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 Informations pour l' Ouest ( Européennes )

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toutoune



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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mer 13 Mai 2009 - 10:32

10 mai 2009

Valeurs du foot et de la politique

Parfois, à l’occasion d’un match, deux équipes voisines s’affrontent. Comme Guingamp contre Rennes, en coupe de France, hier soir. Parfois, c’est dur. Mais au foot, y a des règles. Ceux qui sont sur le terrain sont les meilleurs. Ils ont été sélectionnés parce qu’ils savent bien jouer. Ils se sont entraînés longtemps. Parce que sur le terrain, en coupe de France, si t’y connais rien, t’as pas l’air malin. Et puis, le foot, c’est « fair-play », comme disent les Anglais. C’est simple. Tu es d’un côté ou tu es de l’autre. Tu es de Guingamp ou tu es de Rennes. Tous Bretons, mais tu joues à la loyale. C’est la Coupe de France. Tu es fier. Tu es fier de savoir pour qui tu vas en Coupe de France.
Jamais, tu ne joueras contre ton capitaine, celui qui t’a soutenu lors de la dernière sélection, celle qui te tenait à cœur, pour aller en nationale. Jamais, tu ne lui feras un sale coup, à ton capitaine. Parce que tu veux te regarder dans la glace le matin, quand tu te rases. Tu sais que si, une fois, tu changes de maillot au dernier moment, rien qu’une fois, tu auras perdu la confiance. Et quand tu perds la confiance, tu es seul. C’est beau le foot. C’est pas comme la politique, parfois.
Y en a un, en politique, à St Brieuc, il paraît qu’il change d’équipe juste avant le match, alors que la saison des transferts est passée. Sur son blog, on peut lire encore à la date du 9 mai : « en 2001, il participe à la victoire de la liste menée par Bruno Joncour à St Brieuc » ; « en 2007, il participe à nouveau à la victoire de la liste de large ouverture menée par Bruno Joncour ». Il avait l’air de l’aimer son Bruno Joncour. Normal, un premier adjoint, en principe, aime bien son maire. C’est un peu son capitaine. Et pourtant, il va aux Européennes contre Joncour, sur la liste UMP… Allez comprendre ! Un type bien d’ailleurs, ce Joncour, solide, avec des valeurs chevillées au corps, les valeurs de l’Europe : la loyauté notamment, que l’UE demande solennellement aux Etats qui la composent. Cette année, Joncour est numéro 2 de la liste MoDem aux Européennes. Il a déjà fait campagne, pour l’Europe, en 2004 avec le général Morillon. Bruno Joncour, il s’est préparé. Il est allé à Strasbourg, il a rencontré des spécialistes. Depuis le mois de mars déjà, il sillonne toute la circonscription pour écouter les électeurs. Il les respecte.
Mais bon, c’est bien connu. L’Europe, c’est un truc qui vous prend irrésistiblement, une passion subite, un coup de foudre. Pire que les femmes. Sur le site précité, on a beau chercher, rien ; jusqu’à maintenant, pas un mot sur l’Europe. C’est venu d’un coup. Ça va pas être facile ! Changer de maillot et se mettre à l’Europe, sans être entraîné, en si peu de temps. Y a même plus un mois avant les élections ! Bon, il va falloir lui offrir « l’Europe pour les Nuls », comme Plantu à Rachida Dati.

Sylvie Goulard
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toutoune

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mer 13 Mai 2009 - 10:37

jeudi, 14 mai
Toute la journée Sylvie Goulard à Nantes

Datejeudi, 14 mai 2009
Lieu23 rue du Docteur Schmitt 44000 Nantes DescriptionNantes 14 mai 9H45 visite d'AIRBUS 12H : POINT PRESSE à St Marc sur Mer 12H30 : Rencontre avec des professionnels du droit 15H : visite de l'exploitation d'un paludier ( marais salants de Guérande) 19h: Débat "Le Transbordeur" spéciale Européennes organisé par Télé Nantes et Eur@dionantes - Lycée Arago

vendredi, 15 mai
Toute la journée Sylvie Goulard à Rennes

vendredi, 15 mai 2009
Lieu35000 Rennes DescriptionSylvie Goulard participe à Rennes à un Café Démocrate.

samedi, 16 mai
Toute la journée Sylvie Goulard rencontre Ensemble pour l'Europe

dimanche, 17 mai
Toute la journée Sylvie Goulard à Saint-Jean-d'Angely

lundi, 18 mai
Toute la journée Sylvie Goulard à Poitiers
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gillou

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Jeu 14 Mai 2009 - 10:43

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gillou

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mer 20 Mai 2009 - 8:09

Bayrou, la pause-café (démocrate) à Nantes

« Depuis le temps que vous me reprochez de ne pas venir à Nantes », a plaisanté François Bayrou, qu'accompagnaient les candidats MoDem aux élections européennes : la tête de liste Sylvie Goulard (à ses côtés), mais aussi Olivier Deschanel (Carquefou) et Agnes Roy-Bernard (Saint-Nazaire). : Franck Dubray.

François Bayrou était à Nantes, hier, pour soutenir la liste conduitepar Sylvie Goulard et rencontrer les militants.

Nouvelle journée marathon pour François Bayrou, le patron du MoDem. Après Angers, avant de filer vers Tours et Orléans, il s'est arrêté mardi à Nantes. Déjeuner près de la place du Commerce, avec ses colistiers dans l'Ouest, puis rapide café avec les militants dans une brasserie du centre-ville. Café démocrate bien évidemment.

Le livre. Des militants lui tendent, pour dédicace, Abus de pouvoir qui caracole en tête des livres politiques. « Ce succès révèle quelque chose sur les attentes des Français. Il fallait mettre des mots sur ce que ressentent instinctivement toutes ces catégories de Français aujourd'hui désespérés. »

Meilleur opposant. Dans les sondages, les Français le classent en tête des opposants à Nicolas Sarkozy. « Hé oui, ils ont raison. Mais je ne fais pas de l'antisarkozysme. Notre confrontation porte sur le fond, sur le modèle de société. Je suis très fier de proposer une autre vision de l'avenir. »

La France et l'Europe. Les candidats Europe Écologie lui reprochent un hold-up sur la campagne européenne qu'il aurait confisquée au profit de ses ambitions présidentielles. « Ceux-là souhaitent que l'Europe soit coupée de la vie des Français. Il faut avoir un oeil sur les deux, ne pas laisser s'installer l'idée que la France et l'Europe sont deux réalités différentes. L'exemple, c'est la colère, justifiée, des producteurs de lait. Je sais ce qu'il en est. J'ai été 12 ans producteur de lait. La baisse insupportable du prix du lait est la conséquence d'une décision du gouvernement qui a interdit les accords entre industriels et agriculteurs. Ce sont ces accords qui permettaient de lisser le prix du lait. »

http://www.redon.maville.com/actu/actudet_-Bayrou-la-pause-cafe-democrate-a-Nantes-_8-939425_actu.Htm
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toutoune

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mer 20 Mai 2009 - 9:54

Plaidoirie pour l’Europe des droits
Le 19 mai, les avocats rendent traditionnellement hommage à St Yves, né à Tréguier qui, au XIVème siècle, défendait déjà les faibles. Aussi voudrais-je évoquer aujourd’hui l’une des plus extraordinaires réalisations européennes, souvent méconnue : le progrès du droit.
L’Europe est « une création du droit, une source de droit et un ordre de droit », disait Walter Hallstein, premier Président de la Commission. Non seulement les Etats membres ont volontairement renoncé à l’usage de la force, ce qui est remarquable sur un continent si belliqueux. Mais encore des organes supranationaux conçoivent et appliquent effectivement des règles qui bénéficient directement aux citoyens, aux entreprises : un Parlement élu au suffrage universel et un Conseil composé de ministres nationaux votent la législation communautaire ; une Cour de justice en contrôle le respect.
A l’action de l’Union européenne s’ajoute celle du Conseil de l’Europe. Cette organisation dont le siège est à Strasbourg, dotée d’une Assemblée parlementaire et d’une Cour, assure aux Européens des voies de recours en matière de droits fondamentaux, y compris contre leur propre Etat. Quarante-sept pays appliquent la Convention européenne des droits de l’homme (CEDH), les 27 pays de l’UE et 20 autres, dont la Russie par exemple. Dans toute l’Europe, les citoyens et leurs avocats peuvent s’appuyer sur la CEDH pour défendre et faire progresser les droits de l’homme.
Aussi peut-on « affirmer que le continent européen continue à être la région du monde où les droits civils et politiques… qu’on appelle communément les droits de l’homme, sont les mieux assurés. Il faut insister beaucoup sur ce constat dont les Européens devraient tirer plus de fierté » écrit, dans un rapport récent de la Commission des affaires européennes du Sénat, Robert Badinter*. Tout le rapport mériterait une large diffusion. Dans la perspective des élections européennes, retenons-en trois messages :
L’universalité des droits de l’homme est menacée par le souverainisme. Certains Etats, comme la Chine, le Venezuela ou la Russie revendiquent le droit de définir l’étendue et la garantie des droits de l’homme. Autant dire qu’il leur serait alors permis de les vider de tout contenu. Au nom de la « non-ingérence dans les affaires intérieures des Etats », ils s’arrogent le droit d’exécuter ou torturer leurs propres ressortissants. Cette conception est l’exacte opposée de celle de René Cassin, rédacteur de la Convention européenne précitée qui, rappelle M. Badinter, voulait « protéger tout homme et protéger les droits de tous les hommes ». En relativisant le pouvoir absolu des Etats, l’Europe supranationale est du côté des victimes. Quelles que soient leurs origines, celles-ci ne se plaignent jamais du caractère universel des droits de l’homme. Le souverainisme, en revanche, conforte les bourreaux.
Une conception « différentialiste » des droits de l’homme s’est répandue récemment, notamment à l’initiative de l’Organisation de la Conférence islamique**. Pour les Etats qui en font partie (dont la Turquie qui, étant membre du Conseil de l’Europe, joue un jeu ambigu), la loi religieuse supplante toutes les règles humaines. Inutile donc d’opposer les droits de l’homme à la Charia, de dénoncer la pratique de la mutilation ou la lapidation, puisque le Coran les autorise. M. Badinter tire une sonnette d’alarme : ces pays, au nombre de 60 environ, s’opposent de plus en plus fréquemment aux Européens aux Nations Unies.
Nous avons donc besoin d’une diplomatie européenne unie et résolue. Soudée, l’Europe fait mieux progresser ses principes : en décembre 2007, à l’Assemblée générale de l’ONU, une résolution contre la peine de mort, déposée par l’Italie, a été adoptée malgré l’opposition de la Chine et des Etats-Unis.
L’Union européenne n’est pas un simple marché. C’est déjà une communauté politique et morale qui a des responsabilités dans le monde. A nous de la faire vivre.
Sylvie Goulard
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toutoune

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mer 20 Mai 2009 - 9:54

20 mai 2009
La fleur qui poussait sur la mer
Il était une fois une fleur qui poussait sur la mer. Une fleur née du vent et du soleil, une fleur à fleur d’eau, délicate, qu’on appelait la fleur de sel. C’était un souvenir d’écume, une neige marine, teinté de rose, au parfum de violette. Les soirs où il a fait bien sec, des jeunes femmes viennent la cueillir dans le soleil couchant, loin des rosées du matin qui la flétrissent. Avec un petit instrument, la lousse, elles prélèvent la récolte du jour, savoureuse et rare.
Il était une fois, un Océan peu à peu calmé de ses colères, une mer apprivoisée, venue s’échouer là et qui coule, paresseuse, de canaux en bassins jusqu’à s’assoupir sur le gigantesque tapis des « œillets », où se fait la récolte. Il était une fois des marais à perte de vue dont l’horizon n’est plus troublé que par le vol d’oiseaux légers et des vents de noroît. Il était une fois une mosaïque de miroirs brisés où s’observe un ciel hésitant.
Il était une fois des paludiers aux gestes lents, silencieux. Sous le soleil d’été, ils amassent, d’un mouvement ample, des petits tas de sel blancs. Fiers de perpétuer la tradition millénaire, ils emportent leur récolte dans une brouette de bois, le long de talus fragiles qu’on appelle des « ponts ». L’hiver, quand les jours raccourcissent, enfoncés dans la boue, ils soignent les vasières et les canaux pour qu’un nouveau printemps apporte, avec les grandes marées et le premier soleil, sa cargaison salée.
Il était une fois des hommes fiers de travailler en plein air, malgré la fatigue. Il était une fois la magie du silence, d’un monde sans machines, sans instruments sophistiqués ni produits toxiques.
Il était une fois un métier menacé de disparaître, sauvé par la ténacité des hommes et leur capacité extraordinaire à combiner la tradition la plus pure et le marketing le plus moderne. Tiens, sur le parking de la coopérative, voilà… encore un autocar de Japonais. Dans les meilleurs restaurants du monde entier, dans les livres de recettes des plus grands chefs, les cuisiniers ne jurent que par le sel de Guérande.
Bien sûr, on pourrait dire aussi que l’Union européenne, avec le dispositif Natura 2000 a accompagné le mouvement de préservation des marais. Que les efforts conjugués de l’UE, de la France et de l‘UNESCO pour sauvegarder ce patrimoine, ont porté leurs fruits. L’histoire serait alors : il était une fois une ZNIEFF (zone naturelle d’intérêt écologique, floristique et faunistique) qui était aussi une ZICO (zone importante pour la conservation des oiseaux) et une ZPS (Zone de Protection Spéciale) mais ce serait beaucoup moins poétique.
L’Europe, il y a plusieurs manières d’en parler. Qui ne disent pas tout à fait la même chose…
Sylvie Goulard
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toutoune

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mer 20 Mai 2009 - 9:58

Sylvie Goulard : “L’Europe est une aventure qui en vaut la peine”



Sylvie Goulard a été interrogée par le journal Sud-Ouest dans son édition du 18 mai. Elle y déclare : “L’Europe est une aventure qui en vaut la peine”. Retrouvez ici son interview.
Bruxelles est souvent accusée d’être responsable de tous nos maux. Est-ce un réflexe typiquement français ?
Quand on dit « c’est la faute de Bruxelles », très souvent, on ne sait pas quelles sont les responsabilités de l’État français, de la Région, ou même du Département.
L’Europe mérite-t-elle mieux ?
Le système ne peut marcher qu’avec des politiques qui sont responsables. Il faut qu’ils viennent devant les Français en disant : « Ce n’est pas Bruxelles qui a décidé, j’étais là. » Prenons un exemple dont tout le monde parle en ce moment, le vin rosé. Ce n’est pas le coupage de vin blanc et de vin rouge. Il y a eu des demandes de producteurs, en Espagne mais aussi en France, pour se débarrasser de blancs et aussi de rouges. Le gouvernement français ne s’y est pas opposé. C’est seulement devant le tollé qu’ils avaient soulevé qu’ils ont accusé les « technocrates fous de Bruxelles ». Quand on a pris cette décision, Michel Barnier était là. C’est la même chose pour les quotas de pêche qui sont négociés entre les États, dans le cadre communautaire.
Les Français regrettent la période faste des « pères de l’Europe ».
Ils ont tendance à enjoliver les débuts de l’Europe. Quand le général de Gaulle a pratiqué la politique de la chaise vide, quand il y a eu des phases de ralentissement des projets, on a connu des victoires des opposants à l’Europe, mais l’esprit dans l’opinion était encore favorable. Il y a eu un vrai changement avec l’Acte unique, quand on a décidé avec Margaret Thatcher, et Laurent Fabius l’a porté, de prendre des orientations économiques beaucoup plus libérales, qui, au début, étaient compensées par les fonds de cohésion, les politiques d’aides structurelles aux régions les plus pauvres, des projets de grands travaux. On est revenu de ces discours libéraux avec la crise. Je crois sincèrement que celle-ci va ouvrir une occasion de rééquilibrer l’Europe.
On reproche aussi à ces élections européennes d’être désincarnées.
Pour des municipales, des législatives ou une présidentielle, il y a un lien entre un programme et une personne. Au niveau de la commune, on sait qui va être le maire. Mais pour un poste important, celui de président de la Commission européenne, il n’y a pas de débat, alors que le Parlement devra contribuer à sa nomination. Déjà, Nicolas Sarkozy, Angela Merkel et José Luis Zapatero sont en train de le choisir entre eux. Toute l’idée de mon livre, c’est de dire que les « nuls » ne sont pas ceux qu’on pense, pas les électeurs de base qui ont du mal à s’y retrouver.
Chaque fois qu’il y a le choix entre les petites manigances diplomatiques entre gouvernants et une procédure démocratique au grand jour, ceux-ci choisissent les manigances.
L’élargissement a aussi été mal vécu ?
En effet, on ne l’a pas assez expliqué. C’était pourtant une démarche très politique de mettre fin à la guerre froide et de rassembler tout le monde. C’est une extraordinaire réalisation qui a seulement cinq ans. Il faut qu’on apprenne à vivre les uns avec les autres. C’est déjà quelque chose d’avoir amené tout le monde à ce niveau de coopération. Il y a sûrement des choses qui ne sont pas parfaites en Europe, mais l’aventure en vaut quand même la peine. Il faut y remettre un peu d’humanité.
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gillou

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Jeu 21 Mai 2009 - 8:01

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toutoune

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Lun 25 Mai 2009 - 18:17

Une Europe plus sociale ? Oui, au-delà des incantations
Je crois fermement que l’Europe a des responsabilités sociales. Comme je l’ai déjà rappelé dans une chronique précédente*, la Communauté Economique Européenne a été créée, en 1957, pour assurer le bien-être des Européens et le plein emploi. Mais la manière dont le slogan « Europe sociale » a été martelé ces dernières années, au mépris des compétences respectives des Etats et de l’UE et sans toujours mener les combats là où ils doivent être menés, cette manière de faire des promesses creuses, je la récuse. Je la récuse en pensant notamment à ces femmes qui, dans une usine, sur le port de Lorient, travaillent le poisson dans le froid, l’humidité et les mauvaises odeurs. Du matin au soir, elles coupent des poissons, elles éviscèrent, elles lèvent des filets. Pour nous consommateurs, c’est pratique. Pour elles, c’est dur. Si je suis élue, c’est en pensant à elles que je me battrai pour une Europe plus sociale. Mais mon premier devoir c’est d’abord d’être honnête avec elles.
L’UE repose sur un partage de compétences entre les Etats et le niveau européen ; en matière sociale, la responsabilité première revient à l’Etat français. Contrairement à ce que disent ses détracteurs, l’UE ne s’occupe pas de tout. C’est heureux. Encore faut-il se souvenir de ce choix quand nous lui reprochons de ne pas faire assez.
Dans les domaines où elle possède des prérogatives, l’UE a permis des avancées, par exemple en matière de coordination des régimes de sécurité sociale, de sécurité au travail, d’égalité hommes - femmes ou de lutte contre les discriminations. Si d’autres objectifs n’ont pas été atteints, cela vaut la peine d’expliquer pourquoi.
En général, les discours sur l’Europe sociale commencent pas accuser les « Anglo-saxons » ou les « ultra-libéraux ». Certes, les Britanniques et les Irlandais se sont souvent opposés, comme les nouveaux Etats membres, à l’adoption de règles sociales plus contraignantes. L’unanimité requiert leur assentiment. Mais ils ont bon dos. Les Etats continentaux, notamment la gauche française ou allemande, ont largement laissé faire. A la fin des années 90, les gouvernements européens ont dit vouloir s’attaquer ensemble au problème du chômage. Ils sont partis du constat que le plein emploi dépendait de notre aptitude à bâtir une « société de la connaissance » où formation, recherche, innovation contribueraient à une croissance plus durable. Les salariés perdraient peut-être plus fréquemment leur boulot mais seraient aidés à en changer rapidement. Le diagnostic était juste. Le monde change, de nouvelles puissances émergent. Pour résister à la concurrence des pays à bas salaires, nous devons être meilleurs. En 2000, le Conseil européen (15 chefs d’Etat et de gouvernement à l’époque) toucha au sublime : la « stratégie de Lisbonne » prétendait faire de l’Europe, la « zone la plus compétitive du monde en 2010 » ! Dieu merci, le ridicule ne tue pas. Car quels moyens se donnaient les gouvernements dirigés par Lionel Jospin, Gerhard Schröder ou Tony Blair ? « La méthode ouverte de coordination » qui revient à ce que chacun fasse… ce qu’il veut. On échange des bonnes pratiques, c’est bel et bon, mais on ne se donne aucun moyen contraignant pour parvenir aux objectifs communs. Quand on pense que des millions de chômeurs, d’exclus et de pauvres étaient concernés, cette désinvolture était une honte ! Pour créer l’euro, on avait su se doter de règles contraignantes, de sanctions. Pour la politique agricole commune, on avait prévu un budget. Là, tout était renvoyé au bon vouloir et au bon cœur des Etats. D’où des résultats contrastés : si les nordiques ont remarquablement innové en matière de placement des chômeurs (« la flexicurité »), s’ils ont fourni un effort soutenu de recherche et d’éducation, si l’Allemagne a fait des réformes drastiques, plusieurs Etats membres, dont la France, ont largement raté l’objectif. Chômage des jeunes élevé, service de l’emploi peu performant, déficit abyssal des régimes sociaux… le tableau national est sombre. Non, ce n’est pas « la faute à Bruxelles ». L’Europe a été dévoyée**. Et, depuis, rien n’a changé. Les réflexions lancées par le gouvernement français sur une réforme de la « stratégie de Lisbonne », n’ont pas eu de suites ***.
« L’Europe sociale », la défense des services publics, certains en parlent beaucoup là où c’est facile, en France, devant des publics acquis d’avance et acquis à leurs acquis. En revanche, on ne les lit guère dans les colonnes du Financial Times, on ne les entend guère dans les studios de la BBC ou face à la société civile allemande ou tchèque.
Dans ce contexte, que faire ? Rappeler inlassablement les objectifs sociaux du traité de Rome ; user de la crise pour battre en brèche l’idéologie dominante, ce qui signifie faire le tour des capitales pour « vendre » des idées nouvelles et écouter les autres ; ne pas mettre en avant des leurres comme « un salaire minimal pan européen » qui, avec l’hétérogénéité actuelle de l’UE, n’aurait guère de sens ; prôner au contraire un plan de convergence progressive. Et surtout, le 7 juin, voter pour ceux qui, comme le MoDem, refusent la reconduction de José Manuel Barroso à la tête de la Commission : tout le parti populaire européen, UMP incluse, et une partie du parti socialiste européen le soutiennent. M. Barroso n’aime pas la méthode communautaire, la vraie, faite d’engagement mutuel et de contraintes. Il lui préfère des ersatz qui ne sont que du vent. C’était un soutien fervent de George W. Bush . Votez démocrate.
Sylvie Goulard
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juju41

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mar 26 Mai 2009 - 9:05

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gillou

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mar 26 Mai 2009 - 19:02

Européennes : François Bayrou sera lundi à Saint-Malo

Dans le cadre de la campagne pour les élections européennes, François Bayrou, le président du Mouvement Démocrate (Modem) sera en déplacement lundi 1er juin, à Saint-Malo. Il sera accompagné de Sylvie Goulard et de Bruno Joncour, les têtes de liste pour l’Ouest. Au programme de sa journée, en plein festival Étonnants Voyageurs, des rencontres sur le terrain puis une réunion avec les militants en fin d’après midi, « autour d’une galette saucisse et du cidre.»
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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Jeu 28 Mai 2009 - 21:31

François Bayrou à Brest

François Bayrou à la rencontre des finistériens lundi 1er juin à partir de 14h.

Une rencontre-débat conviviale avec les militants et les sympathisants est organisée à l'Auberge de jeunesse en face de l'Océanopolis, 5 rue Kerbriant à Brest.

François Bayrou, les candidats Sylvie Goulard, Bruno Joncour, Nadine Kersaudy et l'équipe du MoDem 29 invitent tous les finistériens à dialoguer autour du projet européen du Mouvement Démocrate.

Profitez de ce moment exceptionnel pour venir écouter François Bayrou nous présenter les enjeux de l'élection européenne du 7 juin.

A quelques jours du scrutin la mobilisation ne doit pas faiblir !

Venez nombreux.
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toutoune

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Ven 29 Mai 2009 - 22:35

Lait des villes, lait des champs
En ville, le lait, c’est cette bouteille blanche qu’on attrape, mal réveillé, le matin, dans le frigo. A la campagne, c’est un revenu indispensable, ce sont des bêtes vivantes dont il faut s’occuper tous les jours. Avec le loyer qui augmente, l’essence hors de prix, le forfait du portable chacun, en ville, cherche à payer moins pour se nourrir. Pour se nourrir, les agriculteurs demandent la digne rémunération de leur travail. Ceux des villes demandent à ceux des champs l’abondance, la qualité, la « traçabilité », la préservation de l’environnement et même le bien-être animal. Demandes compréhensibles, de la part de citadins frustrés de nature, volonté légitime de vivre, de la part des ruraux qui, pour la plupart, ne roulent pas sur l’or et se sentent injustement montrés du doigt. Que font les pouvoirs publics ? Bonne question. Que fait le ministre de l’agriculture ? Après avoir annoncé qu’il se mettrait en retrait, il reste en fonction. Sans craindre la confusion des genres, il fait campagne. En ville.
Depuis 50 ans, la Communauté européenne, funambule, marche sur un fil, au-dessus du fossé qui sépare le monde urbain et le monde rural. Le traité de Rome fixait déjà comme objectifs à la PAC, entre autres, d’assurer « un niveau de vie équitable à la population agricole » et des « prix raisonnables au consommateur ». Elle y est largement parvenue mais l’irruption du reste du monde brouille les pistes. La Commission européenne présidée par M. Barroso pousse à produire au cours mondial. Elle veut libéraliser la production, supprimer les outils de régulation. Les gouvernements laissent faire ; au mieux, ils cherchent à gagner du temps. Encore un peu de quotas Madame le Bourreau Fischer-Boel*, a demandé le gouvernement français en novembre ; cela ne fait pas une politique, ni une vision dans la durée.
Ces dernières semaines, le cours du lait s’est effondré. Chaque jour, des dizaines d’agriculteurs de l’Ouest nous racontent leur drame : à Laval, des jeunes qui viennent de s’installer, avec des prêts à rembourser. A 210 / 220 euros les 1000 litres, ils se lèvent le matin pour travailler à perte. Même désolation dans les exploitations du Morbihan ou du Poitou. La colère est perceptible ou pire, un voile de désarroi au fond des yeux… Comment en est-on arrivé là ? L’an dernier, le Ministère des finances français (DGCCRF) a interdit la pratique consistant, pour les producteurs et les acheteurs, à recommander des « prix de référence ». Cet usage permettait de lisser les fluctuations et de donner aux éleveurs des perspectives de gestion plus stables. Tant que les cours mondiaux sont restés au plus haut, l’absence de ce mécanisme ne s’est pas fait sentir immédiatement. Avec la glissade actuelle, cela fait mal.
On voit bien pourquoi les pouvoirs publics n’aiment pas trop ce qui, assez vite, pourrait ressembler à l’entente de toute une filière. Le respect des règles de concurrence est important pour éviter les hausses artificielles de prix. On a promis de veiller au « pouvoir d’achat ». Il faut que les prix baissent, dit-on en haut lieu, souverainement. Mais faut-il admettre que, pour cela, les agriculteurs se ruinent et vendent à perte ?
L’agriculture travaille le vivant. Si une usine peut être mise en chômage technique, nul ne peut demander à une vache, du jour au lendemain, de stopper sa production ou de prendre des RTT. Dans les crises, l’agriculture a un temps de réaction plus lent que d’autres secteurs économiques. Et si des exploitations font faillite, si des jeunes se découragent, l’impact d’une crise passagère pourrait bien être irréversible.
C’est pourquoi il faut un accord rapide, aujourd’hui si possible, lors de la réunion de crise qui a été organisée pour sortir de l’impasse. Certains lancent des idées : une taxe payée par tous les producteurs, des outils de régulation inspirés par la filière légumes. Une chose est sûre : au-delà de ces mesures urgentes, la réforme de la politique agricole commune (PAC) est à l’ordre du jour. Durant la prochaine législature du Parlement européen, ce grand chantier sera ouvert. La question du maintien des quotas laitiers devra être tranchée. Le MoDem n’a pas d’état d’âme : un outil de ce type est nécessaire. Des solutions pérennes passent par un équilibre retrouvé entre le jeu du marché, que nul ne peut ignorer, et une régulation nécessaire. Et des solutions innovantes, au niveau mondial car les déséquilibres locaux prennent leur source dans un commerce mondial inéquitable qui affame une partie de la planète et jette des millions de paysans dans les bidonvilles du tiers monde.
En Europe, l’actuel Président de la Commission est candidat à sa propre succession. Le parti populaire européen au sein duquel siège l’UMP le soutient. Les socialistes européens n’ont pas de candidat alternatif. L’une des questions du 7 juin est simple : confiez-vous la politique agricole commune à M. Barroso cinq ans de plus ? On l’imagine mal renier ce qu’il a fait pendant 5 ans.
La PAC est la première politique européenne. Elle doit évoluer mais rester une politique active qui permet de nourrir les villes et les campagnes, dans le respect de la nature. La plupart des agriculteurs ont fait des efforts pour améliorer la qualité, la sécurité, le respect de l’environnement mais il reste du chemin à parcourir, des aberrations à combattre. Ouvrons grand le débat, sans opposer les ruraux aux citadins. Quelle place faisons-nous à la production « raisonnée » qui, en prévenant l’abus de produits phytosanitaires, protège autant l’agriculteur qui les manipule que le citadin qui en mange le fruit ? La production bio offre-t-elle des perspectives plus massives ? Et la vente directe n’est-elle pas la solution ? Dans la chaîne qui va du producteur au consommateur, il y a peut-être d’autres maillons sur lesquels agir. Pour l’instant, les producteurs de lait « trinquent », les citadins ne profitent pas de la baisse. Qui, au passage, « fait son beurre » ?
Sylvie Goulard
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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mar 2 Juin 2009 - 6:26



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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mar 2 Juin 2009 - 8:10

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gillou

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MessageSujet: Re: Informations pour l' Ouest ( Européennes )   Mer 3 Juin 2009 - 7:54

En revanche, l'Ouest (Bretagne, Pays de la Loire, Poitou-Charentes) confirme son particularisme qui avait vu Ségolène Royal devancer Nicolas Sarkozy lors de la dernière présidentielle, avec les socialistes en tête à 24 % et l'UMP en retrait à seulement 22 %, le MoDem effectuant une percée à 16 % :

http://www.letelegramme.com/ig/generales/fait-du-jour/elections-europeennes-l-ouest-a-contre-courant-sondage-integral-03-06-2009-407389.php
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