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 Sarkozy vu de l'étranger

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juju41



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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Sam 16 Fév 2008 - 11:56

France 2 14/02

INTERNATIONAL


14/02/2008 | 18:19 par Laurent Ribadeau Dumas



Revue de presse: les difficultés de Sarkozy



Ces jours-ci, la France n'est pas à la fête dans les journaux étrangers...


Ils reviennent notamment sur les difficultés du président Nicolas Sarkozy.

Nombre de titres commentent la "chute libre" du chef de l'Etat dans l'opinion et son récent mariage. "La lune de miel de Sarkozy, c'est fini", titre un "papier" de l'américain "Time". "C'est fini" en français dans le texte.
Ce dernier "a beau s'être marié récemment, il est de plus en plus mal aimé" par l'opinion publique, estime le très britannique "The Economist". Et un très méchant papier de l'espagnol "El Pais" nous explique carrément, là encore en français, que "Sarkozy c'est fini".

Pour "Time", "La seule question qui vaille maintenant est de savoir à quoi attribuer cette brutale chute dans les sondages": "déception par rapport à sa politique" et à "ses projets en matière de réforme économique" ou "désenchantement croissant face à sa vie amoureuse qui s'étale dans la presse populaire" ?

"Sarkoshow" ?
Pour "The Economist", trois raisons peuvent expliquer "cette désaffection de l'opinion": "la situation critique du crédit et le ralentissement de l'économie mondiale ont miné ses efforts pour soutenir la croissance et les revenus"; "une suspicion rampante que M.Sarkozy ne colle pas à ses promesses de campagne"; le troisième motif de mécontentement "est ce que l'on pourrait appeler le Sarko show" avec l'affaire de son récent mariage avec Carla Bruni. Au passage, l'hebdo britannique rappelle que "cela fait d'elle la plus fameuse épouse italienne d'un dirigeant français depuis le mariage de Catherine de Médicis avec Henri II" (en 1533). Voilà qui ne nous rajeunit guère...

Nombre de journaux étrangers évoquent l'affaire de Neuilly et l'éviction de David Martinon comme tête de liste UMP à la mairie de la ville, "ghetto de riches", juge "Time". Pour l'hebdo américain, l'affaire prouve "la fatigue de Sarko". "Neuilly passe du vaudeville à la série Z", titre "La libre Belgique". "La droite n'en finit plus de se ridiculiser dans le propre fief de Nicolas Sarkozy", commente le journal belge en évoquant ce qu'il appelle un "soap opera".

"Avec la chute libre de M.Sarkozy dans les sondages, le fiasco de Neuilly-sur-Seine est le plus récent signe du trouble qui secoue sa présidence", observe le "New York Times". "Son style d'hyperactif, longtemps regardé comme un changement bienvenu après la torpeur des derniers jours de la présidence de Jacques Chirac, est maintenant de plus en plus vu comme un mouvement sans but", poursuit le prestigieux quotidien américain.

Mais la presse internationale s'intéresse encore plus à la première interview dans "L'Express" de Carla Bruni depuis qu'elle est Carla Bruni-Sarkozy. Un intérêt qui se manifeste souvent sur le mode ironique: "Oui, c'est la Saint-Valentin et oui, la première dame de France est amoureuse", titre le "New York Times". Rappelons que dans cette interview, Mme Bruni déclare notamment: "entre Nicolas et moi, ce ne fut pas rapide, ce fut immédiat. Donc, pour nous, ce fut en somme assez lent".

L'interview est publiée "au moment de la chute libre du chef de l'Etat dans les sondages" après les péripéties de son divorce et d'un remariage "très médiatisé", susurre le vénérable "Times" britannique, insinuant ainsi que l'entretien pourrait faire partie d'un "plan com" très calculé... Une certitude pour "Le Soir" de Bruxelles: l'entretien "avait été soigneusement préparé", estime-t-il.

Persiflage
Le "Times" relève la "gaffe" de la nouvelle "First Lady" qui, avant de s'excuser, s'était interrogé dans la fameuse interview à propos du site internet du "Nouvel Observateur": "Si ce genre de sites avait existé pendant la guerre, qu'en aurait-il été des dénonciations de juifs ?" Rappelons que selon "Le NouvelObs", Nicolas Sarkozy aurait, avant son remariage, envoyé à son ex-épouse un texto dans lequel il aurait écrit: "Si tu reviens, j'annule tout". "Première dame, première bourde", titre "La Libre Belgique" à propos de la réaction de la "première dame". Et "Le Soir" de commettre lui aussi un titre lapidaire: "Carla Bruni se présente et dérape".




De son côté, l'hebdo allemand "Der Spiegel" manie le persiflage, toujours à propos de la fameuse interview dans "L'Express" de "la nouvelle Bruni, magnifique aux côtés du président". Les difficultés politiques du chef de l'Etat français ? "Non, de cela nous ne voulons rien savoir. Ce qui nous intéresse, ce n'est pas non plus le déficit abyssal du commerce extérieur ou le bond que connaissent les revenus" des dirigeants des entreprises du CAC 40, explique le grand journal d'Outre-Rhin. "Non, que le rideau s'ouvre sur Carla et sur des propos qui 'sont attendus par de nombreuses personnes', selon 'L'Express'".

Quant au quotidien espagnol "El Pais", il tient un jugement fort peu amène sur son époux. A ses yeux, "les Français ont un problème". Un problème ? "Ils croyaient avoir élu un super-président, un hyper-gouvernant qui les sortirait de la dépression et de la décadence. Ils se rendent compte qu'ils ont maintenant un président comme l'ont été beaucoup d'autres, malade et limité dans ses fonctions".

Malade, Nicolas Sarkozy ? La pathologie dont il serait atteint, répond "El Pais", "n'a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand mais affecte un organe aussi vital que l'ego lequel souffre d'une hypertrophie probablement irréversible". Conséquence: à en croire le quotidien ibérique, le successeur de Jacques Chirac aurait "placé la République [française, NDLR] au même niveau que la principauté de Monaco".

Et pendant ce temps, constate le quotidien de Barcelone "La Vanguardia", "un nouveau front s'est levé contre Nicolas Sarkozy, qui ne manque pas de sujets de préoccupation par les temps qui courent": la grève des "travailleurs des télévisions et radios publiques"... Tandis que le "Times" cite l'écrivain Pankaj Mishra qui ironise sur la "politique de civilisation" chère au chef de l'Etat. A ses yeux, "la France dans les années 60 aspirait à diffuser une culture intellectuelle mondiale" avec notamment des gens comme Sartre, Camus et Truffaut. "A présent, le Français le plus connu est le fraudeur présumé Jérôme Kerviel, le trader de la Société générale"...

Des raisons d'espérer ?
Voilà de quoi nous miner définitivement le moral, à nous autres, citoyens de l'Hexagone. Heureusement, il y a le "Washington Post". Le grand rival du "New York Times" nous donne, lui,
quelques raisons d'espérer: il publie un article plein d'optimisme sur les Françaises d'âge mûr, article envoyé de Paris par la journaliste Pamela Druckerman. Des Françaises "qui ne grossissent pas et ont de quoi être heureuses".

A quoi donc tient ce bonheur en dehors de l'absence supposée de problèmes de tour de taille ? Les hommes français verraient ainsi "dans la maturité une forme d'érotisme", pense Pamela Druckerman qui cite la journaliste hexagonale Elisabeth Weisman (celle-ci vient d'écrire un livre intitulé "Un âge nommé désir"). Et la réprésentante du "Post" de conclure..."A Paris, les femmes mûres ne diffèrent pas de leurs soeurs de New York. La différence, c'est que les Français moyens ne considèrent pas le sexe comme un privilège pour les personnes jeunes et belles. Ils le voient comme l'un des plaisirs élémentaires de l'existence"...
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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Sam 16 Fév 2008 - 12:45

" civilisation , tiens, ce serait une idée. " Albert Schweitzer"

NS, maintenant, c'est comme une tare de famille qu'on ne peut plus cacher à l'extérieur...
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juju41

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Mar 19 Fév 2008 - 9:35

la tribune de genève

Parlez-vous le sarkinois?
| 17h06 Jean Sarkozy soutenait «à mort» David Martinon avant de le lâcher. Et Carla Bruni promet d’être la femme de son homme «jusqu’à la mort.» L’emphase, prémisse de la trahison ?

MARIE-CLAUDE MARTIN | 18 Février 2008 | 17h06

Qu’est-ce que le sarkinois? La langue de bois vert que pratiquent Nicolas Sarkozy et quelques uns de ses intimes, un mélange de lyrisme autoritaire, de trivialité de proximité et de grandiloquence sentimentale. Faut-il pour autant un traducteur pour comprendre le sarkinois? Non, même si cette langue peut parfois exprimer le contraire de ce qu’elle dit. Exemple.

A quelques jours d’intervalle, le fils et la troisième femme de Nicolas Sarkozy ont utilisé l’expression «à mort» pour dire l’intensité de leur engagement.

Au tout début de la campagne des municipales, Jean Sarkozy, le clone blond de son père, soutenait «à mort» David Martinon, tête de liste UMP à la mairie de Neuilly-sur-Seine. Une vidéo éternise sa déclaration enflammée. Pourtant, le 12 février, l’inconditionnel lâchait celui qui était alors porte-parole de l’Elysée (depuis, il a démissionné) pour faire liste séparée. Les grands serments, chez les Sarkozy, se soldent souvent par des trahisons. En mai 95, Nicolas n’avait-il pas abandonné son mentor Jacques Chirac pour suivre Edouard Balladur, le préféré des sondages?

La question est maintenant de savoir si la polyglotte et ex-polyandre Carla Bruni a déjà appris le sarkinois. Si oui, il y a tout à craindre de sa déclaration définitive et emphatique dans l’Express du 13 février: «Je suis de culture italienne et je n’aimerais pas divorcer. Je suis donc la première dame jusqu’à la fin du mandat de mon mari, et son épouse jusqu’à la mort.»
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juju41

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Ven 22 Fév 2008 - 12:54

courrier international

ESTOCADE • Sarkozy, ce grand malade

Pour le directeur adjoint d’El País, le président français “se vautre dans l’exhibitionnisme” et “rabaisse la République au niveau de Monaco”. Une charge violente contre un Sarkozy atteint d’une “incurable hypertrophie de l’ego”.



Les Français ont un problème. Ils croyaient avoir un superprésident, un hyper­dirigeant capable de les sortir de la dépression et de la décadence, et voilà qu’ils ont écopé d’un président comme ils en ont déjà connu beaucoup d’autres : à savoir malade, limité, qu’il faut dorloter et protéger tout en s’organisant pour que la France tourne et que le gouvernement et les institutions fassent leur devoir. La situation n’a rien d’inédit : Pompidou et Mitterrand étaient déjà des présidents malades et diminués. Le premier est même mort avant la fin de son mandat. Quant à Chirac, il fut un obstacle paralysant pendant une bonne partie de sa présidence. La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de Mitterrand, mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable.
Plus on s’approche du 9 mars, date du premier tour des élections municipales, plus la nervosité des candidats du parti présidentiel augmente et plus on redoute les interventions de Sarkozy, susceptibles de faire perdre des voix à l’UMP. Le parti du chef de l’Etat est divisé à cause de tensions qu’il a lui-même créées. Le traitement qu’il a infligé en public aux uns et aux autres, y compris à certains de ses collaborateurs les plus proches, est digne du comportement d’un monarque bilieux et capricieux avec ses laquais. Même son actuelle impopularité est extravagante : elle ne s’explique pas par un train de réformes puisque ces dernières sont encore largement inappliquées. Elle s’explique uniquement par son comportement public.

Un triomphe de sultan, seigneur en son sérail

Le trône qu’occupe Nicolas Sarkozy a été imaginé par de Gaulle pour lui permettre d’être le troisième larron d’un monde bipolaire. Le président français voulait être un fier contrepoids occidental dans l’affrontement entre Washington et Moscou. Or Sarkozy, arrière-petit-fils libéral et proaméricain de De Gaulle (après le petit-fils, Chirac, et le fils, Pompidou), s’est installé sur le trône élyséen porté par son ambition personnelle et sa conception égotique de la présidence : il a par le fait encore accru les pouvoirs de la présidence. Et, une fois parvenu à ses fins, il s’est consacré à lui-même, comme un ado narcissique obnubilé par ses sentiments et ses plaisirs. Certes, le pouvoir peut en apporter beaucoup, mais la prudence conseille de ne pas trop en faire étalage. Sarkozy le téméraire fait tout le contraire et se vautre dans l’exhibitionnisme.
C’est sur trois points précis qu’est venu se briser le personnage : l’économie, qui n’a pas enregistré la moindre amélioration depuis son arrivée ; son idéologie plus néocons, voire “théocons”, que gaulliste – en témoignent des prises de position sur la laïcité contraires à la culture de la République ; et sa vie privée, étalée dans les médias. En monarque thaumaturge qui par une simple imposition des mains devait augmenter le pouvoir d’achat, il a échoué au point de prononcer la formule maudite qui rompt les sortilèges : “Qu’est-ce que vous attendez de moi ? Que je vide des caisses qui sont déjà vides ?” En monarque philosophe, il a manifesté les plus fortes réserves vis-à-vis des traditions républicaines, en exprimant avec désinvolture son affinité intellectuelle avec le pape. Il n’a pleinement triomphé que dans le rôle de sultan, seigneur en son sérail, paré des atours qui passionnent un certain public – et manifestement aussi ses pairs. Le voilà fasciné par son propre pouvoir de séduction, son goût exquis et sa désinvolture. Mais ce triomphe-là a le don de déprimer beaucoup de Français car il rabaisse la République au niveau de la principauté de Monaco.

Lluís Bassets
El País
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juju41

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Jeu 28 Fév 2008 - 18:26

hebdo.ch

Malade du pouvoir


Tout pouvoir produit quelques déclics qui modifient peu ou prou la personnalité. La course pour l’atteindre exige à la fois habileté, combativité et maîtrise de soi. Mais une fois le but atteint, son plein exercice peut rendre malade. L’histoire de Nicolas Sarkozy tourne à la fable. Le président hier tant applaudi, devient l’incarnation de sa caricature. Sa phrase lâchée devant un visiteur du Salon de l’agriculture – «casse-toi pauvre con» – collera longtemps à sa biographie. Jusqu’à quels bas-fonds de la vulgarité peut tomber un chef d’Etat? Le même jour, il traite les criminels récidivistes de «monstres», il qualifie la gastronomie française de «la meilleure du monde»: le poids des mots, le sens de la nuance lui échappent totalement. Il ne conjugue plus les verbes qu’à la première personne: je, je, et encore je.
Pour le reste, on ne sait plus où donner de la tête. Tous les deux ou trois jours, l’Elysée lance une nouvelle idée bizarroïde. Et à chaque fois, c’est un nouveau tollé. Le jumelage des enfants victimes de la Shoah avec les petits écoliers d’aujourd’hui a suscité la répulsion jusque chez Simone Weil. Affirmer que les prêtres sont mieux placés que les enseignants pour transmettre les valeurs de base aux enfants, c’est diffamer la laïcité. Forcer, contre les principes fondamentaux du droit, l’application rétroactive d’une loi sur la rétention de sécurité, ouvrir la voie à l’arbitraire d’un enfermement préventif, c’est avouer son inculture juridique, ou alors mettre le pouvoir au-dessus de la Constitution. Le flop, un de plus, est annoncé.
Vertigineux: la fuite en avant s’accélère alors même que la cote de popularité dudit président s’effondre. Mais que cherche-t-il donc?
Les esprits stratégiques aiment prêter aux puissants des desseins sophistiqués. Ainsi on peut imaginer que Sarkozy veuille tendre la corde jusqu’à l’épreuve décisive: soit il finit par s’en aller sous la pression d’une trop large coalition d’adversaires, soit il parvient à ses buts et se retrouve en maître tout-puissant de la République.
Il se peut aussi qu’il n’y ait aucun calcul derrière cette effervescence, rien que des élans erratiques, des pulsions incontrôlées. Celui qui devrait apparaître comme le grand sage au château donne l’image d’un gamin qu’affole sa caisse à jouets, qui s’irrite lorsque l’un d’eux s’enraie, qui court de-ci de-là, poussant des cris pour attirer l’attention. Il empoigne un gadget, l’abandonne aussi vite, en saisit un autre. Il s’entoure d’une bande de copains qui se chamaillent entre eux. Et c’est le tohu-bohu dans la maison.
Pour le directeur du quotidien espagnol El País, Nicolas Sarkozy est simplement malade. Diagnostic: hypertrophie de l’ego, fébrilité insurmontable, perte de l’écoute, narcissisme, exhibitionnisme... Mise à part sa garde rapprochée, ses amis politiques sont effondrés. Ils tremblent pour leur poste. Ils savent bien que ce n’est pas ainsi que les réformes nécessaires pourront être mises en œuvre. Il y a quelques mois encore, ils se voyaient au pouvoir non pas pour cinq mais pour dix ou quinze ans. Le rêve devient cauchemar.
Quant aux partenaires étrangers, ils n’en reviennent pas. La France n’a jamais été commode, mais à ce point... Ils comptent sur le temps, l’expérience des rencontres pour que change enfin le comportement de ce président insaisissable. Comme on attend d’un ado remuant qu’il mûrisse dans la pratique d’un sport collectif.
Tout cela n’est pas anodin. Jamais, par exemple, les relations franco-allemandes n’ont été aussi médiocres, ce qui n’est bon ni pour l’Europe ni pour personne. Principale cause du différend: la volonté de Sarkozy de créer une «Union méditerranéenne» qui n’impliquerait pas l’Allemagne et les pays du Nord au même titre que ceux du Sud. Une belle idée au départ qui apparaît aujourd’hui comme une lubie solitaire.
Et puis il faut bien admettre qu’au-delà de l’agitation autoritaire, se dessine en filigrane une ligne politique peu rassurante: une France proche du Vatican et de Washington, prête à attiser la «guerre des religions», certes européenne mais à condition que l’Union se range à l’opinion de Paris.
Cette vision internationale n’est pas ce qui préoccupe le plus les Français, qu’inquiètent bien plus la flambée des prix alimentaires, la dégringolade de leur pouvoir d’achat. Mais les voisins de la France ont l’amical devoir de la mettre en garde: la Sarkozie n’annonce rien de bon, ni pour elle ni pour les autres.
Les malades doivent aussi être pris au sérieux.


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signora

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Jeu 28 Fév 2008 - 18:34

Et Rachida Dati qui prétend "La France a retrouvé sa place dans le monde" !
Je me surprends à regretter Chirac ...
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juju41

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Jeu 28 Fév 2008 - 18:57

«Speedy Sarko» jugé par la presse étrangère
Petite revue de presse étrangère sur l'altercation de Nicolas Sarkozy au Salon de l'agriculture, ainsi que l'action et la personnalité du président français.
liberation.fr
LIBERATION.FR : jeudi 28 février 2008

En Grande-Bretagne

«M. Sarkozy est déterminé à rester M. Sarkozy» observait lundi, The Independent. Le quotidien rappelait que «l'entourage de l'hyperactif et belliqueux président Sarkozy l'avait supplié de rester à l'écart de toute controverse et essaie d'instaurer une atmosphère résolue et calme. La réponse est venue ce week-end (au salon de l'agriculture) (...)» «Pendant ce temps, les relations difficiles entre Nicolas Sarkozy et Angela Merkel ont encore empiré, poursuit le journal. Angela Merkel est irritée par le style familier de Nicolas Sarkozy et ses tentatives pour créer l'union méditerranéenne, qui pour Berlin risque d'affaiblir l'UE.»




Mercredi, le quotidien britannique livrait une nouvelle analyse de la présidence française: «Pour ses partisans, ça ressemble à une tragédie; pour ses ennemis à une farce. Mais personne ne pourra nier que Nicolas Sarkozy a injecté un puissant sens du drame dans la présidence depuis son entrée en fonction. Ça a commencé plutôt tranquillement avec du jogging: le deuxième acte impliqua un somptueux yacht. Depuis, il y eut une scène de divorce tendue, suivie par l'arrivée d'une top-model et un mariage clandestin. On a maintenant droit à un langage d'agriculteur dans un salon de l'agriculture. Il y a eu de la politique, aussi, mais pas de quoi distraire les gens de l'action principale.»

Belgique La dépatouille


Pour la Libre Belgique, «le Président se dépatouille, laborieusement, de la controverse sur son insulte.» Mais le quotidien francophone analyse, sondage à l'appui, que Nicolas Sarkozy «convainc nettement l'opinion sur la prison à vie pour les criminels sexuels». Mardi, la Libre estimait que «la droite fait donner la grosse artillerie pour tirer le Président d'un mauvais pas. Sa personnalité n'est pas hystérique ni indigne, mais "authentique" et "virile". Il ne tente pas le coup de force institutionnel, mais veille à "la sécurité" des gens".»

Québec Le «flou» des règles journalistiques


Le quotidien La Presse s'intéresse à l'interview donnée par Nicolas Sarkozy aux lecteurs du Parisien, et revient sur le rajout concernant les excuses présidentielles effectué par l'Elysée lors de sa relecture avant publication: «Il s'agit d'une pratique courante dans la presse française: non seulement les responsables politiques, mais aussi les grands patrons ou même des écrivains, exigent de revoir le texte des interviews avant publication. Et y apportent leurs propres corrections, pour des raisons de style ou de nuance. Certains journaux mentionnent alors que le texte a été "revu et amendé". La règle tacite veut que les corrections ne touchent pas à l'essentiel de l'interview, mais c'est une règle extrêmement floue.»



Allemagne «Speedy Sarko»

«Nicolas Sarkozy a-t-il sali la fonction présidentielle?» s'interroge le Spiegel, au lendemain de l'altercation du chef de l'Etat au Salon de l'agriculture. L'hebdomadaire allemand qui, comme nombre de ses confrères d'outre-Rhin, surnomme le Président «Speedy Sarko» et le juge «hyperactif», souligne le «manque de calme» et de «contenance» de l'hôte de l'Elysée. Et le Spiegel de rappeler l'épisode du Guilvinec et «l'échange vulgaire» entre le Président et un marin-pêcheur finistérien.

De son côté, le Frankfurter Allgemeine Zeitung pose une question: "Nicolas Sarkozy représente-t-il la fonction de chef d'Etat avec la dignité qu'elle demande?" Et le quotidien de se faire l'écho du débat qui anime la France actuellement, avant de rappeler quelques déclarations récentes du Président, dont celle sur «le caractère génétique de l'homosexualité».

Chine «Il a du caractère»

La quasi totalité des médias chinois font état de l'échange entre le chef d’Etat et un visiteur au Salon de l’agriculture. La traduction chinoise rend les mots du Président moins forts que l’original. La vidéo est visible sur plusieurs plateformes chinoises de partage (les équivalents de Dailymotion et Youtube), bien que peu de Chinois comprennent le français. Pour nombre d'internautes, cet incident rend Sarkozy plus sympathique et nourrit des discussions passionnées sur la démocratie.

«Il a du caractère», un commentaire partagé par nombre d'internautes chinois, selon un article paru sur le site Xinhua, de l’Agence Chine nouvelle. «C’est quoi la démocratie ? C’est que le Président et un simple citoyen peuvent s’insulter», exprime un internaute. Selon l’auteur de l’article, le Président est un homme, mais pas Dieu, il a ses qualités et ses défauts. «C’est justement la démocratie occidentale qui permet à un citoyen d’insulter son chef d’Etat.»

L'autre sujet de commentaires de la part des médias chinois concerne la vie privée du Président, «son coup de foudre avec son épouse», nombre de livres revenant sur «l’histoire d’amour» du couple présidentiel. Le site de China Radio s'intéresse ainsi au livre Carla Bruni, Itinéraire sentimental, qui est-elle vraiment?, abordant en détails la vie privée du président français, très suivie par les Chinois.
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juju41

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Sam 1 Mar 2008 - 9:53

Le quotidien La Presse, de Montréal, dans son édition du vendredi 29 février 2008, consacre un article intéressant sur le président Nicolas Sarkozy. Le voici.

____________________________



Des psys auscultent Nicolas Sarkozy

Alexandre Sirois

La Presse

« Casse-toi alors, pauvre con ! » L’insulte, lancée par Nicolas Sarkozy samedi dernier à un agriculteur qui refusait de lui serrer la main, a plongé le président français au cœur d’une nouvelle controverse. Rares sont ceux qui, cette fois, ont osé défendre le chef d’État. Il « intimide jusqu’à son entourage », ont même affirmé les médias français. La Presse a interrogé des spécialistes de psychologie politique pour mieux comprendre le phénomène.

Nicolas Sarkozy serait-il malade ?

Le diagnostic a été posé cette semaine de façon implacable par le directeur adjoint du quotidien espagnol El País, Lluis Bassets. Une sortie qui a fait grand bruit en France.

« La maladie dont souffre Sarkozy n’a pas la gravité du cancer de la prostate de François Mitterrand (ancien président), mais elle touche un organe vital s’il en est : l’ego. Celui du président est d’évidence atteint d’une hypertrophie probablement incurable », a écrit le journaliste.

Alors, malade Sarkozy ?

Selon Pascal de Sutter, professeur de psychologie politique à l’Université catholique de Louvain en Belgique, le président français ne souffre pas d’une maladie mentale, puisqu’il se montre « capable d’assumer ses tâches ». Ce qui pourrait plutôt expliquer une partie de ses frasques, c’est qu’il a « une personnalité de type narcissique compensatoire ».

« C’est quelqu’un qui est fondamentalement complexé et qui essaie continuellement de prouver au monde entier qu’il est meilleur que les autres », explique le psychologue lors d’une entrevue téléphonique. « C’est comme s’il devait toujours prouver à la planète entière qu’il est quelqu’un d’exceptionnel, d’intelligent, de courageux, d’intéressant. Le plus grand et le plus fort. Si on doit parler d’une maladie, c’est peut-être ça », indique-t-il.

Soupe au lait

Cet expert belge, auteur du livre Ces fous qui nous gouvernent, a dressé le profil psychologique de Sarkozy un an avant l’élection présidentielle de mai 2007 en France.

Aujourd’hui, il n’est pas stupéfait de voir le chef d’État français s’emporter et débiter des insultes. Au contraire. Il est plutôt surpris de voir que les Français s’en étonnent, neuf mois après son arrivée à l’Élysée. « En réalité, il est tel qu’il a toujours été. Les personnes qui l’ont fréquenté avant son élection, rencontrées pour notre recherche, disaient que c’était quelqu’un d’excessif, qui insultait facilement les gens », raconte-t-il. « On a appris qu’il insultait facilement les gens, qu’il était soupe au lait, qu’il avait un côté un peu bagarreur, précise M. de Sutter. C’est probablement un aspect de sa personnalité assez stable. Ce qu’on appelle le tempérament. Qui ne change pas, quelles que soient les circonstances ».

Le narcissisme de Sarkozy n’est pas sans lien avec une enfance trouble, estime le psychologue. « Physiquement, ce n’était pas facile. En classe, il était plus petit que les autres et un peu gros. Il n’a pas eu une enfance heureuse », dit-il. Sans compter que la famille du président était « la pauvre » d’un quartier riche de Paris.

Montée de rage

Aubrey Immelman, qui enseigne à la St. John’s University au Minnesota, a analysé les données de M. de Sutter. Il pense lui aussi que Sarkozy est un leader narcissique. « Plutôt agressif », renchérit-il. Les leaders de ce type « apparaissent calmes et confiants ou optimistes et gais. Sauf lorsque leur confiance narcissique est ébranlée ou que leurs plans sont contrariés. À ces occasions, il y a une brève montée de rage », explique ce spécialiste de la psychologie politique.

Sur l’échelle qu’il utilise pour dresser le profil psychologique des politiciens, le narcissisme et la dominance se retrouvent tout en haut chez Sarkozy. Le profil du président français est donc « presque exactement le même que celui d’Hillary Clinton ». « Avec une exception majeure : Sarkozy est aussi très extroverti. Comme l’est George W. Bush », déclare M. Immelman, qui termine l’entrevue par une mise en garde. « Souvenons-nous que seule une partie du comportement peut-être expliquée par la personnalité ».



http://pierrechantelois.blogspot.com/2008/03/sarkozy-est-aussi-trs-extroverti-comme.html
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signora

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Sam 1 Mar 2008 - 9:59

En effet, comme dit R. Dati, la France est à nouveau présente sur l'échiquier mondial...
On aurait préféré que ça soit pas en nous ridiculisant.
Merci Monsieur le Président !
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Sam 1 Mar 2008 - 10:12

signora a écrit:
En effet, comme dit R. Dati, la France est à nouveau présente sur l'échiquier mondial...
Pour mémoire, la moitié des pièces d'un échiquier ne sont que des pions...
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Sam 1 Mar 2008 - 10:21

Dans la hiérarchie des pièces nobles, sur l'échiquier la 7ème est un fou.
Décidément, cette illustration du monde n'est pas très heureuse. Rolling Eyes
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juju41

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Mar 4 Mar 2008 - 9:47

vu de Belgique
http://www.dedefensa.org/article.php?art_id=4950

Bling-bling” fait des bêtises


Date de publication : 01/03/2008 - Rubrique : Faits et commentaires


“Bling-bling” fait des bêtises



1er mars 2008 — En ce début de mars, qui pourrait être le mois des fous mais qui, paraît-il, ne l’est pas, quel jugement porter? Abritons-nous derrière quelques pointures.
• «Ce type est fou, complètement fou je vous dis» (Jean-François Kahn in illo tempore non suspecto, lors de la campagne électorale).
• «Et pourquoi ça serait-y pas qu’y voudrait foutre le bordel dans le pays, histoire de secouer les Français?» (Guillaume Durand, au vol, dans un fauteuil télé et en col Mao, type révolution culturelle.)
• L’édition Global Europe Anticipation Bulletin n°22 (février 2008) prévoit une “crise de régime” en France «d’ici l’automne 2008», notamment à cause du comportement du président de la république par rapport à sa fonction. Ce document du groupe LEAP/E2020 estime que les sondages sont biaisés favorablement pour le président, que le soutien réel de l’opinion au président est actuellement de l’ordre de 20% et qu’il pourrait atteindre le seuil critique des 10% à la fin du printemps. Le groupe prévoit une explosion sociale à l’automne 2008 entraînant une “crise de régime” «pouvant aboutir à la démission du président ou à son effacement politique au profit du premier ministre».
• «Euh... Bien sûr, c’est vrai... Mais, voyez-vous, je crois qu’il ne faut pas porter de jugement trop vite... C’est sur la longueur qu’on pourra juger, et alors là, je crois que ce sera positif.» (La présidente du MEDEF, sur I-Télé.)
• Explication de l’algarade du Salon de l’Agriculture dans The Independent du 27 février, avec (c’est ce qui nous intéresse) traduction de l’interjection: «The bystander told the President not to touch him. M. Sarkozy replied, “Casse-toi”, or “get lost”. The man told him to take his dirty hands off him. The President responded: “Casse-toi, alors, pauvre con, va.” “Con” is a fairly mild swear word in French. The President's words can be translated as: “Sod off, you arsehole, get lost.”»
• Catherine Nay, à l’émission Le Grand Journal de Canal +, estime que le Président n’est plus lui-même depuis son divorce, que quelque chose s’est brisé en lui. L’homme s’est-il séparé de sa fonction de président? «Il devrait se reposer, il est fatigué, il traîne une angine dont il n’arrive pas à se débarrasser.»
• «Casse-toi, pauvre con...» (Le visiteur du Salon de l’Agriculture, en substance dans ses oeuvres.)
• Chirac, il y a quelques années face à un anonyme dans la foule qui l’avait interpellé façon Sarko («Connard!»): «Enchanté, moi c’est Chirac...»
• De Gaulle passant en revue des chars de la France Libre en 1944, avisant sur l’un d’eux cette inscription à la craie: “Mort aux cons”, commentant: «Vaste programme».
Quelque chose d’étrangement nouveau


Bien entendu, nous nous sommes attachés à l’“incident” le plus récent et le plus spectaculaire des frasques étranges quoiqu’assez communes du président “bling-bling” (ou “dling-dling”, après tout?). Nos lecteurs savent qu’à cet égard le “dossier“ est épais depuis quelques mois, depuis le début de sa présidence; qu’il embrasse tous les aspects d’une attitude, d’un comportement, jusqu’aux détails les plus dérisoires de l’habillement, des vacances en bataclan, des services jet set, des comédies de boulevard chic (plutôt Saint-Germain que les Capucines) sur la vie sentimentale et ainsi de suite, – sorte d’instinct pour le rôle de “nouveau riche” appliqué à la fonction présidentielle. Rien de fondamentalement politique dans tout cela ou bien est-ce que la politique a changé à la fois de forme et de substance. On admettra que la deuxième hypothèse est séduisante et a le mérite, – c’est la seule logique qu’on lui reconnaît, – de correspondre à une époque de vertigineuse décadence, où la tragédie de la chose est balancée par la dérision de ses manifestations.
Effectivement, la situation marie une étrange dérision et la possibilité de plus en plus grande d’une situation tragique. La disproportion entre les deux choses est stupéfiante. L’ensemble fait un tableau pathétique et surréaliste. La marque principale en est une étrange absence de cohérence, de cohésion, de dignité d’apparence, comme une sorte d’immaturité fonctionnelle dans le comportement de la principale personne en cause. On dirait également, – autre tentative d’explication ou explication complémetaire, – qu’il y a des erreurs d’appréciation des événements et de leurs effets par substitution des références; on dirait que le personnage évolue dans un monde différent du réel, donc qu’il ne peut imaginer les conséquences extrêmement dommageables, dans le réel, de ce comportement.
En effet, nous appuyons sur cet aspect du “comportement” de l’homme par rapport à la fonction, car là se situe bien sûr l’originalité extrême de la situation. S’il n’y a pas de précédent d’une chute aussi brutale de la popularité d’un président, si vite après son élection particulièrement réussie du point de vue du soutien populaire, il y a encore moins de précédent d’une chute de popularité en raison notamment, – en raison principalement selon notre sentiment, – de son comportement personnel par rapport à sa fonction. Ce mélange de l’aspect le plus intime d’une personne et de l’aspect le plus fondamentalement public d’une fonction de la plus haute importance régalienne possible est un phénomène complètement inédit.
Ainsi est engagée une bataille complètement dérisoire, mais qui s’accorde tous comptes faits au caractère d’une époque qui n’a plus aucune capacité à distinguer des références sérieuses. Si, demain, la crise devenue paroxystique, ce président de la République faisait une déclaration pour annoncer solennellement, comme une concession fondamentale qu’il fait pour dénouer la crise, qu’il abandonne le port des lunettes Ray Ban, on n’en serait pas vraiment étonné. On analyserait la portée politique de la décision, avec autant de sérieux qu’on avait examiné le 30 mai 1968 la portée politique de la décision du général de Gaulle de dissoudre l’Assemblée Nationale. Si le coup des Ray Ban ratait, l’actuel président se replierait-il sur la décision de dissoudre l’Assemblée? Cela a-t-il un rapport?
La confusion des genres est désormais une pratique universelle, on dirait un sport “globalisé”. C’est la marque d’une civilisation, phase finale. Plus personne ni plus rien ne dissimule dans la recherche forcenée et affichée de l’apparence la plus voyante l’ignorance complète du fond des choses qui est la cause évidente de cette agitation. Les slogans réduits aux rudiments les plus expéditifs qui tiennent lieu de programme des hommes politiques sont pris au pied de la lettre, acceptés comme tels, considérés effectivement comme une ligne de conduite et une orientation politique conséquente (nous alions écrire “comme une philosophie” mais la plume a refusé l’obstacle). Le cas de Sarko est extrême parce que sa psychologie ne semble connaître aucun frein à cet égard. La chose est en train de s’avérer à la fois assez dangereuse et assez fascinante. Comment, se demande-t-on, parvient-il à ainsi tenir le trait d’une caricature aussi épurée de ce que lui a intimé d’être le vote populaire?
Que s’est-il passé? Le président français actuel est fascinant, n’en déplaise aux esprits étroits. Avec des moyens étonnants de médiocrité, – du port des Ray Ban au «Casse-toi, pauvre con...», – il remet d’actualité un problème absolument fondamental. En nous offrant le défi dérisoire de la “désacralisation” de la fonction présidentielle, il nous démontre que la modernité, l’hyper-libéralisme, le “bling-bling” ne peuvent exister, même sous la forme de la seule apparence du comportement (car il lui arrive aussi d’être, sur le fond, lorsqu’il défend un dossier bien ficelé sur la scène européenne, président selon les consignes), qu’en attaquant la “sacralisation” de la présidence. Ainsi place-t-il les Français devant l’essentiel. Bref, par son comportement, Sarkozy organise un référendum massif sur la légitimité du pouvoir politique dans le cadre régalien de la Vème République. L’on en connaît les résultats, qui sont dans les sondages le concernant.
En quelques mois et a contrario, Sarkozy a restauré la légitimité de l’architecture institutionnelle du général de Gaulle comme personne avant lui. Il est également en train de démontrer qu’ils se font rares, les êtres humains, – puisque les hommes politiques restent partie intégrante du genre humain, – qui, parvenus au faîte de l’architecture institutionnelle, peuvent endosser avec grâce et justesse la tunique de Nessus de la fonction régalienne. (Parmi les trois significations qu’on attribue à l’expression sur la tunique, retenons-en deux: “cadeau empoisonné” et “contrainte morale”.)
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Alain BERTIER



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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Mar 4 Mar 2008 - 10:02

Le raisonnement final est superbe.
Merci juju.
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juju41

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Mar 4 Mar 2008 - 11:18

torapamavoa

3/03


Der Spiegel parle de Provocation de Paris au sujet du meeting Merkel Sarkozy de cette semaine


Traduction automatique Google :
Mais Merkel avait à peine assis devant son hôte sauté de l'informait que leur temps était révolu. Il a dit qu'il avait prévu une conférence de presse et que les journalistes étaient déjà attendaient dehors. Mais, Merkel a dit, nous avons seulement eu la chance de parler de trois ou quatre questions. Non, non, Sarkozy a répondu, il avait prévu tout très soigneusement. Ce serait génial.

Sur ce, Sarkozy a transformé le tout premier échange entre les pays des futurs dirigeants en un PR événement. Et maintenant, avec Sarkozy ayant été en fonction pendant moins d'un an, les craintes que l'homme en charge au Elysée n'est pas complètement fiables ont été confirmés. Il a été très longtemps car un président français a tellement rude épreuve la patience du gouvernement allemand.

Tout sauf facile à partir d'une perspective allemande

Il ne s'agit pas tant de l'auto-promotion qui semble conduire Sarkozy en matière de politique étrangère - les fonctionnaires à la chancellerie et au ministère des Affaires étrangères à Berlin s'est habitué à ça. Par exemple, il a affirmé que l'UE trouve un traité de Lisbonne s'est produit principalement en raison de son supérieur aux techniques de négociation. Il a également fait en sorte que le monde savait qu'il était seul à remercier pour la libération des cinq infirmières bulgares des prisons libyennes depuis l'été dernier. Sarkozy se plaît à appeler la «grande amitié» qui unit insiste-t-il avec lui "chère Angela", mais ce qu'il a dit et fait ensuite est souvent loin d'être convivial, au moins d'un point de vue allemand.


. Mais aujourd'hui, Nicolas Sarkozy a vraiment l'impulsivité, les Allemands furieux. Beaucoup de Berlin maintenant se demander si il est à tous les intéressés par de bonnes relations avec son voisin allemand après qu'il eut annulé une rencontre prévue de longue date avec Merkel dans la ville bavaroise de Straubing, initialement prévue pour le lundi. Sarkozy, son entourage a dit, n'a pas pu assister à la réunion en raison de son "calendrier surréservé», comme si une rencontre avec le chancelier allemand avait quelques événement mineur. Pendant ce temps, Sarkozy s'est rendu à l'Afrique du Sud, comme prévu, et il semble avoir trouvé assez de place sur wiggle son calendrier pour une excursion vers le Tchad. Au lieu de la Straubing sommet, les deux se réunira le lundi soir à Hanovre pour un bref dîner de travail après l'ouverture du salon informatique CeBIT.

Un tête-à-tête entre le ministre allemand des Finances Peer Steinbrück, et son homologue français Christine Lagarde, qui avait été prévue pour mardi dernier, ont également dû être annulés. Sarkozy, qui avait prévu de dernière minute des visites à un certain nombre d'usines dans la campagne française, voulait Lagarde à l'accompagner au lieu.

Aucun Clarification

Mais il ne s'agit pas de rendez-vous des livres qui ont été récemment en désaccord. Le président français n'a pas prouvé gênées de réflexion sur le front de la politique étrangère. Mais la plupart de ses idées sont reçues à Berlin comme des provocations. Un exemple en est sa proposition de créer un syndicat Méditerranée (suite. ..) qui permettrait de renforcer les liens avec l'Afrique du Nord et du Moyen-Orient nations. Diplomates allemands y voient une tentative de créer un sous domination française, de second rang UE comme un contrepoids à l'expansion de l'UE en Europe orientale, qui bénéficie des Allemands géographiquement. Jusqu'ici, les Français ont évité expliquant ce qui, exactement, ils envisagent, et même une visite du conseiller du président Henri Guaino à la mi-février fourni aucun éclaircissement.


REUTERS
Berlin n'est pas un fan de Sarkozy méditerranéenne de l'Union.
Nicolas Sarkozy dernières initiatives sont de la politique étrangère de la variété, qui est déjà un sujet difficile pour Merkel compte tenu de la controverse au sujet de l'allemand opérations militaires de l'Afghanistan. Quand la France assume la présidence tournante UE en juillet, Sarkozy va lancer une véritable éruption d'idées - de promouvoir davantage la sécurité énergétique, un environnement plus propre et une meilleure intégration des immigrants. Mais le plus important point de son agence sera la question de savoir comment l'Europe peut mieux se protéger contre ses ennemis.

Jusqu'à présent, les contours exacts restent vagues, mais à en juger par ce que l'on a fui à Bruxelles jusqu'ici, le Français a agité de grands projets. Par exemple, Sarkozy veut reconfigurer complètement les structures de défense de l'UE. Si le président a sa manière, les six plus grands pays - Allemagne, France, Grande-Bretagne, l'Italie, l'Espagne et la Pologne - vont unir leurs forces pour former un groupe d'élite. Il envisage une base militaire européenne - un peu comme la zone euro avec sa monnaie ou de l'accord de Schengen, qui garantit frontières de voyage.

Les plans pour une force de combat combinés sont déjà bien long. Chacun des six Etats membres devraient fournir 10000 hommes, un effort qui éclipse tous les conjoints des forces de combat à ce jour. L'idée, cependant, n'est guère nouveau. Déjà en 1999, l'UE a accepté de former une armée de 60000 hommes Force européenne de réaction rapide, mais le plan petered en raison d'une participation insuffisante.

Pas avantageux pour les partenaires de l'UE

Comme alternative, l'UE a décidé d'établir des "groupes de combat" de 1500 hommes chacun, qui, sous l'impulsion des Français et des Britanniques, ont été essentiellement destinés à des missions en Afrique. Mais le programme n'a jamais été un vrai succès, qui souffre d'une pénurie chronique d'effectifs, parce que, encore une fois, quelques-uns des partenaires de l'Union européenne sont intéressés par une participation.

Pour Sarkozy, il ya deux raisons principales à promouvoir un militaire européenne. Ce plan rend plus facile pour lui de ré-intégrer pleinement la France dans l'OTAN, dont il a déclaré être un objectif important de sa présidence. Elle lui permettrait également obtenir d'autres nations à bord pour les excursions militaires en France's anciennes colonies africaines - le soutien dont il aurait besoin lors, comme il le prévoit, de la taille de l'armée française est réduite.

Il est évident que ce ne serait pas arrivé à bon marché pour ses partenaires de l'UE, mais qui semble être une préoccupation secondaire pour Sarkozy. Selon le plan français, chacun des "Big Six" serait nécessaire de consacrer 2 pour cent de son produit intérieur brut à l'effort militaire. Mais, au delà de la France et la Grande-Bretagne, les quatre autres pays envisagé pour les six nation la base militaire actuellement dépensent moins en défense. L'Allemagne, par exemple, ne consacre que 1,2 pour cent du PIB pour ses militaires. Dans le climat actuel, il est difficile d'imaginer que la majorité au parlement allemand serait favorable à l'expansion actuelle du pays défense budget de € 29 milliards ($ 43,5 milliards) à l'€ 50 milliards ($ 75 milliards), le plan français aurait besoin. Berlin a toujours refusé de revendications similaires en provenance de Washington.




La situation à l'OTAN est un exemple typique de la façon dont désinhibée - certains diront irréfléchis - les Français sont dans la poursuite de leurs intérêts en Europe. Il ne sait pas encore comment l'armée française, qui a quitté la structure militaire de l'alliance en 1966 à l'instigation du président Charles de Gaulle, pourraient être réintégrés aujourd'hui. Néanmoins, les équipes de reconnaissance militaire français sont déjà au dépistage, le terrain des centres de commandement de l'OTAN afin de déterminer lequel des 16000 positions qu'ils pourraient remplir de leur propre peuple à l'avenir. Ce faisant, ils ont clairement indiqué que leur président ne seront pas satisfaits de troisième ou quatrième rang positions.

Depuis la création de l'alliance a été créé près de 60 ans, un général américain a toujours tenu la première position de commandant suprême des forces alliées en Europe ou le SACEUR. Au Mons, en Belgique le siège de John Craddock, qui occupe actuellement le poste, un Britannique sert de son adjoint et un Allemand qui effectue la tâche exigeante de chef d'état-major. Tous les trois officiers au rang de général à quatre étoiles.

Un officier allemand récemment demandé à l'armée française Chef d'état-major Jean-Louis Georgelin si Paris, en retour, d'avoir accepté de revenir au bercail de l'OTAN, ne demande qu'une seconde, le français adjoint être installé. "Que voulez-vous dire, 'adjoint?" A répondu le Français. «Je veux être le SACEUR!"

Traduit de l'allemand par Christopher Sultan
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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Lun 17 Mar 2008 - 12:34

La presse internationale sonne la fin de l'ère "bling-bling"

LEMONDE.FR | 17.03.08 | 09h31 •




Maintien des réformes, plébiscitées par les Français, et de leur rythme.C'est le message lancé par François Fillon et la majorité après la défaite de la droite aux municipales. Mais, lundi 17 mars, la presse internationale ne fait pas tout à fait la même analyse.

"La droite française mord la poussière" titre ainsi Le Temps. Le quotidien suisse estime que "les déconvenues du pouvoir amènent deux questions". Il s'interroge sur un éventuel "vent de révolte" à droite. Même s'il est improbable, le quotidien note que "les élus de droite auront sans doute plus de mal à suivre un chef qui les a conduits à la défaite". L'autre question porte évidemment sur le rythme et la réussite des réformes que le président annonce vouloir mener. Le Temps dresse un bilan bien terne pour Nicolas Sarkozy : "Son image de gagneur, capable de réaliser la 'rupture' à vitesse grand V, a été sérieusement écornée."


Dans sa rubrique Opinions, le Financial Times estime que si Nicolas Sarkozy a lancé quelques chantiers méritant d'être salués, il ne s'agit pas de la rupture annoncée. Le FT raille même le côté "comique" de la commission Attali. Celle-ci ayant plongé dans le travers européen consistant à dresser une liste sans fin de réformes à mener sans toutefois prévoir les détails de leur application. "Les réformes de Sarkozy doivent aller au-delà des licences des taxis", souligne le FT pour qui il ne s'agit pas forcément d'une priorité pour la France. Pas plus que de faire de l'aéroport Charles de Gaulle le premier en Europe, devant Heathrow... Le FT vote pour la fin effective des 35 heures et une réforme des "lois archaïques" encadrant les contrats de travail.

NICOLAS SARKOZY, "FASHION VICTIM"
Le conservateur Wall Street Journal affiche quant à lui une photo bizarrement déformée du président français tout sourire, présentant à l'objectif un sac Louis Vuitton. Et d'expliquer que les Français ont été déçus par la rupture annoncée. Celle-ci s'étant traduite par un affichage visiblement peu prisé : "Rolex à 14 000 dollars", "jogging en Ralph Lauren", " bague de fiançailles Christian Dior à 30 000 dollars "... Le journal note que les marques, elles, ont bénéficié de l'effet publicitaire. Mais si les Français aiment la mode, ils ne goûtent pas l'idée que leur président soit un représentant publicitaire, estime le WSJ. De "bling-bling", le président français est devenu une "fashion victim", conclut le quotidien financier.
Si le cap des réformes sera tenu, le style du président sera revu, parie l'International Herald Tribune. Après "Sarko l'américain" et "le président bling-bling", on s'acheminerait vers un style présidentiel plus traditionnel selon l'IHT. Mais il s'agira toujours d'image, selon le quotidien : le président devrait multiplier les voyages en province, au contact de la population et les conseillers élyséens devraient être invités à une plus grande discrétion.
Enfin, la plupart des journaux, comme El Pais ou l'Orient-Le-Jour, notent la défaite du ministre de l'éducation, Xavier Darcos. Pour le quotidien madrilène, l'UMP fait clairement les frais de l'impopularité de Nicolas Sarkozy. La gauche enregistre une large victoire tandis que le parti du président évite de peu une défaite humiliante grâce à sa victoire à Marseille. Mais, pour El Pais,la politique de Nicolas Sarkozy ne devrait pas changer pour autant : après ce résultat, "le gouvernement fait la sourde oreille", note le quotidien espagnol.
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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Dim 23 Mar 2008 - 9:19

le parisien 22/03

Le «New York Times» recommande à Sarkozy plus de «discipline»samedi 22 mars 2008, 18h25 | AFP

Le quotidien américain s'en prend au «Président Bling-Bling». Il lui reproche ses "bouffonneries médiatisées".

Le "New York Times" recommande samedi un peu plus de «discipline» dans la conduite des affaires au président français Nicolas Sarkozy dans un éditorial intitulé «Président Bling-Bling».

Evoquant comme un «camouflet» pour le président le résultat des récentes élections municipales et cantonales françaises, l'influent quotidien estime que «M. Sarkozy a été puni pour toutes les bouffonneries médiatisées et peu présidentielles qui lui ont valu le sobriquet de "président Bling-Bling".


"Pour un homme politique qui a travaillé si longtemps et si dur pour arriver à l'Elysée, M. Sarkozy a démontré de curieuses notions sur comment se conduire une fois dans la place", ajoute le journal.

"Son divorce tumultueux et son remariage presque immédiat à une chanteuse- mannequin glamour ont été quelques unes des initiatives les plus sensationnelles qui ont valu à Sarkozy la couverture de 252 magazines en 2007", indique l'éditorial.

Le "New York Times" rappelle également comme des preuves "de mauvais jugement" sa décision de »mettre fin abruptement« à une interview avec la chaîne américaine CBS, de "qualifier son porte-parole d'imbécile" ou "sa remarque grossière à un type refusant de lui serrer la main". "Ces potins sensationnels ont été assortis de messages confus du gouvernement de M. Sarkozy, le président et ses conseillers souvent parlant et agissant en porte-à-faux avec les ministres", écrit le quotidien.

"Avec de la chance, poursuit le "New York Times", le camouflet des élections sera juste ce dont M. Sarkozy a besoin pour concentrer à nouveau son énergie illimitée sur ce qu'il a promis: de sérieuses réformes économiques."

M. Sarkozy "est de loin trop bouillonnant pour devenir un clone de ses pompeux et graves prédécesseurs mais lorsque la conduite d'un homme politique interfère avec sa mission, il est temps d'appliquer une dose de discipline", conclut l'éditorial.
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juju41

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Mer 26 Mar 2008 - 10:28

Le président, la reine et le cadeau de mariage : press review made in London
France Info - 06:08
Avant la visite d’Etat de Nicolas Sarkozy et de la première dame en Grande-Bretagne, la presse britannique s’est déchaînée sur notre président "bling-bling", son look, son comportement et sa vie privée... Shocking ?



- Carla Bruni chantera-t-elle une chanson ?
- Quel présent offrir à ce "jeune couple" tellement kitsch ?

Voilà les deux questions qui taraudaient les journaux britanniques (et même l’entourage de la Reine, selon certaines sources), à la veille de la visite d’Etat du président Sarkozy et de madame Bruni-Sarkozy en Grande-Bretagne. Car "il est indéniable que certains craignent que nous ne soyons utilisés comme décor d’exception pour le prochain épisode du soap opera du président français", lit-on dans The Observer . Et la presse britannique, décidément toujours aussi "libre", de se déchaîner sur ce président plus "Bidochon que flaubertien", écrit The Times . Son divorce, son remariage, ses montres et ses Ray-Ban… tout y passe.

"Les draps de l’Elysée étaient encore imprégnés du parfum délicat de Cécilia quand Nicolas a rencontré Carla à un dîner et l’a emmenée à Disneyland Paris (le genre d’endroit qu’un ado trouverait romantique), commence The Daily Telegraph . "Peut-être faudrait-il reconnaître au nouveau président français le mérite de se montrer tel qu’il est vraiment… même si, au fond de lui, Nicolas Sarkozy ressemble à une gamine de 13 ans", conclut le journal.



"La France a commencé à discerner des écarts vulgaires dans le comportement de son président bling-bling. Et sa relation avec sa nouvelle épouse, qui fut auparavant la maîtresse de Mick Jagger et Eric Clapton, a contribué au mauvais résultat des municipales." Au moins, "sa visite lui donnera l’occasion de prouver qu’il est un homme d’Etat confiant, mais pas arrogant. ", note The Guardian .

Le quotidien britannique suggère également au Premier ministre Gordon Brown quelques phrases pour alimenter ses discussions avec Nicolas Sarkozy. Morceaux choisis :

My, that Beckham likes his bling, doesn’t he ?
(Il est un peu bling-bling Beckham, non ?)
Any tips for talking to people on walkabouts ?
(Des tuyaux pour parler aux gens dans les bains de foule ?)
Where can I get a pair of those smart aviator shades ?
(Vous savez où je peux trouver vos superbes lunettes Top Gun ?)
Don’t worry, Napoleon wasn’t very tall either.
(Ne vous inquiétez pas, Napoléon n’était pas très grand non plus.)

Si le deuxième jour de la visite d’Etat du président français obéit aux strictes règles du protocole ( lire notre article ), la première journée s’annonce plus délicate. Car c’est aujourd’hui que la reine reçoit le président et la première dame pour un déjeuner privé. Si Buckingham Palace n’a pas envoyé de cadeau aux "jeunes mariés", Carla Bruni-Sarkozy semble ne pas en avoir pris ombrage, projetant d’emporter sa guitare pour jouer et chanter à la souveraine une chanson qui dit notamment : Mon monde est meilleur quand tu es avec moi parce que tu es ma reine, croit savoir The Observer.




"Si Carla finit vraiment par sortir sa guitare", poursuit le journal, "au moins sait-on que Sa Majesté est passée maîtresse dans l’art d’accueillir avec courtoisie les spectacles les plus incongrus", rassure le journaliste de The Observer.
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marco11

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Mer 26 Mar 2008 - 10:51

Et si carla chantait " god save the queen " à la sex pistols ???
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Mer 26 Mar 2008 - 10:54

À condition qu'elle prononce bien, parce que « Gode save the gouine », ça risque de ne pas le faire ! lol!
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marco11

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Mer 26 Mar 2008 - 10:56

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Mer 26 Mar 2008 - 14:25

J'ai l'impression que ça nous prépare d'excellents moments (sinon monuments) dans la rubrique des bourdes...
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nitou86

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Mer 26 Mar 2008 - 21:24

Allez, un petit mot en faveur de Carla ; la reine ne doit pas oublier que Mick Jagger a eu une collection d'autres girlfriends, dont une certaine Margaret, princesse de métier (décédée dans un sale état), soeur d'une certaine ... Elizabeth Windsor !

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juju41

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Ven 23 Mai 2008 - 10:46

L’Allemagne n’aime pas Nicolas Sarkozy et vice-versa



Perspective, 22 mai 2008

Courrier International (n°916) reprend un article du journal allemand Die Welt dans lequel, Nicolas Sarkozy y est très critiqué pour sa vision "réactionnaire de l’histoire de son pays".

"Sous la plume d’Henri Guaino, cet europhobe notoire, et sous l’influence de Max Gallo, cet académicien passé à droite après avoir opéré un virage de 180°, Sarkozy est soudainement devenu l’homme d’hier, voire d’avant-hier", assène le journaliste Manfred Flügge. Le président français y est ainsi décrit comme l’idéologue d’une histoire française façon XIXe siècle avec ses stéréotypes et ses images d’Epinal, récusant la "repentance" et prônant la religion "comme une bonne chose"...

Inversement, le journaliste allemand rappelle que Nicolas Sarkozy n’est pas tendre avec l’Allemagne d’Angela Merkel : "Ces grandes célébrations patriotiques (...) sont toujours agrémentées de piques anti-allemandes. L’actuel président n’aime pas l’Allemagne, il ne connaît pas ce pays et ne compte aucun conseiller germanophile dans son entourage".

"Est-ce que vous iriez passer vos vacances en Allemagne, vous ?", aurait lancé Nicolas Sarkozy, un jour devant un parterre de militants UMP.

Sans réconciliation avec le partenaire allemand, la présidence française de l’Union Européenne s’annoncera tumultueuse
http://www.francedemocrate.info/spip.php?breve503
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Lun 26 Mai 2008 - 10:58

Citation :
"Est-ce que vous iriez passer vos vacances en Allemagne, vous ?", aurait lancé Nicolas Sarkozy, un jour devant un parterre de militants UMP.
Moi, oui, sans hésiter. Mais je connais l'Allemagne et les Allemands.

Quel connard, ce guignol.
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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Lun 26 Mai 2008 - 20:54

Ce n'est pas bon du tout pour l'Europe la dispute franco-allemande car ce sont les deux pays moteurs de l'Europe et un moteur en désaccord a de grandes chances d'exploser.
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modorange

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MessageSujet: Re: Sarkozy vu de l'étranger   Lun 26 Mai 2008 - 23:42

Sarkozy a raison ! L'Allemand c'est horriblement compliqué ! En Allemagne il fait tout le temps froid ! Et c'est bien connu, les allemands sont tous froids et mesquins !
Bref l'Allemagne c'est pourri !
Halala, je suis fier d'avoir voté pour lui !

Allez Sarko continue !

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