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 Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!

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mconstant



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MessageSujet: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 23 Sep 2008 - 0:35

UN LIVRE DERANGEANT.

Je venais de terminer la lecture du livre de Peyrelevade, sans y trouver la moindre idée économique ou sociale capable d'améliorer le fonctionnement des sociétés française et européenne, quand j'ai lu la critique qu’en fait Hervé Nathan dans Marianne du 13 au19 novembre, avec laquelle on ne peut qu'être d'accord.

En voici la présentation :

… « Jean Peyrelevade dérape dans la rigueur – Dans son livre, l'ex-président du Crédit Lyonnais se veut le critique rigoureux de Nicolas Sarkozy. Mais le penseur économique du Modem est un Robin des bois qui agiraient à l'envers : il veut prendre aux ménages pour donner aux entreprises. »

Militant du Modem, parti au qui se veut démocrate, social, et opposé à « l'argent roi », les positions prises par Jean Peyrelevade me posent question.

Il serait trop long de revenir sur les très nombreuses pages dans lesquelles il tente de prouver que le partage de la richesse s'est fait au profit des ménages et au détriment des entreprises.

Je m'attarderai sur sa pensée économique profonde concentrée dans les pages 45 à 49.

Les quelques bonnes idées de son livre sont très classiques mais 'apportent rien.


Les 3 meilleures sont :

Ø Le remplacement de la taxe professionnelle qui pénalise l'investissement et l'emploi par un impôt mieux adapté. Mais lequel ? Tout le monde sait depuis sa création qu'elle est anti-économique car elle pénalise les investissements et l'emploi.

Ø L'aide au développement des grosses PME ….

Ø Le renforcement de la recherche et de nos Universités.

Il fait 7 propositions, qui se résument à deux, car il conditionne l’application des cinq dernières à l’aboutissement des deux premières, ce qui les reporte aux calendes grecques. C'est consternant.

Sa première mesure est aussi antisociale que simple. Elle conduirait à un partage de la société française entre « travailleurs pauvres » peu payés pour 48 heures par semaine assurant le confort aux privilégiés travaillant infiniment moins pour de gros salaires dans les entreprises dites performantes, comme en Chine et dans les pays en début de développement.

Sa seconde, qui constitue le corps du livre, se résume en : Rigueur budgétaire, transfert des charges des entreprises sur les ménages car les trois précédents Présidents ont, par démagogie, privilégié ceux-ci aux dépens des entreprises donc de l'économie française !

Il pense qu’en renforçant les marges des entreprises, celles-ci investiraient massivement en France, ce qui produirait une croissance suffisante pour assurer naturellement le financement par l'État des autres mesures.

Quel beau rêve ! Quand les entreprises ont de l'argent, au lieu d'investir en France elles préfèrent souvent, pour privilégier leurs actionnaires, racheter leurs actions, faire des opérations financières, et pour les plus grosses investir dans les pays à bas coût de main-d'œuvre.

Première mesure : p 169 - Libérer le travail jusqu’à 48 heures par semaine (plafond européen), après discussion au niveau des entreprises et des branches.

Deuxième mesure : - Rétablir les finances publiques, ( équilibre budgétaire tout en augmentant les marges des entreprises par la diminution de leurs charges qui seraient reportées Sur les ménages)

Troisième mesure : p 183 - Un plan Marshall pour les banlieues.

Quatrième mesure : p 183 - Un plan de développement de la recherche tant publique que privée et rehaussement de l'excellence universitaire

Cinquième mesure : p 183 - Passer à l'amélioration des marges des entreprises :

Sixième mesure : p 188 - Mettre fin à la discrimination dont souffre l'industrie en matière de prélèvements (taxe professionnelle)

Septième mesure : p 192 -Instauration d'une fiscalité écologique qui s'ajoutera aux prélèvements obligatoires existants et financera un vaste programme d'économies d'énergie.

Il ne parle absolument pas des grands problèmes économiques du moment qui sont :

Ø Les échanges internationaux entre pays à faible et fort coût de main-d'œuvre,

Ø La crise monétaire actuelle dite des « subprimes »

Ø Le système monétaire actuel qui est pro-cyclique c'est-à-dire qu'il gonfle les bulles et aggrave les crises. (En faillite virtuelle, il est incapable de soutenir l’économie.)

Ø De la politique monétaire européenne dont le seul but est la stabilité d’un euro fort.

Il apparaît que Jean Peyrelevade est déconnecté des réalités sociales et économiques actuelles.

Son livre montre, explicitement ou par omission, que ses positions correspondent à un ultra libéralisme débridé et à la défense inconditionnelle de « l'argent roi. »

Après ce livre comment François Bayrou peut-il le maintenir en charge de la définition de la politique économique et sociale du Modem ?

Voici des extraits de son livre éclairant ses positions

P : 13 :Les politiques devraient : « … À voir l’humilité d’écouter les vrais spécialistes éclairer leurs choix et de savoir choisir des conseillers à la fois compétents et assurés de leurs jugements ( les deux ne vont pas toujours de pair et l'incompétence occupe souvent tout le devant de la scène en affichant bruyamment ses certitudes erronées). »

C'est une belle profession de foi oligarchique. Les certitudes de J. C. Trichet qui paraissent, à beaucoup, avoir grandement nui à la France et nuire maintenant à l'Europe, ne lui posent donc aucune question !

P : 46… : « la France a mis 10 ans après le second choc pétrolier pour sortir de sa vieille culture inflationniste, cette drogue de la IV° République dont abusaient syndicats, patronat et dirigeants
politiques au nom du « grain à moudre » et du consensus social
.
Hausses de salaires et hausses de prix s'y succédaient, notre compétitivité
externe étant rétablie par d'incessantes dévaluations. …. »


Comment peut-on traiter de « drogue » un fonctionnement économique et social qui, par sa réussite, a mérité le nom de « 30 glorieuses », et glorifier les 10 années qui l’ont suivi pour lui avoir substitué la culture de l'argent. De son rôle de semence ou de carburant du progrès, elles ont fait évoluer la monnaie à celui d’instrument de thésaurisation et de prédation dont il faut avant tout stabiliser la valeur.

Comme le dit Peyrelevade, cette drogue donnait entière satisfaction :

Ø aux salariés qui, grâce à l'indexation, voyaient leurs salaires augmenter régulièrement et fondre leurs dettes,

Ø aux patrons ( j'en étais)qui amortissaient rapidement leurs investissements,

Ø et aux politiques à qui cela permettait de faire les investissements collectifs et les dépenses sociales indispensables sans pour autant endetter l'État.

L’inflation ne nuisait qu'à l'argent thésaurisé et improductif.

C'était le plus intelligent des impôts possible sur la richesse.

Dans les années 80, l'équipe Maurois/Fabius, dont Peyrelevade, pour convaincre les financiers de son sérieux, a fait une priorité de la lutte contre l’inflation au lieu de simplement la limiter à un niveau raisonnable (<10%). Dans ce but, elle a supprimé l’indexation des salaires pour éviter ce que Trichet appelle les effets de second tour.

Il ajoute : « la conséquence d'un retour aux enchaînements des hausses de prix et de salaires seraient terribles » Il veut donc comme Trichet faire payer l'augmentation des prix du pétrole et des matières premières principalement aux salariés.

J. Peyrelevade est toujours et depuis longtemps un défenseur de « l'argent roi »

C’est la politique, qu'il a inauguré avec Maurois/Fabius, qui a fait régresser la dynamique de progrès économique et social des 30 glorieuses, et non l'augmentation des prix du pétrole.

En effet, quand ceux-ci ont diminué, particulièrement sous le gouvernement Fabius, pour redescendre à 10 $, cela n'a pas provoqué le redressement comme le raisonnement de Peyrelevade l'aurait voulu.

Les chiffres qu'il donne page 37 : ( Période inflationniste : croissance de 4, 6 à 3,1 % – Période vertueuse : croissance de 1,8 à 1,6 %) contredisent absolument ce qu'il affirme par idéologie page 46. Et cela ne le questionne pas !

Il ajoute, p. 48 : « La pire des choses serait bien de laisser se développer une spirale d’indexation des salaires sur les prix : de ce point de vue, Jean-Claude Trichet a raison. … Les salariés transféreraient ainsi le poids de l'ajustement sur les entreprises Celles-ci augmenteraient leurs prix, ce qui porterait atteinte à la compétitivité externe et renverrait la charge sur les consommateurs non indexés ( chômeurs, retraités, rentiers) »

Trois remarques :

Ø L'indexation des salaires devrait impliquer celle des indemnités de chômage et des retraites. Restent les « rentiers » : Quel joli mot pour nommer les grandes fortunes, les spéculateurs, et le capitalisme financier.
Ø
L'inflation n'enlève aucune compétitivité externe lorsqu'elle est judicieusement corrigée par un taux de change adapté.

Ø Comme le disait le 8 juin 1999 une commission du Sénat, sous la présidence d'Alain Lambert (UMP) qui fut par la suite ministre du budget, l'endettement public est passé de 21 à 58,1 % du PIB entre 1980 et 1999. Elle remarquait que cela était dû à la conjonction de deux phénomènes : des déficits budgétaires excessifs et des taux d'intérêt réel positif. C'est-à-dire à cause d'une inflation insuffisante car ne dépassant pas le coût de l'argent, comme durant les trois glorieuses.

En bon membre du lobby de « l'argent roi » il ajoute « … L'inflation, comme l'État-providence, pèse sur le système productif. Mais elle fonctionne à l'inverse : elle transfert de manière aveugle du pouvoir
d'achat des inactifs aux actifs, des pauvres aux riches. »

C'est le blocage des salaires en période d'augmentation des prix, comme le veut Peyrelevade, qui nuit aux pauvres (et aussi à l'économie mais c'est un autre débat).


Pourquoi affirme-t-il le contraire ?

La véritable inflation, c'est-à-dire lorsque les salaires, indemnités sociales et retraites croissent en même temps que les prix, ne nuit qu'aux riches qui n'investissent pas leur argent au profit de la collectivité.
C'est par ce genre de discours que l'on trompe le peuple .


Tout le livre de Peyrelevade et du même tonneau :
Frapper les salaires et les ménages pour augmenter les marges des entreprises.

Pour abréger, voici un seul exemple : La TVA sociale.

La TVA sociale permet :

Ø De faire payer une partie plus ou moins importante des charges sociales aux plus-values de l'entreprise au lieu de les laisser entièrement reposer sur les salaires.
Peyrelevade dit dans son livre : « …on favorise les entreprises de main-d’œuvre au détriment des plus capitalistiques. - Le capital voilà l'ennemi - … … On est en droit de penser exactement le contraire… » Est-ce vraiment une position sociale ?

Ø D'améliorer la compétitivité à l'exportation des produits en leur faisant moins supporter de charges sociales et, parallèlement, de faire payer une partie de nos charges sociales aux produits importés ce qui les rend moins compétitifs en France.

L'application d'une TVA sociale en Allemagne a eu deux effets l'amélioration de sa compétitivité internationale car, même pour l'Allemagne, l'euro est trop fort,mais aussi de sa compétitivité dans la zone euro ce qui est extrêmement regrettable, c'est du dumping social.

Devant cette situation, Jean Peyrelevade estime que, pour rendre de la compétitivité à la France, il faut suivre l'exemple allemand, mais sur un seul point : La réduction du coût salarial. S'il avait un tant soit peu ce sens social il commencerait par préconiser une meilleure parité de l'euro et la TVA sociale.

Dans son livre Jean Peyrelevade n'a même pas fait allusion aux capacités humaines inemployées en train de se détériorer et à l'amélioration du partage des ressources nationales.

Son discours est celui d'un pur néolibéral défenseur de « l'argent roi ».

Il oublie que la principale richesse d'un pays est sa population.

Ce qu'il préconise peut enrichir les riches, faire croître le PIB, mais certainement pas améliorer le fonctionnement de la société et le consensus
social, ni préparer l'avenir.

Je ne pense pas que la majorité des adhérents du Modem, nous aient
rejoints pour augmenter les écarts de revenus entre les citoyens.

M Constant


Dernière édition par mconstant le Mar 23 Sep 2008 - 8:48, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 23 Sep 2008 - 6:37

Il est évident que Peyrelevade n'est pas le meilleur exemple que nous aurions pu - MoDem - trouver...

Son livre n'est pas, non plus, une "production" du Mouvement Démocrate - une bible (et pourvu qu'ça dure !).

Mais ce type là a une certaine connaissance des rouages financiers... Ne nous en passons pas et gardons l'oeil et l'esprit ouvert !!!!
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 23 Sep 2008 - 7:50

en tout cas, ça n'était pas tout à fait le discours qu'il avait à Cap-Esterel... de plus , si certains veulent vraiment s'interesser à Peyrelevade, et modifier son programme, ils doivent aller dans la commission Finances du Modem... je suppose que beaucoup de gens bien et moins engagés dans cet extrémisme de la rigueur y sont déjà!
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 23 Sep 2008 - 9:37

Jean Peyrelevade ne fait qu'exprimer des opinions personnelles qui n'engagent en aucune façon le Mouvement Démocrate. Ce sont certes des opinions qui comptent - personne ne conteste sa valeur et ses compétences - mais ce n'est lui seul qui fera le projet économique du MoDem. Ou alors je n'ai pas tout compris.
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 23 Sep 2008 - 9:49

J'aimerais avoir un autre son de cloche par quelqu'un qui aurait aussi lu le bouquin, car mconstant - il ne pourra le nier - a tendance à fustiger tout projet économique qui ne place pas le retour de l'inflation en tête de liste des mesures à prendre.
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mconstant



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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 23 Sep 2008 - 11:10

Jean-Luc,

Je suis pour arrêter la lutte contre l'inflation, car c'est en réalité la lutte pour l'argent roi, car l'inflation est un impôt sur la thésaurisation monétaire.

Je suis pour stopper la régression néolibérale qui, en condamnant les grandes avancées économico-sociales faites par Ford et Beveridge et le keynésianisme qui n'a rien à voir avec l'injection pure et simple de capitaux sur un marché libre, est en train de déstructurer notre société.

Je suis pour que, tant qu'il y a une fraction importante de la population inemployée ou mal employée, l'État finance les besoins et les investissements nécessaires au bon fonctionnement de la société à long terme comme à court terme, et qu'il les prenne directement en charge quand le secteur privé en est incapable, ou inadapté pour le faire. (Il faut que les dépenses soient très majoritairement créatrices d'emplois)

Dans leur ensemble ces financements sont inflationnistes ce qui, à la réflexion, est une excellente chose tant que la monnaie peut être employée avant de se déprécier sensiblement.
L'inflation est un bouster économique qui remplacerait avantageusement les niches fiscales, diminuant ainsi les besoins de prélèvements obligatoires, et fait fondre systématiquement l'ensemble des dettes, ce qui serait fort utile actuellement.
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 23 Sep 2008 - 11:35

Tu nous a déjà dit ça 36 fois.
Je suis d'accord qu'il faut un système qui pénalise l'argent qui dort - ou du moins ne travaille que pour lui-même -, alors que le système actuel avantage les financiers au détriment des investisseurs. Mais avec l'euro devenu monnaie commune de la plus grande partie de l'Europe, c'est beaucoup moins simple que du temps où chaque pays était souverain avec sa monnaie.

Une véritable taxation des flux financiers (surtout internationaux) serait probablement déjà un pas dans la bonne direction.
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 23 Sep 2008 - 15:46

L'assiette essentiellement salariale du financement de la répartition "sociale" (= famille, santé, retraites, formation continue, chômage) est une grosse aberration à peine corrigée par la CSG et CRDS en vigueur.

Le transfert de ces charges sur une base plus large et moins dépendante de l'emploi est une idée porteuse de renouveau économique pour nos structures vieillissantes, et l'on en débat depuis trop longtemps sans passer vraiment à l'acte.

La valeur ajoutée (TVA) me semble être une excellente base, car elle équilibrerait les contributions sociales en taxant la mécanisation à outrance, les marges des importateurs ainsi que les marges spéculatives.

En laisser le bénéfice aux seules entreprises pour engrosser leurs profits (au mieux leurs investissements) n'est pas satisfaisant pour un MoDem : Il me semble indispensable que l'avantage issu de la "baisse des coûts du travail" devrait être partagé équitablement entre une hausse du revenu disponible (effet pouvoir d'achat) et une baisse des prix de vente pour les produits et services français.
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mconstant



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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 23 Sep 2008 - 16:16

Si je me répète, ce n'est manifestement pas pour toi, mais pour les 60 visiteurs de ce fil.
Nous nous sommes regroupés pour faire l'euro afin d'être maîtres de notre monnaie, de pouvoir la gérer pour le plus grand intérêt de notre population et de notre économie.
La difficulté n'est pas dans l'euro, mais dans le très puissant lobby du capitalisme financier, qui s'est insinué partout, de l'enseignement aux cabinets ministériels en passant bien sûr par les médias.
Il a imposé, par la répétition systématique à tous les niveaux, des contrevérités, qu'il a réussi à faire passer pour des évidences :

  • 1 % d'inflation = 1 % de chômage de plus
  • Il faut lutter contre l'inflation car elle nuit aux petits revenus
  • Elle est qualifié de danger inflationniste qui nous guette. Etc.....
J'ai l'impression que la taxation des flux financiers est une fausse bonne idée. Si elle devenait efficace elle serait très vite remplacée par des mouvements de produits dérivés ne représentant que le solde des gains et des pertes sur les paris faits sur les monnaies. Les soldes seraient payés dans des paradis fiscaux pour échapper à l'imposition.

Le système de la monnaie fondante a été bien étudié il y a une centaine d'années, et surtout son expérimentation, peut-être involontaire, pendant les 30 glorieuses a porté d'excellents fruits.

Pourquoi ne pas revenir à un système qui marche, après un quart de siècle d'errements ultra-libéraux, qui incluent le capitalisme financier qui s'est imposé grâce à la faible dépréciation monétaire.

Si on ne peut adopter que la taxe sur les flux financiers, faisons au moins cela dès maintenant.
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Gribouille

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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Sam 4 Oct 2008 - 21:26

Je ne pense pas moi aussi que Jean Peyrelevade soit qualifié pour construire un projet économique pour le Modem. J'ai suivi, il y a quelques semaines la présentation de son livre sur Rue 89.
La première chose surprenante fut de constater la réaction hostile d'une majorité de riverains à son encontre, et surtout, ce qu'il représente. Nous avons de manière incontestable un fossé qui se creuse entre les "so called" élites de la nation et le reste de la population.
La seconde chose est que ce Monsieur n'a pas seulement l'âge de ses artères, il a aussi les idées de sa génération avec les conceptions en Economie de cette génération fortement influencée par le monétarisme.
La troisième chose est ce perpétuel discours sur la rigueur accusant les français d'être des jouissifs et des irresponsables alors qu'ils sont peut être tout simplement gouvernés par une monarchie républicaine, dont Peyrelevade fait partie, incompétente.

Sur les théories de mc constant :
Je me demande de plus en plus au fil des jours, avec ces journaux télévisés qui annoncent la fin du libéralisme, si nous ne vivons pas la fin du monétarisme. Cette religion de la monnaie qui a déclaré la guerre à l'inflation jusqu'à s'immiscer dans les rapports sociaux en pronant la modération salariale tout en accusant la globalisation, en particulier les pays à bas salaires d'en être les responsables.
Il est quand même assez cocasse d'un coté,
d'affirmer qu'un monde sans inflation est le meilleur moyen d'assurer une croissance forte et durable,
et en être réduit, d'un autre coté,
à faire gonfler le prix des actifs immobiliers à coup de crédit facile pour stimuler l'activité économique.
Ne sommes nous pas en train d'assister à l'écroulement d'une d'une politique de relance kéynésienne à la sauce classique ?
Il n'y a pas d'inflation car techniquement l'augmentation du prix des actifs n'entre pas dans l'indice des prix. L'argent qui est distribuée n'est pas sous forme d'augmentation de salaire mais d'incitation à l'endettement.
Il arrive un moment où l'accumulation des crédits n'arrive plus à faire augmenter le prix des maisons, et le patrimoine de ménages. Ménages qui vivaient avec le sentiment de devenir de plus en plus riche avec un revenu réel en faible progression, voire en stagnation. Il arrive un moment où la capacité d'endettement ne peut se soustraire plus longtemps à la réalité du niveau des revenus perçus par les candidats à l'emprunt à l'image d'un élastique qui a force d'être étiré exerce une force de plus en plus forte pour reprendre sa position initiale.
Nous vivons en ce moment la fin de ce modèle. La crise n'est pas conjoncturelle mais structurelle car elle remet en cause le modèle de croissance ces 8 dernières années aux EU et en Europe.
Je suis assez d'accord avec mconstant sur le fond : 1)L'inflation n'est pas mauvaise pour la croissance si elle reste dans des proportions raisonnables.
2) Il est probablement dramatique et contreproductif pour nos économies de vouloir à tout prix extirper le moindre dixième de point d'inflation dès qu'elle dépasse 2%. Les banques centrales seraient mieux avisées de s'occuper des parités monétaires au lieu de faire croire aux gens qu'elles peuvent contôler l'inflation.
3) Que des salaires qui augmenteraient au rythme de la croissance de la productivité du travail ne serait pas inflationnistes. Cela permettrait surtout d'atteindre un trend de croissance supérieur et soutenable sur le LT (ce qui n'est pas le cas du modèle actuel qui s'écroule).
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modorange

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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Dim 5 Oct 2008 - 3:17

Mon commentaire point par point...

Citation :
Sa seconde, qui
constitue le corps du livre, se résume en : Rigueur budgétaire,
transfert des charges des entreprises sur les ménages car les trois
précédents Présidents ont, par démagogie, privilégié ceux-ci aux dépens
des entreprises donc de l'économie française !

Et il a raison...

Citation :
Sa première mesure est
aussi antisociale que simple. Elle conduirait à un partage de la
société française entre « travailleurs pauvres » peu payés pour 48
heures par semaine assurant le confort aux privilégiés travaillant
infiniment moins pour de gros salaires dans les entreprises dites
performantes, comme en Chine et dans les pays en début de développement.

ça ça fait phrase de gauchiste :/

Citation :
Il pense qu’en renforçant les marges des
entreprises, celles-ci investiraient massivement en France, ce qui
produirait une croissance suffisante pour assurer naturellement le
financement par l'État des autres mesures.

C'est pas renforcer les marges, c'est diminuer les charges, c'est très différent.
Là où je ne serais pas d'accord avec lui, c'est s'il veut diminuer la charge des grosses entreprises.

Citation :
Quel beau rêve ! Quand
les entreprises ont de l'argent, au lieu d'investir en France elles
préfèrent souvent, pour privilégier leurs actionnaires, racheter leurs
actions, faire des opérations financières, et pour les plus grosses
investir dans les pays à bas coût de main-d'œuvre.

Là aussi ça fait gauchiste.
Nan parce que tu vois souvent une TPE ou une petite PME avec des actionnaires ? Pas moi.

Citation :
Première mesure
: p 169 - Libérer le travail jusqu’à 48 heures par semaine (plafond
européen), après discussion au niveau des entreprises et des branches.

Cela dit dans certains secteurs comme l'hôtellerie, on est très loin des 35 heures. Dans la plupart des entreprises, on fait quasiment 40h.

Citation :
Deuxième mesure
: - Rétablir les finances publiques, ( équilibre budgétaire tout en
augmentant les marges des entreprises par la diminution de leurs charges qui seraient reportées Sur les ménages)

Politique de l'offre. Ça changera de la stérilité de la politique de la demande qu'on nous rabâche depuis Mitterrand.

Citation :
Troisième mesure : p 183 - Un plan Marshall pour les banlieues.

ça c'est démago par contre. Parce qu'injecter des milliards à la barbare dans les cités, ça n'a servi à rien et ça ne servira à rien.

Citation :
Quatrième mesure : p 183 - Un plan de développement de la recherche tant publique que privée et rehaussement de l'excellence universitaire

Oh qu'est ce qu'il a raison...

Citation :
Septième mesure : p 192
-Instauration d'une fiscalité écologique qui s'ajoutera aux
prélèvements obligatoires existants et financera un vaste programme
d'économies d'énergie.

Mouais.... bon si ya des économies d'énergie à la clé, pourquoi pas mais bon...

Citation :
Les échanges internationaux entre pays à faible et fort coût de main-d'œuvre,

Ah parce que grande nouvelle au niveau Français on peut faire quelque chose ?

Citation :
La crise monétaire actuelle dite des « subprimes »


Pourquoi faire ?

Citation :
De la politique monétaire européenne dont le seul but est la stabilité d’un euro fort.

Ce qui diminue le cout des importations et notre dette.
Donc avec notre déficit monstreux et notre balance commerciale, ça nous arrange plutôt.

Citation :
Il apparaît que Jean Peyrelevade est déconnecté des réalités sociales et économiques actuelles.

Je croirais l'inverse moi.

Citation :
Son livre montre, explicitement ou par omission, que ses positions correspondent à un ultra libéralisme débridé et à la défense inconditionnelle de « l'argent roi. »

Gauchisme

Citation :
Après ce livre comment François Bayrou peut-il
le maintenir en charge de la définition de la politique économique et
sociale du Modem ?

Peut-être parce que mis à part quelques errements c'est plutôt cohérent ?

Citation :
C'est une belle profession de foi oligarchique.
Les certitudes de J. C. Trichet qui paraissent, à beaucoup, avoir
grandement nui à la France et nuire maintenant à l'Europe, ne lui
posent donc aucune question !

C'est cela oui.
Tu diras ça au consommateur qui paie le pétrole à la pompe à 10 F (au lieu de 15F si on était au niveau du dollar). Tu diras aussi ça aux Allemands et aux Espagnols tiens.
En plus, un taux d'intérêt fort permet de rassurer les créanciers et de permettre à la France de payer une partie de sa dette en Euro (où elle est gagnante) et pas en Dollar (où elle est plutôt perdante).

Citation :
« la France a mis 10 ans après le second choc pétrolier pour sortir de sa vieille culture inflationniste, cette drogue de la IV° République dont abusaient syndicats, patronat et dirigeants
politiques au nom du « grain à moudre » et du consensus social
.
Hausses de salaires et hausses de prix s'y succédaient, notre compétitivité
externe étant rétablie par d'incessantes dévaluations. …. »

Il a raison... et le drame c'est qu'à un moment, le salaire ne suit plus, surtout quand on diminue le temps de travail, notamment dans la fonction publique. Parce que les prix ne peuvent pas différer entre quelqu'un qui travaille dans le privé 37, 38H et un fonctionnaire cantonné aux 35H avec le salaire qui va avec.

Citation :
Comment peut-on traiter de « drogue » un
fonctionnement économique et social qui, par sa réussite, a mérité le
nom de « 30 glorieuses », et glorifier les 10 années qui l’ont suivi
pour lui avoir substitué la culture de l'argent. De son rôle de semence
ou de carburant du progrès, elles ont fait évoluer la monnaie à celui
d’instrument de thésaurisation et de prédation dont il faut avant tout
stabiliser la valeur.

Elle est bien bonne celle là. Les 30 Glorieuses, c'est surtout grâce à la consommation. Et justement, on a tendance à penser que la consommation, c'est le truc qui marche à tout les coup. Ben non, car le monde change. Aujourd'hui, ce qu'on achète, n'est plus produit en France. Donc forcément, consommation ou pas, ça ne change pas grand chose.

Citation :
Comme le dit Peyrelevade, cette drogue donnait entière satisfaction :

Ø aux salariés qui, grâce à l'indexation, voyaient leurs salaires augmenter régulièrement et fondre leurs dettes,

Ø aux patrons ( j'en étais)qui amortissaient rapidement leurs investissements,

Ø et aux politiques à
qui cela permettait de faire les investissements collectifs et les
dépenses sociales indispensables sans pour autant endetter l'État.

Oui mais ça fait depuis longtemps que les salaires ne sont plus indexés sur l'inflation.

Citation :
Il ajoute : « la conséquence d'un retour aux enchaînements des hausses de prix et de salaires seraient terribles »
Il veut donc comme Trichet faire payer l'augmentation des prix du
pétrole et des matières premières principalement aux salariés.

Faux.
Si tu indexes les prix sur les salaires, comment tu fais pour les chomeurs, les retraités et les RMistes ?

Citation :
J. Peyrelevade est toujours et depuis longtemps un défenseur de « l'argent roi »

Gauchisme

Citation :
C’est la politique, qu'il a inauguré avec
Maurois/Fabius, qui a fait régresser la dynamique de progrès économique
et social des 30 glorieuses, et non l'augmentation des prix du pétrole.

Sauf que la crise elle était là bien avant 1981. Les responsables sont effectivement la gauche qui a été trop laxiste en terme de finances publiques et pas assez réactive. Mais c'est pas cette politique qui a mis fin aux 30 glorieuses. C'est une incroyable aberration de dire que la fin des trente glorieuse date des années 80. C'est archi faux et scandaleux. Les 30 Glorieuses commencent à s'achever dès la fin du mandat de G. Pompidou.

Citation :
En effet, quand ceux-ci ont diminué,
particulièrement sous le gouvernement Fabius, pour redescendre à 10 $,
cela n'a pas provoqué le redressement comme le raisonnement de
Peyrelevade l'aurait voulu.

Pas 10$ déjà. Ensuite on restait bien au dessus du niveau crique du premier choc pétrolier. Le redressement ne pouvait donc pas intervenir, surtout quand les politiques ne réagissent pas et ne prennent pas les bonnes décisions, notament sur les comptes publics.

http://www.manicore.com/documentation/petrole_graph3.jpg

Citation :
Les chiffres qu'il donne page 37 : ( Période inflationniste : croissance de 4, 6 à 3,1 % – Période vertueuse : croissance de 1,8 à 1,6 %) contredisent absolument ce qu'il affirme par idéologie page 46. Et cela ne le questionne pas !

Sauf que c'est pas parce qu'on a une super croissance que tout va bien.
Serais-tu un typique Toutcroissansiste, défenseur de la sacro-sainte croissance ? (Portée par la consommation également ?) La brillante école UMPS Cool

Citation :
Il ajoute, p. 48 : «
La pire des choses serait bien de laisser se développer une spirale
d’indexation des salaires sur les prix : de ce point de vue,
Jean-Claude Trichet a raison. … Les salariés transféreraient ainsi le
poids de l'ajustement sur les entreprises
Celles-ci augmenteraient leurs prix, ce qui porterait atteinte à la compétitivité externe et renverrait la charge sur les consommateurs non indexés ( chômeurs, retraités, rentiers) »

C'est bien ce que je disais plus tôt, et il a raison !

Citation :
Ø L'indexation
des salaires devrait impliquer celle des indemnités de chômage et des
retraites. Restent les « rentiers » : Quel joli mot pour nommer les
grandes fortunes, les spéculateurs, et le capitalisme financier.

Gauchisme sévère sur la fin.
Quand au début, ben la logique est simple. Avec nos finances publiques, c'est sûr qu'on peut faire péter les thunes pour tout le monde, c'est connu. Indexons mes amis, indexons ! C'est magique, l'argent coule à flots !

Citation :
L'inflation n'enlève aucune compétitivité externe lorsqu'elle est judicieusement corrigée par un taux de change adapté.

Sauf que le taux de change est européen maintenant, et adapté à quasiment toutes les économies européennes... sauf la France. Il faudrait peut être s'adapter au lieu de râler dans son coin.

Citation :
Ø Comme
le disait le 8 juin 1999 une commission du Sénat, sous la présidence
d'Alain Lambert (UMP) qui fut par la suite ministre du budget,
l'endettement public est passé de 21 à 58,1 % du PIB entre 1980 et
1999. Elle remarquait que cela était dû à la conjonction de deux
phénomènes : des déficits budgétaires excessifs et des taux d'intérêt réel positif.
C'est-à-dire à cause d'une inflation insuffisante car ne dépassant pas le coût de l'argent, comme durant les trois glorieuses.

Sauf que quand un Etat fait trop joujou avec l'inflation, les créanciers demandent à l'Etat de rembourser la dette dans une monnaie qu'il ne contrôle pas.

Citation :
« … L'inflation,
comme l'État-providence, pèse sur le système productif. Mais elle
fonctionne à l'inverse : elle transfert de manière aveugle du pouvoir
d'achat des inactifs aux actifs, des pauvres aux riches. »

Il a raison...

Citation :
C'est le blocage des salaires en période d'augmentation des prix, comme le veut Peyrelevade, qui nuit aux pauvres (et aussi à l'économie mais c'est un autre débat).

Non, ce sont les prix élevés qui nuisent à TOUT le monde, et en particulier aux pauvres.

Citation :
La véritable inflation,
c'est-à-dire lorsque les salaires, indemnités sociales et retraites
croissent en même temps que les prix, ne nuit qu'aux riches qui
n'investissent pas leur argent au profit de la collectivité.

Oui c'est vrai. Mais est-ce qu'aujourd'hui, les aides sont indexées sur la hausse des prix ? Bien sûr que non.

Citation :
Son discours est celui d'un pur néolibéral défenseur de « l'argent roi ».

Bien sûr...


Bon après on peut dire que je parle sans trop savoir, mais voilà quoi... Quand on présente Peyrelevade comme un gourou des neoliberaux à la botte de l'argent roi, voilà quoi, ça classe direct...
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Dim 5 Oct 2008 - 17:09

Quelques remarques à Modorange :

1) T'as un problème avec la notion de marge : La diminution des charges améliore les marges. La restauration des marges des entreprises est la base d'une politique de l'offre.


2) On a vu dans les années 90 que la modération salariale avait permis d'atteindre un taux de marge historiquement élevé. Les entreprises n'ont pas pour autant augmenté l'investissement. Ce n'est pas du gauchisme de dire que les bénéfices ont servi à tout sauf à l'investissement.....c'est une réalité.


3) Tu as dit "Politique de l'offre. Ça changera de la stérilité de la politique de la demande qu'on nous rabâche depuis Mitterrand."
La dernière politique de relance par la demande date de 1981......Elle s'est terminée en 1983 par la rigueur. Ca fera au contraire 30 ans qu'on se focalise sur l'offre.


4) Sur l'euro fort, tu as dit "Ce qui diminue le cout des importations et notre dette.
Donc avec notre déficit monstreux et notre balance commerciale, ça nous arrange plutôt."
C'est l'inverse, un euro fort réduit notre compétitivité, donc nos exportations, incite à consommer des produits fabriqués hors zone euro car moins chers, et donc aggrave la balance commerciale en théorie.


5) Tu as dit : "Les 30 Glorieuses, c'est surtout grâce à la consommation. Et justement, on a tendance à penser que la consommation, c'est le truc qui marche à tout les coup. Ben non, car le monde change. Aujourd'hui, ce qu'on achète, n'est plus produit en France. Donc forcément, consommation ou pas, ça ne change pas grand chose."
Le monde a t-il réellement changé ? 75% du commerce international est intrazone. Je consomme 3 fois plus de produits d'autres pays européens que de produits américains, asiatiques et du RDM réunis. On est loin d'un monde qui aurait abrogé les distances pour devenir un village.


6) "La pire des choses serait bien de laisser se développer une spirale
d’indexation des salaires sur les prix : de ce point de vue,
Jean-Claude Trichet a raison. … Les salariés transféreraient ainsi le
poids de l'ajustement sur les entreprises
Celles-ci augmenteraient leurs prix, ce qui porterait atteinte à la compétitivité externe et renverrait la charge sur les consommateurs non indexés ( chômeurs, retraités, rentiers) »
C'est bien ce que je disais plus tôt, et il a raison"

L'inflation modifie le partage des richesses. Pourquoi les salariés ne pourraient-ils pas avoir un peu plus du gateau. Pourquoi les rentiers, les retraités devraient percevoir plus après tout. C'est donc plus un jugement de valeur.
En tous les cas quand on parle d'inflation, d'augmentation des salaires. La contrainte extérieure arrive toujours au bon moment.........

7) "Sauf que le taux de change est européen maintenant, et adapté à quasiment toutes les économies européennes... "

Erreur ; Nous ne sommes pas en zone monétaire optimale, car les économies européennes ne convergent pas..... notion un peu abstraite, je reconnais.
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Dim 5 Oct 2008 - 21:26

Citation :
1) T'as un problème avec la notion de marge : La
diminution des charges améliore les marges. La restauration des marges
des entreprises est la base d'une politique de l'offre.

Dans mon esprit, marge et charges c'est différent. Ne serais-ce qu'on peut conditionner une baisse des charges par des investissements en recherche et développement, ce qui n'est a priori pas le cas pour les marges, qui dépendent de plein d'autres choses.
On peut faire une analogie... dans une famille, diminuer les impôts ce n'est pas la même chose que d'augmenter le pouvoir d'achat.

Citation :
2) On a vu dans les années 90 que la modération
salariale avait permis d'atteindre un taux de marge historiquement
élevé. Les entreprises n'ont pas pour autant augmenté l'investissement.
Ce n'est pas du gauchisme de dire que les bénéfices ont servi à tout
sauf à l'investissement.....c'est une réalité.

Attention, au début des années 1990 les économies européennes ont eu un gros coup de mou. La situation n'a commencée à se rétablir qu'à la fin des années 1990, où on a connue une vraie embellie. Et comme par hasard, les investissements ont réaugmenté... sauf que ceux qui ont explosé, ce sont les investissements à l'étranger. Cela prouve que pour une entreprise Française, investir en France n'est pas très rentable. (voir graph) Il faudrait travailler là dessus.

Citation :
3) Tu as dit "Politique de l'offre. Ça changera
de la stérilité de la politique de la demande qu'on nous rabâche depuis
Mitterrand."
La dernière politique de relance par la demande date
de 1981......Elle s'est terminée en 1983 par la rigueur. Ca fera au
contraire 30 ans qu'on se focalise sur l'offre.

Là encore, nous ne sommes pas d'accord. On n'agit absolument pas sur l'offre (hélas), mais plutôt sur la demande, où la plupart des réformes économiques se font plutôt dans le sens des consommateurs que dans le sens des TPE/PME.

Citation :
C'est l'inverse, un euro fort réduit notre
compétitivité, donc nos exportations, incite à consommer des produits
fabriqués hors zone euro car moins chers, et donc aggrave la balance
commerciale en théorie.

Pas du tout d'accord. L'exemple des économies de nos voisins, elles aussi dans la zone euro, qui se portent plutôt bien en régime de croisière prouvent que le problème est purement Français.
L'euro fort ne nous pénalise pas, car il évite à notre balance commerciale de davantage pencher en faveur des exportations, en diminuant le coût de celles-ci. C'est un gros plus, qui arrange beaucoup les pays comme la France, mais aussi l'Allemagne. Le tout est évidement d'avoir les outils pour faciliter les exportations.

Citation :
Le monde a t-il réellement changé ? 75% du
commerce international est intrazone. Je consomme 3 fois plus de
produits d'autres pays européens que de produits américains, asiatiques
et du RDM réunis. On est loin d'un monde qui aurait abrogé les
distances pour devenir un village.

Oui, intrazone pour certains produits, mais de moins en moins. La plupart des vêtements, produits électroménagers (et de plus en plus de nourriture) premier prix ne sont pas/plus produits en France.

Citation :
L'inflation modifie le partage des richesses.
Pourquoi les salariés ne pourraient-ils pas avoir un peu plus du
gateau. Pourquoi les rentiers, les retraités devraient percevoir plus
après tout. C'est donc plus un jugement de valeur.
En tous les cas
quand on parle d'inflation, d'augmentation des salaires. La contrainte
extérieure arrive toujours au bon moment.........

La question n'est pas là. Il faut agir sur l'inflation, et pas agir en ses conséquences.

Citation :
Erreur ; Nous ne sommes pas en zone monétaire
optimale, car les économies européennes ne convergent pas..... notion
un peu abstraite, je reconnais.

Je n'y connais pas énormément en économie, mais alors en finance c'est encore pire. Une petite explication serait la bienvenue Smile
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Dim 5 Oct 2008 - 22:05

Faudra trouver un autre économiste au MoDem,

celui là a passé la date de péremption
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Miaou

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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 7 Oct 2008 - 12:56

Citation :
celui là a passé la date de péremption
Citation :
ce Monsieur n'a pas seulement l'âge de ses
artères, il a aussi les idées de sa génération avec les conceptions en Economie de cette génération fortement influencée par le monétarisme
Je trouve ce genre d'arguments particulièrement déplacé. On peut contester des propositions sans taper sous la ceinture.

L'ayant entendu, même si on n'est pas d'accord avec son approche, la présentation de Jean-Peyrelevade comme "has-been" me semble stupide et méprisant, pour tous ceux qui n'ont lus 20 ans (cf problèmes d'emploi des seniors). Il est très percutant et très rigoureux dans son discours.

Ne pas oublier que François Bayrou a défendu une politique de l'offre (production) face à une politique de la demande, défendue par SR et NS. C'était aussi la position de Saint-Etienne, et de Charles de Courson, avec la "socio-économie" (même si ces deux-là sont passés du côté obscur du centrisme ).

Par ailleurs, j'avoue ne pas encore avoir lu le livre de Peyrelevade, mais j'éviterais de faire confiance aux les riverains de Rue89 pour m'en faire une idée.
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Gribouille

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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mar 7 Oct 2008 - 13:34

A modorange,
1) sur la marge, pas convaincu....

2) le gros coup de mou de 1990-1995/1996....
avant 1990, les entreprises ont confisqué 8 points de valeur ajoutée au détriment des salariés. Dans les années 90, le taux d'autofinancement des entreprises a atteint un plus haut historique à 100% contre 75% en moyenne de 75 à 85. Néanmoins ça n'a pas empêche de voir le taux d'investissement en 1997 atteindre son plus bas historique à 15.6%. On en déduit 1) un taux de rentabilité élevé ne signifie pas des investissements élevés 2) que le rôle de la demande, donc de la consommation est déterminant pour exliquer l'investissement. D'ailleurs les modéles néoclassiques basés sur le coût des facteurs échouent pour expliquer l'investissement. A l'inverse, les études montrent le rôle déterminant de la demande, le taux de rentabilité n'arrivant qu'en seconde position pour expliquer l'investissement, et je serais imprécis si je n'ajoutais pas que le taux rentabilité est lui-même infuencé la demande.
Alors pourquoi s'obstine t'on à restaurer les marges en gelant les salaires ?

3) je ne vois pas de quelles réformes économiques récentes avaient pour but de relancer la demande. L'échec de la relance de 81 et le rôle de la contrainte extérieure est souvent citée en exemple par les décideurs politique pour geler les salaires.. D'ailleurs tu as bien appris ta leçon car tu crois que tout surplus de pouvoir d'achat sera inévitablement consommé en produits chinois......

4) Sur l'euro. Il n'y a à ma connaissance dans les grands pays de la zone euro que l'Allemagne qui a des excédents.

5) Sur les produits importés. Ca s'appelle la spécialisation internationale. D'autre part tu oublies deux points importants.
- Le premier est que nous consommons de de plus en plus de services réalisés sur place (assurance, banque, loyer, coiffeur etc....).
- Le second est que la Chine ne fait qu'assembler les produits avec sa MO. Quand j'achète une paire de chaussure Nike à 100 € fabriquée en Chine, tu peux estimer que 90 € revient dans les mains de Nike et des différents intermédiaires (grossistes, transporteurs) avec une grosse marge (peut être 30/40%) pour le commercant français qui va te la vendre. Quand j'achète un écran plat chinois, la plus grande part de la valeur économique du produit vient de composants fabriqués dans des pays développés comme le japon, taiwan, la corée........
Ainsi, même quand j'achète T shirt chinois, quelle part revient dans les pays développes sous une forme ou sous une autre ? à mon avis 60%-70% du prix.

6) Sur l'inflation. Au contraire derrière le débat sur l'inflation se cache la question des rapports sociaux. C'est une manière assez habile de redistribuer la richesse entre ceux qui percoivent des salaires et ceux titulaires des revenus du capital ou de rentes fixes.

7) Zone monétaire optimale. Beaucoup de livres. Mais tu peux imaginer que si un pays comme l'Irlande fait 5% de croissance quand l'Italie atteint à peine les 2%, un seul taux d'intérêt pour toute la zone euro ne permet de gérer des situations diamètralement opposées. d'où risque d'explosion de la zone euro à terme si les divergences augmentent.
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mconstant



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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mer 8 Oct 2008 - 2:29

Réponse à modorange :

Je te remercie de ton commentaire détaillé sur mon intervention.
Je l'ai lu avec attention, ce qui m'a amené à regarder ton âge qui explique tes positions.
Ta connaissance du passé est très influencée par les fausses vérités diffusées depuis un quart de siècle par le lobby le plus puissant du monde celui de l'argent.
Quant à moi je n'ai rien d'un gauchiste, j'ai seulement une expérience concrète des affaires et des réalités économiques et sociales. Par exemple, en 1970, le Fonds Européen de Développement a conditionné l'octroi du financement d'un important projet de développement agricole à Madagascar à mon maintien en place pour le mettre en oeuvre. De retour en France J'ai dirigé une SA à participation ouvrière que j'ai créée. J'ai terminé ma carrière, comme directeur d'une association interrégionale de TPE et PME des métiers de la forêt, dont j'ai conseillé les membres en matière de statut ( salariat, entreprises individuelles, EURL, SARL, … Régime agricole ou Régime général) de gestion, … business plan pour argumenter les demandes de subventions….

Je vais répondre à toutes tes remarques dans l'ordre, en en recopiant que les premiers mots pour ne pas alourdir le texte.

1) [i]Et il a raison…[/i]
Comment peux-tu approuver la grossière erreur de Peyrelevade, car sur la période considérée, la part des salaires dans le PIB a baissé de 11 % qui ont été transférés aux revenus du capital. ( Source Éric Heyer, OFCE, in l'État de la France, la Découverte, juin 2007).
Par ailleurs, la rigueur budgétaire est absurde lorsqu'elle empêche de former la jeunesse et de faire des investissements rentables comme le logement social.
Ce sont deux investissements parmi les plus rentables que l'on puisse faire.
Les financer par le déficit budgétaire est un excellent placement créateur d'emplois C'est du vrai keynésianisme.
L'absurdité néolibérale est extrêmement responsable de la désocialisation des quartiers dits difficiles.
Les néolibéraux sont hypocrites quand ils prétendent lutter contre le l'endettement de l'État car c'est eux qui en profitent. Ils ne cachent même pas leurs objectifs qui sontde réduire le plus possible le pouvoir et les biens de la collectivité, donc sa capacité de solidarité.
2) Ça ça fait phrase de gauchiste
Est-ce gauchiste que d'estimer que ceux, qui font la plupart du temps les travaux les plus pénibles et les moins porteurs d'avenir, ne doivent pas travailler beaucoup plus que les autres pour arriver simplement à subsister dans d'extrêmes difficultés de vie ?
Dans la pratique, une telle disposition amènerait de très nombreuses entreprises où les syndicats peuvent défendre les droits des salariés, à sous-traiter le plus de travaux possibles à des petites entreprises employant de la main-d’œuvre sous-payée et peu sécurisée. Ces entreprises sont souvent dépendantes d'un donneur d'ordres principal qui les exploitent au maximum par le jeu de la concurrence.
J'ai honte pour Peyrelevade de défendre de telles solutions conduisant aux moins disant social.

3) C'est pas renforcé les marges.
La diminution des charges renforce automatiquement les marges. Sinon à quoi servirait-elle ?
S'il s'agit des petites entreprises, qui ne sont pas exportatrices, la diminution des charges ne peut que faire baisser les prix de vente, elle n'est donc pas plus efficace que l'augmentation des revenus des acheteurs potentiels.
Si c'est une réduction des charges ne s'appliquant qu'à certaines entreprises, cela crée une distorsion de concurrence très néfaste entre elles.
C’est le cas du projet de François Bayrou de permettre aux petites entreprises de recruter jusqu'à deux salariés exonérés de charges pendant deux ans, qui n'est qu'une nouvelle version, en plus grave, d'une mesure pratiquée il n'y a pas si longtemps. Les emplois ainsi créés prennent le travail des emplois existants et provoquent des licenciements. C'est dépenser beaucoup d'argent pour jouer aux quatre coins avec l'emploi.

4) Là aussi ça fait gauchiste.
Toutes les entreprises ont soit un actionnaire unique ( ou un propriétaire ce qui revient au même ), les autres en ont plusieurs qui sont souvent à la merci de l'actionnaire principal et les entreprises cotées en Bourse sont très peu nombreuses.
En matière de TPE et de PME il y a tout ce qu'on veut, des gens très bien et des esclavagistes. Et même des quasi-esclaves.
À propos de cette dernière catégorie, je suis tout à fait d'accord avec Peyrelevade beaucoup d'entreprises n'en ont que le nom.
À cause des régimes sociaux trop favorables aux entreprises en nom personnel, de nombreux employeurs ont obligé leurs salariés à se mettre à leur compte. Ce fut le cas de chauffeurs ne de poids lourds à qui on a fait acheter leurs camions, de bûcherons que la prudence exigerait qu'ils ne travaillent pas seul, de certains taxis…
Ce sont, en fait, des salariés, sans protection sociale, taillables et corvéable à merci.
Voici ce que donnait la différence de statut en 1993 ( années où j'ai fait l’étude)
Pour un coût de travail de 200 000 FF, à prestations sociales équivalentes, selon le statut choisi il restait en net :
1) Au salarié : quel que soit son régime : 108 692 FF
2) A l'entrepreneur individuel : au régime général : 131 131 FF au régime agricole : 151 060 FF
Ces différences exorbitantes ont empêché des professions comme l'ébénisterie, qui demandent un long apprentissage, de transmettre leur savoir-faire, car l'ouvrier coûte plus cher que le patron. Pour gagner sa vie, il vaut mieux ne pas embaucher.
Ce qui compte pour les TPE et PME non exportatrices ce sont des conditions concurrentielles équitables, des conditions de règlement rapide, et éventuellement une protection aux frontières suffisantes, comme un taux de change équitable.
Pour les PME exportatrices le plus important et le taux de change, et là, la politique monétaire de Trichet est tellement catastrophique qu'elle a incité les Allemands à appliquer une TVA sociale pour la contrer.

5) Cela dit dans certains secteurs….
C'est vrai, la loi de Robien a bien fonctionné, c'est elle qui, de très loin, a coûté le moins cher à l'État par emploi créé ( voir les études du Sénat en 1997), AUBRY 1 n'a pas changé grand-chose, mais Aubry 2 a subventionné les entreprises même quand elles ne réduisaient pas réellement le temps de travail et ne créaient aucun emploi.

6) Politique de l'offre.
Je viens de reprendre la rédaction de ma réponse et vois que gribouille a très bien répondu sur le sujet.
Je tiens à ajouter que les 30 glorieuses ont été essentiellement une période de politique de l'offre basée sur l'investissement et le plein-emploi, et cela en tenant compte des besoins sociaux et de l'avenir à moyen et long terme. Cela s'est traduit par l'accession à la propriété et l’équipement des ménages ainsi que par l'accélération des investissements des entreprises grâce à du crédit à taux réel dans de très nombreux cas négatif. Autrement dit à l'inflation qui constituait un système autorégulateur.

7) ça c'est démago par contre….
Les néolibéraux, qui sont pour le « chacun pour soi », sont incapables de comprendre ce qu'était le plan Marshall. Si on ne tient pas compte des aspects de politique internationale qu’il avait, la logique du plan Marshall était de maintenir l'emploi aux États-Unis en faisant travailler les Américains, quasi gratuitement, pour reconstruire l'Europe et le Japon, en leur donnant les moyens d'acheter leur production pour reconstruire rapidement leurs infrastructures et leur économie. C'était avant tout un programme solidaire.
Cela n'a rien à voir avec le commerce vous vous international prédateur actuel.

Cool Oh qu'est ce qu'il a raison...
Il a tort de le renvoyer aux calendes grecques, la formation et la recherche sont des investissements à long terme. Elles devraient pouvoir se faire immédiatement par déficit budgétaire ou sur emprunts d'État. Mais c’est contraire à la religion de Peyrelevade !

9) Mouais.... bon
Idem ci-dessus

10) Ah parce que grande nouvelle au niveau français…
Il est impossible de parler économie sans se référer à l'Europe car les principaux leviers économiques sont la monnaie la fiscalité et l'action budgétaire, qui dépendent tous, d'une façon ou d'une autre, de l'Europe.
Un parti politique doit avoir un programme à la fois européen et national. Les ultra-libéraux ont noyauté l'Europe, à nous de nous allier avec les partis humanistes européens pour y porter remède.

11) Pourquoi faire ?
Si Peyrelevade n'a rien à dire sur une crise monétaire majeure à quoi peut-il bien servir ?
12) Ce qui diminue le coût des importations et notre dette
Gribouille t’a répondu.

13) Je croirais l'inverse moi.
Tu es donc dans le domaine de la foi, c’est ton droit.

14) Gauchisme
Le gauchisme, c'est avoir un programme simpliste comme Arlette, de type « y a qu'à prendre aux riches pour donner aux pauvres ».
En ce sens il ressemble au néolibéralisme qui est une régression intellectuelle qui refuse les résultats de l'expérience et applique des dogmes qui ne fonctionnent pas.

15) Peut-être parce que mis à par…
Tu as raison Peyrelevade et cohérent, malheureusement il est à côté de la plaque.

16) C'est cela oui.
Gribouille t’a répondu.

17) Il a raison... et le drame c'est qu'à un moment, le salaire ne suit plus,
Tu as tort les salaires ont toujours suivi jusqu'à ce que les socialistes les désindexent en 1983. Ils n'auraient dû désindexer que les gros salaires comme ceux des pilotes d'Air France alors souvent cités en exemple.
À l'époque, des patrons, comme Antoine Riboud le père de Frank (Danone), alors qu'il y avait nettement moins d'un million de chômeurs, estimaient qu'il fallait réduire drastiquement le temps de travail si on ne voulait pas aboutir à un chômage massif et à une crise sociale ! Personne ne l'a fait, même pas Martine Aubry bien que la loi de Robien lui en ait indiqué le chemin. Cela a fortement dégradé les conditions de vie de l'ensemble de la population, qui a perdu confiance en l'avenir.


Dernière édition par mconstant le Mer 8 Oct 2008 - 2:44, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mer 8 Oct 2008 - 2:30

Réponse à modorange (suite)

18) Elle est bien bonne celle là. Les 30 Glorieuses, c'est surtout grâce à la consommation.
J'aimerais savoir qui t’a raconté ou appris une telle ânerie ? Nous avions un pays exsangue dont le nord avait été dévasté, nous n'avions pas l'argent, le plan Marshall qui était une opération solidaire nous a donné les premiers outils indispensables pour nous mettre au travail. Notre économie et nos réformes sociales ont été conduites selon les grands principes de Ford, Beveridge et Keynes, ( payer suffisamment les salariés, financer les besoins des inactifs, l'État doit prendre en charge les besoins que le secteur privé est incapable de combler ). Nos politiques ont mis la monnaie au service du peuple et de ses besoins. En fait, peut-être inconsciemment, ils ont mis en oeuvre ce qui avait été théorisé dès la fin du XIXe siècle « la monnaie fondante ».
Notre économie était entièrement tournée vers la production, l'investissement matériel et intellectuel et le partage équitable. Ce fut une période apaisée de réduction des inégalités où l'on se sentait en sécurité.

19) Oui mais ça fait depuis longtemps que les salaires ne sont plus indexés sur l'inflation
C'est bien là le malheur. Il serait grand temps de ré indexé les salaires, au moins jusqu'au salaire médian, ainsi que les retraites et tous les minima sociaux.
C'est une mesure indispensable du point de vue strictement économique, et équitable au niveau social.
Pourquoi nos banquiers Trichet et Peyrelevade sont si farouchement opposé à l'indexation de petits revenus, et approuvent ( au moins par leur silence) l'indexation scandaleuse d'un bon nombre d'emprunts d'État ?

20) Faux. Si tu indexes les prix sur les salaires, comment tu fais pour les chômeurs,…
N’as-tu pas honte de reprendre l'argumentation mensongère du lobby de l'argent qui défend ses intérêts en prétendant systématiquement qu'ils défendent les moins favorisés.

21) Gauchisme
Non « esprit scientifique » je me base la réalité de la pratique sur longue durée.

22) Sauf que la crise elle était là bien avant 1981….
Il ne faut pas écouter ce que te racontent les néolibéraux qui veulent absolument faire croire que leur prise en main de l'économie et surtout de la monnaie avait redressé une mauvaise situation. C'est le contraire qui s'est passé.
À l'époque, avant de créer une entreprise, j'étais chef de service d'une des très grosse coopérative de l'Ouest. Nous ne discutions pas des prix de vente des engrais, des tôles ou les films plastiques, mais de la date à laquelle nous pourrions les livrer car les coopérateurs voulaient s'approvisionner le plus tôt possible pour payer le moins cher possible.
Nous leur reprenions leur matériel, tracteurs, moissonneuses-batteuses etc ... au moins au prix auquel nous leur avions vendu cinq ans plus tôt pour le remplacer par du matériel plus moderne et plus performant.
L'activité ayant diminué sous Raymond Barre, (réputé pour sa rigueur budgétaire ?), Celui-ci n'a pas hésité à subventionner systématiquement tous les investissements amortissables en dégressif à hauteur de 10 % pendant plusieurs mois. Le système était très simple, la TVA payée sur la base de 19 6 % était remboursée à 29,6.
Il nous a fallu un an pour livrer toutes les commandes.
Malgré ces grandes largesses, VGE a laissé une France peu endettée ( Peyrelevade dit à 21 % du PIB). Était-on vraiment en crise ?
A cause de la forte croissance de la productivité le chômage se développait, mais cela n'empêchait pas les Vendéens de développer ou de créer leur entreprise.
Si tu veux en voir un bel exemple parmi d'autres, regarde le site de Yves COUGNAUD www.yves-cougnaud.fr . Quand je l'ai fait travailler entre 1975 et 78, ce n'était qu'un petit artisan avec un apprenti, utilisant une vieille camionnette, à qui nous ne vendions qu'en paiement comptant.
23) Pas 10$ déjà. Ensuite…
Pourquoi dis-tu ça ? Le pétrole, qui pèse beaucoup plus lourd dans l'économie maintenant qu'alors, vient d'augmenter énormément sans que cela n'influe beaucoup, et le fait qu'il redescende n'arrête pas la crise actuelle qui vient d'une gestion monétaire aberrante. Cela fait des années que les spécialistes savent que le système de création monétaire est pro cyclique et qu'il était inéluctable qu'il entraîne, un jour ou l'autre, une très grave crise du crédit.

24) Sauf que c'est pas parce qu'on a une super croissance que tout va bien. Serais-tu un typique Toutcroissansiste ….
Je suis pour la croissance de l'humanisme et de la solidarité. En matière d'entreprises j'admire beaucoup plus celui qui arrive à bien gérer la décroissance d'une activité en tenant compte du personnel dont il est responsable que de celui qui fait de la croissance, ce qui est infiniment plus facile.

25) C'est bien ce que je disais plus tôt, et il a raison !
Gribouille t'a répondu, …. Tous les prétextes sont bons pour permettre à l'argent de prélever sans produire…
Quand j'avais ton âge, les étudiants étaient beaucoup plus attirés par le privé que par le public, ils pensaient qu'à l'avenir on ne pourrait plus être rentier, que l'argent devait être utilisé dans une activité ou un service pour rapporter…
Malheureusement avec Thatcher, Reagan, Trichet et leurs semblables, on gagne maintenant mieux sa vie dans la prédation que dans la production. Nous sommes revenus à l'ère des rentiers prédateurs, c'est ce que nous appelons pudiquement le capitalisme financier.

26) Gauchisme sévère sur la fin.
Je pourrais te parler de Keynes, mais je vais te donner simplement pour référence Jean Marcel Jeanneney, ancien ministre de De Gaulle, qui n'est pas vraiment un gauchiste. Il montre, dans un de ses livres, comment les États-Unis se sont développés rapidement en donnant, sans contrepartie de travail utile, de la monnaie aux immigrants pour qu'ils consomment la production de ceux qui étaient déjà installés dans le travail utile.
Dans la pratique, les nouveaux arrivants étaient envoyés déterrer de l’or pour leur échanger contre des dollars. Les anciens n'auraient pas supporté qu'on leur donne sans contrepartie. C'est or était immédiatement ré enterré à fort Knoks, et ne servait à rien, ce qui constitue opération économique à somme nulle.

27) Sauf que le taux de change est européen maintenant,
Pour compléter la réponse de gribouille, je te signale que la France est un des quelques pays européens dont la balance commerciale « hors zone euro » est positive grâce à notre savoir-faire et les exportations agricoles.
Là où nous sommes faibles, c'est en Europe, car contrairement à ce qu'affirment toujours les néolibéraux, nous avons aligné la valeur du Franc pendant presque une décennie à celle du Mark, contrairement à beaucoup de nos partenaires européens qui pendant cette période ont procédé à des dévaluations compétitives.
Sur les conseils de Jean-Claude Trichet nous sommes entrées dans l'euro avec une parité beaucoup trop forte ce qui nous a mis dans une position concurrentielle difficile à rapport à nos partenaires. C'est une grave erreur, extrêmement un difficile à corriger dans le cadre de la stabilité monétaire. C'est un des nombreux handicaps dont nous a chargés Jean-Claude Trichet.
Actuellement le taux de change de l'euro n'est bien adapté à aucun des pays européens, les Allemands appliquent une TVA sociale en bonne partie pour corriger sa nocivité.
Au début quand euro était en dessous du dollar, toute l'économie européenne se portait mieux. À quoi sert de nier l'évidence ?
Avec une monnaie fondante et des taux de crédit différentiels, nous pourrions beaucoup mieux adapter l’Euro aux besoins réels, très variés, de l'ensemble de nos partenaires, mais c'est trop subtil pour l'esprit momifié qui règne à Francfort.

28) Sauf que quand un Etat fait trop joujou…
Ou est-ce que tu as vu cela ? A partir du moment où la balance commerciale est équilibrée, c'est un problème qui ne se pose pas.
Milton Friedman, à qui des économistes français et anglais demandaient comment les États-Unis pourraient rembourser les énormes dettes qu'ils accumulaient avec leur balance commerciale déséquilibrée, leur a répondu : On vous doit des francs ? des livres ?… Non … Ah des dollars, Hé bien on vous les imprimera.

29) Il a raison…
Alors comment expliques-tu que les 30 glorieuses, période d'inflation et de mises en place de l'ossature de nos prestations sociales, ont été une période de forte croissance de la production.
Une gestion inflationniste raisonnable, réduisant les écarts de revenus, indexe ceux des pauvres, elle ne transfère donc que du pouvoir d'achat des inactifs riches et prédateurs aux populations actives et inactives moins favorisées.
Il semble que tu sois victime du fait qu’un gros mensonge appliqué avec autorité, paraît, à première vue, plus crédible qu'une vérité bien étayée et argumentée.

30) Bien sûr...
Si j'ai bien compris ta conclusion, tu me prends pour un gauchiste ( ce n'est pas une injure pour moi) parce que je classe Peyrelevade parmi nos dirigeants influencés par le lobby de la finance qui est lui-même néolibéral. C'est assez normal car la plupart de ses relations font partie de ce milieu. C'est le cas de nombreux dirigeants qui se disent de gauche.
En tant qu'ancien membre du CJD ( Centre des Jeunes Dirigeants d'entreprise), contrairement à Peyrelevade Trichet qui défendent le pouvoir d'achat de l'euro contre le pouvoir d'achat du peuple, je pense que l'entreprise et l’économie doit être au service du peuple et non le contraire. Est-ce pour toi un positionnement gauchiste ?.[quote][quote]
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Jean-Luc

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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mer 8 Oct 2008 - 10:09

mconstant a écrit:
C’est le cas du projet de François Bayrou de permettre aux petites entreprises de recruter jusqu'à deux salariés exonérés de charges pendant deux ans, qui n'est qu'une nouvelle version, en plus grave, d'une mesure pratiquée il n'y a pas si longtemps. Les emplois ainsi créés prennent le travail des emplois existants et provoquent des licenciements. C'est dépenser beaucoup d'argent pour jouer aux quatre coins avec l'emploi.
Désolé, mconstant, mais tu te plantes !
Le projet de FB, c'est l'exonération de charges pour la création de deux emplois nouveaux. Donc en l'absence de tout licenciement. Et si cette mesure avait pu être mise en place par FB, nul doute qu'il y aurait eu des garde-fous, comme la suppression de l'exonération en cas de baisse ultérieure du personnel.
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mer 8 Oct 2008 - 11:04

Jean-Luc

As-tu beaucoup travaillé avec les TPE, car si j'ai bien compris cette mesure était faite pour les TPE et petites PME.
Personnellement, quand je m'occupais de ces entreprises j'en ai vu tous les inconvénients.
Quand j'ai dû quitter mon emploi par manque de financement, je pensais, pour prouver ses effets pervers, organiser des norias de deux ou trois bucherons qui se succèderaient dans les postes officiels de salariés et de patrons de façon a toujours bénéficier des exonérations. Faibles charges pour le patron dans le régime agricole, et salariés exonérés.
Dans mon métier j'ai fait obtenir pas mal de subventions que les professionnels réclamaient et appréciaient quand ils étaient touchés et critiquaient vertement quand c'était le tour de leurs collègues.
Ces subventions ne leur bénéficiaient pas vraiment car elles permettaient à leurs donneurs d'ordres de faire baisser les prix de leur travail.
Cette idée de Bayrou, qui a eu un grand succès auprès de ceux qui croyaient qu'elle était nouvelle, aurait dû faire l'objet d'une étude de ce qu'elle apportait vraiment dans son application.


Dernière édition par mconstant le Mer 8 Oct 2008 - 15:18, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mer 8 Oct 2008 - 11:17

Les effets pervers sont toujours dû à des garde-fous insuffisants ou carrément absents.
Comme les emplois aidés, censés réinsérer ceux qui en bénéficiaient. Mais comme aucun texte n'a interdit aux entreprises bénéficiaires de ne pas pérenniser un emploi aidé et de reprendre un autre précaire derrière, ça s'est transformé en une source de main-d'oeuvre presque gratuite, avec moins de 5% des travailleurs non jetés comme des kleenex à l'issue du contrat aidé.
Le pire étant que les principaux profiteurs relevaient du secteur public au assimilé et non du privé.
Et je sais de quoi je parle, mon épouse a fait un an en CAE.

Quant aux TPE, j'en dirige une, et j'aurais probablement embauché l'année dernière si l'idée de Bayrou avait été mise en application.
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mer 8 Oct 2008 - 12:17

En matière de TPE et de PME, je suis contre tout ce qui crée des distorsions de concurrence, car sur des petites entreprises elles peuvent être énormes et faire baisser la rentabilité de la filière professionnelle qui en bénéficie.
Par contre, de très nombreuses aides peuvent avoir une très bonne efficacité sans déstabiliser le marché :
Pour les créateurs d'entreprise :
- le tutorat
- la participation temporaire au capital
- les crédits participatifs, garantis par l'État, représentant un apport permettant aux banques de prêter plus facilement ( 3 ou 4fois le crédit octroyé)
- tout ce qui est formation tant pour le patron que les salariés
- éventuellement des mesures publicitaires permettant de faire connaitre l'entreprise
- un accès privilégié à certains marchés des collectivités, en restant au niveau des prix de marché.
Pour les entreprises déjà implantées :
Ce serait à peu près la même chose, en supprimant le tutorat et les crédits participatifs, mais en ajoutant des aides à la mise en place organismes professionnels pour former et entretenir un volant de personnel qualifié à la disposition de leurs membres.
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mer 8 Oct 2008 - 12:29

mconstant a écrit:
En matière de TPE et de PME, je suis contre tout ce qui crée des distorsions de concurrence, car sur des petites entreprises elles peuvent être énormes et faire baisser la rentabilité de la filière professionnelle qui en bénéficie.
Le Centre National du Livre accorde des aides et des subventions aux auteurs et éditeurs qui remplissent certaines conditions.
L'une d'elles est un minimum de C.A. Si ma boîte faisait ce minimum, on aurait droit à une subvention dont nous n'aurions pas réellement besoin. Dans la réalité, ça nous aiderait bien pour investir afin d'augmenter notre C.A., mais on n'y a pas droit parce qu'on ne fait pas encore assez de C.A.

VDM
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mer 8 Oct 2008 - 12:55

A Miaou,
je ne suis pas méprisant envers Peyrelevade. Derrière la boutade, je veux dire que les idées de Peyrelevade s'inscrivait dans une période économique différente, et un état de la science à un moment donné.
Le libéralisme de Thatcher en Angleterre n'est pas arrivé par hasard. Si on se donnait la peine de regarder sa bio, on verrait qu'elle a consulté étroitement les meilleurs économistes pour fonder sa politique économique (prenant même des cours auprès d'eux). A l'époque, le monétarisme se propageait dans la communauté scientifique car elle apportait des réponses censées à la situation économique de l'époque. Ca a donné le libéralisme de Thatcher.
Ce qui me navre sont les individus qui n'évoluent pas. Il y a quelques mois, j'écoutais Pascal Lamy. Il soutenait que la parité monétaire dépendait de l'état de la balance commerciale et de la compétitivité du pays en question. Ce Mr est sorti de l'école au début des années 80 et c'est ce qu'on apprenait à l'époque aux étudiants. A l'époque, dans une balance des paiements, 80% des opérations concernaient des échanges de biens et services, 20% des échanges de titres. Aujourd'hui c'est l'inverse.
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MessageSujet: Re: Le livre de Peyrelevade : dérangeant pour le Modem!   Mer 8 Oct 2008 - 13:05

A Modorange,
si je devait donner un premier conseil. Il ne sert à rien d'écouter mconstant et moi-même. C'est à toi de te forger tes propres opinions. On ne peut que t'inviter à lire des ouvrages contradictoires car l'économie sérieuse passe rarement à la TV.
Si par exemple, tu t'interesses à la mondialisation et à ses effets. Prends des livres qui défendent des thèses opposées sans a priori. Tu trouveras Pierre Dockès "l'enfer, ce n'est pas les autres" ed Descartes et patrick Artus, "globalisation le pire est à venir" ed La découverte. Deux positions complétement différentes.....
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