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 Déclarations et interviews de François Bayrou

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gillou



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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Dim 6 Avr 2014 - 18:24

François Bayrou ne sera pas candidat aux élections européennes

Le nouveau maire de Pau ne sera pas candidat aux élections européennes. "Je ne l'ai jamais envisagé" a-t-il indiqué cet après-midi.
Une réponse à l'article du Journal du dimanche faisant état ce dimanche d'une possible candidature du président du MoDem.

"Bayrou et Borloo devraient symboliquement figurer en position non-éligible dans leurs régions respectives" écrit l'hebdomadaire. Pour le premier en tout cas, c'est non.
Et pour le second aussi, puisqu'il vient d'annoncer mettre un terme "à ses fonctions et mandats politiques.

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gillou



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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Mer 16 Avr 2014 - 16:11

Ville et agglomération : François Bayrou réconforte les personnels

"Vous savez plus de choses que moi ! Vous avez une mine d'expérience qui doit être mise en exploitation... Ce sera une communauté de travail", lance d'emblée François Bayrou aux quelque 2 000 - 2 500 agents de la Ville et de l'Agglo invités à une rencontre, mardi, dès 8 h 30 au Zénith.
Le nouveau maire-président comprend alors que les agents sont, au moins à ce moment-là, avec lui.


"Ensemble nous imaginerons des approches nouvelles. Ce sera une passion de tous les jours", poursuit-il. L'humain et la "confiance doivent s'instaurer entre les agents et leur patron mais aussi entre eux et les habitants ". Ce climat, que veut insuffler le nouvel élu, est ressenti majoritairement de façon très positive... Même si quelques-uns prennent ce discours pour "de la démagogie pure".

Invitant sans relâche les agents à parler "directement et franchement" à leur patron, à "le voir pour communiquer des idées sur tel ou tel sujet", François Bayrou annonce une "réorganisation des services" sans, cependant, donner de précision.
Si ce n'est qu'elle sera "plus légère" par rapport à l'organisation actuelle. S'attachant au matériel de travail "qui doit être choisi avec vous et pour lequel vous serez associés", le "patron"sait "qu'aujourd'hui, il faut des patrons, un patron que je suis".
Refusant de "court-circuiter la hiérarchie", le maire-président précise "qu'il n'y a pas d'entreprise de 2 500 personnes qui marche simplement. La réorganisation est en même temps un droit de chacun d'entre vous".

Formation ("chacun aura un plan de carrière"), locaux ("ils sont une honte"), "moins d'études extérieures pour utiliser les compétences des services", "un accès à internet" pour chacun, des économies de papier, "une porte ouverte pour les syndicats" sont les premières promesses de l'élu. Avec, en toile de fond, le maître mot auquel il est très attaché, "la confiance...
Mais s'il y a un manquement, je sais que je vous le dirai".

Deux premiers rendez-vous

Ce jeudi, François Bayrou lancera en centre-ville "une opération de grand nettoyage de printemps", s'attaquant en priorité à la propreté.

Et samedi 26 avril, dès 8 h 30, il recevra tout agent qui le désirera, sans rendez-vous. "Ce sera comme cela tous les mois... sauf peut-être en août !".

=> Nicolas Pernot, directeur général des services

La nomination de Nicolas Pernot en tant que nouveau directeur général des services (DGS) de la Ville et de l'Agglo a été confirmée. Mardi matin, il a été présenté officiellement aux agents des deux collectivités au Zénith par le maire.
Ce Normand d'origine vient du Havre où il était directeur général des services de la Ville puis de l'Agglo, deux fonctions distinctes là-bas, au contraire d'ici, où la fonction chapeaute les deux collectivités. Les deux hommes se sont connus à Paris alors que François Bayrou était ministre de l'Éducation nationale : Nicolas Pernot était son chef de cabinet.
C'était en 1994. Ensuite, il a travaillé de nouveau avec François Bayrou en tant que directeur général adjoint au conseil général des Pyrénées-Atlantiques de 1998 à 2002 : François Bayrou en était le président.
Cette fois encore, "c'est François Bayrou qui m'a appelé pour venir travailler auprès de lui.
C'est un beau challenge avec beaucoup de projets".

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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Mer 25 Juin 2014 - 11:41

UMP : Bayrou évoque une "vaste organisation de détournement de l'argent public"

François Bayrou, président du MoDem, interrogé mercredi sur les différents scandales financiers à l'UMP, a dénoncé "une vaste organisation de détournement de l'argent public".
Sur France 2, le maire de Pau a parlé d'une "affaire extrêmement grave, car elle touche toute l'organisation de la démocratie française" et atteint "la confiance élémentaire que l'on doit avoir dans les institutions". Tout en soulignant n'être "ni juge ni enquêteur", l'élu béarnais a pointé "une vaste organisation de détournement de l'argent public".

"L'argent des groupes parlementaires, l'argent que l'État donne aux partis politiques et l'aide que l'État apporte aux dons individuels, tout cela, c'est de l'argent public", et il est détourné "au profit d'intérêts privés et partisans", a-t-il estimé. Cela se double, aux yeux de l'ex-candidat à l'Élysée, d'une "vaste organisation pour tourner la loi qui règle les dépenses électorales" et qui vise "à ce que les uns ne puissent pas écraser la campagne par l'argent".

Mediapart a révélé samedi que le groupe parlementaire UMP avait consenti un prêt de trois millions d'euros au parti, sorti financièrement exsangue de la campagne présidentielle de 2012.
Dans le même temps, la justice enquête sur de présumées fausses factures imputées à l'UMP par la société de communication Bygmalion pour couvrir des dépassements de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, au-delà des plafonds fixés par la loi électorale.

Relancé sur son appel à voter Hollande dans l'entre-deux-tours de 2012, M. Bayrou a expliqué : "Si j'ai pris une décision aussi importante, difficile et risquée, c'est qu'il fallait que ces dérives, que j'avais vues et analysées depuis longtemps, dont j'avais averti les Français en particulier dans mon livre Abus de pouvoir, il fallait que ces dérives s'arrêtent.
C'était la moindre des choses pour un citoyen, j'allais presque dire pour un père de famille."

Nicolas Sarkozy pouvait-il ne rien savoir de surcoûts de sa campagne, au coeur de l'affaire Bygmalion qui atteint l'UMP ? "Franchement, lorsque vous menez une campagne électorale, vous ne pouvez ignorer les moyens mis en jeu, selon M. Bayrou. Après, est-ce qu'il savait le détail ? Je n'en sais rien."

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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Ven 4 Juil 2014 - 9:37

Le manifeste de François Bayrou

Le maire de Pau est un autre homme.
C'est lui-même qui le confesse au Point.
Et pourtant, François Bayrou ne croit guère que les hommes puissent changer.
Sauf peut-être lui...
Élu triomphalement sur ses terres (après deux échecs), le Béarnais fait son grand retour sur la scène nationale, et il ne mâche pas ses mots.
L'heure est grave.
Pour lui, le gouvernement est "ineffectif".
Aucune "application pratique n'est au rendez-vous".
"Le contrat politique de la majorité est rompu et l'opposition est dans le coma", tranche le centriste. Seul remède à la crise politique que traverse la France : la dissolution de l'Assemblée nationale.
Et, si rien ne se passe d'ici trois ans, Bayrou prédit un "coup de foudre", suivi de "convulsions" (du type révolte populaire ou choc économique).

Sans concession envers François Hollande - pour qui il a voté en 2012 et qui a, selon lui, manqué d'"audace" et de "courage" -, le démocrate épargne Manuel Valls, avec qui il s'est récemment entretenu. Il note cependant que le Premier ministre "n'a pas la majorité de ses intentions" ni "les actes de ses déclarations".

Échec de la main tendue à gauche

Lanceur d'alerte sur la dette et les dérives du système Sarkozy (qu'il a dénoncé dans son livre Abus de pouvoir, Plon), Bayrou n'oublie pas de dire qu'il avait "raison" avant les autres...
"Raison sur les affaires, raison sur le produire en France, raison sur les institutions, raison sur les abus de pouvoir." "Il est impossible de bien gouverner sans dire la vérité" (cf. De la vérité en politique, Plon).
Et pourtant, la vérité n'a pas été payante pour lui.
Après une traversée du désert (son score à la présidentielle divisé par deux, son échec aux législatives et l'échec de sa main tendue à gauche), Bayrou, qui ne jurait, fut un temps pas si lointain, que par le centrisme indépendant, accentue son virage à droite.

On l'a vu faire alliance avec le centre droit de Jean-Louis Borloo pour les européennes (un essai non transformé).
Aujourd'hui, dans Le Point, il fait un pas de plus à droite en lançant un appel à Alain Juppé (le maire de Bordeaux l'avait soutenu à Pau) et à François Fillon.
"Alain Juppé, François Fillon, j'espère d'autres aussi.
Il n'y aura pas de redressement sans rassemblement.
Ce dont nous avons la responsabilité, eux, moi et d'autres, c'est de trouver la méthode et la volonté de construire une alliance d'alternance crédible, volontaire et sereine.
Quant au retour éventuel de Sarkozy ?
"Si vous me demandez si Nicolas Sarkozy peut être le rassembleur de la politique française, cela, je ne le crois pas", répond-il au Point.
Rassembleur : un rôle dans lequel Bayrou, en revanche, se verrait bien.

François Bayrou dit tout dans un entretien sans concession au Point n° 2181, en kiosque jeudi.
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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Jeu 10 Juil 2014 - 10:06

Conférence sociale: le "dialogue social à grand spectacle a vécu", affirme Bayrou

François Bayrou, le président du MoDem, a jugé jeudi que "le dialogue social à grand spectacle" à l'image, selon lui, de la conférence sociale avait "vécu" et que le "dialogue social" devait "être renforcé dans la promiscuité".

"Je vais vous dire quelque chose que jusqu'à maintenant je n'avais jamais pensé: cette forme de dialogue social à grand spectacle, à grand-messe a vécu", a déclaré M. Bayrou sur France Info.

"Le dialogue social doit être renforcé dans la proximité (...) mais se retrouver dans des grand-messes dont on claque spectaculairement la porte alors qu'on a discuté en fait derrière le rideau depuis longtemps, tout cela a montré ses limites et là encore on va être dans une obligation de reconstruction", a-t-il estimé.

La 3e conférence sociale, probablement la dernière du quinquennat sous cette forme, s'est terminée mercredi en ayant été boycottée par la moitié des syndicats. Le dialogue social va reprendre en septembre sur les réformes voulues par le gouvernement, mais dans un climat dégradé en particulier entre les syndicats.

Carte des régions: Bayrou "en total désaccord"

François Bayrou, le président du MoDem, s'est dit aujourd'hui "absolument en désaccord" avec la nouvelle carte des régions qui, "par la loi de l'absurde" selon lui, prétend intégrer Limousin et Aquitaine.

"Je suis absolument en désaccord et je trouve que tout cela est absurde. On a l'impression que la loi de l'absurde est celle qui préside à la définition de cette carte des régions", a déclaré M. Bayrou sur France Info.
"C'est absurde parce c'est un découpage complétement à la tête du client.
Il y a un mois on disait l'Aquitaine va aller avec Poitou-Charente, il y a deux semaines on disait l'Aquitaine va rester seule, aujourd'hui on dit l'Aquitaine va se marier avec le Limousin", a ajouté le maire de Pau.

"C'est faire fi de tout ce qu'est une région. Une région c'est une unité économique, humaine, culturelle, des gens qui peuvent se rencontrer parce qu'ils habitent dans le même coin alors qu'avec le Limousin nous aurons entre le Béarn et le nord du Limousin, 450 km de distance", a expliqué le président du MoDem.

Pour François Bayrou, "c'est fait uniquement pour des raisons politiques parce qu'on espère que cela va faire des majorités plus à gauche. Tout ceci n'a aucun sens".

"La question ce n'est pas le nombre de régions mais le millefeuille c'est-à-dire le labyrinthe qui fait que les conseils généraux, les conseils régionaux, les intercommunalités c'étaient évidemment des échelons de trop qu'il fallait simplifier pour rendre plus efficace l'action publique et faire des économies. Or, on va rendre l'action publique moins efficace avec des régions qui n'ont pas d'unité et on ne fera pas d'économie, on dépensera davantage", a-t-il affirmé.

Les députés ont voté mercredi en commission une nouvelle carte des régions, avec le Limousin relié à l'Aquitaine comme seule modification par rapport au projet initial du gouvernement.

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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Jeu 10 Juil 2014 - 10:44

Le président du MoDem et maire de Pau, François Bayrou, était l'invité de France Info ce jeudi.

Il tacle la réforme territoriale, qu'il juge présidée par la "loi de l'absurde" et prophétise qu'elle sera contre-productive en terme d'économies et de service public.

Il n'est pas étonné de l'échec de la conférence sociale et ne voit pas en Nicolas Sarkozy un rassembleur pour l'opposition.

lien : http://www.franceinfo.fr/emission/l-invite-de-8h15/2013-2014/francois-bayrou-07-10-2014-09-46
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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Mer 20 Aoû 2014 - 10:45

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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Jeu 4 Sep 2014 - 16:21

"PIÉGÉ" PAR "PARIS MATCH", FRANÇOIS BAYROU POUSSE UN COUP DE GUEULE

Sur Facebook, François Bayrou affirme avoir été "piégé" par Paris Match après la parution d'une interview qui, selon lui, ne reflète pas la réalité de ses propos.

"Bayrou ne dirait pas non à Matignon".

Tel est le titre d'un article publié cette semaine dans Paris Match, en kiosque depuis hier, qui accompagnait une interview du président du MoDem.
"Je vois bien ce qu'on pourrait faire pour redonner le moral aux Français et pour reconstruire ce pays fort malade", répond ainsi François Bayrou à la question de savoir s'il accepterait d'être premier ministre "si François Hollande lui proposait".

Problème : l'intéressé prétend qu'il n'a jamais tenu de tels propos.

"PIEGÉ"

"Ni le texte, ni à plus forte raison le titre, ne rendent compte de ma volonté et de ma pensée.
Je n'ai pas approuvé, ni validé, le texte de cette interview, au contraire", affirme aujourd'hui le président du Modem, qui pousse un coup de gueule sur sa page Facebook.
"Dès que j'ai été informé que mon texte était écarté (...) j'ai immédiatement dénoncé cet état de fait auprès des responsables de la publication (...) pour qu'au moins ils puissent de bonne foi donner acte de ma vive et immédiate protestation", poursuit-t-il dans un long message intitulé "Mise au point". "J'ai bien compris que je n'étais pas le premier responsable politique piégé de cette manière, à qui l'on fait dire par écrit ce qui n'est ni dans sa pensée ni dans ses intentions", conclut François Bayrou.

Pour prouver qu'il a effectivement été dupé, le maire de Pau publie sur Facebook le verbatim de l'interview accordée à Paris Match, qu'il avait validé.
"Il n'y a aucune hypothèse de cet ordre", aurait-il ainsi vraiment répondu à la question de savoir s'il envisageait d'être premier ministre".
Et d'ajouter : "Je mets toutes mes forces à concevoir et proposer un projet de reconstruction pour notre pays.
Et j'applique cette vision à la base, concrètement, dans ma ville de Pau".
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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Sam 10 Jan 2015 - 15:05

FRANÇOIS BAYROU: "NOUS SOMMES EN GUERRE"

François Bayrou, président du MoDem,  appelle à la « solidarité nationale » et au « dépassement du camp contre camp ».


Que signifient ces événements ?

François Bayrou. Pour la France, pour notre modèle de société, pour la ­liberté de la presse, c’est aussi choquant que l’a été le 11 septembre pour les Etats-Unis. Plus rien ne sera comme avant.

Notre démocratie est-elle en danger ?
Elle est notre bien le plus fragile, le plus exposé. Ce qui est naturel, c’est ­l’oppression et la soumission. Pas la liberté. La liberté, ça se conquiert, et la liberté d’expression plus que toute autre. Oui, ­aujourd’hui, cette liberté-là est en danger, spécialement en France. Nous sommes un pays dans lequel la caricature, l’humour et l’insolence sont plus présents qu’ailleurs. Nous sommes un pays plus laïque que les autres et nous avons raison de l’être. Enfin, nous sommes exposés en raison de notre rôle dans la lutte internationale contre les djihadistes. Cela fait beaucoup de raisons d’être en alerte.

Comment la démocratie doit-elle répondre ?

Ce que cherchent ces gens-là, c’est que nous ­entrions en guerre les uns contre les autres, et spécialement en guerre contre l’islam, de ­manière à susciter un choc en retour. Notre ­réponse doit au contraire être celle de l’unité.

Est-elle possible ? Il y a déjà eu des tirs contre des lieux de culte musulman…

Ce matin, ce qui m’a frappé, ce sont mes copains musulmans chez moi, à Pau, qui m’appelaient avec des larmes dans la voix : “Ce n’est pas nous, ça, disaient-ils. On va faire une manifestation de musulmans. Ce ne sont pas des musulmans ces gens-là.” Eux aussi sont maintenant d’une certaine manière des victimes.

"IL FAUT CONSTRUIRE CE QUE J’APPELLE LA VIGILANCE DE VOISINAGE : AUCUNE ENTREPRISE TERRORISTE NE PEUT PASSER AU TRAVERS"

Que faudrait-il faire ?

D’abord refuser la division et choisir la solidarité entre toutes les composantes, les sensibilités de la nation. Deuxièmement, il faut faire le travail de sécurité avec tous les moyens nécessaires, sans la moindre concession. Troisièmement, il faut construire ce que j’appelle la vigilance de voisinage : aucune entreprise terroriste ne peut passer au travers. C’est une œuvre de défense nationale de proximité. Ce ne sont plus “des jeunes qui font des bêtises”, c’est beaucoup plus grave. Enfin, il faut que tout le monde se prenne en main, que cette ­ambiance d’unité natio­nale inspire les ­rapports humains et politiques dans notre pays. Comme quand il y a une guerre, parce que c’est une guerre, le temps est à la solidarité nationale.

Comment expliquer que notre démocratie ait engendré de tels monstres ?
La démocratie commence à partir du moment où précisément on refuse qu’une société soit la proie des tensions ethniques, religieuses, identitaires. La démocratie, c’est le pluralisme. Ce n’est pas elle qui a engendré ça, mais à l’inverse le ­retour de ceux qui veulent qu’une seule loi sectaire domine tous les ­aspects de la vie. La laïcité française, ­depuis Henri IV, c’est au contraire la séparation des enjeux d’Etat et des enjeux religieux. Je le dis d’autant plus que je suis croyant.

Les tireurs sont, semble-t-il, des jeunes nés en France.

Nous avons raté beaucoup de choses, notamment dans l’intégration.
Nous avons beaucoup à reconstruire, à l’école, dans le civisme. Et cela devrait nous entraîner à dépasser les affrontements politiciens et partisans camp contre camp.

lien : http://www.parismatch.com/Actu/Politique/Francois-Bayrou-Nous-sommes-en-guerre-686498
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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Ven 6 Fév 2015 - 10:46

Pourquoi les conférences rémunérées de Sarkozy scandalisent Bayrou

Pour le président du MoDem, gagner de telles sommes en une heure donne une vision faussée du monde et laisse peu de liberté face à ceux qui paient.

Le président du MoDem François Bayrou a jugé "dérangeant" et "malsain" vendredi le fait que le président de l'UMP Nicolas Sarkozy ait donné une nouvelle conférence rémunérée à Abu Dhabi en début de semaine.
"Cette affaire de plus montre quelque chose qui est pour beaucoup de Français profondément dérangeant et, je crois, malsain", a déclaré François Bayrou dans l'émission Les 4 vérités sur France 2.
"Lorsqu'une personnalité qui est plongée dans le monde politique, par ailleurs, va ainsi donner des conférences pour des sommes astronomiques, pour des centaines de milliers d'euros gagnés en une heure, c'est dérangeant et c'est malsain, car on ne voit plus le monde comme il est", a-t-il expliqué.

"Lorsque vous êtes ainsi à recevoir sans plus d'efforts qu'une heure de discussion des sommes aussi exorbitantes que celle-là, votre vision du monde est faussée", a encore ajouté François Bayrou.
"Et deuxièmement, quel est votre degré de liberté comme responsable politique à l'égard de ceux qui vous signent de tels chèques ?" a-t-il aussi interrogé.
"On ne peut pas être en situation de responsabilité dans un État et être ainsi exposé au risque de l'argent et de ceux qui vous le donnent. Il y a quelque chose qui est pour les Français inquiétant, dérangeant, qu'ils ne comprennent pas et que, je suis sûr, ils n'acceptent pas", a-t-il dit.
En plein déchirement à l'UMP sur le duel PS-FN à la législative partielle du Doubs, Nicolas Sarkozy s'est rendu lundi à Abu Dhabi pour y donner une nouvelle conférence rémunérée, s'attirant des critiques jusque dans son camp.

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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Ven 4 Sep 2015 - 7:44

Bayrou au congrès du Parti Radical à Aix-en-Provence

Le Parti radical, une des principales composantes de l'UDI, se réunira samedi et dimanche en congrès à Aix-en-Provence et a invité le président du MoDem François Bayrou, a-t-on appris jeudi auprès du parti.

Présidé par le maire de Nancy, Laurent Hénart, qui a pris la relève de Jean-Louis Borloo en juin 2014, ce parti est le plus vieux parti de France.

Les radicaux "débattront des réponses à apporter aux Français face à la montée des extrêmes" et "sur la question des primaires de la droite et du centre", précise-t-on au Parti radical.

"Il faut poursuivre le dialogue avec le MoDem", a expliqué jeudi M. Hénart à l'AFP, interrogé sur l'invitation faite à François Bayrou. Il qualifie ce congrès de "congrès d'ouverture". "J'irai avec plaisir parce que pour moi l'avenir du centre c'est l'unité", a expliqué de son côté le président du MoDem à l'AFP.

Outre François Bayrou, qui ne s'est pas rendu depuis plus de dix ans à un congrès du Parti radical, est annoncé le président du PRG (radicaux de gauche), Jean-Michel Baylet.

Créé en 1901, le Parti radical s'est scindé dans les années 70 entre les radicaux de gauche (PRG) et le Parti radical communément appelé parti radical valoisien.

En avril dernier, Laurent Hénart, qui met souvent en avant "l'indépendance" du parti, avait indiqué qu'il ne souhaitait pas une participation de l'UDI aux primaires de la droite et du centre, prévues en 2016.

Après avoir été l'une des composantes de l'UDF, puis associé à l'UMP jusqu'en 2011, le Parti radical est l'une des principales composantes de l'UDI avec le Nouveau Centre présidé par Hervé Morin notamment.

AFP

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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Sam 7 Nov 2015 - 19:50

Interview exclusive de F.B avec Philippe Bilger soumet à la question François Bayrou à regarder et à diffuser :

https://www.youtube.com/watch?v=itFLcBW3gEc
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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Sam 3 Sep 2016 - 14:04

François Bayrou demande à Robert Rochefort, interpellé pour exhibition sexuelle, de démissionner

Le président du Mouvement Démocrate réagit.
Au lendemain de l'interpellation du vice-président de son parti, Robert Rochefort, pour exhibition sexuelle dans un magasin de bricolage, François Bayrou lui a téléphoné pour lui demander de quitter sa fonction au sein du MoDem.
Vice-président du MoDem, député européen et ancien directeur du Credoc, le Centre d'Étude des Conditions de Vie, Robert Rochefort a été arrêté mercredi 31 août dans le magasin Catorama de Vélizy-Villacoublay dans les Yvelines.
Un vigile l'a surpris en train de se faire plaisir à proximité de deux enfants.

Selon nos informations, François Bayrou s'est entretenu par téléphone avec son vice-président, mais les justifications de Robert Rochefort pour expliquer ce flagrant délit ne l'ont pas convaincu. Celles-ci sont jugées "confuses" au sein du MoDem, et le président du parti juge, pour sa part, l’affaire “folle", "grave”. "Il est même tombé des nues”, explique l'un de ses proches.

Robert Rochefort remis en liberté

“On ne connaît jamais vraiment un homme”, aurait-il poursuivi.
Fidèle de l’ancien ministre de l’Éducation, pilier du MoDem depuis de nombreuses années, Robert Rochefort doit donc démissionner de toutes ses fonctions au sein du Mouvement Démocrate.
Il pourra poursuivre son mandat de député européen de la circonscription du sud-ouest, obtenu sous l’étiquette du parti, mais sans se prévaloir du soutien du MoDem.


Vendredi 2 septembre, un vigile avait immédiatement alerté le directeur du magasin après avoir surpris l'eurodéputé en train de se faire plaisir dans les rayons d'un magasin de bricolage, non loin de deux enfants.
Le vigile a lui-même prévenu la police. Robert Rochefort a ensuite passé environ quatre heures en garde à vue au commissariat pour y être entendu.
Âgé de 60 ans, il a ensuite été remis en liberté après avoir donné son accord pour une procédure de composition pénale. Cela signifie qu'il a reconnu les faits d'exhibition sexuelle et qu'il évitera un procès. Mais Robert Rochefort est susceptible d'être condamné à une amende et pourra faire l'objet d'une injonction de soins.

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MessageSujet: Re: Déclarations et interviews de François Bayrou   Lun 31 Oct 2016 - 16:49

Après les attaques et les insultes de Nicolas Sarkozy à l'égard de François Bayrou, découvrez ici la réponse que lui adresse le président du Mouvement Démocrate.

UN AFFRONTEMENT FONDATEUR

On ne peut qu’être frappé par l’obsession Bayrou qui chez Nicolas Sarkozy, alors qu’il est en perdition devant Alain Juppé dans les sondages, a envahi tous les discours et toutes les émissions, et les tribunes signées de ses séides rameutés.
Des heures de diatribes, culminant à Marseille en ce cri enfin arraché à la foule et rapporté par une journaliste présente : « Bayrou saloperie ! ».

À cette obsession, d’abord, on a peine à croire, on s’interroge sur la stratégie : comment une force qui se croit si considérable se sent-elle menacée à ce point par ce qu’elle prétend mépriser ? N’y aurait-il pas là en réalité un dangereux et révélateur aveu de faiblesse ? Et puis l’on réfléchit, et l’on se dit que si la question a pris une telle importance, c’est qu’elle doit couvrir un affrontement fondateur, une confrontation essentielle qui appelle à trancher d’une ligne politique et de l’avenir d’un pays.

On doit donc entrer dans le fond de cet affrontement, car il est porteur de sens. On doit le faire sérieusement car c’est un affrontement sérieux, et sans ire superflue : en démocratie, il n’est pas besoin de se haïr pour se combattre.

J’appartiens aux trois millions de Français qui n’étaient pas de gauche et qui ont voté contre le renouvellement du mandat de Nicolas Sarkozy.
Mon vote a eu un écho, un retentissement que j’assume.

En 2007, j’avais voté blanc.
Mais l’exercice des cinq années de mandat et la conduite de la campagne de 2012 m’ont convaincu, comme ces millions de compatriotes, qu’une réélection du président sortant ouvrirait la porte à des dérives encore accentuées et que nous ne voulions pas voir.
Et ce n’est pas parce que le quinquennat suivant a été porteur de tant de faiblesse et de tant d’errances que cela efface les raisons de notre choix.


Nous n’avons rien oublié de la gravité des raisons qui nous ont convaincus à l’époque : les atteintes graves et répétées aux principes de notre vie en commun, les abus de pouvoir et l’orientation de la campagne entièrement conduite pour opposer les Français entre eux.
Ces raisons étaient impérieuses.
Elles reposaient toutes non pas sur des a priori, mais sur des faits indiscutables et désormais prouvés.
Elles faisaient craindre pour l’intégrité de notre pays, pour l’image de nos institutions, pour notre démocratie.
Elles étaient fondées : qui sait où nous en serions arrivés si une réélection-surprise avait livré le pays à l’ivresse d’un succès construit sur tant de dérives ?

Ce qu’il y a de fascinant aujourd’hui, c’est que ces traits de caractère, ces pratiques, tous les concurrents de la primaire les dénoncent aujourd’hui, peu ou prou, chacun à leur manière, mais à l’unisson, eux qui ont vu de près l’ambiance et la manière de ces cinq années de pouvoir.
Ce qui devrait faire réfléchir y compris les esprits partisans.

Mais l’affrontement ne porte pas sur le passé seulement, ce serait trop simple.
En ce qu’il porte sur l’avenir, il est encore plus grave et plus profond. Comment quelqu’un qui a été président de la République et qui aspire à le redevenir peut-il se comporter de la sorte ?
Comment peut-il en arriver à cette violence de chaque minute, lâchant des insultes avec un mépris affiché, crachant sur ceux qui ne votent pas pour lui, n’hésitant pas à leur enjoindre sans crainte du ridicule de « se taire », n’hésitant pas en un moment où la sécurité est menacée et la police déstabilisée à qualifier Bernard Cazeneuve de « ce qui nous sert de ministre de l’intérieur » ?


J’essaie de comprendre ce qui sous-tend ce mépris, cette violence, cette perpétuelle exagération de caricature et j’y découvre des différences de conception qu’il convient d’assumer.

C’est de la démocratie d’abord qu’il est question dans cet affrontement. Pour Nicolas Sarkozy, visiblement, la fin justifie toujours les moyens.
Pour moi, je crois que les moyens utilisés, quand ils sont bas, contaminent le but qu’on prétend atteindre.
Pour lui, le pouvoir est une domination, et la conquête des électeurs se paie par l’hystérie… C’est exactement le contraire de ce que je pense et d’ailleurs aussi le contraire de la ligne qu’il affichait dans les discours qu’on lui faisait lire en 2007 : « je demande à mes amis de me laisser libre, libre d’aller vers les autres, vers celui qui n’a jamais été mon ami, qui n’a jamais appartenu à notre camp, à notre famille politique et qui parfois nous a combattus. Parce que lorsqu’il s’agit de la France, il n’y a plus de camp ! » Voilà ce qu’il piétine !

L’excitation du sectarisme et de l’intolérance, c’est aussi un affrontement sur la conception même du pouvoir présidentiel. Pour moi, un chef d’État est un chef de famille.
Les chefs de famille, au masculin comme au féminin, ont souvent à prendre des décisions rudes, sans se laisser détourner de leur devoir, des décisions franches, sans se laisser impressionner par des résistances infondées.
Mais il est une chose que chef de famille on n’a pas le droit de faire, c’est d’asseoir son pouvoir sur la division de la famille, de la susciter et de l’entretenir, de monter le frère contre le frère, les proches les uns contre les autres.
La ligne stratégique de Nicolas Sarkozy a constamment été, pour gagner des voix, pour mobiliser des foules d’électeurs autour de lui, de faire flamber la division dans son pays.
Au service de ce choix, il a fait feu de tout bois : les partis, la gauche, la droite, la nationalité, l’origine, la religion, le vêtement, la nourriture, l’Islam toujours.

Faire de la division du pays le principe de l’action présidentielle, c’est manquer à la mission première qui est d’assurer la concorde civile, de rassembler les forces et de les ordonner pour faire face aux tempêtes.
L’écriture le dit depuis la nuit des temps : « toute demeure divisée contre elle-même périra ».
C’est pourquoi, pour moi, un président qui n’est pas un rassembleur n’est pas un président.

Et cela a une traduction simplement politique.
Ce qu’affirme Nicolas Sarkozy à longueur de meetings, c’est que le pouvoir qu’il ambitionne, il veut le construire contre, contre le centre indépendant, contre la gauche quelle qu’elle soit, contre ceux qui n’auraient pas voté pour lui à telle ou telle échéance, et que ce pouvoir doit s’exercer, tout le temps qu’il durera, contre ceux qu’il doit réduire et en fait soumettre.
C’est le contraire de ce que je pense. Encore davantage dans les temps que nous vivons. J’affirme qu’une telle conception du pouvoir serait demain vouée à l’échec.
Nous vivons une des crises les plus graves et les plus décourageantes que notre pays ait connues depuis longtemps.
Six millions de Français l’éprouvent dans le chômage, tout le monde s’interroge sur les régimes sociaux, la menace terroriste est partout présente, l’éducation nationale est déstabilisée.
Qui peut prétendre que ce soit par le sectarisme, appuyé sur un parti politique agressif à l’égard de tout ce qui n’est pas strictement aligné sur ses ukases, donc par définition minoritaire, qu’un exécutif, quel qu’il soit, redressera le pays ?

Face à Nicolas Sarkozy j’affirme que cette ligne politique est nuisible à la France, et qu’il convient de choisir la ligne exactement inverse : trancher, oui, avancer, oui, décider oui.
Mais prendre au sérieux et respecter même les autres, les grands courants du pays, même ceux avec qui on est en désaccord, même ceux que l’on a combattus ou qu’on combat, rassembler tous ceux qui acceptent de participer à la reconstruction, affirmer leur légitimité, convaincre chaque fois que nécessaire, plutôt que contraindre.


J’affirme même, à l’encontre de Nicolas Sarkozy, et je défendrai cette ligne, que tous ces grands courants du pluralisme français, très à droite, très à gauche ou très au centre, doivent être représentés dans nos institutions, même ceux avec lesquels je suis le plus en désaccord et en affrontement.
D’abord parce qu’ils représentent bien plus de citoyens que ceux qui nous gouvernent depuis des décennies, mais surtout parce que c’est leur droit imprescriptible de citoyens de défendre des idées différentes.
C’est leur droit de citoyens d’avoir leur mot à dire lorsque les décisions se prennent, même s’ils ont des nuances, ou des divergences. Rien ne justifie que la règle majoritaire empêche la représentation des minorités. La démocratie aide souvent à prendre de meilleures décisions que le pouvoir dérisoirement autoritaire.

Enfin il y a, si possible, encore plus grave à mes yeux : il y a un contresens sur l’idée même de peuple. Nicolas Sarkozy évoque dans cette campagne, jour après jour, un peuple frustré, dont il prétend s’appuyer pour justifier sa violence sur la prétendue réalité de la vie et dont il exprimerait tout haut ce que ce peuple penserait tout bas ; en réalité, il y a dans cette vision un profond mépris du peuple.
Il y a une idée péjorative, une condescendance, une mésestime consciente ou inconsciente, pour le peuple considéré comme une troupe qu’il convient de mener par les plus bas des sentiments, ceux du rejet et de l’insulte, du fanatisme et de l’aboiement contre les boucs émissaires.

J’affirme au contraire que ce peuple que Sarkozy n’a jamais approché, au milieu duquel il n’a jamais vécu, avec lequel il n’a jamais passé ni une semaine, ni un jour sans caméras, ni en une ferme, ni en un quartier ouvrier, ni en une famille d’enseignants, ni chez des artisans, le peuple chez nous, qui y sommes nés, qui y avons grandi et travaillé, le peuple n’est pas ce qu’il veut en faire.
Le peuple, contrairement à ce qu’il croit, n’est pas une masse qu’il convient de fouetter de passions et de prendre par le bas, par les instincts, par les mots qu’on jette avec un rictus, par l’excitation contre les boucs émissaires que l’on livre l’un après l’autre en pâture. C’est le contraire.
En face de lui, j’affirme ceci qui est l’essentiel, pour un président de la République comme pour un citoyen : le peuple a besoin d’être estimé et d’estimer, le peuple, le vrai et le seul, mérite qu’on lui parle à la hauteur de son histoire et de la dignité de ses enfants.

Et contrairement à ce que croit Nicolas Sarkozy, tout cela est parfaitement compris, parfaitement ressenti.
Et je crois qu’il se trompe sur le fond.
Je crois que Nicolas Sarkozy, abusé par sa propre angoisse et sa propre fuite en avant, passe à côté de l’essentiel.
Je crois que ce qu’il agresse et qu’il stigmatise dans le soutien que j’ai décidé d’apporter à Alain Juppé, c’est précisément ce qu’un grand nombre de Français cherche et attend : des politiques qui soient animés d’esprit civique, qui soient capables de s’unir et de se rassembler quand l’essentiel est en jeu.
Et par là-même, ces millions de Français comprennent que cette entente est une promesse : une fois l’élection acquise, ils auront une garantie, le nouveau Président de la République les entendra et on les respectera. Ce n’est pas la brutalité qu’ils veulent, ce n’est pas la violence, c’est la volonté et la compréhension des difficultés et des attentes de chacun.

Les Français ont tout saisi sans avoir besoin d’explications complémentaires.
Ce n’est pas parce qu’il n’est pas assez violent, assez clivant, assez injurieux que Sarkozy décroche, c’est précisément parce que tout le monde voit toute la faiblesse que révèle un tel comportement.
Et c’est pour cette raison que les Français, de droite, du centre et d’ailleurs, malgré la logique partisane de la primaire, s’apprêtent à lui dire non.
Une deuxième fois.
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