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 [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation

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ArnaudH

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MessageSujet: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Dim 27 Mai 2007 - 11:06

Pensez-vous qu'il faudrait une politique industrielle pour la France ou pour l'Europe?

Pensez-vous que cette politique industrielle doit être minimaliste et se borner à défendre les entreprises publiques et d'économie mixte françaises afin que celles-ci servent les intérêts économiques stratégiques de la France? (ex Thomson, Alcatel, Airbus...)

Pensez-vous au contraire qu'il faudrait une politique industrielle maximaliste de modernisation de la France (comme c'était le cas dans les années 50 à 70 pour la Direction Générale du Plan) et de l'Europe (Agenda 2000 Delors...)?

Pensez-vous au contraire qu'une politique économique bien ciblée pour les PME (baisse des charges, aides publiques à l'innovation...) suffirait comme politique industrielle?

Finalement, pensez-vous que cette politique industrielle (et sous quelle forme) devrait surtout se concentrer sur la modernisation de l'économie environnementale?

A vous...
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rêve orange

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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Dim 27 Mai 2007 - 11:14

Innovation et mondialisation


« Placer notre pays du côté de la création, de l’encouragement à entreprendre »

François Bayrou a réalisé en 2006 un tour de France des « entreprises qui saisissent leur chance dans le contexte de la mondialisation » - à commencer par l’usine qui, dans sa circonscription, fabrique deux tiers des moteurs d’hélicoptères utilisés dans le monde. Il en revient convaincu des chances que la modernité offre à la société française.


« La stratégie économique dont la France a besoin, c'est de placer notre pays du côté de la création, de l'inventivité, de l'encouragement à entreprendre. Toutes les décisions en matière de réforme de l'Etat, de politique fiscale, doivent être pensées pour servir cette créativité, cette vitalité des entreprises et des chercheurs. La formation des jeunes - et des moins jeunes - peut seule assurer un terreau favorable à ce développement. Une politique européenne doit donner à notre continent la solidarité d'un espace de vraie souveraineté économique. Voilà les axes d'une politique cohérente.

La modernité n’est pas l'ennemie des valeurs républicaines : c’est leur meilleur alliée. Le monde du XXI° siècle va offrir des chances à nulles autres pareilles à qui voudra les saisir. Par exemple, internet met à la portée de la main de tous, tous les documents de la planète : hier, l’information était limitée, donc l'égalité des chances n'était pas une réalité ; aujourd’hui l'information est abondante et l'égalité des chances peut se réaliser.

Je crois au modèle de société en train de naître dans l’univers d’internet, modèle plus autonome, plus participatif, plus coopératif. Nous croyons à l’invention, à l’innovation, à la création. L’entrepreneur et le chercheur changent l’homme de consommateur en créateur.


Voyons le développement de notre pays en termes d’entreprise, d’éducation, de formation, de recherche, d’investissement, d’Europe, et notre modèle sera un avantage dans la compétition internationale. Nous aurons recréé chez nous les conditions du développement, de la croissance, de l’avenir, et nous aurons promu une nouvelle synthèse entre nos valeurs et la modernité, que nous proposerons à l’Europe, et par l’Europe au monde. »


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Lien(s):
interview aux Echos du 6 novembre 2006 "Ma stratégie économique pour la France"
Discours au colloque "Réussir ensemble la nouvelle économie", 8-9 novembre 2006
Discours au Conseil national du 12 novembre 2006
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Antonin

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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Dim 27 Mai 2007 - 12:41

Je pense qu'il faut une politique industrielle à l'échelle Européenne. Que pouvons nous mener dans un seul pays alors que l'heure est à la régionalisation ? Sans être un grand économiste, je suis convaincu que c'est suicidaire de mener une politique industrielle Européenne.
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ArnaudH

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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Dim 27 Mai 2007 - 12:49

Antonin a écrit:
Je pense qu'il faut une politique industrielle à l'échelle Européenne. Que pouvons nous mener dans un seul pays alors que l'heure est à la régionalisation ?

Oui en effet, dans la mesure du possible. La difficulté réside dans les différentes orientations idéologiques des gouvernements nationaux européens qui refusent pour certains le concept même de politique industrielle.

Pour sortir de cette impasse, je crois que seul le parlement européen, par vote majoritaire ou bien le futur président du conseil européen pourra nous permettre d'évoluer sur ce sujet à l'échelle de l'UE.
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democ-soc

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MessageSujet: mondialisation inévitable?   Sam 14 Juil 2007 - 18:10

La question de la mondialisation est cruciale, et je pense même que la phrase de François Bayrou "je n'ai pas la baguette magique" est la cause de son échec (même si j'en ai apprécié la franchise).
Nous devons réflechir à la mondialisation libre-échangiste et ne pas l'accepter comme un fait acquis.
De l'autre côté de l'Atlantique, les démocrates ont promis qu'ils rétabliraient des droits de douane sur les produits chinois si ceux ci refusaient de réévaluer le yuan. Nous nous devons d'y réflechir, ainsi qu'a la notion de "préférence communautaire", qui n'etait rien d'autre qu'une forme de protectionnisme.
J'ai grandi devant une usine sidérurgique qui a fermé dans les années 90, et j'en ai retenu l'idée que l'Europe peut dire adieu a son industrie dans un régime libre-echangiste.
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Sam 14 Juil 2007 - 18:40

Pour une mondialisation saine, il est vital que les taux de change correspondent à la réalité des niveaux de vie entre pays. Il est anormal qu'on puisse, pour l'équivalent de quelques euros, s'offrir ici où là des choses qui valent normalement dix fois plus dans notre pays. C'est également à cause des tazux de change aberrants qu'il y a des délocalisations. Oui, le yuan doit être réévalué. Et pas qu'un peu ! Qu'au moins le prix du kilo de riz soit comparable en Chine et en Europe.
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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Dim 15 Juil 2007 - 11:56

Pour aller encore un peu plus loin sur ces questions de taux de change, certains economistes considèrent que hors d'un système d'"étalon or", des désordres monétaires comme celui d'aujourd'hui sont inévitables.
D'autre part, le gouvernement chinois étant ce qu'il est, que fait-on si il refuse de réévaluer gentiment sa monnaie?
Un régime totalitaire ne renonce pas à un excedent commercial colossal parce qu'on le lui demande...
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bibliante



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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Dim 15 Juil 2007 - 12:51

bonjour
Vous dites qu'il faudrait que le riz soit le meme prix qu'en Chine et en Europe.
Déjà entre le prix départ Chine et l'arrivvée Europe le prix du riz prend en le prix du transport et surtout les marges commerciales de toutes les acteurs de distribution.
Meme en demandant une augmentation du taux de change, vous voulez pas que les pauvres chinois avec un salaire de 100 € payent leurs riz 5 € le paquet d'un kilo ?

Quand à l'industrialisation en France, un rapport européen dans les années 1980 avait définis les activités des pays et la France a été dévolu le tourisme et l'agriculture de qualité (bio, nouvelle énergie) quand l'industriel etait dévolu à l'Allemagne et l'Angleterre.
Mais à l'époque on était 15 !!!!

amicalement
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Dim 15 Juil 2007 - 13:19

bibliante a écrit:
bonjour
Vous dites qu'il faudrait que le riz soit le meme prix qu'en Chine et en Europe.
Non, j'ai dit « comparable », ce n'est pas la même chose.

bibliante a écrit:
Déjà entre le prix départ Chine et l'arrivvée Europe le prix du riz prend en le prix du transport et surtout les marges commerciales de toutes les acteurs de distribution.
Pour info, la plus grande partie du riz qu'on trouve dans les magasins français est cultivé en France (camargue, notamment).

bibliante a écrit:
Meme en demandant une augmentation du taux de change, vous voulez pas que les pauvres chinois avec un salaire de 100 € payent leurs riz 5 € le paquet d'un kilo ?
Mais justement, si les taux de change étaient réalistes, ce seraient non seulement les prix des denrées qui seraient multipliés par 10 en euros, mais aussi les salaires ! En interne, rien ne changerait.

C'est ni plus ni moins qu'une réévaluation de la monnaie.
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marco11

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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Dim 15 Juil 2007 - 13:32

En Camargue , il existe AUTANT de rizières ?!?
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Dim 15 Juil 2007 - 13:51

Plus de 100 000 tonnes de riz produites en 2002 en Camargue sur près de 20 000 hectares , oui.
Et l'Italie produit elle aussi pas mal de riz...
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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mer 26 Sep 2007 - 22:30

Bon ce soir, vers 18h15, sur france Info, il y avait le patron du Crédit Lyonnais, Jean Peyrelvade, qui se présente comme un proche de Bayrou. On retrouve beucoup d'analyse commune, mais son dada à l'air dêtre la compétitivité des entreprises. En gros, il faut que les entreprises française investissent plus, car la demande de consommation est largement supérieur à l'offre, ce qui augmente nos importations.
Si nous n'investissons pas assez, d'aprés lui, c'est que les marges des entreprises françaises ne sont pas suffisantes. Il faut donc diminuer les charges, et mettre les français devant leurs responsabilités pour leur protection sociale. En d'autres termes, les entreprises ne doivent plus payer pour la protection sociale, mais seulement les ménages...

Ben je me dis des fois qu'il va falloir qu'on discute beucoup dans le Modem pour écouter, comprendre et faire sien ce genre de discours...
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Jeu 27 Sep 2007 - 9:58

Citation :
En gros, il faut que les entreprises française investissent plus, car la demande de consommation est largement supérieur à l'offre, ce qui augmente nos importations.
Si nous n'investissons pas assez, d'après lui, c'est que les marges des entreprises françaises ne sont pas suffisantes.
Ceci est parfaitement exact.
Ensuite, c'est sur la méthode pour y remédier que les opinions diffèrent.
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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Jeu 27 Sep 2007 - 14:36

Ben oui, mais le probléme, c'est que ce Monsieur aurait sans doute été dans un gouvernement Bayrou. J'en reste bêtement au constat, déjà fait ailleurs, que les aides aux entreprises sont égales à l'impôt sur le revenu, soit 57 milliards d'€/an. Et c'est bizarre, mais je n'ai pas l'impression que ces aides, (due à une baisse des charges, entre autre) aient eu l'effet escompté. Comment inciter les entreprises françaises à investir davantage sans pour autant diminuer leurs charges, afin que ce ne soient pas les ménages qui paient à leur place, voilà plutôt la question.
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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mar 16 Oct 2007 - 11:16

Jean Peyrelevade, conseiller de François Bayrou : «Je ne crois pas une seule seconde au choc de confiance promis par Sarkozy»
Recueilli par Muriel Gremillet
QUOTIDIEN : mardi 16 octobre 2007

La discussion sur le projet de budget 2008 s’ouvre aujourd’hui à l’Assemblée nationale dans un contexte économique morose. Du coup, les critiques pleuvent, à gauche comme à droite. Jean Peyrelevade, ancien patron du Crédit lyonnais, ex- conseiller économique de Pierre Mauroy (PS) et aujourd’hui proche de François Bayrou, dresse un réquisitoire contre le premier budget de l’ère Sarkozy.

Quel regard portez-vous sur le budget 2008 ?
La situation des finances publiques va continuer de se dégrader. Nous allons confirmer notre place de plus mauvais élève européen en matière de déficits publics. Et, compte tenu de la médiocrité de la croissance, la barre fatidique des 3 % de déficit risque d’être atteinte dès l’an prochain.
L’effort sur la productivité de l’Etat reste faible : 23 000 postes de fonctionnaires en moins, qui représentent une économie d’environ 500 millions d’euros en année pleine. On remarque aussi un engagement sur la progression limitée de la dépense publique. Mais le déficit de la Sécurité sociale, de 12 milliards d’euros, va sans doute se creuser. Enfin, il ne faut pas oublier les cadeaux fiscaux, de 6 ou 7 milliards pour 2007, le double en année pleine.

Le choc de confiance promis par Nicolas Sarkozy aura-t-il un effet sur l’économie ?
Je n’y crois pas une seule seconde. Nicolas Sarkozy et le gouvernement commettent une erreur profonde de diagnostic sur la nature du mal dont souffre l’économie française. L’essentiel des efforts (les cadeaux fiscaux) va en priorité aux ménages, c’est-à-dire à la consommation. Voyez : on baisse les impôts sur les successions, on déduit les intérêts d’emprunts immobiliers, on défiscalise les heures supplémentaires, on instaure le bouclier fiscal. Tout cela au nom d’un raisonnement imparable, mais faux : ce n’est pas la consommation qui va tirer la croissance à la hausse.

Où est l’erreur, alors ?
La France souffre non pas d’une absence de soutien de la demande intérieure, mais d’un déficit d’offre. Depuis 2001, la consommation des ménages croit plus vite que la production, qui n’est pas capable de suivre. Depuis six ans, ce sont les importations qui augmentent de manière considérable, dégradant notre commerce extérieur. Le moteur économique est mal réglé. Avant de rajouter du carburant sous forme de pouvoir d’achat, il faut d’abord changer le réglage.

La relance par la consommation est-elle vraiment une politique de droite ?
Le président de la République, soi-disant libéral, fait la même erreur de politique économique que celle de François Mitterrand en 1981. Cette erreur historique il a fallu la corriger rapidement fin 1982 avec un plan de redressement. Un vrai plan de rigueur.

D’où vient cette obsession de la demande ?
C’est une vieille tradition française qui date des Trente glorieuses (1945-1973). Il fallait développer l’économie. On négociait des hausses de salaires, on fabriquait de l’inflation et on recadrait par des dévaluations. A partir de 1982, Pierre Mauroy et Jacques Delors, à gauche, ont mis fin à cette culture de l’inflation dont, à l’époque, le patronat était complice. Ensuite, il y a une certaine démagogie de la classe politique à toujours choisir la demande contre l’offre. Toute l’action économique est orientée en direction des ménages, donc des électeurs. On parle du pouvoir d’achat, jamais de l’investissement des entreprises. Ni à gauche, ni à droite, d’ailleurs.

Cet investissement est-il insuffisant ?
Depuis 2000, la part du travail (masse salariale plus charges), dans la valeur ajoutée des entreprises n’arrête pas d’augmenter. A cause des 35 heures, mais aussi des allégements d’impôts des ménages consentis par Chirac, et de ces nouveaux allégements Sarkozy. Ces cadeaux fiscaux, il faut bien les payer à un moment ou un autre. On les alimente par des ressources prélevées en partie sur les entreprises. Et celles-ci n’ont plus de marges pour investir.

Comment régler ce «défaut de réglage» de l’économie française ?
La France souffre de sous-investissement. Il faut donc déplacer la valeur ajoutée au profit des entreprises. D’abord, en limitant la croissance des salaires par rapport à la productivité. Ensuite, les 15 milliards dépensés cet été par le gouvernement pour le pouvoir d’achat seraient mieux employés pour alléger les charges des entreprises. Il faut aussi mener une politique volontariste en faveur de notre industrie, qui souffre d’être parmi les secteurs les plus imposés. Naturellement ces mesures supposent une certaine volonté politique. D’autant que pour les financer, il faudra bien augmenter les impôts sur les ménages. C’est inéluctable si l’on veut ensuite avoir davantage de croissance et donc de pouvoir d’achat.

C’est la rigueur, comme en 1983 ?
Non, car aujourd’hui, la difficulté est plus grande qu’à l’époque. En 1981-1982, la sanction des erreurs a été rapide. Le franc s’écroulait par rapport aux autres monnaies. En 2007, la solidarité européenne et l’euro nous protègent. C’est pour cela qu’il faudra une grande clairvoyance au président de la République pour mener la bonne politique. Il a été élu sur une rupture, qui reste pour l’instant symbolique. Le risque, c’est une dégradation lente de la situation économique, un enfoncement dans la médiocrité sur fond de crise avec nos partenaires européens.
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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mar 16 Oct 2007 - 11:21

Autant je suis d'accord sur le diagnostic, autant, la limitation des salaires et l'augmentation des impôts au profit des marges des entreprises me laissent sceptique. J'ai l'impression que les marges vont aujourdhui surtout dans les poches des actionnaires, au détriment de l'investissement, et c'est peut-être là que le bas blesse. Tout le probléme du capitalisme, sutout aujourd'hui, est résumé dans cette dualité entre l'actionnaire et le dirigeant d'entreprise. Et c'est pour cela qu'on assiste aujourd'hui à des liiscenciement dans des entreprises saines, mais qui ne dégagent pas suffisement de marge, non pas pour de l'invesissement, mais par rapport à un cours prévisionnel de l'action.
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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mar 16 Oct 2007 - 11:41

Le capitalisme boursier est très complexe. Je ne suis pas un expert mais pour une entreprise cotée le cours de son action peut avoir une importance stratégique.
Si la valeur boursière d'une entreprise est trop basse par rapport à sa valeur intinsèque, elle risque d'être la proie de prédateurs boursiers qui pourrait faire une OPA hostile et après acquisition la revendre par morceaux.
Je ne justifie pas les licenciements boursiers mais quand une entreprise est cotée en Bourse ses dirigeants se trouvent liés au marché qui peut leurs imposer certaines décisions.
Peut-être également s'i ces dirigeants sont sans scrupules le marché leur donne de bonnes excuses pour prendre des décisions très douloureuses pour les salariés.
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ArnaudH

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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mar 16 Oct 2007 - 11:52

Oui d'accord avec toi Avalie Noire, les solutions proposées sont pires que le mal lui-meme...

Pour ce qui est de la problématique dividendes / investissement, il n'est pas très difficiel de faire une politique d'incitation fiscale à l'investissement (surtout à durée determinée)... je pense qu'en cette période de vaches maigres budgétaires, nous devrions nous concentrer sur cet aspect de la chose...
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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mer 27 Fév 2008 - 13:00

Le déclin du "made in France", par Frédéric Lemaître
LE MONDE | 26.02.08 | 14h09 •



L'annonce récente de plusieurs fermetures d'usines a relancé le débat sur la désindustrialisation de la France. Celle-ci est évidente. L'économie française, comme toutes les économies développées, se tertiarise. En moins de trente ans, les services marchands ont pris la place des emplois industriels. En 1978, le quart de la population active travaillait dans l'industrie, et 14 % dans les services marchands. En 2006, c'est exactement l'inverse.


Selon la théorie libérale, il n'y a pas de raison de s'inquiéter. Globalement, le nombre d'emplois dans le secteur privé ne cesse d'augmenter. Pour être caricatural, le leader français du verre, Arc International, supprime des emplois dans le Pas-de-Calais, mais, dans le même département, Ikea ouvre à Lens son 23e magasin en France. De plus, une partie de cette tertiarisation de l'économie est un simple effet d'optique. Externalisations obligent, l'informaticien qui travaillait hier pour Michelin et l'employé de restauration qui officiait chez Renault sont aujourd'hui salariés d'IBM ou de Sodexho, sans que cela ait rien changé au contenu de leur emploi.

Selon cette vision, la situation est d'autant moins préoccupante que les groupes français sont très rentables et que leurs profits proviennent justement de leur internationalisation. Industrie symbolique s'il en est, l'automobile illustre cette stratégie. Depuis 2006, Renault et Peugeot-Citröen produisent davantage de véhicules à l'étranger qu'en France. Sans la Logan, fabriquée dans les pays émergents, Renault serait en difficulté. "Notre principal atout ? Etre devenu un groupe émergent", estime de son côté Bruno Lafont, le patron du cimentier Lafarge.

L'internationalisation de leur production est l'une des caractéristiques des grands groupes français. C'est également l'une des clés - pas la seule, malheureusement - du déficit du commerce extérieur : les Allemands exportent leurs voitures et leurs machines-outils made in Germany, alors que les Français produisent sur place. Avantage de la méthode allemande : elle favorise l'emploi outre-Rhin. Inconvénient : elle rend les industriels plus sensibles aux variations de l'euro et à la compétitivité de leur pays. En raison de la qualité et de la notoriété de leurs produits, ils peuvent se le permettre. En revanche, de Saint-Gobain à Seb, la majeure partie des industriels français réduisent l'aléa monétaire, en produisant dans leurs zones de chalandise.

Preuve de cette différence de stratégie : les investissements directs à l'étranger (IDE) réalisés en 2006 par les entreprises françaises se sont élevés à 115 milliards de dollars (77,6 milliards d'euros), loin devant les IDE allemands (79 milliards). En 2005, l'écart était encore plus important : 121 milliards de dollars pour la France, contre 55 venant d'Allemagne. Idem en 2004. En 2006, comme en 2005, la France arrivait en deuxième position pour les IDE, derrière les Etats-Unis, mais devant respectivement l'Espagne, la Suisse, le Royaume-Uni et l'Allemagne. Aujourd'hui, les multinationales françaises emploient six millions de salariés à l'étranger, et leur production s'y élève à 600 milliards de dollars, bien plus que nos exportations.

L'internationalisation des grands groupes français est un atout pour le pays. Jusqu'à présent, il était possible de se rassurer en se disant que, dans la nouvelle division internationale du travail, l'essentiel était que la matière grise reste en France. Mais cela est de moins en moins vrai. Après avoir ouvert des sites à l'étranger, les groupes y localisent une partie de leur recherche et développement. Inauguré en septembre 2007, le centre de recherche de Saint-Gobain à Shanghaï aura, dans certains domaines, une vocation mondiale. Même chose pour son voisin, le laboratoire de Rhodia. La société informatique Steria vient quasiment de doubler de taille en rachetant le britannique Xansa, dont l'un des points forts est d'être très présent en Inde. Elle a décidé d'installer à Chennai (Madras) son principal centre de formation.


"OBSOLESCENCE DES TECHNIQUES"


Pendant ce temps, les grands groupes négligent leur arrière-cour, et trop rares sont les sociétés de taille plus modeste capables de prendre le relais. Nicolas Sarkozy a raison : avec l'effet d'entraînement qu'a l'industrie sur le reste de l'économie, "un pays qui n'a plus d'usines est un pays qui n'a plus d'économie". Le problème n'est pas que Mittal ferme son usine de Gandrange - un site que lui avait revendu Arcelor sans que cela émeuve personne -, mais que la Lorraine se montre incapable d'attirer des industries innovantes pour prendre le relais. Cette situation se retrouve au niveau national. Depuis 2003, l'investissement se maintient, mais il est essentiellement consacré au renouvellement des équipements. La part destinée à l'introduction de nouveaux produits a diminué (15 % en 2006). "L'appareil productif français risque de souffrir d'un retard technologique par obsolescence des matériels, des techniques et des savoir-faire. Sa compétitivité pourrait en souffrir", s'inquiète l'Insee dans L'Industrie en France (2007).

La situation n'est pas encore catastrophique. Dans la pharmacie, l'automobile, l'énergie, le transport ferroviaire, l'aéronautique, la France possède des groupes mondiaux très présents sur le territoire. Mais les déboires passés d'Alstom, les menaces d'OPA sur Sanofi et la délocalisation en Chine de l'assemblage de certains Airbus montrent que la situation est fragile. Comme les dépenses de recherche-développement stagnent et que notre pays est trop peu présent dans deux secteurs stratégiques pour l'avenir - les biotechnologies et les technologies de l'information -, la France n'est qu'au dixième rang européen en matière d'innovation, selon Bruxelles. L'Allemagne, elle, occupe la troisième place. C'est parce qu'ils innovent peu que les exportateurs français subissent de plein fouet la hausse de l'euro. En quinze ans, la France a perdu trois fois plus de parts de marché que l'Allemagne dans le commerce mondial.

L'Etat peut-il encore mener une politique industrielle ? Les déboires de l'Agence de l'innovation industrielle, lancée en 2006 par Jacques Chirac sur une idée de Jean-Louis Beffa, le président de Saint-Gobain, laissent sceptique. Si les libéraux estiment qu'il faut se contenter d'une politique "pour l'industrie" - ce qu'a fait l'Allemagne de Gerhard Schröder -, d'autres font remarquer que les pays développés ont toujours eu des politiques favorisant, explicitement ou non, tel ou tel secteur jugé stratégique. La France, elle, a défini les secteurs qu'elle entendait protéger. Pas ceux qu'elle espérait promouvoir.
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mer 12 Mar 2008 - 5:36

Ethique du capitalisme mondialisé, par Nicolas Baverez

http://www.lemonde.fr/opinions/article/2008/03/11/ethique-du-capitalisme-mondialise-par-nicolas-baverez_1021601_3232.html

Résumé



Le capitalisme fait l’objet d’interrogations

- idéologiques

- économiques :

---contradiction entre rémunération des dirigeants et performance des entreprises

---divergence entre la progression des profits et la stagnation des salaires moyens

---fuite des capitaux et évasion fiscale à grande échelle

---cascade de débâcles bancaires

---bulles spéculatives

---fraudes au sein des instituions financières et d’organismes patronaux

---demande de réassurance des marchés par les états



Crise paradoxale après réformes visant à améliorer et moraliser le gouvernement des entreprises et des marchés.



Causée par :

- le régime issu de la constitution de la première économie-monde

- le dépassement des pouvoirs publics nationaux

- la révolution technologique



Conséquences :

- fin du monopole de l’Occident sur la régulation des échanges et des paiements

- cohabitation du capitalisme avec des systèmes de valeurs et de normes hétérogènes



Montée incontrôlée des risques

La crise financière exige des mesures d’urgence

Nécessaire réflexion sur les principes et les règles du capitalisme mondialisé

- réduire le fossé entre l’universalité du capitalisme et le caractère national de la régulation

---en ouvrant le G8

---en réformant les institutions multilatérales

---en cherchant à définir un noyau dur de normes en matière sociale et environnemental

- renforcer la coordination des politiques économiques des pays développés

- réviser les normes juridiques et comptables les plus déstabilisantes pour les marchés

- accélérer la constitution du grand marché européen



Le gouvernement d’entreprise devrait revenir à des principes fondamentaux :

- garantir le jeu effectif des contre-pouvoirs pour les parties prenantes, y compris les salariés

- assurer la transparente de l’information

- intégrer la dimension du développement à long terme



Le capitalisme c’est un esprit et une éthique :

- l’esprit est dans la prise de risque librement consentie et le pari de l’innovation

- l’éthique est dans la responsabilité qui croît avec la réussite.



Il dépend des dirigeants d’entreprise de respecter les valeurs fondatrices de la liberté économique.



Pensez-vous que cette description de la situation actuelle est proche de la vision du MoDem ?

Dans l’affirmative, sur quels points devrait-elle est modifiée ou adaptée pour nous servir à définir un programme ?
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crass



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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mer 12 Mar 2008 - 15:03

je suis un anarchiste et je pense que la mondialisation et donc le capitalisme est la pire chose car Le capitalisme est un système social et économique basé sur l’obtention d’un maximum de profits dans le plus court laps de temps possible, de plus en plus de profits et de plus en plus vite. Pour cela, on est prêt à n’importe quoi! Mais inévitablement, quelqu’un doit payer. Les penseurs de la droite, les porte-parole de ceux qui profitent de ce système nous répètent sans cesse qu’il s’agit du «moins pire système», qu’il ne faut pas crier au loup, que les choses se sont améliorées depuis 100 ans, etc. Oui, tout cela est vrai… pour eux, une petite minorité! Ce sont ces mêmes gens qui nous reprochent de ne pas assez travailler, qui nous demandent de nous serrer la ceinture, qui veulent tout privatiser et couper les programmes sociaux, qui nous jettent à la rue quand ils n’ont plus besoin de nous, et qui nous répriment quand on ose défendre nos droits.

Le capitalisme à visage humain n’existe pas. On ne peut pas réparer les pots cassés du capitalisme par le capitalisme… Pour réparer le gâchis, il faut changer de recette.

Nous produisons suffisamment de nourriture pour faire vivre convenablement plus de 10 milliards de personnes. Mais selon l’ONU, 2 des 6,7 milliards d’êtres humains souffrent de carences alimentaires… Au lieu de lutter contre leur désespoir, on leur montre la pointe du fusil.

Le capitalisme, c’est la guerre. Les dépenses militaires mondiales annuelles ont augmenté de 37% entre 1997 et 2006, pour passer à 1 204 milliards $ (selon l’Institut international de recherche pour la paix de Stockholm). En comparaison, la dette extérieure totale de tous les pays du sud est de 1 100 milliards $. Les peuples souffrent de ces crimes commis par l’impérialisme. Ici même au Canada, les peuples autochtones sont victimes du génocide engendré par les politiques de l’État colonialiste canadien.

Pourquoi une telle folie? Quand cela va-t-il arrêter? Est-ce utopique que de vouloir mettre fin au rouleau compresseur du capitalisme? Les rêveurs sont plutôt ceux et celles qui se font croire que ça peut durer encore longtemps…

Les quelques centaines de millions de personnes qui forment la «classe moyenne» en Occident jouissent d’un relatif confort, mais au prix d’une aliénation extraordinaire de leur vie. Les autres, la grande majorité des habitantEs de la planète, souffrent… Ici à Montréal, le quotidien de dizaines de milliers de personnes est un véritable calvaire. Nous ne sommes pas dans une société où chacunE pourrait trouver réponse à ses besoins… et encore moins à ses rêves. Nous sommes dans une société où la grande majorité de la population est au service d’une petite minorité. C’est ça le capitalisme!

Toutes les différences de langues, de couleurs, de religions sont prétextes à justifier les divisions, créer des tensions, ériger des frontières. Les femmes sont toujours victimes d’une oppression spécifique qu’on appelle le patriarcat. Dans le Sud, les enfants travaillent et vont à la guerre. Ce ne doit pas être ça la vie!

Dans sa quête de profit sans fin, l’économie capitaliste pille comme jamais les ressources de la planète. Nous la blessons plus vite qu’elle ne peut se guérir… Un consensus scientifique nous met en garde contre les effets dévastateurs de la destruction de l’environnement. On peut jouer à l’autruche, mais notre petite planète en a plein le dos de notre mode de vie. On joue avec le feu! Les pauvres, inévitablement, vont en payer le prix. La crise de l’environnement va créer la rareté, de vastes pénuries et justifier de nouvelles guerres… Pourtant, l’extraordinaire développement de la technologie et des connaissances dans tous les domaines pourrait éviter ces gâchis.

La solidarité humaine commande que nous changions complètement notre mode de vie, que nous cessions de baser la vie sur le profit, sur l’individualisme-culte, sur la consommation à tout prix. Nous en avons assez de cela, de la misère, de la pauvreté, des injustices et de la discrimination. C’est possible de changer le monde, il n’en tient qu’à nous!
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mer 12 Mar 2008 - 15:17

Citation :

...
Les femmes sont toujours victimes d’une oppression spécifique qu’on appelle le patriarcat. Dans le Sud, les enfants travaillent et vont à la guerre. Ce ne doit pas être ça la vie!

Dans sa quête de profit sans fin, l’économie capitaliste pille comme jamais les ressources de la planète. Nous la blessons plus vite qu’elle ne peut se guérir… Un consensus scientifique nous met en garde contre les effets dévastateurs de la destruction de l’environnement. On peut jouer à l’autruche, mais notre petite planète en a plein le dos de notre mode de vie. On joue avec le feu! Les pauvres, inévitablement, vont en payer le prix. La crise de l’environnement va créer la rareté, de vastes pénuries et justifier de nouvelles guerres… Pourtant, l’extraordinaire développement de la technologie et des connaissances dans tous les domaines pourrait éviter ces gâchis.

La solidarité humaine commande que nous changions complètement notre mode de vie, que nous cessions de baser la vie sur le profit, sur l’individualisme-culte, sur la consommation à tout prix. Nous en avons assez de cela, de la misère, de la pauvreté, des injustices et de la discrimination. C’est possible de changer le monde, il n’en tient qu’à nous!
Je crois bien que le MoDem est en accord avec quasiment tout ça.
C'est crass qui est un MoDem, ou nous qui sommes anarchistes? Cool
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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mer 12 Mar 2008 - 15:33

bien sur sur les grandes ligne vous pouvez qu etre d accord mais meme si ce partit arive au pouvoir croit tu qu il reusise a se qu il n y ai plus d inegalite ? je pense pas. il va continue a etre pour une politique de classe ce qui ai une ereur. que proposer vous pour la lutte contre la pauvrete ?
je suis ouvert a la discusion je ne suis pas ici pour embete les gens mais pour pouvoir debatre merci de m accepter sur ce forum
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mer 12 Mar 2008 - 15:37

Pour l'instant, notre priorité n'est pas encore d'appliquer nos belles idées, mais d'accéder au pouvoir, car notre parti a juste un peu plus de trois mois.
Ici on discute de nos idées, mais aussi d'élections, etc.
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crass



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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   Mer 12 Mar 2008 - 15:42

ok je suis deja auourant oui je suis les actualites mais quelqu un ne pourais pas deja me donner son avis son idee
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MessageSujet: Re: [Grand Thème] Politique industrielle et mondialisation   

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