Premier sujet de discussion que je me permet de lancer et que François Bayrou semble apprécier celui de la concentration des pouvoirs et la mise en place d'un nouvel ordre mondial, je l'aborderai tout d'abord en l'axant sur le phénomène des élites, sujet une fois de plus totalement absent des médias traditionnels, du système éducatif et du débat politique.
Un premier exemple ici avec cette conférence assez complète sur le sujet et très récente de pierre hillard
http://www.agoravox.fr/tribune-libre/article/une-conference-pour-comprendre-le-65148Un autre exemple ici avec la famille Rockefeller qui est assez représentative de ce fait de société:
La souveraineté supranationale d'une élite intellectuelle et de banquiers internationaux vaut sûrement mieux que l'autodétermination nationale en vigueur au cours des siècles passés.
David Rockefeller - Discours à Baden Baden, 1991
Voici le dernier article que j'ai posé sur mon site ici
http://www.r-volution.net/hommes_de_pouvoir.ws ou ci dessous sans les liens (très utiles) qui trace le portrait de la dynastie rockefeller. Pour ce qui n'aime pas le texte les deux personnages les plus importants sont le père (au début de l'article) et david (dernier paragraphe). Ceci est une deuxième version d'un article en perpétuel développement comme tous les articles du site, suite à cette lecture je vous demanderai de remettre deux seconde en question votre conception de la démocratie :
La famille Rockefeller est une grande famille américaine qui a engendré plusieurs grands hommes d'affaires, politiciens de hauts rangs et grands architectes du nouvel ordre mondial (cfr, trilatérale, bilderberg).
John Davison Rockefeller est considéré comme l'homme le plus riche qui ait jamais vécu.
En 1860, il se lança dans les affaires avec un associé en créant une maison de courtage en grains, viandes et autres produits alimentaires. L'affaire marcha très bien et ils firent rapidement des bénéfices.
En 1863, Rockefeller entend parler d'Edwin Drake, un ancien employé de chemin de fer embauché par une poignée de businessmen pour trouver du pétrole en Pennsylvanie. L'idée lui plut immédiatement et il se rendit sur place examiner ceci de plus près. Persuadé des possibilités offertes, il décida d'investir dans ce nouveau domaine et proposa à son associé de le suivre. Celui-ci restant hésitant, John D. Rockefeller lui racheta ses parts de l'entreprise pour 72 500 $ et prit un nouvel associé, un chimiste spécialiste du pétrole. Il monte ainsi sa première raffinerie à Cleveland pour produire naphte et kérosène. Réinvestissant constamment les profits et gardant les coûts et les salaires le plus bas possible, il étendit son affaire rapidement.
En janvier 1870 il crée la société Standard Oil, qui devient rapidement la raffinerie la plus rentable de l'Ohio. Le but de Rockefeller était alors de pouvoir contrôler toutes les raffineries de pétrole des États-Unis.
En 1871, certains raffineurs se concertent dans le but de constituer une alliance assez grande pour qu'ils puissent convaincre les chemins de fer de leur accorder des rabais spéciaux sur leurs convois, et des suppléments sur ceux de leurs concurrents. Ils cherchèrent une société déjà existante et tombèrent sur la South Improvement Company. Les gens impliqués dans cette société ne représentaient pas 10 % du raffinage américain, mais ils se présentèrent comme majoritaires devant les chemins de fer. La Standard était le plus gros actionnaire, et menait la danse qui aboutit à un accord secret très avantageux pour Rockefeller. En effet, les chemins de fer furent obligés de céder car les moyens de transport entre les gisements et les raffineries étaient multiples et un gros client comme la Standard pouvait dicter ses conditions, menaçant d'aller à la concurrence en cas de non coopération. Cet accord entraina une forte augmentation des frais de transport pour les autres compagnies, ce qui déclencha les protestations de concurrents tels que le principal raffineur de New York, Charles Pratt.
Quand il fut constaté qu'au moins une partie de l'avantage tarifaire de la Standard Oil provenait des rabais secrets obtenus par la South Improvement Company, Rockefeller dut y renoncer.
Dans l'intervalle, toutefois, la Standard Oil avait assez grossi pour devenir l'un des plus grands transporteurs de pétrole et de kérosène du pays.
Non découragé, Rockefeller décida de procéder par intégration horizontale en faisant pression sur les raffineries concurrentes pour les racheter. En 1872 eut lieu ce qu'on appela ensuite "la conquête de Cleveland", la Standard Oil absorba 22 de ses 26 concurrents à Cleveland en moins de deux mois. Il alla ensuite à Pittsburg, Philadelphie, New York, possédant bientôt toutes les principales raffineries.
Fin 1872, 80% des raffineurs américains s'unissent sous la présidence de Rockfeller dans la National Refiners Association. Dès qu'ils furent au courant, les producteurs, inquiets de voir se former un oligopsone pour leur produit, s'unissent dans la Petroleum Producer's Agency et fixent un prix minimum du baril à 5 $. Rockefeller commence par accepter ces conditions tant que les producteurs limiteraient leur production afin de maintenir des prix stables. Mais moins d'un an plus tard, Rockefeller rompt le contrat sous prétexte que les producteurs ne limitent pas suffisamment leur production. De nombreux producteurs furent lourdement endettés et devaient absolument vendre pour éviter la faillite. Un gel durable de la production était donc impossible, et la Standard Oil dicta ses conditions. Même ses anciens concurrents, Pratt & Rogers, réalisent la futilité de continuer à rivaliser avec la Standard Oil. En 1874, ils font un accord secret avec leur ancienne némésis et acceptent d'être rachetés et de devenir les partenaires de Rockefeller.
Rockefeller ne s'arrêta pas à une concentration horizontale presque parfaite du raffinage. Se rendant compte qu'en s'assurant le contrôle du processus de raffinage, il devenait maître de toute l'industrie pétrolière, il travailla ensuite à la concentration verticale de l'industrie, englobant toutes les phases de la production, de l'extraction au commerce de détail en passant par le transport, la fabrication de barils, les pipelines (en 1879, Rockefeller contrôlait la quasi-totalité des sociétés d'oil-gathering pipelines regroupées sous le nom de United Pipe Lines) puis la recherche scientifique et le marketing.
Mais un obstacle vint au travers de la route de Rockefeller : la législation des États-Unis interdisait aux hommes d'affaires d'exercer leur activité en dehors de l'État où se trouvait leur domicile. Rockefeller mit donc l'affaire en mains de juges qui résolurent le problème avec les trusts : Le plus gros producteur dicte sa loi aux autres membres de l'industrie et règne sur les maillons fractionnés situés en amont et en aval de la chaîne. Si l'un d'entre eux résiste, le volume de ses affaires diminue rapidement jusqu'à l'évincer totalement du marché afin qu'il se fasse racheter pour une bouchée de pain par celui-là même qui l'avait conduit à la perte.
Son nouvel associé, Rogers devient l'un des hommes clés de la formation de la « Standard Oil Trust ».
En 1882, les 37 actionnaires des différentes sociétés contrôlées par la Standard Oil confient leurs titres à neuf Trustees (hommes de confiance) : John et William Rockefeller, Oliver H. Payne, Charles Pratt, Henry Flagler, John D. Archbold, William G. Warden, Jabez Bostwick, et Benjamin Brewster. Le siège de la Standard Oil Trust fut installé au 26 Broadway à New York. La Standard Oil Trust commence par fermer 31 des 53 raffineries de la Standard Oil et concentre la production dans 3 raffineries géantes. Une cour de l'Ohio dissout le trust, mais il est reformé au New Jersey, état qui autorise les trusts.
En 1900, la Standard Oil contrôle plus de 90% du volume de pétrole raffiné aux USA.
En 1911, à la suite de l'adoption du Sherman Antitrust Act, la société fut fragmentée en une trentaine de firmes pour cause de monopole. Naissent ainsi les sociétés Exxon, Mobil, Chevron, American, Esso (soit SO pour Standard Oil).
Ce jugement est un tournant dans l'histoire économique des USA, et fonde une nouvelle doctrine dans la politique antitrust américaine appelée la règle de la raison (suite aux fameuses unreasonable restraints to trade mentionnée dans le Sherman Antitrust Act). Les besoins de bases juridiques plus solides conduisirent au passage du Clayton Antitrust Act en 1914, qui condamne explicitement des pratiques commerciales telles que la discrimination des prix, les relations commerciales exclusives, les acquisitions de concurrents ou encore les conseils d'administration incestueux.
Cependant Rockefeller resta actif dans plusieurs des rejetons survivants, ce qui lui permettra d'être sans doute l'acteur le plus puissant de son époque dans la géopolitique du pétrole.
Après le pétrole ce fut l'automobile, puis l'aviation. La fortune de Rockefeller ne cessa de se multiplier facilement avec les actions A de la Réserve Fédérale, entreprise privée faisant office de banque centrale américaine. Il prit sa retraite en 1896 en étant l'homme le plus riche des États-Unis et l'un des plus puissants au monde. Son fils reprit l'entreprise. Il est considéré comme l'homme le plus riche de tous les temps avec une fortune estimée à sa mort à 200 milliards de dollars actuels.
Rockefeller donna près de 600 millions de dollars. Cet argent servit entre autres à fonder l'université de Chicago, l'Institut Rockefeller pour les recherches médicales et la Fondation Rockefeller qui soutint officiellement les Républicains et fut vivement anticommuniste.
À la fin des années 1920 il décida de construire le Rockefeller Center, un gigantesque complexe commercial de 19 bâtiments à New York dans Midtown, son quartier, mais il ne vit pas l'achèvement des travaux qui se prolongèrent après sa mort en 1937.
C'est en conséquence son fils et successeur, John Davison Rockefeller Junior (1874-1960) qui développa le projet entre 1929 et 1940 ce qui a eu pour résultat de faire de lui le plus grand propriétaire de bureaux de New York. Il finance la construction du MoMa, le Musée des Arts Modernes de New York (objectif et liens avec la CIA). Bien qu'étant un homme d'affaires, il est également connu pour avoir fondé avec d'autres membres de sa famille l'Université Rockefeller. Il a également fait don du terrain où est construit le siège des Nations unies. Il se mari avec la fille du sénateur Nelson Wilmarth Aldrich un des dirigeants du parti républicain au sénat où il siégea trente années et dont le rôle influent dans la vie politique américaine et la position au sein de l'importante commission sénatoriale des finances lui valurent le surnom de « président directeur général de la nation », en effet il reconstruisit le système financier américain suivant des principes progressistes, au moyen d'instruments tels que l'amendement à l'impôt fédéral sur le revenu et le système de Réserve fédérale. (voir la panique bancaire américaine de 1907 et ses conséquences).
Ils auront cinq enfants dont :
Winthrop A. Rockefeller homme politique et philanthrope américain qui fut le premier gouverneur de l'Arkansas républicain après la Reconstruction.
John Davison Rockefeller III particulièrement connu pour sa direction de plus de 20 conseils d´administrations, la plupart dans des entreprises familiales, parmi lesquelles:
L´université Rockefeller
Colonial Williamsburg
Riverside Church
International House of New York
General Education Board (qui devient ensuite l´International Education Board)
China Medical Board
Bureau of Social Hygiene
Industrial Relations Counselors
Il a également fait partie du Council on Foreign Relations, du conseil d´administration de l´université de Princeton. À la fin des années 1950, il accompagne le secrétaire d´État John Foster Dulles au Japon pour y conclure le traité de paix entre les deux pays.
Son fils Jay Rockefeller, deviendra gouverneur pendant deux mandats puis sénateur (pour quatre mandats) de Virginie-Occidentale.
Nelson Rockefeller prit diverses responsabilités sous les présidences de Franklin D. Roosevelt, Harry Truman et Dwight D. Eisenhower. Ainsi il remplit les fonctions de Coordinateur du Bureau des Affaires Inter-Américaines (CIAA, 1940-44), celle de Président de la Commission Inter-Américaine (1940-47) et de Sous-Secrétaire d’État pour l’Amérique Latine (1944-45). Durant la période où il occupa le poste de l’OCIAA, Nelson Rockefeller s’appuya sur ses relations dans le domaine culturel afin de permettre une politique de promotion de la culture nord américaine en Amérique latine.
Il fut également l’un des architectes de la conférence de Chapultepec qui avait comme but de coordonner une coopération politique continentale. En compagnie du Secrétaire d'État Edward Stettinius, Rockefeller était à la tête de la délégation américaine. Les États-Unis mettaient en garde les militaires sud-américains contre un ennemi plus redoutable que les nazis, l’URSS et le communisme. Le traité de Chapultepec prévoyait donc la possibilité d’actions collectives y compris la possibilité d’utiliser la force armée contre l'agression d'une nation non-Américaine ou hémisphérique et a engagé les signataires dans la négociation d’un traité inter-Américain permanent de sécurité collective.
Après un aparté durant lequel il se consacra à diverses activités philanthropiques et à la présidence du MOMA, Rockefeller devint assistant aux affaires étrangères du Président Dwight Eisenhower (1954-55) avant de se retrouver à la tête de l’Operation Coordinating Board (OCB), un comité du Conseil de sécurité nationale, chargé, entre autres, de superviser les opérations secrètes de la CIA. Travailler avec la CIA n’était pas quelque chose de nouveau pour lui. Après avoir rejoint le secrétaire à la Santé, à l'Éducation et au Bien-Être, il avait été sollicité pour organiser un séminaire à l’attention de la CIA sur le rôle de l’agence dans un monde économique différent.
En mars 1955, il présente en collaboration avec Rowland Hughes (Directeur du Budget) une proposition de création d’un comité de haut niveau (Planning Coordination Group) qui serait chargé d’aider à développer les planifications dans le champ des opérations secrètes de la CIA.
En 1959, il est élu gouverneur républicain de New York et sera réélu constamment à ce poste jusqu'en 1974.
En 1960, il se lance dans la course pour la candidature républicaine à l'élection présidentielle mais est battu dès les primaires par le vice-président Richard Nixon.
En 1964, il dépense à nouveau une fortune pour être investi candidat républicain à l’élection présidentielle de 1964. Donné d'abord favori aux primaires sur ses concurrents républicains, il est finalement distancé par le sénateur de l'Arizona, Barry Goldwater. Cette victoire de l'ultra-conservateur Goldwater sur le libéral Rockefeller marque le réalignement du parti sur des positions plus conservatrices.
En 1968, il se présente de nouveau aux primaires républicaines et est de nouveau battu par Richard Nixon.
En 1974, le vice-président Gerald Ford qui a remplacé Spiro Agnew, contraint à la démission en cours de mandat moins d'un an auparavant, succède à Richard Nixon à la suite de la démission de celui-ci en août 1974. Ford fait appel à Rockefeller pour occuper le poste vacant de vice-président, choix ratifié par le Sénat américain.
Pour la 1re fois de l'histoire des États-Unis, ni le président, ni le vice-président en exercice n'auront été élus par leurs concitoyens.
David Rockefeller (né le 12 juin 1915) (en photo plus haut) dirige l'empire de sa famille toujours actionnaires des sociétés issues du démantèlement de la Standard Oil, principalement ExxonMobil mais aussi diversifiés dans l'immobilier.
Il est à la tête de la 305e fortune mondiale selon le magazine Forbes en 2009.
En 2008, David a fait un don de 100 millions de dollars à l'Université de Harvard.
Diplômé de l'Université de Harvard et de l'Université de Chicago , il est officier à la Chase Manhattan Bank (future holding financière JPMorgan ChaseIl) de 1946 à 1981 et en devient président et officier directeur exécutif de 1969 à sa prise de retraite en 1981.
Depuis lors il fut président du Comité de Conseil International des banques.
Il est également impliqué dans de nombreux autres sujets, dont des organisations culturelles et éducatives.
David Rockefeller est président non-exécutif du Rockefeller Center Properties Trust and RCP Holdings.
Il est président honoraire de la Société des Amériques, président honoraire et fondateur de la Commission Trilatérale, groupe partisan de la doctrine mondialiste, auquel certains attribuent l'orchestration de la mondialisation économique; président également du Council on Foreign Relations (CFR) (certains voient en lui le véritable organe décisionnel de la politique étrangère des États-Unis, et de fait, au vu de la puissance américaine dans le monde, l'un des plus importants lobbies au monde. Beaucoup de membres du CFR sont également des Bilderbergers, tandis que d'autres sont membres de la Commission Trilatérale, autant de groupes régissant l'économie et la géopolitique mondiales) et président à vie de l'Université Rockefeller, sans conteste l'un des plus prestigieux centres de recherche au monde dans le domaine biomédical.
Il est aussi président de The Rockefeller University Council, ainsi que président émérite du Museum of Modern Art de New York.
David Rockefeller a co-fondé le Groupe de Bilderberg en 1954 à l'invitation du Prince Bernhard des Pays-Bas.
En 1957, il acheta une propriété sur l'île de Saint-Barthélemy et y construisit un havre de villégiature, ce qui fit connaitre cette île dans le monde entier.
Interview
A lire également ses "Mémoires", édition Fallois et cette fameuse citation:
Quelques-uns croient même que nous (la famille Rockefeller) faisons partie d’une cabale secrète travaillant contre les meilleurs intérêts des É-U, caractérisant ma famille et moi en tant qu’internationalistes et conspirant avec d’autres autour de la Terre pour construire une politique globale plus intégrée ainsi qu’une structure économique – un seul monde si vous voulez. Si cela est l'accusation, je suis coupable et fier de l’être.