ans ou 30ans auparavant à la banque, ben forcement là, les pauvres ptit ricains étaient bien enmerdés.

Donc vive la démogagie américaine.

J'ajouterai que la doctrine libérale n'est pas contre l'intervention étatique, c'est la doctrine libertarienne qui est fondamentalement contre. Mais bon ça c'est un détail. En tout cas, ces faits véridiques permettent aux libéraux de dire que c'est parceque le système n'était pas assez libéralisé que la crise a eu lieu... parcontre aucun d'entre eux ne bronche quand l'Etat sont venu aider les banques, c'est dire l'hypocrisie.


Dernière édition par Remus le Dim 1 Mar 2009 - 23:01, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
yann 35

avatar

Masculin Nombre de messages : 8789
Age : 40
Localisation : France
Date d'inscription : 18/05/2007

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Dim 1 Mar 2009 - 22:38

Gribouille a écrit:
Merci encore à Yann pour ce cours magistral en Economie. On parle inflation, politique monétaire, et maintenant,......agroalimentaire.
Je suis d'accord avec toi, l'élevage du porc en Bretagne est la clé de voute de l'économie française. Qu'est-ce qu'on ferait pas sans le cochon ?
Tiens, un petit lien au hasard pour ton éducation : http://www.ccifer.ro/index.php?id=64&MP=57-2381


Les industries agroalimentaires

Avec un chiffre d’affaires de 145 Mds d’euros en 2006, l’agroalimentaire est le 1er secteur industriel français et occupe la 2nd place dans le monde derrière les Etats Unis. Ce secteur compte 3112 entreprises de plus de 20 salariés et emploie 414 000 personnes (2ème secteur industriel employeur en France après les industries de la mécanique).


Agriculture et pêche

La France, avec une production agricole (hors subventions) de 60 milliards d’euros en 2006, occupe la 1ère place dans l’Union européenne. Elle contribue pour 20 % à la production agricole européenne.

La France est le 1er exportateur de l’Union Européenne et le 1er pays producteur européen pour les céréales, les betteraves sucrières, les bovins, la volaille et le vin. Elle est aussi le premier exportateur mondial de produits des industries alimentaires.

Le nombre de personnes employées par l'agriculture s'élève à 751 000 personnes en 2006. Avec une part de marché mondial de 8%, la France est le 3ème exportateur de produits agricoles et agro-alimentaire derrière les Etats-Unis et les Pays-Bas.

En 2005, les navires français métropolitains ont pêché près de 560.000 tonnes de poissons, crustacés, coquillages et autres produits de la mer, dont 361.000 tonnes de pêche fraîche. Le chiffre d'affaires des pêches métropolitaines atteint 1.090 millions d'euros.
Revenir en haut Aller en bas
mconstant



Masculin Nombre de messages : 120
Age : 80
Localisation : 31
Date d'inscription : 22/04/2008

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Mer 4 Mar 2009 - 17:17

Yann,

Je suis absolument d'accord avec toi sur ce type de sondage que j'ai critiqué sur un autre forum parce que sur celui du sondage je ne sais pas comment faire.

J’ai simplement demandé de scinder le sondage en au moins une dizaine de grands sujets et d'inscrire au niveau des réponses au moins trois totaux : les "pour", les "sans opinion" et les "contre", et si c'est possible, conformément à la proposition d'un autre intervenant qui demandait de pouvoir voter +5 a -5 en passant par zéro, d'ajouter, à côté du total des "pour" la moyenne de 1 à 5 de leur valeur, et à coté du nombre des "contre" leur valeur moyenne de -1 à -5.
Les cinq chiffres obtenus auraient donné une représentation de l'opinion des intervenants.

Théoriquement ce sondage empêche les répétitions, mais ayant essayé pour voir, j'ai constaté que ce n'était pas toujours le cas.

J'ai profité du chiffre donné dans ce sondage, qui a une signification par comparaison aux autres réponses, pour exprimer mon opinion sur l'avenir du Modem.

Militants chrétien-démocrate, depuis le MRP jusqu'au Modem, en passant par l'UDF, j'ai toujours lutté (sans grand succès) pour que ce mouvement politique évite de faire le grand écart entre son positionnement éthique et ses programmes économiques et sociaux.
Revenir en haut Aller en bas
http://martin.constant@wanadoo.fr
juju41

avatar

Féminin Nombre de messages : 42846
Age : 64
Localisation : Blois
Date d'inscription : 12/05/2007

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Jeu 9 Avr 2009 - 18:32

Revenir en haut Aller en bas
Dominique Bied



Masculin Nombre de messages : 1
Age : 64
Localisation : sotteville-les-rouen
Date d'inscription : 21/04/2009

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Mar 21 Avr 2009 - 21:56

Le couple personnel politique-médias est véritablement infernal à l’heure où nous parlons. Complètement dépassés par les évènements, notre président et son gouvernement, sous couvert de sang-froid, fait preuve d’un consternant manque d’imagination en matière de solutions à la crise de système que nous vivons. Nous allons au devant d’une refonte totale de nos modes de vie économiques et sociaux, dans une planète au
bout du rouleau et une civilisation, faisant figure de modèle aux yeux du monde pendant quelques années, en fin de cycle. Le défi actuel que nous, avec nos élus, avons à relever est la définition des contours d’une nouvelle
civilisation. Les médias, pour vendre, surfent sur le nombrilisme des élites,
pendant que des millions de gens en France sont dans une difficulté économique sans nom et que la planète se meurt. Triste spectacle.

Tout est à revoir, notre relation avec notre maison terre, la manière dont nous exerçons les fonctions essentielles de la vie, dont nous utilisons, et non exploitons, les ressources mises à disposition par l’air, l’eau, la terre, la manière dont nous entreprenons, celle dont nous comptons, celle dont nous partageons les richesses créées, la manière dont nous les définissons.

Ceux qui croient encore que la sortie de crise est pour 2011 avec un plancher en 2010 se trompent lourdement. La cessation de paiement des Etats-Unis est pour cet été. En effet, l’administration américaine a engagé des milliards de dollars pour relancer l’économie, au prix d’un déficit gigantesque, affaiblissant sa monnaie et par effet de boule de neige affaiblissant les actifs chinois, principaux créanciers des Etats-Unis. Le système monétaire et financier mondial n’y résistera pas.
Nous sommes sous perfusion. Les richesses captées par une minorité, non
redistribuées équitablement depuis 40 ans, vont finir par se dilapider tout
seule par notre civilisation, laminée par les éclatements de bulles
successives. La prochaine bulle, d’ici une dizaine d’années, sera la bulle
écologique, d’une autre ampleur que celle que nous vivons.

Depuis l’école de Chicago de Milton Friedmann, le système monétaire repose sur le crédit illimité pour tous les acteurs : les états, les ménages, les entreprises. Cette manière de financer les échanges nous amènent à un épuisement accéléré des ressources planétaires alors que rien nous obligeait à gérer le progrès à cette vitesse pour le profit de quelques-uns, une régression pour beaucoup. Cette méthode de financement des échanges associés à l’excès de libre échange et à l’affaiblissement des moyens des états par la baisse de la fiscalité nous a emmené dans le mur. Nous avons perdu toute notion du temps, de progrès permanent à petite dose, la faculté d’obtenir les biens et services au fil du temps, sur plusieurs générations, en épargnant sur la durée, en transmettant aux générations futures.

Les banques ne sont pas seules responsables de la crise actuelle, elles ont surfé sur un système basé sur la faiblesse des revenus du travail obligeant une grande partie du corps social à emprunter pour satisfaire des besoins de base, ce qui constitue une grossière erreur. C’est comme si une entreprise empruntait sur le long terme pour financer ses activités de court terme. Cela ferait retourner dans leurs tombes tous les experts comptables de la planète.

Une fois financés les besoins premiers par le crédit, restait à financer le reste par la baisse des prix et la production délocalisée en Chine, provoquant l’exode rural des chinois, dont on voit aujourd’hui les dégâts. La crise renvoie dans les campagnes des centaines de millions de gens qui ont perdu le savoir faire de l’agriculture vivrière. Le système tourne à l’envers.

Pourtant, il existe des systèmes sociaux performants, au Danemark en particulier, où la pauvreté n’existe pas.

John Rawls, dans la théorie de la justice, dit que les inégalités de richesses sont acceptables si celui qui est tout en bas de l’échelle est capable de financer ses besoins premiers, et la préparation de l’avenir pour sa descendance dans l’environnement et le systèmeoù il vit. Nous en sommes loin, il y a tout à faire.

Non vraiment, le discours politique et médiatique gagnerait à devenir moins léger et un peu plus sérieux pour redonner confiance. Au lieu de cela, nous allons vers une société de défiance, sécuritaire, où on met des murs entre les gens, et ou les difficultés économiques ne feront qu’aggraver ces phénomènes. Il nous est indispensable de régler d’abord la question économique pour ceux qui en ont le plus besoin. Ceci
ne peut se faire qu’en construisant, comme le dit Corinne, une société basée sur la collaboration et non la compétition. Cela n’est pas qu’une affaire d’argent, mais de culture.
Revenir en haut Aller en bas
http://dominique-bied-cap21.com
la chambre bleue

avatar

Masculin Nombre de messages : 343
Age : 61
Localisation : Isère (38) et Seine St-Denis (93)
Date d'inscription : 04/12/2007

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Mar 21 Avr 2009 - 22:14

De toute façon pour un sujet sur un conflit social, ici, on nous édite que par des sujets sur le MODEM !!!

Nombrilisme ???
Revenir en haut Aller en bas
signora

avatar

Féminin Nombre de messages : 17195
Localisation : lyon
Date d'inscription : 15/07/2007

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Mar 21 Avr 2009 - 22:39

la chambre bleue a écrit:
De toute façon pour un sujet sur un conflit social, ici, on nous édite que par des sujets sur le MODEM !!!

Nombrilisme ???

Qu'entends-tu par là ?
Revenir en haut Aller en bas
juju41

avatar

Féminin Nombre de messages : 42846
Age : 64
Localisation : Blois
Date d'inscription : 12/05/2007

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Mer 22 Avr 2009 - 7:39

ici c'est un fil consacré aux articles émis par des membres du Modem sur la crise...
pour le reste, je ne vois pas ... sur les faits d'actualités, on édite des articles généraux...
Revenir en haut Aller en bas
LeonLumiere

avatar

Masculin Nombre de messages : 10
Age : 71
Localisation : Rambouillet
Date d'inscription : 10/12/2011

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Sam 10 Déc 2011 - 19:07

Le capitalisme repose sur le taux d'intérêt.
Or, 1 euro placé ou emprunté à 5% pendant 500 ans devient... 39 milliards !!!
C'est impossible.
L'écart exponentiel entre riches et pauvres qui est la conséquence du taux d'intérêt nécessite une purge deux ou trois fois par siècle: faillite, guerre...

Par ailleurs, la croissance aveugle d'activités utiles ou nuisibles pourvu qu'elles rapportent est stupide. La croissance du PIB ne peut pas se poursuivre pour des raisons écologiques.

Nous sommes bien face à une remise en cause radicale de notre société occidentale.
Prolonger le passé devenant impossible, nous pouvons rêver à ce qui était utopies !!!
Voir mes rêves sur le site Lumière sur l'abîme. Et les vôtres ?
Revenir en haut Aller en bas
http://lumiere.olympe-network.com
signora

avatar

Féminin Nombre de messages : 17195
Localisation : lyon
Date d'inscription : 15/07/2007

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Dim 11 Déc 2011 - 10:22

Mais on est bien d'accord sur la fin d'un style de société ... On cherche la sortie sans trop de casse !
Revenir en haut Aller en bas
yann 35

avatar

Masculin Nombre de messages : 8789
Age : 40
Localisation : France
Date d'inscription : 18/05/2007

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Dim 11 Déc 2011 - 11:26

LeonLumiere a écrit:
Le capitalisme repose sur le taux d'intérêt.
Or, 1 euro placé ou emprunté à 5% pendant 500 ans devient... 39 milliards !!!
C'est impossible.
L'écart exponentiel entre riches et pauvres qui est la conséquence du taux d'intérêt nécessite une purge deux ou trois fois par siècle: faillite, guerre...

Par ailleurs, la croissance aveugle d'activités utiles ou nuisibles pourvu qu'elles rapportent est stupide. La croissance du PIB ne peut pas se poursuivre pour des raisons écologiques.

Nous sommes bien face à une remise en cause radicale de notre société occidentale.
Prolonger le passé devenant impossible, nous pouvons rêver à ce qui était utopies !!!
Voir mes rêves sur le site Lumière sur l'abîme. Et les vôtres ?
Mon rêve est une société localiste (un capitalisme modéré et maîtrisé), relativement sobre question confort matériel et très riche d'humanité, d'amour, d'amitié, de joie, de fêtes. Bref, une société parfaitement viable et très agréable !
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité



MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Dim 11 Déc 2011 - 17:38

@yann : une société durable !


@Leon : comme je le disais sur ton fil de présentation, c'est l'idée même de rente qui est nuisible. Certaines personnes se comportent en parasite, en profitant de la vie, et donc du confort matériel que leur apporte le travail des autres, sans rien apporter à la société. Ca peut être par un placement avec intérêts, en spéculant sur l'immobilier ou une matière première quelconque, en investissant dans des paniers d'actions sans s'investir aucunement dans les entreprises... D'un autre coté, le taux d'intérêt de certains placements plafonnés permet de protéger l'épargne de l'inflation, ce qui n'est pas une mauvaise chose pour permettre aux gens qui travaillent d'acheter des maisons, voitures...

Revenir en haut Aller en bas
LeonLumiere

avatar

Masculin Nombre de messages : 10
Age : 71
Localisation : Rambouillet
Date d'inscription : 10/12/2011

MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   Dim 11 Déc 2011 - 18:26

@Vincent : je verrais bien deux mesures concrètes pour réduire les rentes :
1) Les États devraient prendre aux riches par l'impôt, et non pas leur emprunter moyennant intérêts. Refer mon exemple surEurotunnel.
2) Le taux d'usure devrait être fortement réduit pour limiter les prêts abusifs (environ 18% pour un découvert bancaire ou une carte de crédit !!!).

Il y a des pays musulmans qui fonctionnent sans taux d'intérêt, ce serait intéressant de voir comment ils font.
Revenir en haut Aller en bas
http://lumiere.olympe-network.com
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: la Crise et le Modem   

Revenir en haut Aller en bas
 
la Crise et le Modem
Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» la Crise et le Modem
» Crise existentielle au Modem et rupture avec leurs ex-alliés UMP
» Créer un MODEM virtuel
» tee shirt du modem et programme de bayrou presidentielle
» APPEL A LA RENOVATION DU MODEM

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des sympathisants du Modem :: Débats et projets :: Exprimez-Vous sur les grands thèmes :: Socio-Economie-
Sauter vers: